‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 19 sur 97 · I. II · texte numérisé non relu

I. II

Matière employée 0,195 0,241

Acide carbonique 0,399 0,4931

Eau 0,1063 O.lSn

Carbone 55,723 55,933

Hydrogène 6,034 6,003

Oxygène 58,241 58,060

Ces nombres conduisent à la formule C^^H^^O^ qu'exigerait théoriquement G = 55.808 H =6.074 0 = 38.118.

La globularine s'obtient en traitant dans un appareil à déplacement le contenu des feuilles de Globularia vulgaris ou alypum par le chloroforme ; on l'a tou-

2C4 GLOBULARINE.

jours par ce procédé mélangée à de minimes quantités de matière colorante et de tannin. Voici le procédé qui nous a permis de l'avoir à l'état de pureté :

On traite par l'eau l'un ou l'autre des extraits élhéré ou chloroforrnique et on fait bouillii' la solution avec de l'oxyde de plomb qui fixe la petite quantité de tannin et de matières colorantes. La solution filtrée est débarrassée d'un peu de plomb par un courant d'hydrogène sulfuré, puis évaporée à siccité. La substance ainsi obtenue est la glohularine.

L'extrait alcoolique, quoique renfermant une forte proportion de principe amer, convient moins bien ù la préparation de ce corps en raison du mélange de manuite et de glycose que nous y avons signalé.

Nous avons dit, à propos des travaux de Walz, la manière dont ce chimiste a préparé le principe amer, débarrassé du tannin qui avait servi à l'isoler; nous avons montré aussi que sous l'influence de l'acide sulfurique dilué il se formait, en présence de ce composé, deux produits do dédoublement bruns et même presque noirs, dont l'un était soluble dans l'alcool et l'éther, et dont l'autre n'était soluble que dans l'alcool.

L'auteur allemand a donné à ces deux nouveaux corps les noms de globularétine et de paraglobularétine. Nous sommes entièrement d'accord avec lui sur la nature de ce principe amer et sur quelques-unes de ses propriétés; mais quant aux produits de dédoublement, nos expériences sont entièrement différentes de celles du chimiste allemand.

Quand on fait réagir l'acide sulfurique dilué sur la globularine débaiTassée de matière colorante, telle qu'on l'obtient par l'extraction chloroforrnique, il se produit une matière résineuse qui se liquéfie à la température de bain-marie et reprend l'état solide à l'air au bout d'un certain temps. Cette substance est entièrement incolore et ne présente rien de commun avec la globularétine ou la paraglobularétine comme aspect physique. Elle prend naissance en même temps que du sucre, et constitue par conséquent un produit de dédoublement de la glohularine. Mais, tandis que Walz obtenait deux produits de dédoublement colorés tous deux en brun ou en brun noir, nous n'en dégageons qu'un seul parfaitement blanc. L'auteur allemand devait donc opérer nécessairement dans de mauvaises conditions pour obtenir les produits colorés. Il devait abandonner trop longtemps au bain-marie les mélanges d'acide sulfurique et de globularine. En effet, toutes les fois que nous avons procédé de cette façon, nous avons obtenu les mêmes composés bruns, solubles partiellement dans l'éther; ces produits provenaient nécessairement de l'altération du premier composé. Ce qui le démontre à posteriori, c'est que les mélanges abandonnés à l'action de la chaleur, plus longtemps que ne l'aurait fait Walz, finissent par se charbonner complètement.

Le dédoublement de la globularine nous fournit, outre le sucre, le composé résineux, auquel nous proposons de conserver le nom de globularétine, mais qui diffère, tant par ses propriétés physiques que par sa composition élémentaire, du composé décrit par Walz.

Voici ce que nous donne l'analyse élémentaire de cette substance :

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