‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 29 sur 67 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GERDESSEW (Les DECx).

Gcrdessen (Emmanuel-Gotti.ob). Né ù Liiida, près de Gœrlitz, en Silésie,

le 2 janvier 1754, étndia la médecine à Leipzig et y fut reçu docteur en 1778.

Il devint ensuite médecin pensionné de la ville de Glogau, et par la suite pro-

esseur d'accouchements et assesseur du Collège de médecine de cette ville.

Gerdessen mourut à Glogau le 20 avril 1821, laissant :

I. Conjecturae quaedam de liquore amnii. Lipsiae, 1776, in-4°. — II. Quaedam de animalium albidiore colore. Lipsiae, 1777, in-4°. — III. Diss. inaug. de sanguinis ex parte siderata per venam eductione. Lipsiae, 1778, in-4''. — IV. Progr. von den Ursachen der widernatûr lichen Geburt. Glogau, 1791, in-4°. — V. Anleitung zur Geburtshitlfe fur Hebammenund Geburtshelfer. Glogau, 1798, in-8°. L. Hn.

Gerdessen (Emmanlel-GottlieuAlgust). Neveu du précédent, né à Seidenberg, dans la Haute-Lusace, en 1790, fit ses études médicales à Leipzig (1814), puis à Berlin à partir de 1815 et prit le bonnet de docteur à cette dernièx'e université en J818. Il se fixa ensuite dans sa ville natale et y mourut prématurément le 26 décembre 1835. On cite de lui :

I. Diss. de proctoloreusi. Berolinl, 1818, gr. m-8° (s'occupe de l'atrésie de l'anus et décrit e spéculum de Kohlrauscii). — IL Paralysis musculorum faciei hemiplectica. In Hufeland's Journal der Heilkunde, Bd. LXXVI, p. 129, 1853. L. Hn.

GERDY (Les deux).

Gerdy (PiERRE-NicoLAs). Professeur à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien de l'hôpital de la Charité, membre de l'Académie de médecine et de la Société de chirurgie. P.-N. Gerdy fut un de ces hommes, un de ces travailleurs méritants, dont le biographe est heureux d'esquisser la vie; un des auteurs les plus originaux de notre époque, et un de ceux qui ont le plus écrit. Il a passé de longues années dans d'innombrables recherches, consignées dans plusieurs ouvrages de longue haleine, et dans une multitude d'articles séparés, portant sur les questions les plus variées, sur les sciences les plus diverses. «Quand on songe, a écrit avec juste raison Broca, que sou orageuse existence n'a été qu'une longue maladie, que l'enseignement, les concours, les actes de la Faculté, les Académies, ont nbsorbé la plus grande partie de son temps, que les luttes personnelles, les

GERDY (Les deux). 553

polémiques, la politique, l'ont tenu dans une continuelle agitation, on s'étonne qu'il ait pu trouver encore le moyen d'exécuter ses travaux immenses, d'étudier l'histoire, la littérature, les beaux-arts, de cultiver presque toutes les sciences, d'en approfondir plusieurs, de publier huit volumes d'anatomie, de physiologie, de chirurgie, de philosophie, et décrire en outre, sous forme de mémoires isolés, la matière de plus de quatre volumes. Mais il avait cette faculté, la plus puissante de toutes, la seule qui, dans notre siècle, puisse transporter des montagnes, la volonté! »

C'est à Loches, petitelocalité du département de l'Aube, que naquit P. -N. Gerdy, le i^" mai 1797, dans une simple famille de cultivateurs. Les premières années de sa vie s'écoulèrent à la campagne. A onze ans, il entra au petit collège de Bar-sur-Seine, où il ne fit que des études fort imparfaites, tei'minées par une faible troisième. C'était en 1815, l'étoile impériale avait déjà commencé à pâlir, la guerre avait dévoré les plus belles légions de la France, et l'insatiable conscription engloutissait périodiquement presque tous les jeunes gens valides. Gerdy père, désirant soustraire son fils à ces chances glorieuses, résolut de lui faire étudier la médecine, afin de pouvoir au besoin le faire admettre dans le corps des officiers de santé militaires. On voit alors le jeune homme se livrer opiniâtrement à l'étude, compléter des études imparfaites, parvenir au grade du baccalauréat, et, grâce à la bienveillance d'un officier de santé du voisinage, qui lui prêta quelques os et un ouvrage alors classique, acquérir les premières notions sur l'anatomie. Cet officier de santé, pourquoi ne pas le dire? était le grand-père paternel de l'auteur de cette notice. Le mois de novembre 1813 fut une grande date pour Gerdy. Ce fut, en effet, à cette époque qu'il arriva à Paris, mais sans amis, sans protecteurs, presque sans argent et peu apte par son caractère triste, sombre et mélancolique, à faire converger la sympathie vers lui. Nous ne raconterons pas la position plus que précaire du jeune honmie dans la capitale assiégée alors par la coalition, ses douleurs, ses privations, la faim même qui le surprit plus d'une fois sans qu'il put l'apaiser. Ce ne fut que dans les derniers jours du mois d'avril 1814 qu'il put recevoir une lettre de son père qui le rappelait dans son village, où il rétablit ses forces épuisées, et oii il resta jusqu'au mois de novembre suivant, pour revoir une seconde fois la capitale et y chercher sa voie. Il faut lire dans YÉloge historique que Broca a consacré à son premier maître et ami (Paris, 1856, in-8°) les détails navrants des luttes que Gerdy eut à soutenir sur le chemin des nombreux concours qu'il a subis, les déceptions qu'il rencontra, les injustices qu'il eut à supporter, le favoritisme qu'il était le dernier à vouloir faire tourner de son côté. C'est une des pages les plus curieuses et les plus émouvantes de ce que peuvent le travail sans repos, l'opiniâtreté, de grands talents naturels, un rare esprit de pénétration, lorsque ces qualités ne sont pas appuyées d'une certaine souplesse de caractère, de l'aménité dans les formes, qui parviennent seules à gagner tant de sympathies. 11 a fallu dix-huit ans à Gerdy pour passer des fonctions d'aide d'anatomie à la Faculté, à la chaire de pathologie chirurgicale ; il lui a fallu combattre de malheureuses préventions, se débattre dans le struggle for life, vaincre, rien que par le travail, ses nombreux ennemis, et puiser dans ses [échecs mêmes le courage qui parvient toujours au but. La pauvreté, la misère même, une santé mauvaise, de graves maladies qui ont plus d'une fois menacé sa vie, rien n'a pu contre ce caractère indomptable, et l'on peut dire que les fonctions qu'il a remplies, les places qu'il a occupées, — aide d'anatomie (1817-1820), prosecteur (1821),

bU GERDY (Les deux).

chirurgien du Bureau central (d825), chirurgien de l'iiôpital de la Pitié (1828), professeur (1833), membre de l'Académie de médecine (1837) — il les a conquises à la pointe de l'épée. Son extérieur, sa physionomie, ne parlaient pas en sa faveur. Gerdy avait dans l'expression de sa figure quelque chose de dur, de maladif; ses pommettes saillantes, son teint jaunâtre, terreux, ses yeux surmontés dépais sourcils, une bouche qui ne riait jamais et dont le sourire était empreint luimême d'une certaine mélancolie, donnaient à sa personne une grande originalité, mais une originalité qui éloignait plutôt qu'elle ne rapprochait. Mais l'homme n'en était pas moins bon, serviable ; se rappelant les difficultés qu'il avait eues à vaincre, il ouvrait volontiers ses bras aux jeunes gens qu'il estimait pour leur honnêteté et leur ardeur au travail, La liste des principaux ouvrages de Gerdy montrera tous les services qu'il a rendus à l'anatomie, à la physiologie et à la pathologie. Ses recherches sur la langue sont restées classiqucb. On doit regretter vivement que son Traité de V analomle des formes soit resté inachevé sous le coup du dépit causé par la nomination, il est vrai injusticiable, d'un de ses concurrents à la chaire d'anatomie à l'École des Beaux-Arts. Nous donnons les titres :

I. Mémoire sur l'organisation du cœur. In Bull, de la Fac. de vu'd. de Paris, 1818, t. YI, p. 2C8. — II. Mémoire sur la circulation veineuse, et Mémoire sur la circulation jjidmonaire. Ibid., t. \'I, p. 298. — III. Description anatomique d'un fœtus né à terme avec un spina bifida. Ibid., t. VI, p. 346. — IV. Mémoire sur la structure de ta langue du bœuf. In Arch. gén. deméd., \" série, t. YII, p. 561. — V. De la j}liysiologie et de la ?nanière de procéder à l'étude de cette science. In Journ. compl. d. se. jîîcV/., mai 1821, t. IX, p. 289. — VI. Essai d'analyse des phénomènes de la vie. Ibid.. 1821, t. X, p, 298, et t. XI, p. 110; t. XIII, p. 152, et t. XIV, p. 345. — VIF. Examen des notes de M.Magendie sur les recherches physiologiques de Bichat. In Revue méd., 1" série, 1822, t. IX, p. 25 et 369. — VIII. Recherches, discussions et propositions d'anatomie., de physiologie, de pathologie. Thèse de l'aris, doctorat, 1823. — IX. Quid medicinœ profuerunt vivorum aniinalium sectiones? Quid disquisitiones ndcroscopii ope inslitulœ? Quid chemica expérimenta? Thèse de concours pour l'agrégation. Paris, 1824, in-4°. — X. Quelques remarques générales sur les aponévroses. In Bull, de Férussac, 1825, t. IV, p. 97. — XI. Note sur la prononciation. In Bull, de Férussac, 1826, t. VII, p. 318. — XII. Traité des bandages, 1" édit. Paris, 1826, in-8°. — Xlll. Analyse détaillée de l'histoire de la santé, et des influences qui la modifient. Paris, 1827, in-8°. — XIV. Noie sur la vision. In Bull, de Férussac, 1828, t. XIV, p. 227. - XV. Mémoire sur l'influence du froid sur l'économie animale. In Arch. gén. de méd., 1" série, t. XVII, p. 625. — XVI. Mémoire sur le mécanisme de la marche de l'homme. In Journ. de physiol. de Magendie, 1829, t. IX, p. 1. — XVII. Note sur le parallèle des os et des articulations. In Bull, de Férussac, 1829, t. XVI, p. 369. — XVIII. Anatomie des formes extérieures. Paris, 1829, in-S". — XIX. Lettre à MM. les membres du conseil général des hôpitaux sur la question de savoir s'il convient ou non de conserver des chirurgiens en chef dans les hôpitaux civils. Paris, 1829, in-8". — XX. Remarques sur le résultat du concours pour la bibliothèque de Moreau de la Sartlie. In Journ. hebdom. de méd., 1829, t. IV, p. 85-91. — XXI. Réorganisation de la Faculté de médecine. In Journ. universel et hebdom., t. I, 1859, p. 88-96. — XXil. Anatomie comparée des formes du corps humain. In Journ. des artistes, t. VIII, p. 13, 54, 67, 671, 187, 204. — XYIII. Deux lettres sur l'élection du professeur d' anatomie à l'école des beaux-arts. Ibid., 1850, p. 298, 553. — XXIV. Sur les mouvetnents de la langue et du pharynx. In Bull, de Férussac, 1850, t. XX, p- 26. — XXV. Mémoire sur le mécanisme de la })rononciation. In Physiologie de Gerdy, 1831, t. I, p. 775. — XXVI. Préface d'un trailéde physiologie, 1830, in-8°. — XXVII. Phijsiologie médicale et didactique, 1832, in-8°. — XXVIII. Remarques sur l'accouchement par le vertex. In Arch. gén. de rtiéd., 1" série, t. XVIII, 1852, p. 551. — XXIX. Des polypes et de leur traitement. Thèse de concours, 1853, in-4°. — XXX. De l'influence de la pesanteur sur la circulation et les phénomènes qui en dérivent. In Arch. gén. de 7néd., 2" série, 1853, t. III, p. 553. — XXXI. Détermination des leviers que fortrient la colonne vertébrale, les fémurs et les tibias dans l'attitude verticale. In Revue méd., 1834, t. II, p. 525. — XXXII. Observations et réflexions sur le déplacement du fémur dans la fosse iliaque et l'échancrure sciatique. In Arch. gén. de méd., 2» série, 1834, t. VI, p. 356. — XXXIII. Mémoire sur la structure des os. In Bidl. clin., t. I, 1835, p. 123. — XXXIV. Mémoire sur

GERDY (Les dkcx). 555

V état matériel ou anatomique des os malades. In Arcli. gcn. de med., 2° série, 1856, t. X, p. 129. — XXXV. Recherches physiologiques sur les sensations en général. Ihid., 2° série, ''857, t. XV, p. 133. — XXXVI. Mémoire sur quelques faits pratiques de chirurgie. Ibid.. 2" série, 1837, t. XV, p. 426. — XXXVII. Discours sur l'introduction de l'air dans les veines. In Bull, de l'Acad. de méd., 1837, t. II, p. 280. — XXXVIII. Traité des bandages et des pansements. Paris, 1837-1839, 2 vol. in-8°. — XXXIX. Mémoire sur quelques points de la vision. In Bull, de l'Acad. de iuéd., 1858, t. II, p. 726 et 812. — XL. Recherches sur l'encéphale. In Journ. des conn. médico-chirurg., déc. 1838, p. 258. — XLI. Recherches sur i'anat. pathol. des tumeurs blanches. In Arch. gén. de méd., 5» série, 1840, t. IX, p. 5. — XLII. Expériences sur la vision. In l'Expérience, 1840, t. VI, p. 88. — XLIII. Recherches sur l'unité de la perception visuelle. Ibid., 1840, t. VI, p. 161, 209. — XLIV. Hislcrique des travaux sur la vision. In Bull, de l'Acad. de méd., t. VI, 1840, p. ()9. — XV. Discours .$w l'ontologie. Ibid., 1840, t. VI, p. 259. — XLVI. Ilemarqurs .sur la vision des somnambules. \ïi l'expérience, 1841, t. VIII. p. 569. — XLVII. Mémoire sur le tact et les sensations. \n Bull, de l'Acad. de méd., 1842, t. VII, p. 884. — XLVIII. Remarques sur le chemin de fer de Paris à Lyon. Paris, 1842, in-B". — XLIX. De la génération et du développement successif des facultés et des phénomènes de l'entendement. In Annal, médico-psycholog ., 1843, t. I, p. 545. — L. De l'intelligence au moment où elle entre en action. In Bull, de l'Acad. de 7néd., fl845, t. VIII, p. 1088. — LI. Phéno?nènes de l'intelligence en exercice. In Revue synthétique, 1845, l. III, p. 289. — LU. Mémoire sur les symptômes cl la marche de l'inflammation des os. In l'expérience, 1843, t. XII, p, 33. — LIII. Expériences sur la réduction des luxations de l'épaule. In Journ. de chir. de Mnlgaigne, 1843, t. I, p. 255. — LIV. Rétracture des tissus albuginés. In Bull, de l'Acad. de méd., 1844, 1. IX, p. 700. — LV. De la perception sensoriale et du jugement méthodique et raisonné. In l'Expérience, t. XIII, p. 521, 337, 555, 584; t. XIV, p. 17, 33. — LVI. Physiologie philosophique des sensations et de l'intelligence. Paris, 1846, in-S". — LVII. Sur la formation d'un canal artificiel dans les cas d'oblitération du canal nasal. In Journ. des conn. méd.-chirurg., 1846, t. II, p. 5. — LVIII. De V influence de la pesanteur et d'une situation basse sur la circulation et sur les maladies chirurg . lu Bull, de l'Acad. de mec/., 1847, t. XII, p. 696. — LIX. Nouveau procédé pour l'opération delà staphyloraphie. Ibid., 1848, t. XIV, p. 170. — LX. Chirurgie pratique. Paris, 1852, in-8°. — LXI. De la périoslile et de la tnédullite. In Arch. gén. de méd., b" série, 1855, t. V, p. 128, 451. — LXII. Recherches sur la carie. In Gaz. hcbdom., 1854, t. I, p. 452. — LXIII. Recherches sur la nécrose. Ibid., 1854, t. I, p. 688, 709, 719. — LXIV, Discours sur la philosophie médicale. In Bull, de l'Acad. de méd., 1855, t. XX, p. 594, 727. — LXV. Mémoire sur la cure radicale de la hernie inguinale. In .irch. gén. de méd., 5" série; 1855, t. V, p. 142, 290, 572; t. Vf, p. 172. — LX'VI. De la guérison des fistules profondes de Vanus. In Bull, de thérapeut., 1855, t. XLVIII, p. 597.

Broca a fait don à ]a bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris des papiers scientifiques de P.-N. Gerdy; on y trouvera plusieurs mémoires inédits.

Cerdy (JosEPH-VuLFRANc). Frère cadet du précédent, il naquit aussi à Loches, le 20 mars 1809. Il fit ses premières études à Troyes et vint les terminer à Paris. C'est là également que sous les auspices de son frère il vint terminer ses études médicales. Interne et lauréat des hôpitaux, lauréat de l'école pratique, il se fit recevoir docteur en 1857. Deux ans après, un concours dans lequel il fit preuve des plus solides connaissances lui mérita le titre de professeur agrégé en chirurgie. Déjà il avait été appelé à Uriage sur la recommandation d'Alibert, comme inspecteur-adjoint des eaux minérales de cette localité, et peu de temps après la mort du titulaire, Billeiey, lui laissa la place d'inspecteur. Il put alors, aidé d'un propriétaire intelligent et généreux, faire exécuter à la source et dans l'établissement les améliorations qui ont donné à cette station thermale la réputation dont elle jouit aujourd'hui. Doué d'un esprit droit et profondément réfléchi, il avait toute l'honnêteté de son frère sans en avoir la rude austérité. Il mourut le 16 septembre 1875, laissant les ouvrages suivants :

I. Recherches et propositions d'anatomie, de pathologie, de tocologie, etc. Thèse de Paris, doctorat, 13 mai 1857, in-4° de 48 pp. — II. Recherches sur les eaux d'Vriage et sur l'influence physiologique et thérapeutique des diverses espèces de bains. Paris, 1838, in-S". —

556 GERHARD (Les).

m. Recherches expérimentales relatives à l'influence des bains sur l'organisme. In Arch. gén. de mèd., 5" série, t. I, p. 452, 1838. — IV. De la resection des extrémités articulaires. Thèses de concours, afri'égation. Paris, 1834, in-4" de 187 pp. — V. Études sur les eaux 7ninérales d'Uriage, près Grenoble [Isère]. Paris, 1849, in-8°. — VI. De la liberté absolue donnée aux malades dans l'usage des eaux minérales, et de l'inspection établie près de ces eaux. Paris, 18G4, in-8°.

VuH'ranc Gerdy a laissé, par son testament, une rente annuelle et perpétuelle de 45 000 francs à l'Académie de médecine, pour permettre d'envoyer dans une station thermale deux jeunes médecins chargés de faire des études sur les eaux minérales. Cette excellente institution est en pleine activité aujourd'hui. A. G.

«EREMMA. On donne ce nom à l'écorce astringente d'une sorte d'acacia du Brésil, dont les botanistes font à présent un Strtjphnodendron. C'est l'icacia Jurema] Mart. Gonies attribue le même nom à son Acacia cochliocarpos, qui rentre dans le groupe des biga. Pl.

BiDLioGnAPHiE. — Férussac. Bulletin des sciences médicales, XVI, 29.5. — Mérat et De Lens. Dictionnaiie mat. médicale, VI, 369. Pl.

GERErvZAIVO (CARro-GuisEPPE). Apothicaire, né à Milan en 1644, s'est occupé du venin delà vipère, dont il voulait faire un remède universel. Il avait fondé à Milan une école de pharmacie et mourut dans cette ville le 22 mars 1722. Il a publié :

I. /,a vipera rediviva, o sal volatile viperino, fabbricato da Carlo Giuseppe Gerenzano, Milan, 1688, in-12. — II. // morbifugo universale, o -sia polvere viperina, modo di fabricarla, virtii, etc. Milan, 1693, in-12. — III. Uarmeria d'Esculapio munita d'arcani de salute. Milan, 1694, in-12. — IV. Scuola regia farmaceutica a speziali e particolari. Milan, 1700, Jn-8°. A. n.

CiERHARD (Les).

Cîerfaard (Johakn). Cité par la Biographie médicale de Panckoucke, vivait au dix- septième siècle et était professeur à Tubingue. Ses ouvrages se ressentent tous de son penchant pour l'alchimie. En voici les titres :

I. Panaceae hermeticae sive medicinae universalis assertio ac defensio galeno-chymica. Ulmae, 1640, in-8°. — II. Commentatio perbrevis et perspicua in Apertorium Baymondi Liilli, de lapide philosophorum, cum adjecta interprelalione Testamenli novissiîui Arnoldo de Villa Nova attribulti de eodem lapide. Tubingae, 1641, in- 8°. — III. Decas quaeslionum. physico-chymicarum. Tubingae, 1645, in-8'>. — IV. Excercitationes in Gebri Arabis, philo~ sophi chymici, libros duos. Tubingae, 1643, in-8°. — V. Anatomiae corporis humani succincta comjjrehe7isio. Tubingae, 1655, in-S". L. Hn.

Gerhard (Joha:<>-CoiNrad). Médecin de Strasbourg, vivait également au dixseptième siècle. Il s'est plus ou moins adonné à l'alchimie. Nous connaissons de lui :

I. Exlractum chymicarum quaeslionum sive responsionis ad theoriam lapidis philosophici. Argentorati, 1616, in-8°. — II. Tractatus de chymiatria sive de aquarum, oleorum, salium, essentiariimque extractione et Ihermarum probalione. Argentorati, 1621, m-^k". L. Hn.

Gerhard OU Gerhardt (Carl-Abraham). Né à Lercheubruiin, près de Liegnitz, en Silésie, le 26 février 1758, était docteur en médecine. Il ne pratiqua guère l'art de guérir et fit jusqu'en 1778 des leçons sur la minéralogie, puis en 1779 se fit nommer conseiller des mines, enfin en 1786 fut élevé par le roi de Prusse au rang de conseiller intime suprêiue du département des finances, de la guerre

Page 1