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GLOBULE

M. Moursou, Recherches anthropométriques sur les apprentis canonniers, in Archives de médecine navale, 1881, p. 112) la même résine conviendrait très-bien. On sait, en effet, que ces inflammations reconnaissent pour cause, dans le cas spécial aux observations du docteur Moursou, l'accumulation en excès dans les ganglions des membres (surtout de ceux des aisselles et des aines) des matières extractives, à la suite du surmenage des muscles des membres.

Après les accès de fièvre intermittente, cette action spoliatrice de la globularine doit avoir une influence marquée sur le retour de la santé des impaludés, en faisant disparaître les déchets de la fièvre. Ce balayage des matières extractives du sang expliquerait le changement remarquable qui se produit dans la teinte du faciès des cachectiques paludéens après l'administration de la décoction de globulaire.

A forte dose (0^%25 à 0?'',40) la résine peut produire (nous l'avons observé souvent) des eftets drastiques violents qu'il convient d'éviter en raison de l'action spéciale sur le rein que les doses massives rendent redoutable. Telle serait l'action de la résine pure : elle l'est rarement et se trouve souvent souillée par le principe volatil, dont nous avons parlé à propos de l'étude chimique de la globularine. Mélangée à ce dernier produit, l'action de la résine pure, qui en somme est tout à la fois purgative et excitante du rein, posséderait en plus une action diffusée, de réaction, qui augmenterait ses qualités diurétiques.

Edouard Heckel.

BiBLiOGBAPHiE. — Walz. ycucs Jahreshcrichl f. Pharmacie, VII, 1857. — AYcniz Dictionnaire de chimie, article Globilaibe. — Heckel, Moursou et Schlagdeahauffex (note). Nouvelles recherches au point de vue botanique, chimique, physiologique et thérapeutique, sur les Globulaires. Comptes rendus de l'Académie des sciences des iO et 17 juillet 188^2.

GLOBULE. Ce mot a conservé en anatomie le sens qu'il a dans le lan^a^e général. Il désigne toute espèce de corps très-petits d'origine organique ayant une forme plus ou moins sphéroïdale. Le terme cellule, emprunté aussi au langage général, a reçu un sens spécial et déterminé, ce qui n'a pas été fait pour le mot globule, bien qu'ils aient souvent été employés comme synonymes {von. Cellule, p. 564).

Les termes globules et corpuscules, souvent appliqués encore de nos jours pour la désignation des éléments ou unités anatomiques ayant la structure cellulaire, des spores et des ovules particulièrement, impliquent l'absence de la connaissance scientifique des objets observés, de la part de ceux qui les emploient sans spécification, c'est-à-dire sans désignation de l'élément dont il s'agit en tant que corps reproducteur, reproducteur ici {levures, Lepthotrix, etc.), naviculaire ailleurs {Diatomées, etc.), et ainsi des autres.

Le mol globule, en effet, n'implique aucune idée sur la nature propre des objets observés, tandis que le terme cellule emporte avec lui la notion d'individualité constitutive anatomique et physiologique, quelle qu'en soit la forme; corps doué d'une structure propre, qui assimile et désassimile, se développe et se reproduit, avec ou sans mobdité et névrilité {voy. Germe).

Le terme glohile, en un mot, n'a qu'un sens morphologique, et n'implique pas un sens physiologique correspondant à une structure déterminée.

Globules blancs du sang, voy. Leccocyte. — Globules du ckyle et de la lymphe,

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