L. Hn
GISTRÉIV (Jonas-Hekkic). Médecin suédois, né à Carlshamn, le 7 juin 1767, était le fils d'un médecin. Il prit ses premiers degrés à Lund, puis se rendit à Stockholm en 1787 et fut pendant trois ans, de 1788 à 1790, médecin adjoint à la Maternité de cette capitale. Après un nouveau séjour à Lund, il alla à GorenhaTue et à son retour, en 1795, devint adjoint ordinaire d'accouchements et remplit pendant trois mois les fonctions de médecin à l'institut Strandberg.
'im GITTERMANN.
II prit le degré de docteur à Lund en 1794, devint professeur titulaire à l'Université de Stockholm en 1798, prit part en 1807 à la création de la Svensk lùkare Sallskapet, fut élu en 1811 président de TAcadémie des sciences et en 1816 membre honoraire du Collège sanitaire. 11 fit partie en 1817 du comité d'examen du magnétisme animal. Gistrén mourut vers 1840, laissant :
I. Diss. obaervationf.s ex analomia comparala de axpera arleria avium. Lund?e, 1786, in-4". — II. Dixs. itiaug. Casiit tcrlianac apoyAeclicae (praes. Enf^elliarl). Lundae, 1792. —
III . fierâUelse om en stôrra ftôlsesvutst, soin liàngdc ur moderslidan et quarter ulom kroppen, bjchligen afknulen. In Kcjl. Vctenxknbs Ako.d. vyn Handl., t. XIII, p. 308, 1792, fig. —
IV. lierâllelsti oin den fehris jinerperalis soin aar 1793 och 94 var gâiujse paa Publika Barmàiujshiiset i Slock/iolni. In IJik. och Nutiirf., t. XI. p. 261. — V. Anmàrkninger over de fodsier hvor Ansiglet bijder sig, overxaf efti'rden utrykte svenske Original ofC.-G. Bnfn. In /'///y.v. Oecon. Bibl., Dd. IX, p. 317, Vid6. — VI. Nombreux articles dans Sv. Làk. Sâllsk. Uandlingar, Svensk. IJÏk. Sâllsk. Aarsberâllehe, etc. L. Un.
GITII. Ancien nom donné, d.ms les Capitulaires de Charlemngne, à la Nigelle, Nigella saliva L. — On appelle aussi la nigelle des champs [Nigella arvensis L.), Gith sauvage ou bâtard. Pl.
risLiOGRAPiuK. — Si'iiEXGEi,. lUstorta Rei lierbariœ, 1, 220. Pl
GlTJïACnïTîk'K. Principe identique avec la saponine et retiré par Scharling de la niel!e des blés {Agrostemma githago). Ed. Wili.m.
ui'wnAiiO. Genre do plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Caryopliyllées, à la division des Silénées. Ce genre, établi par Desfontaines pour VAgroslernma Githago L., rentre, pour beaucoup de botanistes, dans les Lyclinis [voy. ce mol).
La plante en question {Githago segetum Desf., Lychnis Githago Lam.), qu'on nomme vulgairement la Nielle des blés, Nielle bâtarde, Coquelourde des blés, a une hauteur de 1 mètre environ; elle est rameuse, porte des feuilles opposées, liMi!'aires aiguës, d'un vert cendré, couvertes de longs poils couchés. Les fleurs sont solitaires, terminales, longuement pédonculées, grandes. Le calice est tubuleu^, oblong, puis ovoïde, marcjué de côtes saillantes, et terminé par de longues dents Unéaires aiguës; les pétales, d'un pourpre violet, sont faiblement échancrés, sans appendices; la capsule est ovoïde, sessile, uniloculaire, et s'ouvre par 5 valves.
La plante est fréquemment mêlée aux moissons. Les graines sont acres et rend ut le pain vénéneux, quand elles sont en trop grande abondance. Pl.
BiiiMOGRAPHiE. — LiNXÉ. Gciieia, 585 et 584. — Desfoxtaixes. Catalogue, 159. — Grenier et GoDRON. Flore de Fiance, 1, 224. I'l.
(î,;ittî:rmax\' (Johann- Wilhelm). Médecin allemand , né ta Resterhafe, dans le diocèse de Dornum en Frise orientale, le 5 décembre 1792, était le fils d'un pasteur. H fit ses premières études à Emden, puis se livra à la médecine à Groningue depuis 1811 et à Berlin en 1814. Reçu docteur en médecine, en chirurgie et en accouchement dans cette dernière université, il alla se fixer à Emden, malgré la licence qui lui avait été accordée d'exeicer en Prusse. Dès 181 1', il fut reçu membre de la Société physico-médicale de Groningue et en 1822 membre de la Société médicale de lloorn. En 1825, il
G1UL1A.no (SAM) (Eaux mi.néi!aleo me). 755
devint médecin de la cour royale d'Angleterre et il mourut à Emden le 12 mars 1851, laissant :
I. Dm-, iitaiig. iiied. de rhcumalismo caiulo. Beroliiii, 1815, iii-8°. — II. Anleiliing zur Erkenntnbs des Croup, ah eiiie der gefalirUclisten Kindeikranhheilen. Emden, ISi'J, gr. in-8°. — 111. Verhaiideling over de gewyzigde Kindcrpokken, uitgegeven door de IloUandsche Maaischappy de Wetenschappen. llaarlem, 1824, in-8". — IV. Diverses traductions d'ouvrugos liollandais et un i;i;ind nombre d'arlicles dans UermbstàdCs neiies Magazin aller neuen Erfindungen, Uaunôversches Magazin, Siebold's Journal fiir Geburtshûlfc , Hufeland's Journal der Heilkunde, Harless's neue Jahrùûcher, etc. L. Un.
GIVLI (Giuseppe). Médecin et naturaliste italien, né vers 1780. Il exerçait son art à Sienne, oii il était médecin et directeur des bains de Montecatino, professeur d'histoire naturelle à l'Université, membre du Collège médical et de l'Académie des sciences. Nous connaissons de lui :
I. Storia nalurale di lutte le acque minerall di Toscana ed uso medico délie ntedesiine. Firenze e Siena, 1853-1855, 6 vol. in-8°. — II. Avec Fabuonm : Analyse de l'eau mincrale de Montone en Toscane. In Journ. de pkgsiq., cidin. et Imt. nat. du royaume, t tiim., 1809, et in Tronimsdorff's Journ. der pharrii., Bd. XIX, p. 14(3, 1810. — III. Distillazione del succo fernientato dei frutti del santhucus ebulus e sua coltivazione. In Annali uiiiv. di medicina, t. XXXVII, p. 155, 1821. — IV. Acque minerali di Montecatino presso Siena. Ibid., t. LXXI, p. 345, 1834. L. Un.
GIULIAIVO (SAX) (Eaux MINÉRALES de). Hyperthermales oumésothermales, sulfatées calciqnes moyennes, carboniques faibles. En Italie, en Toscane, à 6 kilomètres de Pise, au pied du mont Pis;ino, est un bourg peuplé de 548 habitants, à 40 mètres au-dessus de la mer Méditerranée, au milieu d'une plaine fertile arrosée par un ruisseau sans nom, quoique déjà assez considérable, c'est un des aflluents du Serchio qui se jetle dans l'Arno (on s'y rend par Marseille et Livorno ; San Giuliano est la première station du chemin de fer de Pise à Florence) . Son climat est très-doux; la température moyenne des mois de la saison thermale, qui commence le 15 du mois de mai et finit le 15 du mois de septembre, est de 25° centigrade. Les bains de San Giuliano appartiennent à une Sociélé, dite Opéra, dont le préfet de Pise est le président. Un beau salon pour la conversation, situé entre les deux maisons de bains, est à la disposition des baigneurs et sert aux bals et aux concerts. Les sources de cette station sont connues depuis le quatorzième siècle; elles sont nombreuses à San Giuliano et aux environs ; les principales sont au nombre de cinq : quatre alimentent l'établissement délia Regina, la cinquième le Bain Oriental. La plus importante des sources des environs de San Giuliano est ÏAcqua Acidola qui émerge à 3 kilomètres au pavs d'Ascanio. C'est l'eau d'agrément dont on se sert à Pise et dont font usao^e quelques baigneurs de San Giuliano. Un certain nombre de malades s'y rend aussi, chaque année, pour se baigner dans l'eau acidulée, qui jouit d'une certaine réputation dans les affections dont l'atonie est le symjitôme prédominant.
1" Sources et établissements della Regl\a. On a capté les deux sources principales des bains de la Reine dans les deux puits de la piècti de la piscine des femmes; le griffon de la troisième est dans le cabinet n° 9; la quatrième émer'e dans la piscine di Marte, où se baignent les hommes. Une des deux premières sources se nomme la Source Chaude, l'autre la Source Tiède. L'orifice de l'un des puits occupe le milieu de la piscine, l'autre est en face de l'esi^ilier qui descend à la piscine des dames. Les margelles circulaires de 60 centimètres
75i GIULIANO (SAN) (Eaux minérales de).
de diamètre de cliacun de ces puits sont à 2 mètres de distance l'une de l'autre. On obstrue leurs conduits lorsqu'on veut remplir la piscine ; les sources sont alors refoulées et 1 eau monte aussi liant qu'il est nécessaire. Toutes les sources de San Giuliano ont les mêmes caractères physiques et chimiques, elles ne diffèrent que par leur température. Nous allons donner avec soin les propriétés et l'analyse de l'eau de la source Chaude délia Recjina, afin de n'avoir plus qu'à signaler la chaleur des autres griffons. Cette eau est claire, limpide, transpa-. rente, et pourtant elle incruste les objets avec lesquels elle est en contact prolongé d'une matière jaunâtre, chagrinée, à petits monticules distincts et mamelonnés; elle n'a pas d'odeur, sa saveur est à peine sensible, quoiqu'elle soit un peu plus marquée que celle de la source Tiède. Elle est sans cesse traversée par des bulles gazeuses en chapelet, qui mettent vingt-cinq secondes à monter à la surtace d'un verre ; sa réaction est neutre, sa température est de 59", 6 centigrade, celle de la salle étant de 22°, 1 centigrade. La source Tiède fait un peu moins de dépôt et est un peu moins gazeuse, cependant des bulles la traversent et viennent de temps en temps s'épanouir à sa surface. Sa température est de 50", 3 centigrade. La densité de la source Chaude est de 1,00226, celle de la source Tiède de 1,00251. L'analyse chimique que Santi a faite de la source Chaude délia Regina ou Pozzetto (Petit puits) remonte à 1789, elle donne pour 1000 grammes d'eau les principes suivants :
Sulfate de chaux 1,4019
— mafinésie 0,4701
— soude 0,2036
Chlorure de sodium , 0,5853
— ma<;nésium « 0,2895
Carbonate de chaux 0, 1065
— magnésie. ... 0,1258
Argile 0,0663
Silice O.ono
Total des matières fixes 3,5645
Gaz acide carbonique 0"',15G
La troisième source émergeant dans la salle qui porte le n" 9 de l'établissement délia Regina est souvent désignée sous le nom A'Acqua del Bagnetto. Ses caractères paraissent les mêmes que ceux de la source Chaude, elle n'en diffère que par sa température qui est de 35 centigrade. L'eau de la quatrième source a 40" centigi^ade, elle est reçue dans un bassin d'où elle est versée dans la piscine des hommes ou di Marte. L'eau de la troisième et de la quatrième sources n'a point encore été soumise à une analyse exacte.
Établissement délia Regina. Cet établissement est à l'ouest du bourg; il renferme deux piscines, le bain n" 9, 14 cabinets de bains isolés et 4 cabinets de douches ascendantes. Nous avons indiqué déjà les sources thermominérales presque exclusivement employées à l'extérieur qui fournissent l'eau à cet établissement, nous devons ajouter que des sources froides provenant de plusieurs points de la montagne, sont employées à tempérer les bains et les douches. L'analyse, incomplète il est vrai, que l'on a faite de ces eaux, a trouvé qu'elles contiennent exactement les mêmes principes fixes et gazeux que les eaux thermales et en proportion presque identique.
La piscine des femmes est précédée d'un vestiaire, entourée d'une balustrade et d'un trottoir de marbre bleu. Cette piscine a 4 mètres de longueur, 5 mètres de largeur et 75 centimètres de profondeur; elle est dallée de marbre dont oii
GlULIANO (SAN) (Eaux minérales de). 735
reconnaît difficilement la nature et la couleur en raison du dépôt jaunâtre, dur comme de la pierre, qui provient de l'eau des deux sources. Les bancs qui régnent autour de l'intérieur de cette piscine sont beaucoup trop bas : ils n'ont, en effet, que 10 centimètres de hauteur. La seconde piscine, ou piscine des hommes, ou piscine di Èlarte, a une installation pareille à la piscine des dames, avec cette différence qu'un robinet remplace les deux puits qui alimentent cette dernière, il fournil assez d'eau pour que les bains se prennent à l'eau courante. La salle du bain n» 9 a une importance spéciale, parce que son eau lui vient d'une source particulière. Cette grande et belle salle, précédée d'une antichambre, contient une petite piscine où deux personnes peuvent se baigner en même temps, assises en face l'une de l'autre. On y descend par un escalier à rampe de fer composé de trois marches de marbre. Les l^ cabinets de bains sont pareils, ils sont précédés de 7 vestiaires et dallés de marbre bleu et blanc disposé en damier. Leurs baignoires, en contre-bas du sol, sont aussi de marbre blanc veiné de bleu. Six des cabinets sont pourvus d'appareils de douche très-incomplets; d'ailleurs, l'eau renfermée dans un bassin, à 30 centimètres seulement au-dessus des baignoires, a une pression et une force beaucoup trop faibles pour que les douches puissent être eflicaces. Des tuyaux de caoutchouc s'aclaptant aux robinets permettent aux baigneurs de prendre des douches acendantes dans toutes les salles de bains. Quatre 'cabinets renferment les appareils spéciaux de douches ascendantes et vaginales.
2° Source et établissement du Bain Oriental. On trouve à 25 mètres de la porte principale de cet établissement un puits à parois de marbre de 7o centimètres de diamètre et de 2 mètres de profondeur. Un vase de cuivre attaché à une chaîne plonge dans le puits et sert à emplir les verres. Ce puits, qui est à l'intersection des quatre allées conduisant aux diverses parties de l'établissement, fournit l'eau employée en boisson. Celle eau n'a point été analysée, mais elle a les mêmes caractères que celle des sources de l'établissement délia Regina: sa température est de 54", 5 centigrade, sa densité est de 1,0192. L'eau qui alimente le Bain Oriental a la même apparence que celle de l'établissement délia Regiiia, c'est-à-dire qu'elle est claire, limpide et transparente au premier moment, elle ne tarde pas à se couvrir de corpuscules semblables à ceux des fragments épidermiques nageant au-dessus de l'eau d'un bain que l'on vient de quitter. Des bulles gazeuses d'un assez gros volume et assez nombreuses viennent s'épanouir avec bruit ù la surface de l'eau des piscines et surtout au milieu de celle de la division des Bains de Junon. Aucun des griffons de celte source n'a été analysé; leur température varie de 52%4 à 36», 5 centigrade. $
Établissement du Bain Oriental. Il se compose de plusieurs pavillons formant des divisions spéciales qui portent des noms différents empruntés aux divinités de l'Olvmpe. A droite en entrant, au bas d'un escalier de dix marches, se trouve il Bagno di Gitinone (le Bain de Junon) ; à gauche et en face, il Bagno di Giove (le Bain de Jupiter) ; les deux sections occupées par ces bains sont entre la porte d'entrée et le puits de la source. L'allée de droite conduit à il Bagno di Cerere (Bain de Cérès) ; celle de gauche à il Bagno di Nettuno (Bain de Neptune) ; celle qui vient directement de la porte d'entrée mène à il Bagno di Diana (Bain de Diane) et à il Bagno di Apollo (Bain d'Apollon). // Bagno di Minerva (le Bain de Minerve) et // Bagno di Merciirio (le Bain de Mercure) sont sous un pavillon distinct et dans une allée particulière qui est derrière le bain de Cérès. Les divisions de Junon, de Cérès et de Neptune, ont exactement la
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Blême disposition et le même aménagement. Elles se com[)Osent chacune d'une pièce d'entrée, d'un vestiaire et d'une belle salle à dôme, oiî est une piscine octogonale de marbre, entourée d'une balustrade de fer, de laquelle on descend par un escalier de dix marches. Les piscines ont 5 mètres de diamètre et 55 centimètres de prolbntieur, cinq personnes peuvent, par conséquent, s'y baigner à la fois; leur banc intérieur n'a que 10 centimètres d'élévation, ce qui est trèsincommode pour les personnes qui y sont assises pendant un certain temps, La section des bains de Jupiter a exactement la même disposilion, à la différence que tout est de marbre aux trois premières divisions, tandis que tout est de pierre aux bains de Jupiter, cette partie de l'établissement étant réservée aux pauvres. Les bains de Diane, d'Apollon, de Mercure et de Minerve, se ressemblent en tout point : ils se composent d'une antichambre, servant de salle de repos avec sièges et sofas, d'un petit vestiaire et d'une salle, à l'entrée de laquelle ou a construit un escalier de cinq marcbes de marbre à rampe de fer, qui conduit dans une piscine à 5 bancs dont les parois sont de marbre blanc veiné de bleu et de jaune. Cette piscine, pour trois personnes, a 5 mètres de longueur, 2'", 25 de largeur, et une profondeur de 65 centimètres. L'établissement oriental comprend encore 6 cabinets avec baignoire simple, 4 avec appareils de douches ascendantes et 2 avec douches en jet. 4 de ces 6 cabinets de bains n'ont pas de vestiuires, mais ils sont très-grands : ainsi ils ont 8 mètres de longueur, 5 mètres de largeur et S"", 50 centimètres de hauteur. Leurs baignoires de marbre sont aussi très-spacieuses : on y descend par un escalier de 5 marches de marbre, à rampe de fer, établi au pied de la baignoire. Les 4 cabinets de douches ascendantes ne présentent rien de particulier. L'un des cabinets de grandes douches contient 8 tuyaux de fer-blanc peint en vert, le second n'en a que 4. C'est la partie du Bain Oriental qui laisse le plus à désirer sous le rapport de la force des douches et de l'installation des appareils. Mode d'administration et doses. Les eaux de San Giuliano sont assez rarement employées en boisson, mais elles servent souvent en bains et quelquefois en douches. L'eau de la source de l'établissement Oriental se prend le matin à j,eun à un quart d'heure d'intervalle et à la dose de deux à six verres. Les bains de baignoire, mais surtout de piscine, ont une durée qui varie d'un quart d'heure à une heure et même davantage, suivant les indications. Les douches avec l'eau de San Giuliano n'offrent rien de spécial, elles s'appliquent comme de l'eau ordinaire élevée à la même température. Ces eaux s'ingèrent sans aucun dégoût, mais elles ne tardent pas à occasionner au creux épigastrique une lourdeur, un sentiment de malaise accompagné d'éructation et quelquefois de nausées. Ces phénomènes varient suivant l'idiosyncrasie ou l'état antérieur des buveurs, mais ils se produisent chez presque tous, et il est à cette station, plus que partout, nécessaire de favoriser la digestion des eaux par un exercice en rapport avec l'état des malades. Les eaux sulfatées de San Giuliano sont purgatives; il est rare qu'elles soient bues à la dose de plus de 3 à 4 verres sans déterminer une exonération du canal intestinal et des selles liquides. Cela tient à la présence des sulfates et peut-être plus encore à la difficulté d'assimilation de ces eaux. Ces effets sur le tube digestif et particulièrement sur l'estomac expliquent aisément pourquoi elles sont assez rarement employées en boisson. Ces eaux sont diurétiques, et leur usage interne amène presque toujours la formation et l'éiiminatiun par les urines de sables rouges ou de petits graviers que les buveurs n'avaient point encore remarqués jusque-là. Elles calment entin la susceptibilité