‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 27 sur 67 · GERBOISES. Ô · texte numérisé non relu

GERBOISES. Ô

1827, fut professeur de chimie à l'École spéciale de médecine de cette ville jusqu'en 1798, oîi il fut remplacé par Masuyer. Nous connaissons de lui :

I. Discours sur la philosophie médicale, sur sa nature, son étendue et ses limites. Strasbourg, an. XIV, 1806, in-4°. — II. Recherches expérimentales sur un nouveau mode de l'action électrique. Paris, 1808, in-8°, fig. — III. Extrait d'un mémoire contenant quelques expériences galvaniques. \\\ Annales de chimie, t. XLI, p. 197, 1802, et Gilberl's Annalen, Bd. XI, p. 540, 1802. — IV. Avec Heciit : Analyse des eaux minérales de Niederbronn. Il)id., t. LXXIV, p. 250, 1810. L. Es.

GERBOISES. Les Gerboises sont de petits Rongeurs aux formes élancées, aux pattes antérieures très-courtes, aux pattes postérieures démesurément allongées, comme celles des Kanguroos, à la tête globuleuse, surmontée de longues oreilles et éclairée par des grands yeux, au museau large et dénudé, à la queue très-développée et terminée par un petit pinceau de poils rigides. Ressemblant beaucoup aux Gerbilles {voy. ce mot), elles se distinguent de ces dernières, comme nous l'avons dit, par la forme plus raccourcie de leur crâne, l'aspect de leurs dents molaires et la structure de leurs jambes postérieures, qui sont terminées par 3, 4 ou 5 doigts, mais dont les métatarsiens, uniques ou principaux, sont presque toujours soudés en un seul os, à trois poulies articulaires. Aux pattes antérieures au contraire on ne constate rien d'anormal, et la main possède 4 doigts armés d'ongles fouisseurs et quelquefois en outre un pouce très-court, arrondi à l'extrémité et garni d'un ongle obtus. Le corps, un peu plus étroit en avant qu"en arrière, est revêtu de poils doux et serrés, offrant des teintes claires et agréables à l'œil, du brun, du fauve ou du roux sur les parties supérieures, et du blanc dans les parties inférieures. L'aire occupée par les Gerboises à la surface du globe est très-vaste et comprend les provinces orientales de l'Europe, l'Asie continentale, l'Afrique et le nord du continent américain ; mais c'est principalement dans les plaines sablonneuses et dans les steppes que se trouvent ces Rongeurs, dont Hasselquist a, l'un des premiers, fait mention, vers le milieu du dix-huitième siècle. Voici en quels termes ce voyageur a décrit l'espèce égyptienne qu'il appelait Mu.s œcjyptius et que Linné a nommée plus tard Mus jaculus, en la confondant peut-être avec l'espèce sibérienne : « Cet animal est de la grosseur d'un gi'os Rat. 11 ne se sert que de ses pieds de derrière, ce qui fait qu'il ne marche que par sauts et par bonds. Lorsqu'il s'arrête, il colle ses pieds contre son ventre, et s'appuie sur ses genoux. Il se sert, pour manger, de ses pattes de devant, de même que les autres animaux de sa classe. Il dort le jour et marche pendant la nuit. Il se nourrit de froment, de pain de froment et de graines de sésame. Quoiqu'il ne craigne pas l'homme, il n'est pas cependant aisé à apprivoiser, et c'est ce qui fait qu'on est obligé de le tenir en cage. J'en ai vu un au Caire que l'on tenait ainsi enferme depuis plusieurs mois. On le trouve en Egypte ou entre l'Egypte et l'Arabie. Les Arabes l'appellent Garbnka et les Francs établis en Egypte Rat des montagnes. »

Cette description est exacte presque en tous points et, d'après les observations de Sonnini et de MM. de Heuglin et firehm, il n'y a guère de modifications à y introduire. Ou a reconnu, cependant, que les Gerboises, lorsqu'elles cheminent lentement, se servent aussi parfois de leurs membres antérieurs. D'autre part, M. de Heuglin prétend qu'en Egypte elles ne se contentent pas de graines, de feuilles et de racines, mais qu'elles sont aussi très-friandes d'insectes et dévorent même les charognes. Essentiellement nocturnes dans leurs habitudes, les Gerboises sortent cependant quelquefois de leurs retraites pendant la chaleur du DicT. ENc. i° s. Vni. 34,

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