‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 63 sur 67 · GIULIO · texte numérisé non relu

GIULIO

nerveuse de quelques personnes irritables à l'excès , mais il faut noter que cet effet calmant est moins dû à l'eau en boisson qu'au bain pris à une température ne dépassant pas 33° centigrade. Il convient d'ajouter que l'emploi extérieur des eaux de San Giuliano exerce une action moins excitante que la plupart des sources ayant la même température. Les bains et les douches, quels que soient leur degré de chaleur et leur pression, sont diurétiques et souvent purgatifs, preuve incontestable avec tant d'autres de l'absorption de l'eau et de certains de ses principes dissous par l'enveloppe cutanée.

Emploi thérapeutique. Les eaux des deux établissements de San Giuliano en boisson, en bains et en douches, sont utilement prescrites dans les affections des voies urinaires quand il faut combattre une dialhèse urique, une tendance au catarrhe ou à un état nerveux anormal de l'un des points de l'appareil urinaire. C'est dans ces circonstances qu'il importe le plus de conseiller aux malades d'ingérer autant d'eau qu'ils en supportent sans dommage pour leurs organes digestifs. L'usage intérieur des mêmes eaux convient dans certaines dyspepsies et surtout dans certaines gastro-entéralgies ; mais le médecin ne doit pas oublier les difficultés qu'ont Jes buveurs à faire accepter par l'estomac ces eaux en boisson, surtout lorsqu'elles sont ingérées à intervalles rapprochés et à assez forte dose. Les mêmes avantages sont retirés de la même médication dans les congestions hépatiques et dans les troubles du foie et de la rate qui proviennent d'une trop grande proportion de cholestérine dans la bile, et qui sont consécutifs à certaines pyrexies et surtout aux fièvres intermittentes.

Les résultats heureux que donne l'eau de San Giuliano en boisson, mais surtout en bains prolongés dans les piscines, sont incontestables dans toutes les affections rhumatismales et nerveuses caractérisées par des paralysies, des analgésies, des hyperesthésies, des névralgies sme matend, dans l'hypochondrie, dans l'hystérie, dans les névroses, contre lesquelles avaient échoué tous les antispasmodiques. Les eaux de San Giuliano enfin en bains et surtout en douches à percussion, vaginales ou ascendantes, ont une réputation justement méritée dans les maladies de la matrice avec engorgement du col ou du corps de l'utérus, dans celles surtout qui produisent une irritabilité telle que la vie est insupportable pour les femmes qui en sont atteintes et très-difficile pour ceux qui les entourent. Autant les eaux de San Giuliano conviennent en boisson, en bains et en douches, aux personnes nerveuses et sanguines, parce qu'elles calment les premières et empêchent les congestions ou les hémorrhagies actives des secondes, autant elles sont contre-indiquées chez les sujets lymphatiques, scrofuleux et anémiques, car elles ne font qu'aggraver ces états pathologiques.

La durée de la cure est de quinze à vingt jours.

On n exporte pas les eaux de San Giuliano. A. Rotureau.

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Gll'Lio (Carlo-Stefano-Giovanni-Nicolao). Médecin italien distingué, né à DicT. ENC. 4° s. Vni. 47

738 GlULIO.

San Giorgio le 6 décembre 1757, termina ses études â Turin, où il fut successivement élève, répétiteur et maître en médecine au collège provincial. Il fut reçu docteur à l'âge de vingt et un ans et agrégé au Collège des médecins le 15 décembre 1784. En 1789, Giulio devint professeur extraordinaire d'anatomie, en 1791 professeur ordinaire. La Société royale d'agriculture le choisit successivement pour membre, puis pour secrétaire; le 23 février 1794, il fut élu membre de l'Académie royale des sciences de Turin dont il devint le trésorier

en mai 1801.

Quand les armées de la République française envahirent son pays, Giulio embrassa avec enthousiasme la cause de la liberté. L'arrivée du général Souvarov le contraignit à se réfugier à Nice, où il se distingua pendant l'épidémie de fièvre contagieuse qui désolait la contrée. A son retour en Piémont, il devint membre de la commission executive du gouvernement, créée le 20 messidor an VIII, et dont les fonctions expirèrent en floréal an IX. Lors de la formation de l'École spéciale de médecine de Turin, il fut nommé professeur de physiologie. En 1804, l'empereur Napoléon I" le nomma préfet du département de la Sesia. 11 devint par la suite chevalier de la Légion d'honneur et le 15 août 1809 baron de l'Empire. Giulio mourut à Milan en 1815.

Cet illustre savant s'est occupé avec un égal succès de physique, de médecine et de littérature; nous mentionnerons particulièrement, entre autres, ses expériences faites en commun avec Rossi et relatives à l'action du galvanisme sur les muscles de la vie organique, expériences destinées à réfuter l'opinion du célèbre Volta l'elative à l'insensibilité des organes non soumis à la volonté, tels que le cœur, les vaisseaux, l'estomac, les intestine, la vessie, etc. Giulio et Rossi furent du reste des premiers à introduire dans la thérapeutique l'emploi de l'électricité et du galvanisme. Pour plus de détails sur les travaux scientifiques de Giulio et pour l'analyse de ses ouvrages, nous renvoyons à Bonino [Biogr. med. Piemontese, t. II, p. 572, 1825). On a de Giulio ;

ï. De montibus ignivomis. De globo oculi. De Nigritarum colore. Cicuta officinalù. De theoriae medicae fontibus. De clerivatione et revulsione per venue sectionem. Taurini, 1784, jn-g". — II. Saggio sopra l'argomento quali siano le migliori e le peggiori Erbe che spontaneamente germogliano nei prati délie pianure e délie montagne del Piemonte. In Soc. agr. Torhio, t. III, p. i, 1788. — III. Estratto di alcune esperienze le quali dimostrano essere i movimenti del cuore di sangiie caldo et di sangue freddo, eccitabili, facendo comniunicare le armature metalliche applicate ai nervi che si diffondono nella di lui sostanza col cuore medesimo. In Comentarj bibliograf., Torino, t. IV, 1792. — IV. De excitabilitate contractionum in partibus musculai-ibus involuntariis ope animalis electricitatis. Diss. J.-C. Julii et Rossi. In Mém. del'Acad. roy. des se. de Turin, ann. 1792-1800, t. XI, p. 34, 1801. — V. Discorso preliminare sulla epizoozia che fece e fa aticora tante stragi nelle bovine del Piemonte, 1797. — VI. Discours lu à l'Acad. royale de Turin, ou Extrait des expériences sur les effets de quelques remèdes dissous par la salive ou le suc gastrique administrés extérieurement, par le D' Giulio et M. Hossi. Turin, 1798, in-8°. — VII. Rapport présenté à la classe des sciences exactes de l'Acad. de Turin le 27 thermidor sur les expériences galvaniques faites les 22 et 26 du même mois sur la tête et le tronc de trois hommes peu de temps après leur décapitation, par les citoyens Vassalli, Giulio et Rossi. Turin, an X (1802), et in Journ. de physique, vendémiaire an XI (1805). Le rapport a été écrit et lu par Giulio. — VIII. Histoire d'un tétanos avec symptômes d' hydrophobie produit par le poison des cantharides , suivie de quelques considérât, physiologiques sur les sympathies nerveuses et l'action des remèdes absorbés par les vaisseaux lymphatiques de la peau. In Mém. de l'Acad. des se. de Turin, ann. X et XI, t. XII, p. 15; an. XII (1804). —

IX. Description d'un monstre, avec des recherches physiologiques sur les monstres concernant particulièrement la question : s'il faut rapporter tous les monstres à des causes accidentelles (avec Rossi). Ibid., p. 37, Extr. in Biblioth. italienne, t. V, an. XII (1804). —

X. Mém. sommaire contenant les principaux résultats des essais faits jusqu'à ce jour dans la 27'= div. niilit. »ur la propagat. des bêtes à laine superflue d'Espagne, etc. In Mem.

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