‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 21 sur 67 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GÉPHI'RIEXS [Gephyrea de Quatref.). Classe d'Animaux de l'embranchement des Vers, dont les représentants vivent exclusivement dans la mer, pour la plupart à de grandes profondeurs, dans le sable ou la vase, dans des trous de rochers, entre les pierres et les coraux, quelques-uns dans des coquilles vides de Mollusques. La grande ressemblance de forme que présentent certains d'entre eux avec les Holothuries les avait fait placer par Cuvier parmi ses Échinodermes apodes; ils s'en distinguent nettement par l'absence d'appareil ambulacraire et de formation calcaire dans la peau.

Cylindrique et sans trace de segmentation extérieure, le corps des Géphyriens

est tantôt nu, tantôt armé de soies en forme de crochets. Il est recouvert d'un

tégument épais et coriace, parfois ridé longitudinalement et en travers, ce qui

lui donne un aspect réticulé; la couche dermique, formée de tissu conjon(îtif,

DICT. ENC. A" £■. V'iil. 35

514 GÉRAINE.

renferme de nombreux follicules glandulaires qui reçoivent des filets nerveux et débouchent au dehors par des pores placés dans l'épiderme.

La partie antérieure du corps est le plus ordinairement prolongée en une sorte de trompe rctractile, parfois munie de papilles ou de crochets cornés, et à la base ou à l'extrémité de laquelle est située l'ouverture buccale, qu'entoure parfois une couronne de tentacules ciliés considérés comme des organes respiratoires. Le tube digestif, précédé d'un oesophage, décrit de nombreuses circonvolutions et est couvert de cils vibratiles en dehors et en dedans. L'anus, situé d'ordinaii'e sur la face dorsale, est souvent très-rapproché de l'extrémité antérieure du corps.

Il existe toujours un système vasculaire sanguin représenté par deux tubes longitudinaux, l'un dorsal, appliqué contre l'intestin, l'autre ventral, appliqué contre la face interne de la paroi abdominale, et réunis entre eux par des branches transversales. Le sang, incolore ou rougeâtre, est mis en mouvement, comme chez les Annélides, par des contractions intermittentes des vaisseaux et par les cils vibratiles qui garnissent les parois musculaires.

Le système nerveux, très-simple, consiste en un ganglion cérébroïde, un anneau œsophagien et une chaîne ventrale, dépourvue de renflements ganglionnaires, mais revêtue dans tout son parcours par une couche externe de cellules probablement nerveuses.

Tous les Géphyriens ont les sexes séparés. D'après Kowalesky, les mâles de certaines espèces (des Bonellia, par exemple) l'essemblent à des Planaires et se tiennent dans les conduits excréteurs de l'appareil sexuel femelle. Au sortir de l'œuf, les embryons ressemblent beaucoup à ceux des Rotilères et des Annélides; ils sont pourvus d'une couronne de cils vibratiles placée en arrière de la bouche.

Les Géphyriens se divisent en deux groupes!: 1" les Géphyriens armés, qui ont la bouche située à la base du prolongement proboscidiforme, et le corps muni de soies, soit en avant seulement, soit en avant et en arrière (genres : Echiurus Gny., Thalassema Gaertn. et Bonellia Roland.); 2" les Géphyriens inermes, chez lesquels le corps est dépourvu de soies, et la bouche placée à l'extrémité de la trompe, au centre d'une couronne de tentacules ciliés (genres principaux: Priapulus Lamk, Sipunculus L., Phascolosoma Lkt.).

C'est à ce dernier groupe que les zoologistes modernes rattachent les Phoronis, qui sont tubicoles et qu'on avait rangés jusqu'alors parmi les Annélides.

Ed. Lef.

GÉRA^IIV^E {Géranium T.). Genre des plantes qui a donné son nom à la famille des Géraniacées et à une série particulière (des Géraniées). Les fleurs y sont régulières et généralement hermaphrodites, avec un réceptacle convexe qui porte cinq sépales, disposés dans le bouton en préfloraison quinconciale, et cinq pétales alternes, également libres, tordus ou plus rarement imbriqués dans le bouton, le plus souvent tous semblables entre eux. L'androcée est formé de dix étamines superposées, cinq aux pétales, et cinq aux sépales, ces dernières étant plus courtes et plus extérieures que les autres. Chacune se compose d'un filet dilaté à sa base, et libre ou uni dans une faible étendue aux filets voisins, et d'une anthère biloculaire, introrse, versatile, déhiscente par deux fentes longitudinales. En dehors de l'andi'océe, le réceptacle porte cinq glandes alternipélales. Le gynécée est libre, supère, formé d'un ovaire à cinq loges superposées aux pétales, surmonté d'un style qui supérieurement se partage en cinq branches

GÉRAINE, 515

stigmatifères en dedans. Dans l'angle interne de chaque loge il y a un placenta longitudinal qui supporte deux ovules. Ceux-ci sont collatéraux ou presque supersosés, descendants, anatropes, avec le micropyle dirigé en haut et en dehof^s. Le fruit, qu'accompagne d'ordinaire à sa base le calice perjistant, est sec, surmonté d'un style, et il s'ouvre à sa maturité de telle façon que chacune des loges se sépare, par déhiscence septifrage, de l'axe même du fruit. Elle se relève élastiquement, de la base au sommet, et au-dessus d'elle se sépare également d'un style une large languette qui supporte inférieurement la loge et qui s'arque ou s'enroule en spirale. Ainsi se trouvent mises en liberté une ou deux graines, renfermées d'abord dans chaque loge, et qui, sous leurs téguments, contiennent un albumen peu épais et charnu, souvent réduit à une couche membraneuse, et enveloppant un embryon dont la radicule est incombrante aux cotylédons plissés indupliqués ou convolutés. Les Géraines sont des plantes herbacées ou, plus rarement, suffrutesccntes, à rameaux noueux et articulés au niveau de l'insertion des feuilles. Celles-ci sont alternes ou opposées, pétiolées, accompagnées de deux stipules latérales, avec un limbe denté, digitinerve ou, plus rarement, penniiierve, lobé ou disséqué. Les fleurs sont réunies en nombre variable, en cymes unipares, souvent prises pour des grappes courtes ou des ombelles, sur un pédoncule commun, axillaire ou latéral par rapport aux feuilles, ou franchement terminal. On connaît une centaine d'espèces de ce genre, mais leur nombre, par suite de doubles emplois, a été porté au delà de cent cinquante. Elles habitent les régions tempérées du monde entier, ou bien, dans les régions tropicales ou sous-tropicales, les parties élevées et froides des montagnes.

Les Géranium sont presque tous odorants ; ils ont, quoique à un moindre degré que les Pelargonium, jadis confondus avec eux, les surfaces chargées de poils glanduleux qui fabriquent des essences volatiles. Beaucoup d'entre eux sont, en outre, astringents. L'huile essentielle odorante est assez abondante dans le Bec-de-grue ou Herbe-à-ilobert [Géranium Robertianumli., Spec, 995. DC, Pordr., I, 644, n. 65), ou Herbe àTesquinancie, Pied de pigeon, Pied de colombe, Bec de cigogne, Patte d'alouette, Persil maringouin, mauvaise herbe de nos pays, peu usitée aujourd'hui, jadis employée en infusions, en gargarismes astringents. C'est une plante tinctoriale dont l'odeur, dit-on, éloigne les punaises. Le 6?. rotundifolium L. [Spec. 954) est aussi une de nos herbes vulgaires, qui servait comme médicament astringent et plante tinctoriale. Le G- pratense L., belle espèce à fleurs bleues, constituait VHerba Geranii batrachioidis des anciennes pharmacopées. Notre G. sanguineum, à belles fleurs rouges, servait aussi à préparer des lotions et des gargarismes astringents, de même que les G. alumbinum, pusillum, nodosum, tuberosum, earolinianum, Hernandesii, mexicanum, tous toniques, vulnéraires, hémostatiques, aujourd'hui délaissés. L'espèce la plus active du genre semble être aujourd'hui le Géranium maculatum L. [Spec, 955) ou Alum-Root (Racine d'alum), des États-Unis, espèce des terrains bas, à racine horizontale, épaisse, rugueuse, à feuilles palmées 5-7 lobées, à petites fleurs d'un lilas pâle, avec des lignes d'un pourpre clair et des pétales verdàtres à la base. Sa racine est un astringent puissant, bien plus riche, dit-on, en tannin, que les Kinos. D'après Bigelow, en particulier, elle est applicable au traitement des affections qui ont débilité l'individu, après que la maladie première, cause de la débilitation, a été guérie. C'est un tonique énergique. On en prépare une teinture qui est un excellent remède contre les angines, les stomatites, les aphthes. Ou l'emploie aussi en décoction (50 à

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50 gr. par litre d'eau), en poudre, en extrait. C'est encore un médicament à introduire et à essayer en Europe.

On nomme Géranium rosat plusieurs Peïargoniiim à feuilles très-aromatiques, comme les P. roseum et capitatum. II. Bn.

Bibliographie. — T., Instif., 266, t. 142. — L., Gen., n" 589. — Just., Gen., 288. — GïBTN., De fruct., I, 383, t. 79. — Lhérit., Geraniolog., 30-40. — DC, Prodr., I, 659. — Spach, Suif, à Buff., III, 280. — Endl., Gen., n» 6046. — Mér. et Del., Dict. Mat. me'cl., III, 368. — Taver, Orgaiiog., 58. — Bentii. et Hook, Gcii., 1, 272. n° 4. ~ Dill., //. eltham., t. 132. — Cuv., Disf:., IV, t. 86, fig. 2. — Bigel., Amer. med. Bot., I, 84, t. 8. — Lindl., FI. wief/.,22l. — Bentii., in Pharm. Joiirn., sér. 2, V, 20. — Guib., Drog. simpl., éd. 6, III,. 579. — RosEXTH., Syn. pi. diapkor., 899. — H. Bn., Hist. des plantes, V, 3, 30, 35, fig. 1, 8-14. II. Bn.

GÉRAXIACÉES [Geraniacecé). Famille de plantes Dicotyle'dones et polypétales, dont les fieurs, régulières ou irrégulières, ont un réceptacle généralement convexe, avec un calice et une corolle pentamères ; des étamines en nombre égal, double ou triple de celui des pétales, libres ou unies inférieurement, et un ovaire à 3-5 loges ou 3-5 lobé, plus rarement à 2 loges ou lobes, les carpelles unis à l'axe jusque vers l'insertion des ovules. Ceux-ci sont au nombre d'un ou deux dans cliaque loge, et, dans ce cas, descendants, avec le micropyle en liant et en dehors. Ou bien, plus rarement, il y a un nombre indéfini d'ovules, disposés en deux séries verticales. Le fruit est capsulaire, septifrage, déhiscent parfois avec élasticité, ou indéhiscent. Ailleurs il est formé de coques indéliiscentes ou déhiscentes tardivement et se séparant de l'axe central. Les graines ont un albumen peu abondant ou nul, rarement copieux, avec un embryon droit ou courbé et souvent coloré en vert ; ses cotylédons sont plans ou plissés. Ce sont des plantes herbacées, ou volatiles, ou frutescentes, parfois des arbustes, même des arbres, glabres ou chargés de poils glanduleux, à feuilles opposées ou alternes, souvent stipulées, entières ou dentées, lobées, disséquées, même composées. Ses fleurs sont solitaires ou en cymes corymbiformes, rarement en grappes. Ce sont des plantes des régions tempérées ou sous-tropicales des deux mondes, rarement tropicales ; on en compte plus de 700 espèces. Les auteurs les plus récents ont divisé cette famille de la façon suivante, en 8 séries :

1. Biebersteiniées. Fleurs hermaphrodites, régulières et diplostémonées, à réceptacle convexe. Carpelles oppositipétales, indépendants, indéhiscents. Ovules solitaires. Un seul genre, Biebersteinia, sans utilité en médecine.

2. Géraniées. Fleurs régulières ou irrégulières (à éperon non libre), à réceptacle convexe. Carpelles oppositipétales, unis en un ovaire pluriloculaire, à ovules géminés. Fruits rostres, à panneaux se séparant de la columelle centrale. Principaux genres utiles : Géraine {Géranium), Erodium, Pelargonium, plantes odorantes, stimulantes, aromatiques.

3. Neuradées. Fleurs régulières, à réceptacle convexe. Ovules solitaires. Carpelles 5-10, déhiscents au sommet et nichés dans la concavité du réceptacle persistant, sec. Genres Neurada et Grielum, sans utilité.

4. Balbisiées. Fleurs régulières, avec ou sans corolle, à réceptacle convexe. Carpelles alternipétales, unis en ovaire pluriloculaire. Ovules 2-8. Fruit capsulaire, loculicide ou septifrage. Genres : Balbisia, Wendtia, Bhynchotheca, Viviania, sans utilité.

5. Tropœolées. Fleurs irrégulières, à réceptacle convexe, prolongé poslérieu-

GERARD (Les deux). 517

remeut en éperon libre. Étamines périgynes, disposées par quatre sur deux verticilles. Carpelles 5, uniovulés, indéhiscents, se séparant de la columelle à la maturité. iNe renferme que le genre Capucine (Tropœolum), formé de plantes stimulantes, piquantes, antiscorbutiques, etc.

6. Balsaminées. Fleurs iriégulières, à réceptacle convexe. Sépale postérieur prolongé en éperon libre. Étamines 5, liypogynes. Carpelles 5, unis en ovaire pluriloculaire. Loges pluriloculaires. Fruit capsulaire, àdéhiscence élastique, ou charnu, indéhiscent. Genre Balsamine (Imatiens).

7. Floerkéées. Fleurs régulières, 3-5 mères, à réceptacle plan convexe. Carpelles libres dans la fleur et dans le fruit, à style gynobasique. Ovules solitaires, ascendants. Genre Flœrkea (Limmanthes) , ayant à peu près les propriétés des Tropaîolum.

8. O.validées. Fleurs régulières, dit-on, triplistémonées, à réceptacle convexe. Carpelles unis en ovaire à loges 2-8 ovulées, oppositipétale. Fruit capsulaire loculicide ou charnu. Genres : Surette {Oxalis), Averrhoa, Hypseocharis. H. Bi\.

Bibliographie. — Endl., Gen., 1116. — Lixdl., Veg. Kiiigd., 493. — H. B>f, Ht'sl. des pi., V., 1, fig. 1-68. II. By.

GERA^Td]». Voy. Géraine.

GÉRARD (Les deux).

Gérard (Louis). Médecin et botaniste, né à Cotignac, petit village situé près de Brignoles, en Provence, le 16 juillet 1733, mort dans ce bourg le 16 novembre 1819. Il était fils de François Gérard, l'un des médecins les plus distingués de la Provence. 11 commença ses études au collège des Doctrinaires, à Draguignan, puis étudia la médecine, d'abord sous la direction de son père, puis à la Faculté de Montpellier, qui le reçut docteur à l'âge de vingt ans. A Montpellier, Gérard se lia avec Commerson, qui lui communiqua son amour ardent pour la botanique. Il fit des progrès rapides dans cette science. En lisant les œuvres de Linné, il s'aperçut que ce savant maître s'était fait une idée peu exacte de certaines plantes du Midi ; il lui envoya en conséquence une collection de ces plantes avec quelques notes critiques : « Vos observations, lui répondit l'illustre botaniste suédois, sont parfaitement justes, et j'en ai plus appris sur les plantes du midi de la France par votre envoi et vos remarquables descriptions que par la lecture de nombreux ouvrages spéciaux... ». Il terminait en l'engageant à publier une flore qui comprendrait toutes les plantes de la Provence et des pays environnants. C'est en effet ta partir de ce moment que Gérard s'occupa de réunir les matériaux de la Flora Gallo-Provincialis.

Il allait mettre la dernière main à son œuvre, lorsque Bernard de Jussieu lui écrivit pour le consulter sur un nouveau système de classification qu'il venait d'imaginer. Ce système, lui disait-il, est basé sur « la connaissance des affinités naturelles et la réunion des genres en familles ». Gérard partit immédiatement pour Paris et assista aux premières applications que de Jussieu fit de son système dans le jardin botanique de Louis XV, à Trianon. Il adopta la nouvelle classification pour sa flore et fut ainsi le premier à proclamer cette méthode si simple et si féconde. « L'ouvrage de Gérard, dit Vicq d'Azyr, sera toujours recherché, parce qu'il a présenté le premier le plan de la méthode naturelle de Bernard de Jussieu » {Tableau du règne végétal, t. V). Darluc quaUfie le livre à'ouvraye

518 GERARD DE CREMONE.

immortel. Tout cela n'empêche pas le nom de Gérard d'être à peine connu aujourd'hui, même par les botanistes de profession.

Après la publication de son livre, Gérard manifesta l'intention de retourner en Provence ; pour le retenir, Bernard de Jussieu lui offrit un emploi de professeuradjoint au Jardin des Plantes ; rien n'y fit, il partit pour remplacer, auprès des malades, son père, dont les forces s'en allaient, et mena à partir de ce moment mie "vie toute de travail et de dévouement.

La Révolution étant survenue, Gérard s'éleva avec force contre les excès démagogiques; il dut s'enfuir et chercha un asile successivement à Toulon, à Draguignan, puis à Gabasse, oii il fut pris et incarcéré ; le 9 thermidor étant venu ouvrir les portes de sa prison, il vint reprendre sa vie tranquille et, plein d'al>négation, donna ses soins gratuitement, même à ses plus cruels ennemis, à ceux qui l'avaient trahie en prison.

Voyez pour plus de détails la très-intéressante et très-complète biographie de Gérard dans le Bull, delà Soc. des se, belles-lettres et arts du Var, 1859, p. 237.

Gérard devint membre correspondant de l'Académie des sciences jîcu après la création de ce corps savant en 1787; il fut en outre membre de l'Académie royale de médecine de Paris, de la Société d'histoire naturelle de Paiùs, de la Société royale des sciences de Montpellier, de la Société linnéenne de Londres, etc., etc.

Il obtint en 1787 une médaille d'or que lui décerna l'Académie de médecine de Paris pour son mémoire sur la Topographie médicale de Cotignac. A la Société des sciences de Toulon, il adressa des Observations sur un tic douloureux, à la Société linnéenne de Londres des mémoires sur diverses plantes, à l'Académie de Marseille la Description du Mont-Pilate en Suisse, et à l'Académie des sciences plusieurs mémoires, parmi lesquels des Observations critiques sur la traduction de l'Histoire naturelle de Pline, où il signala 400 erreurs commises par Poinsinet de Sivry, traducteur de cette œuvre; malheureusement ces observations n'ont pas été publiées, car elles auraient épargné à de Grandsagne et à Nisard, (j\ii ont repris cette traduction, des erreurs analogues. Il collabora à V Histoire générale de Provence et publia divers travaux dans le Magasin encyclopédique (t. III et IV), les Mém. de l'Acad. des sciences (t. VI), le Journal du Var et les Mém. pour servir à VHist. naturelle de la Provence. Citons en outre :

I. Flora Gallo-Provincialis. Parisiis, 1761, in-8°, pi. — II. Métnoire lu à l'Institut national le 6 thermidor an VIIÎ, concernant deux p>lontes dont la fructification s'exécute dans ^intérieur et à l'extérieur de la terre. Paris, 1800, in-8°. L. Hn.

Gérard (Alexandre). Médecin des hôpitaux militaires, servit pendant les guerres de la République et du premier Empire ; il prit le degré de docteur en 1804, cl non en 1819, comme le veut Callisen, qui Ta confondu avec Auguste Gérard, auteur d'une thèse sur la digitale pourprée. On a de lui :

I. J)es perforations spontanées de l'estomac. Paris, an XII (1804), iii-8°. — II, Mémoire sur les fractures du col du fémur, avec la description d'une nouvelle machine propre à les maintenir. Gand, 1805, in-S", pi. L. Hn.

CJÉîîAU® I>E CBÉMOIVE. On sait quelle était au moyen âge l'indigence de l'Occident en matière de science. Dans l'impuissance où l'on était de s'adresser aux Grecs, on s'adressa aux Arabes et on traduisit leurs ouvrages en latin.

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