L. Hn
GIBB (George-Duncan). Médecin anglais très-distingué, naquit à Montréal, dans le Canada, le 25 décembre 1821, fit ses études au Mac Gill Collège de sa ville natale et y obtint le grade de docteur en 1846. Il devint, immédiatement après, chirurgien de la milice canadienne, après quoi il se rendit à Dublin pour y poursuivre ses études, et fut reçu licencié du Collège royal de chirurgie d'Irlande en 1848. Il se rendit enfin à Londres. Il n'avait alors guère que vingt-cinq ans, mais ses aptitudes remarquables ne tardèrent pas à le faire hautement apprécier. En 1855, il rentra dans la rédaction du journal the Lancet, pour lequel il rédigea, jusqu'en 1866, le Mirroret les Clinical Records. En 1859, il fut nommé membre du Collège royal de médecine de Londres. Pendant plusieurs années, il remplit les fonctions de médecin de l'hôpital général Saint-Pancrace, puis devint médecin assistant à l'hôpital de Westminster. Il mourut le 16 avril 1876.
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Gibb était membre (fellow) des Sociétés pathologique, obstétricale et Sydenhamienne de Londres, membre de la British médical Association, correspondant de diverses sociétés de France et d'Amérique.
Il s'est occupé spécialement des maladies du larynx et a publié un ouvrage sur ce sujet, avant même l'invention du laryngoscope; quand parut l'édition française du mémoire de Czermak, relatif à la laiyngoscopie, il le traduisit pour la New Sydenham Society, et peu après publia, sur le même sujet, un ouvrage original, qui eut trois éditions ; il donna en outre une édition nouvelle de son traité des maladies du larynx. On a en outre de lui d'excellents travaux sur la coqueluche; c'est lui qui a le premier signalé la glycosurie, qui accompagne souvent cette maladie. Gibb ne borna pas son activité à publier des ouvrages de médecine : il mit au jour des travaux d'érudition, d'archéologie, d'anthropologie, de géologie, etc.
Nous citerons de lui :
I. On Diseases of Ihe Throat, Epiglottis and Windpipe. London, 1860, in-12; 2" édit. sur le titre : On Diseases of the Thi'oat and Windpipe, as Deflecled by the Laryngoscope, A Complète Manual upon their Diagnosis and Treatment. London, 4864, in-8°. — II. On the Laryngoscope and lis Employment in Physiology and Medicine. By J. N. Czermak, ot Prague. Translated for the « New Sydenham Society » in 1862. — III. The Laryngoscope in Diseases of the Throat : with a Chapter on Rhinoscopy. A Manual for the Stiident and Practitioner, 5° édit. London, 1868, pet. in-8°. — IV. On the Diseases and Injuries of the Hyoid or Tongue Bave. London, in-8°. — V. ^4 Treatise on Hooping-Cough : ils Complications, Pathology, Terminations and Succès fui Treatment. London, 1854, in-8°. — VI. On Throat-Cough : its Causes and Treatment . London, 1865, in-8°. — VII. Mémoire sur l'assimilation du sucre. In Ann. des se. naturelles, zool., t. IV, p. 27, 1855, et Pathology of Saccharine Assimilation. In the Lancet, March 1855. — VIII. On the Génération of Sounds by Canadian Insects. In Canadian Naturalist, t. IV, p. 121, 1859. — IX. The Description, Composition and Préparations of ihe Sanguinaria Canadensis. In Pharniaceut. Journal, t. I, p. 454, 1860. — X. On Saccharine Fermentation within the Fetnale Breast. In Brit. Assoc. Bep., 1860, pt. 2, p. 131. — XI. On the Arrest of Puparial Metamorphosis of Vanessa Antiopa or Camberwell Beauty. Ibid., 1861, pt. 2, p. 143. — XII. Report on the Physiological Effects of the Brontide of Ammonium. \h\A., 1863, p. 81. — XIII. Réfutation of the View recently Propounded that the Food comes info Contact with the Vocal Cords in Déglutition Ibid., t. XXXV, p. 107, 1865. — XIV. On the Uses of the Uvula. Ibid., t. XLI, p. 139, 1871. — XV. Om Centenarian Longevity. Ibid., t. XLI, p. 151, 1871. — XVI. On the Varions Forms assumed by the Glottis. In Anthropol. Review, t. II, p. 321, 1864. — XVII. The Larynx of the Negro. Ibid., p. 322. — XVIII. Extrem. Hypertrophy of the Skull. In Anthropol. Soc. Journal, t. II, p. cclxx, 1864. — XIX. Essential Points of Différence between the Larynx of the Negro and that of the White Man. In Anthropol. Soc. Memoirs. t. II, p. 1, 1866. — XX. The Natural History of the Sanguinaria Canadensis or Canada Bloodroot. In Canadian Naturalist, t. II, p. 452, 1865. — XXI. Très-nombreux articles dans the Lancet, Transactions of the Pathological Society, Archives of Medicine, Transact. of the Obstétrical Society, etc., etc. L. Hn.
GIBBES (Les).
Giitbes (Jacques-Alban). Fils de William Gibbes, médecin de Bristol, qu était médecin de la reine d'Angleterre, femme de Charles P^ Il naquit à Rouen vers l'an 1616, fit ses humanités à Saint-Omer, puis voyagea dans les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. A Padoue, il écouta les leçons du célèbre ^esling. Eu 1644 il se rendit à Rome, puis en 1646 devint le médecin de Tévêque de Frascati. En 1657, il fut nommé professeur de rhétorique dans le collège de la Sapience et peu après fut élevé au rang de chanoine. Il mourut à Rome, le 26 juin 1677, laissant la réputation d'un excellent praticien et d'un littérateur de mérite. En 1667, il avait obtenu une chaîne d'or pour prix d'une poésie et en 1669 l'Université d'Erford, qu'il gratifia de cette chaîne, lui
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décerna le titre de docteur en médecine. Outre de nombreux discours et poésies, on a de Gibbes un ouvrage en trois livres intitulé : De medico, écrit dans un style plus ou moins cicéronien, et un autre qui a pour titre : Trismegistus medicus, seii Léo X tribus orationibiis laudatus, inséré dans les Familice /Zorenfince d'Ignace Ursulini {Biogr. méd., édit. parPanck.).
Gibbes (sir George-Smith). Jlédecin anglais, né vers le dernier tiers du dixhuitième siècle, fit ses études à Oxford, où il devint fellow du Magdalena Collège. Il se fixa à Bath et y devint médecin du City Dispensary, et par la suite alla s'établir àWeymouth.
Gibbes était fellow du Collège royal des médecins de Londres ainsi que de la Société royale et de la Société linnéenne de Londres. L'époque de sa mort nous est inconnue.
Nous citerons de lui :
I. A Few Observations on the Component Parts of Animal Matlers, and their Conversion info a Substance ressemblincj Spermaceti. Batli, 1796, in-8°. — II. A Treatisc on ihe Bath Waters. London, 1800, in-8°. — lll. A Second Treatise on the Bath Waters; comprehending their Médicinal Powers in gênerai, and pai-ticularly as Iheij relate ta the Cure of Dyspepsia, Goût, Rhumatisms, Jaundice and Liver Complaints, etc. London, 1803, in-8''. — IV. On the Conversion of Animal Muscle into a 'Substance miich ressembling Spermaceti. In Philos. Transact., 1794, P. II, p. 169, et 1795, P. II, p. 2Ô9. — V. Account of a Cavern discovered on the North-West Side of the Mendip Hills in Somersclshire. In Linnean Soc. Trans., t. V, p. 143, 1800 (contient la description de l'une des premières cavernes à ossements humains connues). — "VI. A Chemical Examination of the Bath Waters. In Wicholsons Journal ofNatural Philosophy, t. IH, p. 359, 403, 452, 1800. — VIL Discovery of Sulphate of Strontian, near Sodbury. in Gloucestershire. Ibid., t. II, p. 535, 1799. — VIII. Lrtter showing that the Bathivatcrs contain a much grealer Portion of Iron Ihan lias hitherto be supposed. Ibid., t. XIV, p. 323, 1806. — IX. On Ihe Non-Existence of Oxygen and Hydrogen as Bases of Particular Cases, etc. Ibid., t. XIX, p. 170, 1808. — X. Descript. ofthe Diacatoptron. In Tilloch's Philos. Magaz., t. XXXIX, p. 127, 1812. —XI. On Life. In London Mcd. a. Phys. Journal, t. LVIII, p. 405, 1827, et t. LIX, p. 9, 1829. — XII. Articles dans London Médical Gazette, et autres recueils péi'iodiques de médecine. L. H.\.
Ciibbes (RoBERT-WiLsoix). Médecin américain, né à Charleston, en 1809, fit ses études à l'Université de South-Carolina et prit le grade de docteur en 1850 dans sa ville natale; il se fixa ensuite à Columbia, où il devint l'assistant de Thom. Cooper, professeur de chimie et de géologie, qu'il remplaça ensuite pendant un grand nombre d'années. 11 remplit deux fois les fonctions de maire de la ville et mourut le 16 octobi^e 1866. Il était membre de plusieurs sociétés savantes, entre autres de la Médical Society of South Carolina, qu'il présida plusieurs années. Pendant la guerre de la Sécession, il fut chirurgien général des troupes de l'État de Sud -Caroline; c'est lui qui imagina le Waijside Hospiial System.
Gibbes s'occupa surtout beaucoup de géologie et de paléontologie et réunit une belle collection de fossiles, parmi lesquels un grand nombre de squalidés qui avaient fait l'objet d'une monographie; un an avant sa mort il eut la douleur de perdre dans l'incendie qui consuma Columbia sou musée artistique, ses collections et sa bibliothèque.
On cite de Gibbes, outre de nombreux mémoires sur la paléontologie et la zoologie, d'autres sur le magnétisme animal, sur l'examen microscopique des poils dans les diverses races, sur la malaria, sur des sujets d'histoire. Tous ces mémoires sont disséminés dans les recueils américains. Enlin Gibbes a publié