GIBBON
YHistory of South Carolina et il fut le rédacteur en chef d'un journal politique important.
eiBBEiVAiS. Nation indienne du Haut-Canada. D.
GIBBOIV. Les Gibbons (genre Hylobates Illig.) appartiennent à la tribu des Singes anthropomorphes, comme le Gorille, le Chimpanzé et VOiang{voy. ces mots et le mot Singe), mais occupent, par rapport à ces quadrumanes, une situation notablement inlérieure. Leur dégradation se traduit surtout par le moindre développement de la boîte crânienne et par la simplicité relative du cerveau, dont les hémisphères ne présentent plus qu'un petit nombre de circonvolutions et ressemblent davantage à ceux des Singes ordinaires. En revanche, les Gibbons se rapprochent des Anthropomorphes, et notamment de l'Orang, par l'absence de queue, par la longueur des membres antérieurs et par la disposition du système dentaire.
Chez les Gibbons la tête paraît plus volumineuse qu'elle ne l'est en réalité, à cause des poils touffus qui la revêtent : elle est portée sur un cou très-court, et sa physionomie ne change pas avec l'âge autant que chez le Gorille ou chez l'Orang, dont les vieux individus présentent un type de férocité tellement accusé. Ici, même chez l'adulte, le museau n'est guèi'e proéminent et la face est assez aplatie, quoique le front soit légèrement fuyant ; les yeux sont un peu enfoncés dans les orbites, mais bien ouverts, très-doux et très-intelligents ; la bouche est munie de lèvres épaisses et garnie intérieurement de trois sortes de dents. Cellesci sont en même nombre que dans l'espèce humaine et rangées de la même façon, mais n'offrent pas tout à fait les mêmes proportions, les canines étant plus fortes que chez l'homme sans ressembler pour cela aux défenses des Gorilles ou des Orangs. Les oreilles sont dénudées, petites et bien ourlées, et le menton est à peine indiqué. Le corps va en s'amincissant vers le bas, la poitrine étant large et le bassin très-étroit, ce qui est en rapport avec le développement inégal des membres supérieurs et inférieurs : en effet, tandis que les bras, nerveux et robustes, sont assez longs pour que les doigts arrivent presque à toucher le sol sans que l'animal ait besoin de se baisser, les jambes conservent des dimensions ordinaires. Aux mains antérieures le pouce est largement séparé, car sa portion métacarpienne n'est pas réunie comme d'ordinaire à la paume de la main ; néanmoins il ne jouit pas d'une grande force et n'accomplit que très-difficilement des mouvements isolés ; quant aux autres doigts, ils sont très-allongés, dénudés en dessous, et constituent à la fois des organes de locomotion et des instruments de préhension. Aux membres postérieurs le pouce est nettement opposable, et le second et le troisième orteils sont presque toujours rattachés par une membrane dans leur portion initiale. Les ongles des pouces et des autres doigts sont assez étroits et méritent jusqu'à un certain point le nom de griffes.
Plusieurs Gibbons ont sur le devant du cou une poche aérienne qui simule un goître et qui, étant en communication avec le larynx, peut être gonflée à la volonté de l'animal. C'est évidemment une caisse de renforcement des sons, puisque cet appareil existe précisément chez les espèces douées de la voix la plus retentissante.
A l'exception de la face dont la peau semble tannée, de la paume des mains qui est toujours dégarnie et de deux plaques cornées recouvrant la saillie des ischions et représentant les callosités des Singes inférieurs, la tète et le corps des