‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 33 sur 67 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GERMAII\$. GERMAIVIE. Anciennement sous le nom de Germains on désignait les habitants des vastes «montrées qui s'étendaient du Rhin au pays des Sarmates, actuellement la Russie, de l'Océan septentrional et du golfe Codanus, de la mer du Nord et de la Baltique, aux Alpes et à l'Ister ou Danube, à la Rhétie, à la Pannonie et à la Dacie, c'est-à-dire à la Suisse, à l'Autriche méridionale et à la Roumanie. Germania omnis à Galliis Rltcetiisque et Pamioniis,

Rheno et Danublo fluminibiis, à Sarmatis Dacisqiie, miituo metu aiit moiitibus separatur{Tsic[iG : De Moribus Germanonim, cap. i). Tel était le territoire, mal délimité dans sa partie orientale, de l'ancienne Germanie où Tacite, Pline, Ptolémée et maints autres auteurs, indiquent de nombreux peuples, la plupart redoutés par leur humeur belliqueuse.

Au cinquième siècle avant notre ère, Hérodote mentionnait des Germains parmi les peuples agriculteurs de la Perse. "Ahkoi 3à i\ip<j-xi aai olh noiv6u>,aioi, Arypoyo-iotïot, rep^t/âviot (liv. I, cap. XX.V, p. 43, Dindorf et Miiller, Coll. Didot). Ces Germains Asiatiques habitaient une région moins orientale que l'Arie, la province actuelle d'iléral, dont l'homonymie pourrait également rappeler les Arii que Tacite signale dans la Germanie européenne comme terrifiant leurs voisins par leur physionomie terrible et féroce, par l'habitude de teindre en noir leurs corps et leurs boucliers, et par la coutume de n'attaquer que de nuit leurs ennemis. Ceterum Arii super villes, quitus enumeratos paulo ante populos antecedunt, truces,insiiœ feritatiarte ac tempora lenocinantur ; nicjrascuta, tincta corpora; atras ad prœlia noctes legunt... [De Mor. Germ., xliii, t. V, p. 300, Bureau de Lamalie).

Néanmoins, quoique l'origine aryenne, quoique la provenance asiatique de la plupart des peuples européens en général, des Germains en particulier, soit admise par divers anthropologistes, qui, avec Ad. Pictet, avec M. Pruner-Bey, s'appuient sur certaines analogies linguistiques et archéologiques, sur l'importation en Occident de certaines espèces animales, l'aryanisme de ces peuples européens au point de vue purement ethnologique, selon d'Omalius d'Ilalloy, J. Périer, semble fort contestable, la plupart de ces anciens peuples paraissant habiter notre Occident depuis des temps fort reculés, ainsi que l'atteste la paléontologie humaine, l'étude des anciens ossements humains. Certes de nombreux peuples asiatiques ont pu dans les temps préhistoriques se porter vers les contrées occidentales de notre continent, ainsi qu'ils l'ont fait depuis les temps historiques, mais ils n'ont nullenient détruit les peuples bien plus nombreux occupant antérieurement ces contrées (Ad. Pictet, Les origines indo-européennes ou les Aryas primitifs, 1859 et 1865. — Pruner-Bey, d'Omalius d'Halloy, Périer, Sur les origines européennes : Bull, de la Soc. d'anthrop., t. V, p. 187, 225, 264, 615, etc.).

Loin de reconnaître une origine asiatique, le nom de Germains passait pour nouveau et pour être depuis peu adopté à l'époque de Tacite. Les Tongres, qui ont laissé leur nom à la ville de Tongres dans le Limbourg, en Belgique, lors de leur immigration à l'occident du Rhin, pour intimider les vaincus, les premiers auraient pris ce nom de Germains, propre à la tribu, non à la race. Ceterum Germanice vocabulum recens et nuper additum; quoniam qui primi Rhenum transgressi Gallos expulerint, ac nunc Tungri, tune Germani vocati sint : ilaque nationis nomen, non gentis, evaluisse paulatim, ut omnes, primum à victore ob metum, mox à seipsis inventa nomine Germani vocarentur [De Mor. Germ., II, p. 236-8).

Ce nom de Germains paraît avoir eu primitivement le sens d'hommes d'armes, d'hommes de guerre, Heer ou Wehr Mann (armée, défense, hommes), comme l'indiquent Bureau de Lamalie, le traducteur de Tacite [De Mor. Germ., cap. ii, t. Y, p. 256) et M. Piètrement [Bull, delà Soc. d'anthrop., 5« sér., 1. 111, p. 196). Ce nom, pris dans un but d'intimidation par une seule tribu, mais devenu peu à peu celui de tous les habitants d'Où Ire-Rhin ou d'origine transrhénane, paraît avoir été celui d'une peuplade importante ultérieurement appliqué à une

confédération, à un ensemble de peuplades. Telles paraissent avoir été également les dénominations de Galates, de Francks, de Suèves, d'Allamans,

Très-anciennement la dénomination collective de Galates, TaXârat, paraît avoir été employée pour désigner les habitants des pays maritimes s'étendant au nord des Celtes, de l'Océan aux monts Hercyniens ou montagnes du Hartz jusqu'à la Scythie, la Russie actuelle. Toû; S'ùnïp xaù-r^ç t7iç KeXtiz/jç... Tzapx ts tqv 'iix.savôv y.OLt tb 'E/JXTJvtov ôpoç zot6i5|5yalvouç xai navrai; roi)ç è?"flç y-^XP'- '^''^ ly.v6iu<; ra)iâTaç

7rpo(Ta7opeûou(7tv.. (Diodore, Hist. univ., t. V, ch. xxxii, p. 275. Dindorf et Millier, Coll. Didot.)

Aussi Diodore de Sicile, en parlant de la campagne de César en Germanie, ditil encore qu'il dompta les Galates habitant au delà du Rhin.

(Rataao),. Ip^sipcÔG-otTO roiiç TvépoLv zaTOty.oOvraç auToù ('Piivou) Toù^â-cci; (Dlodore,

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