‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 24 sur 97 · GLOUTERON (PETIT · texte numérisé non relu

GLOUTERON (PETIT

C'est ainsi que la compression du récurrent provoque plus fréquemment le spasme avec occlusion que la paralysie de la glotte, d'où il résulte l'utilité, bon nombre de fois, d'une intervention chirurgicale.

Spasme de la glotte dc a la ppése^ce des corps étrasgers et des polypes FLOTTASTS DC LARYM. Lcs accideuts provoqués parla présence accidentelle dans le larynx de corps irritants sont loin d'être constamment les mêmes. L'expérience clinique nous a montré que certains corps étrangers sont facilement tolérés, tandis que d'autres provoquent les troubles les plus graves ; nos expériences personnelles [voy. notre communication aux Compt. rend. deVAcad. des se, 1865) ont établi que tout corps mou, un bol alimentaire, par exemple, mâché, insalivé, pouvant adhérer à la muqueuse et en acquérir aisément la température, est toléré par le larynx et par la trachée oii il peut même séjourner relativement longtemps sans amener ni toux ni suffocation. 11 peut être ensuite, à volonté, rejeté comme un crachat par une impulsion expiratoire. Si, au contraire, on laisse choir dans le larynx et dans la trachée un morceau de glace qui ne peut adhérer à la muqueuse et qui, mettant quelque temps à fondre, se comporte comme un corps étranger dur et flottant, des accidents formidables de spasme et d'apnée surviennent instantanément. L'observation clinique confirme ces expériences; il e-t reconnu que des corps étrangers de très-petit volume, des

petites perles, des grains de lentille, etc , engagés dans les voies respiratoires,

provoquent des accidents très-graves, tandis que des corps beaucoup plus volumineux, tels que des éclats d'os fichés dans la muqueuse du larynx, des pièces de monnaie immobilisées entre les cordes vocales supérieures et inférieures, etc., séjournent des journées, voire même des semaines entières, sans provoquer des spasmes. La muqueuse laryngo-trachéale, en effet, est surtout sensible aux attouchements superficiels et au chatouillement qui en résulte; le corps flottant, si petit qu'il soit, produit sur tout l'appareil respiratoire des actions réflexes qui se manifestent dans le larynx par des spasmes et de la toux et, dans tous les muscles respiratoires du thorax ainsi que sur le diaphragme, par des secousses convulsives dont l'intensité et la succession précipitée constituent le véritable danger. Les corps étrangers immobilisés dans le larynx ou la trachée agissent tout autrement. Les accidents qu'ils occasionnent résultent soit de leur volume, s'il est considérable, soit de l'inflammation œdémateuse qu'ils finissent par provoquer : mais il ne survient point de spasme, et des corps étrangers fixés dans le larynx ont pu y séjourner un temps fort long, variant de plusieurs jours à plusieurs mois [voy. notre Commun, in Gaz. hehd., février 1880).

Les végétations du larynx se comportent exactement comme les corps étrangers. La végétation sessile, quelle qu'en soit la nature, n'entrave la respiration qu'en raison directe de son volume; tant qu'elle ne rétrécit pas sensiblement la lumière du larynx, la respiration reste normale ; la voix seule s'altère, si cette végétation est implantée de manière à enti'aver les vibrations des cordes vocales; mais, si le polype est pédicule, serait-il très-petit, il agit comme un corps étranger flottant et produit des accès delaryngisme et de convulsion de tous les muscles de la glotte. M. Krishaber.

Pour la Bibliographie, voyez, outre les citations du texte, les articles Larïxx, Laryngoscope, Voix, et. à titre complémentaire, l'article Chanteur.

GLOLTEROX. Nom donné à la Bardane Lappa) [voy. Barbare). Pl.

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