GERHARDT
carbone et d'hydrogène, les autres atomes demeurant invariables et chaque terme différant de cehii cjui le précède ou le suit immédiatement par GH'^ en plus ou en moins. En même temps les procédés chimiques et physiques des corps, les densités, point d ebullition, indices de réfraction, forme cristalline, métamorphoses sous l'influence des réactifs, chaleur dégagée dans les combinaisons, ne sont plus des caractères isolés ou des accidents en quelque sorte; les propriétés de l'un des termes de la série font prévoir les propriétés du suivant. En un mot, la similitude de composition entraîne la similitude des propriétés et celle de la fonction chimique.
Ces principes une fois bien établis, Gerhardt pousse activement ses recherches et les expose dans de nombreux mémoires insérés dans les recueils scientifiques; il découvre plus de cent corps nouveaux, anilides, bases platiniques, acides anhydres, chlorures organiques, amides, etc.
Berzelius était mort en 1848; avec lui disparaissait le champion le plus redoutable du dualisme; la théorie des substitutions triomphait, mais les partisans de la doctrine des radicaux gardèrent une attitude hostile vis-à-vis de la théorie unitaire. A ce moment de nouveaux faits surgirent qui donnèrent une nouvelle direction aux idées et aux recherches de Gerhardt : c'est la découverte des ammoniaques composées par notre éminent chimiste Wûrlz en 1849, celle des élhcrs mixtes par Williamson en 1851 ; la première amena la création du type ammoniaque^ pierre angulaire d'une théorie où devaient venir se fusionner celle des radicaux et des substitutions, la seconde, la création du type eau. Gerhardt vint y ajouter les types hydrogène et acide chlorhydrique et donna une nouvelle extension au type eau par sa belle découverte des acides organiques anhydres. Pour Gerhardt, de même que pour Laurent, l'hydrogène
n'était autre chose que de l'hydrure d'hydrogène t,(- le cyanogène du cyanure
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de cyanogène „\ >, en d'autres termes, la molécule d'hydrogène, de cyanogène,
des métaux, etc., devait être considérée comme formée de deux atomes; dans le même type, Gerhardt rangeait les aldéhydes, les acétones, un grand nombre
d'hydrocarbures. Le type acide chlorhydrique ti(> qui en réalité se confond avec
le type hydrogène, comprenait les chlorures, bromures et iodures minéraux
(H et organiques. Dans le type ammoniaque Azifl , il fit mettre toutes les amides,
(H c'est-à-dire des corps qui, loin d'être tous basiques, peuvent offrir des propriétés très-différentes selon la nature des éléments qui dans la molécule sont venus occuper une place déterminée. Enfin le type eau, enrichi des acides anhydres, renferme à la fois des corps basiques, bases métalliques, etc., des combinaisons indifférentes ou neutres, eau, alcool, etc., des acides, etc., différant parleur fonction chimique selon la nature de l'élément ou du radical qui vient se substituer à l'hydrogène dans l'eau. Tout dépendait des échanges et des substitutions d'atomes dans ces types dont la représentation graphique n'exprimait dès lors que des réactions ; Gerhardt caractérisait bien ce fait en donnant à ces types le nom de typcA de double décomposition.
La théorie des types, exprimant des faits et non des hypothèses, a facilement triomphé des objections surtout spéculatives qui lui ont été faites. Est-ce à dire
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qu'elle suffît à donner l'explication de tous les phénomènes et de toutes les réactions de la chimie ? Et même la conception des types condensés et des types mixtes y suffirait-elle? Personne n'oserait le soutenir. La théorie des types n'allait pas suffisamment au fond des choses; ces types dont Gerhardt ne donnait pas la raison d'être, ne représentent que des formes particulières de combinaisons, toutes en rapport avec une propriété fondamentale des atomes, l'atomicité. Nous renvoyons pour plus de développement sur ce sujet à l'auteur de cette belle théorie de l'atomicité, à Wiirtz [Histoire des doctrines chimiques, Paris, 1869), auquel nous avons fait de nombreux emprunts pour cette étude.
Mais revenons à Gerhardt : sa théorie des types une fois solidement établie, le moment lui sembla venu de réunir ses idées en corps de doctrine, de constituer définitivement la science chimique sur les nouvelles bases qu'il avait trouvées, et il entreprit la rédaction de son grand Traité de chimie organique. Il terminait sa préface par les lignes suivantes : « De pouvoir tenter le rapprochement des diverses doctrines, il y avait à éprouver les matériaux de la discussion par une méthode excluant toute spéculation moléculaire. Cette méthode, je l'ai pratiquée pendant dix ans, avec assez de rigueur, j'ose le dire, puisqu'elle m'a souvent attiré le reproche de faire de l'algèbre cin'mique. J'en considère encore l'application comme nécessaire, indispensable, pour l'analyse et le contrôle des faits; mais je comprends aussi que la science, après sa méthode, réclame sa philosophie, et aujourd'hui le moment me semble venu où il convient d'édifier, le terrain ayant été suffisamment préparé par les derniers travaux de MM, Malaguti, Williamson, Hofmann. Chancel, Cahours, Wûrtz, Frankland, et de plusieurs autres chimistes distingués. » 11 ne survécut pas à l'achèvement de son ouviage ; la dernière livraison en parut peu de jours après sa mort avec les lignes suivantes inscrites sur la couverture par le soin des éditeurs : « La veille de sa mort, M. Gerhardt avait reçu l'épreuve de la table de ce grand ouvrage, véritable monument qui honore notre époque et où sont constatés les derniers progrès de la chimie, auxquels M. Gerhardt a tant contribué. >*
Ainsi, il ne fut pas donné à Gerhardt de voir le développement ultérieur de ses théories, les transformations fécondes qu'elles ont subies entre les mains de chimistes tels que Wùrtz, Berthelot, Sclmtzenberger et tant d'autres.
« Tous deux, dit Wûrtz en parlant de Laurent et de Gerhardt, sont morts jeunes, épuisés par un travail immense et sans avoir rencontré cette faveur populaire qui mène aux honneurs. Ils ne l'ont point cherchée. Aimant la science pour elle-même, ils l'ont abordée par des voies inaccessibles au plus grand nombre. Esprits indépendants, ils ont secoué la poussière de l'école; cœurs ardents, ils n'ont point dédaigné la lutte, trouvant plus d'opposants que de contradicteurs, à Berzelius. En dépit de l'insuffisance de quelques idées et de certaines exagérations de langage, ils sont sortis victorieux de ces débats, léguant à leurs successeurs un grand exemple et à l'histoire deux noms inséparables ».
Parmi les principaux travaux publiés par Gerhardt nous mentionnerons :
I. Précis de chimie organique. Paris, 1844-1845, 2 vol. in-8°. Trad. allem. par Ad. Wûrtz. Strasbourg, 1844-1846, 2 vol. in-8°. — II. Avec A. Laurent : Comptes rendus mensuels des travaux chimiques de l'étranger, ainsi que des laboratoires de Bordeaux et de Montpellier. Paris, 1845-1848, in-8''. — III. Recherches sur les combinaisons ammoniacales du platine Paris, 1850, gr. in-8''. — IV. Aide-mémoire pour l'analyse chimique, contenant les caractères des acides... à l'usage des élèves des laboratoires de chimie. Paris, 1852, in-12. — V. Avec
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G. Ghancel : Précis d'analyse chimique qualitative. Paris, 1855, in-18. — VI. Traité de chimie organique. Paris, 1853-1850, i vol. in-8°. Édition allem. originale avec la collaboration de RuD. Wagner. Leipzig, 1854-1858, 4 vol. in-8°. — "VII. Annuaire {les sciences chimiques, traduit du suédois de BerzeIius. Paris, 1859, in-18. — VIII. Introduction à l'élude de la chimie, trad. de l'allem. de J. Liebig. Paris, 1857, in-12. — IX. Traité de chimie organique, trad. de l'allem. de J. Liebig. Paris, 1841-1844, 5 vol. in-8°. C'est l'édition française, revue et considérablement augmentée, d'un Manuel de Liebig. — X Chimie organique appliquée à la physiologie animale et à la pathologie, trad. de l'allem. de J. Liebig. Paris, 1842, in-8°. — XI. Chimie organique appliquée à la physiologie végétale et à l'agriculture. Trad. de l'allem. de J. Liebig et suivie d'un Essai de toxicologie. Paris, 1842, in-8°; 2" édit. Paris, 1844, in-S". — XII. Lettres sur la chimie considérée dans ses rapports avec l'industrie, l'agriculture et la physiologie, et Nouvelles lettres sur la chimie, trad. de l'allem. de Liebig. Paris, 1852, 2 vol. in-12. — XIII. Recherches chimiques sur l'héléninc. In Arin. de chimie et de physique, t. XXII, 1839. — XIV. Sur la conslitutiondessels organiques à acides complexes, etc. Ibid., t. LXXII, 1859. — XV. Considérations sur les équivalents de quelques corps simples et composés. \h\i., 3° série, t. VIT et VIII, 1845. — XVI. Sur la salicine. Ibid., t. VII. 1845. — XVII. Sur les alcalis organiques. Ibid., t. VII, 1843. — XVIII. Sur l'essence de vale'riane et l'essence d'estragon. Ibid., t, VII, 1845. — XIX. Sur Vhélcnine. Ibid., t. XII, 1844. — XX. Sur le point d'ébullition des hydrogènes carbonés. Ibid., t. XIV, 1845. — XXI. Sur une nouvelle classe de composés organiques. Ibid., t. XIV et XV, 1845. — XXII. Sur la cire des abeilles. Ibid., t. XV, 1845. — XXIII. Sur les nitrates et les nitrites. Ibid., t. XVIII, 1840. — XXIV. — Sur les combinaisons du phosphore avec Inzote. Ibid., t. XVIII, 1840. — XXV. Sur la phosphaniide. Ibid-, t. XX, 1847. — XXVI. Sur les phosphates de plomb. Ibid., t. XXII, 1848. — XXVII. Sur les huiles essentielles. Ibid., t. XXIV, 1849. — XXVIII. Sur les acides organiques anhydres. Ibid., t. XXXVII, 1853. — XXIX. Sur de nouvelles combinaisons salicyliques . Ibid., t. XLV, 1854. — XXX. Sur les huiles essentielles (avec Cahours). Ibid., 5' série, t. I, 1841. — XXXI. Sur l'acide sulfocamphorique (id.). Ibid., 1. 1,1841. — XXXII. Sur les combinaisons métalliques (avec Laurent). Ibid., t. XIX et XX, 1847. — XXXIII. Sur les dérive's de la morphine et de la narcotine (id.). Ibid., t. XXIV, 1848. — XXXIV. Sur les anilides (id.). Ibid., t. XXIY, 1848. — XXXV. Sur la composition de Vorcine et de ses dérivés (ià.) . Ibid., t. XXIV, 1848. — XXXYI. Sur la composition de l'aposépédinc ou leucine, Ibid., t. XXIV, 1818. — XXXVII. Sur les amides (avec Chiozza). Ibid., t. XLVf, 1856. —XXXVIII. Autres articles dans les Comptes rendus de l'Acad. des se, le Journ. de pharm., dans Erdmann's Journal d. prakt . Chemie et Liebig's .Annalen. — XXXIX. Voy. G. Chancel : Charles- Frédéric Gerhardl. Sa vie et ses travaux. Montpellier, 1857, in -8° ; nous avons fait de nombreux emprunts à cette brochure pour les détails biographiques. L. Hn.
GERICHE (Les). Parmi les médecins allemands de ce nom nous mentionnerons :
(■ericke (Peter). Né le A avril 1695 à Stendal, dans la Vieille Marche, mot t à Ilelnislàdt le 8 octobre 1750. Il fit ses premières études dans sa ville natale, puis en 1711 se rendit à Berlin, où il fréquenta l'école de Joacliimsthal, et l'année suivante passa à léna. II se livra tout d'abord à l'ctude de la théologie, mais il ne tarda pas à l'abandonner pour la médecine, qu'il alla étudier à Altdorf; c'est dans cette université qu'il conquit le grade de docteur en 1721. Pendant son séjour à Altdorf il s'occupa avec Bayer d'une traduction de Celse, mais l'ouvrage ne put jamais paraître, malgré les efforts réunis de ces deux savants médecins.
En 1725, Gericke fut appelé à Halle en qualité de professeur extraordinaire de médecine et de philosophie, puis en 1750 à Helinstadt comme professeur ordinaire d'anatomie, de pharmacie et de chimie; en 1751, il fut nommé membre de l'Académie de Berlin et peu après fut choisi pour médecin par le duc de Brunswick-Lunebourg. En 1744, il obtint la chaire de médecine théorique, en remplacement de Brandon.
La plupart des nombreuses productions littéraires de Gericke se réduisent à des opuscules académiques. Nous citerons entre autres :
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I. Diss.de studio novilalis in meduina. Altdorfii, 1721, in-'i". — II. Diss. de studio novitatis in anatomia et phijsiologia, sub auspicium professionis medicae et philosophicae. Halae, 172i, in-4°. — III. Diss. de influxu lunae incorptis humannm. Halae, 1724, in-4°. — IV. Oralio solemnis de optïma medicinam docendl et discendi rntione. HeliTistadtii, 1730, in-4''. — V. Diss. de rulnerum renunciatione. Helmstadtii, 1731, in-4"'. — VI. Prof/r. de ad miranda ac miser anda machina corporis humnni. Helmst., 1732, in-4°. — VII. Diss. de valetudinis ratione et praesidiis autumno. Helmst., 1732, in-4°. — VIII. Progr. de vennrum vahulis earumque usu. Helmst., 1733, 10-4° (dans cet opuscule Gfricke attribue à MicHEr, Servet la découverte des valvules des veines, et exprime l'opinion singulière que ces replis sont^moins destinés à s'opposer au reflux du sang dans les veines qu'à empêcher l'extension exagérée des canaux veineux). — IX. Diss. de morbo miliari, alias purpura dicta. Helmst., 1753, in-4°. — X. Diss. exhibens singulnria qusedam de sensibus, prœcipue exlernis. Helmst , 1753, in-i°. — XI. Programma quo usus anatomiac, praesertim tlieoreticae, recensctiir. Helmst,, 1733, in-4'>. — XII. Diss. de ischuriar caussis. Ilelmsf., 1736, in-4°. — XIII. Progr. de anatomiae, praenertim p}acticae,vero usu. Helmst., 1730, in-4°. — XIV. Ahhandlung von der Heilungsgelahrheit , darin der Nulzen, die Beschaffenheit. die Theile, der Umfang, der Werth, ttnd die Fàrlreffliclikeit dieser Wissenschaft gewicsen werden; ncbst einer Anzcige der Collegiorum. in lorlchrn er dieselbe vortraget, und sriner bis/ter iin Druck gegebenen Sckriften. WoU'enbuttel, 1737, in-4°. — XV. Diss. de materia perlata. Helmst., 1737, in-4''. — XVI. Diss. de necessaria imhirris inspeclione post homicidium . Helmst., 1737, in-4°. — XVII. Oratio solemnis de Academiarum Juliae et Georgiae Au§ustae forluna concorde. Helmst., 1757, in-4°. — XVIII. Progr. quo bupectionem cadaveris in homicidio apud Romanos olim in usu fuisse ostendilur . Helmst., 1738, in-4°. — XIX. Oralio solemnis de vert medici officio et imperio in eos qui opéra ipsius utendum putant vel habrnt Helmst., 1739, in-i°. — XX. Diss. de dolorum idilitatibus in meclianicis caussis deductis. Helmst., 173'J, in-4°. — XXI. Progr. de resurrectioue morluorum. rationi non, sed Plalonis dogmalibus contrario, in quo simul Evangelium medici exploditur. Helmst., 1739, in-4°. — XXII. Progr. de Athotis, Tosorthi et antiquissimorum Aegyptiorum anatomia fabulosa. Helmst., 1739, in-4''. — XXIII. Diss. decirculatione sanguinis. Helmst., 1739. in-4''. — XXIV. Diss. de medicina universali. Helmst., 1759, in-4"'. — XXV. Diss. in qua conjecluraephysico-medico-hydroslaticae de res/nratione fœtus, in Italia ter lia abhinc anno propositae examinantur . Helmst., 1740, in-4''. — XWI. Fundamenta chymiae rationalis. Berolini et Lipsiœ, 1740, in-S». — XXVII. Oralio solemnis de libcrlole academica. Helmst-, 1741, in-4''. — XXVIII. Progr. de cordis et vasorum ei proxime cnnnexorum situ. Helmst., 1741, in-4''. — XXIX. Diss. de lapide p/iilosophorum, seu medicina universali, veto an falso. Helmst., 1742, in-4''. — XXX. Diss. de crisibus. Helmst., 1742, in-4'>. — XXXI. Diss. de indulgendo aegrotorum appetitui. Helmst., 1742, in-i". — XXXII. Diss. île inaomniis. Helmst., 1742, in-4''. — XXXIII. Progr. de sanitatis studio necessario et caussis ejus, vulgo neglecto. Helmst., 1743, 10-4". — XXXIV. De generatione hominis. Helmst., 1744, in-4<'. — XXXV. Oratio solemnis de institutis et scholis medicis in Aegypto, deque medicinae statu inGraecia ante Hippocratis tempora. Helmst., 1743, in-4°. — XXXVI. Diss. de medicamentibus attcnuantibus . Helmst., 1743, in-i". — XXXVII. Diss. de cor pore huma no, machina naturali. Helmst., 1745, 10-4". — XXXVIII. Diss. de regimine, prnecipue calorem et frigus. Helmst., 1745, in-4''. — XXXIX. Diss. de viis geniturae ad ovarium et conceplione. Helmst., 1746, in-4''. — XL. Praelectiones chymicae extraordinariae. Helmst., 1746, in-4''. — XLI. Diss. de variolis. Helmst., 1746, in-4'>. — XLII. Progr. de gymnasticae medicae veteris inventoribus. ïielmsl., 1748, in-4"'. — XLIII. Diss. de temperainentis. Helmst., 1748, in-4°. — XLIV. Diss. de camphorae usu medico. Helmst., 174.S, in-i". — XLV. Commentatio prima de scholis et institutis medicis in Aegypto et Graecla. Helmst., 1748, in-4"'. — . XLVI. Gedanken ueber das Verfahren,welches in verschiedenen gelehrten Tagebiichern und Wochenblâltern beobachtet wird. Helmst., 1749, in-4°. L. Hn.
Gericke (Joh.vnn-Lcdwig). Médecin de Hambourg, mort le 23 septembre 1824, est plus connu par quelques poésies allemandes {voij. Kayser, Index librorum, Bd. Il, p. 434, 1834) que par ses productions médicales. Citons de lui :
I. Diss. sistens miasmatologiam generalem. Gottingae, 1775, in-4''. — II. Prilfung der Grûnde wodurch eine anonymische Schrift betitelt : Untersuchung der vermeinten Nolhwendigkeit eines Collegii medici, etc., dasselbe als verwer/lich vorgestellt hat. Hamburg, 1781,in-8°. L. Hn.
GÉRILLE. Ha des noms vulgaires du Cantharelhis cibarats Fr., cham-
DICT. ENC. 4' S. VIII. 55
pignon Hyménomycète de la famille des Agaricinées [voy. Chaïnterelle).
Ed. L.
CERliACH (ÂNDiiEAS-CnRisTiAN). L'uH des médecins-vétérinaires les plus distingués de l'Allemagne, naquit le 15 mai 1811 à Wedderstâdt, près de Quedlinburg. De 1850 à 1853, il suivit l'école de médecine vétérinaire de Berlin, puis fit du service pendant trois ans dans l'armée, et en 1845 se livra à la pratique à Hettstàdt, dans la province de Saxe. De 1846 à 1848, il fut répétiteur à l'école de médecine vétérinaire de Berlin, y fut nommé en 1848 professeur ordinaire, poste qu'il occupa avec distinction jusqu'en 1859, où il fut appelé à la direction de l'école de Hanovre. En 1869, il obtint le titre de conseiller sanitaire, et enfin en 1870 il fut nommé directeur de l'école de Berlin, et obtint en même temps le titre de conseiller intime. Il mourut à Berlin le 29 août
Gerlach est l'auteur d'ouvrages remarquables sur la médecine vétérinaire. Il fonda en 1855, avec Leisering, le Mitlheilungen mis der thieràrzttichen Praxis, puis, en 1874, ÏArchiv fur wissensch. iind prakt. Thierheilkunde. Nous citerons encore de lui :
l. Lehrbuch der allgemeinen Thérapie fiir Thterârzte. Berlin, 1853, gr. in-8° ; 2. Aufl., ibid., 1868, gr. in-8°. — II. Die Fléchie des Hindes. Berlin, 1857, gr. in-8°, pi. — lit. Kràtze und Bâude, elymologisch und Idinisch bearbeHet. Berlin, 1857, gr. in-8°, pi. — IV. Die Seelenlliâtigkeil de)- Thiere an sich und im Vergleichzu denender Menschen. Berlin, 1859, gr. in -8°. — V. Haiidbuch de?- gerichtlichen Thierheilkunde, 2. Abth. Berlin, 1862, gr. in-8° ; 2. veriind. Auil., ibid., 1872, gr. in-8\ — YI. Die Trichinen. Eine allgem. Belehruny zum Si-huh gegen die Trichinenkrankheit. llannover, 1866, gr. in-8°, fig. — VII. Die Trichinen. Eine ivissemch. Abhaiidlung. llannover, 1866, gr. in-8°, pi. — VIII. Die Binderpest, etc. llannover, 1867, gr. in-8°, pi. — IX. Die Fleischkosl des Menschen vont sanilairen Standpunkte. Berlin, 1875, gr. in-S». — X. Massregeln zur Verhiitung der Rinderpest. Berlin, 1872, gr. in-8°; 2. Aufl., ibid , 1875, gr. in-8°. —XI. Die Blulseuche der Schafein Rûcksicht der Ursachen der Ansteckungsfâhigkeit, etc. In Gurlt's Magaz. ges. Thierheilk., Bd. XI, 1845. — XII. Ueber das Hautalhmen. In MûUer's Archiv, 1851, p. 431. — XIII. Die Flechte des Rindes. In Gurll's Mag.. Bd. XXIII, p. 292, 1857. — XIY. Einige neiie Parasiten bei den Haustherien. In Virchow's Archiv, Bd. XVI, p. 512, 1859. — XV. Un grand nombi'e d'articles dans les Recueils de médecine vétérinaire. L. Un.
GERLIXG (Gerhard). Né le 6 mars 1651 à Soest, en Westpbalie, était fils d'un pasteur. Il étudia la médecine à léna, à Erford et à Leyde, et obtint le diplôme de docteur dans cette dernière université le 12 octobre 1677. On sait peu de chose de sa carrière; cependant Blanck nous apprend qu'en 1699 il vint se fixer à Rostock où il exerça son art et enseigna à l'Université. Il vivait encore dans cette ville en 1707. On connaît de lui :
I. Diss. inaug. de febribus. Lugduni Balav., 1677, in-4°. — II. Prodromus operis tripartiti in gratiani medicinae ah origine naturae theologica usque ad praxin individualem concinnati. Bostochii, 1699. — III. Mernoriain Conradi Lostii... submisil. Rostocbii, 1707.