GLOUTON. Ô
porte que le Glouton, quoique plus petit qu'un Loup, soutient victorieusement la lutte contre ce grand carnassier, et qu'il est assez fort pour fendre en deux le tronc d'un arbre avec ses pattes de devant : « c'est ce qu'il lui arrive quelquefois de faire lorsqu'il a besoin de se presser le ventre pour recommencer à mange*', » ajoute gravement le crédule Gesner. Les chasseurs, dit de son côté Olaûs Magnus, emploient diverses ruses pour s'emparer de cette bête méfiante. Ils déposent dans la forêt le cadavre encore frais d'un animal. Le Glouton arrive, mange tant qu'il peut, tandis qu'il se presse contre les arbres, on le perce de Jlèches. Les observations de Pallas et de Steller ont montré que les récits des anciens auteurs sont empreints d'une singulière exagération et que, toute proportion gardée, le Glouton n'est pas beaucoup plusvorace que les autres représentants de la famille des Mustélidés. Dans le nord et le nord-est de l'Europe il fait la chasse aux rats, aux lemmings, aux perdrix de neige, et s'attaque même, d'après Steller, Erman et Erik Swenson, à des mammifères de grande taille, chevaux, rennes et élans. Lawenhjelm prétend qu'il cause de grands dégâts dans les troupeaux de moutons et Thunberg assure qu'il tue parfois des vaches en leur ouvrant la gorge. M. Brehni ne révoque point en doute la véracité de ces assertions ; il considère comme parfaitement prouve que le Glouton fait la chasse aux rennes : « Ce carnassier, dit-il, grimpe sur les arbres non élevés, se couche à plat sur une branche, et guette le gibier au passage. Il s'élance alors sur lui d'un bond vigoureux, lui enfonce ses ongles dans la nuque, lui coupe les carotides et attend qu'il expire. « En revanche le même naturaliste se refuse à admettre, jusqu'à plus ample informé, le récit de Steller, d'après lequel le Glouton tendrait des pièges aux rennes, et les amènerait à sa portée en faisant tomber du haut d'un arbre des touffes de lichens en guise d'appât. M. Elliott Coues, qui a publié dernièrement une monographie des Mustélidés de l'Amérique du Nord, n'accorde également aucune confiance au récit de Steller, et il démontre qu'une bonne partie des exploits que l'on trouve à l'actif du Glouton, dans les livres du commencement de ce siècle ou de la fin du siècle dernier, doit être reportée à un autre carnassier américain, auGouguarou Felis concolor {voy . le mot Carnivores). Le même auteur donne des détails très-circonstanciés sur le genre de vie des Gloutons américains qui font le désespoir des trappeurs en enlevant, avec une audace et une dextérité incroyables, le gibier pris au piège. En même temps il indique les moyens à employer par les chasseurs des États-Unis et du Canada pour capturer et mettre à mort ces terribles maraudeurs.
Dans l'Amérique du Nord et au Kamtschatka les Gloutons sont l'objet d'une chasse d'autant plus active que leur fourrure peut rivaliser pour la beauté et la finesse avec celle de la Marte. Cette fourrure varie beaucoup de couleur suivant l'âge et la saison ; elle est toujours de teintes plus foncées chez les jeunes individus que chez les vieux, oii elle est parfois d'un jaune pâle presque uniforme. Toutefois la livrée la plus ordinaire de l'adulte est celle-ci : le corps est en majeure partie d'un brun noirâtre, le dos est orné d'une bande d'un brun marron, d'un brun jaunâtre, ou même d'un ton café au lait circonscrivant une large plaque de couleur foncée; le sommet de la tête est couvert d'une calotte grise, enfin la gorge, la poitrine et le ventre, sont marqués de quelques taches claires. Ce qui augmente encore la valeur de la dépouille du Glouton, ce sont ses dimensions, relativement assez considérables : en effet, parvenu à son développement complet, l'animal ne mesure pas moins de 0",70 du bout du museau à la base de la queue, dont la longueur peut être évaluée à 0^,20. Aussi, déjà du temps
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de Steller une peau de Glouton valait de 150 à 500 francs. Nous devons dire toutefois que cette fourrure demande à être soigneusement préparée, car le Glouton, comme beaucoup d'autres Mustélidés, a des glandes anales assez développées, qui sécrètent une liqueur jaunâtre, onctueuse, et douée d'une odeur des plus infectes. E. Oustai.et.
Bibliographie. — Cesser. Quadrup. vivip., 1551, p. 62ô. — Olaus Magnus. Histor. Gent. sept., 1555, p. 605. — La Hontan. Voyages, 1703, p. 81. — Sarrasis. Histoire d'un animal nommé Carcajou. In Mém. de l'Acad. des se. de Paris, 1713, p. 12. — Lixsé. fau. Siiec, 1761, 2'édit., n" 14, et Sijst. nat., 1766, 12" édit., p. 07, n" 5. — Pallas. Spicil. zooL, 1780, part. XIV, p. 25 et pi. 2, et Zool. Ross. Anal., 1831, p. 75, n° 20. — G. Cdvier. Règne animal, 1817, l--" édit., 1. 1, p. 145. et édit. Masson, 169. — De Kay. fi. York ZooL, 1842^ t. I, p. 27, pi. 12, f. 2. — Blasius. Wirbelth. Deutschl., 1859, p. 209. — J.-F. Brasdt. Bemerkungen ûber die Wirbctlhiere d. N. europ. Russlands, in dcr N. Ural und das Kïistengebirge Pai-Choi untcrsucht imd bcschriebcn in den Jahren 1817-1850 diuch d. K. Riiss. geogr. Gesellsch. ausg. Expédition. Saint-Pétersbourg:, 1853-1856, in-4''; app., p. 20. — J.-E. Gray. On the Mustelidae. In Proc. Zool. Soc, 1865, p. 120. — Elliott Codes. Fur-bearing Animais, a Monograph of N . Am. Mustelidae. ^Yashington, 1880, p. 34. — Brehm. Vie des animaux, trad. Z. Gerbe. Mammifères,\.. I, p. 595. E. 0.
GLOVER (JosErn). Médecin américain, né à Cliarleston vers 1770, reçu docteur à Philadelphie en 1800, se fixa dans sa ville natale et devint par la suite chirurgien général de l'état de Sud-Caroline. Nous connaissons de lui :
I. An Attempt ta provc that Digestion in Man dépends on the United Causes of Solution and Fermentation. Philadelphia, 1808, in-S". — II. Facfs and Experiments in Answer ta Some Observations on Mercury, made by George Lcc. In New-York Med. Reposilory , t. VI, p. 241, 1803. — III. Observation sur un cas d'hydrocéphale. Trad. de l'angl. par Hipp. Cloquet. In Nouv. Journ. de mc'd., t. IV, p. 285, 1819. L. H.n.
GLU. Substance visqueuse et filante que l'on extrait par décoction des baies du gui, de l'écorce moyenne du houx, des jeunes pousses du sureau, etc. Pour l'obtenir, le moyen le plus simple est de faire bouillir pendant sept à huit heures l'écorce de houx avec de l'eau, puis, après écoulement de l'eau, d'abandonner cette écorce, tassée et comprimée, à la fermentation pendant une quinzaine de jours, jusqu'à ce qu'elle se soit transformée en mucilage. On recueille celui-ci, on le pétrit dans un courant d'eau, puis on le laisse derechef fermenter.
La glu se présente en une masse verdâtre, de saveur aigre et d'une odeur rappelant celle de l'huile de lin. Elle est insoluble dans l'eau, soluble dans l'éther et dans l'alcool chaud, insoluble dans les alcalis, décomposée par les alcalis caustiques. A l'air, elle se dessèche et devient cassante. Sa composition est inconnue, mais elle paraît renfermer de l'azote.
Glu maria'e. La glu marine est une dissolution du caoutchouc dans l'huile essentielle de goudron, à laquelle on ajoute de la gomme laque. Douée d'une ténacité remarquable, elle détermine une adhésion extrêiuement forte entre les pièces de bois sur lesquelles on l'applique. Aussi est-elle utilisée pour la construction des mâts d'assemblage, pour réparer des bouts de mâts, des vergues, etc., cassés en mer; pour l'usage, il faut la chauffer vers 120 degrés.
Glu végétale. Nom donné par Liebig à la Gliadine {voy. Gluten). L. Hn.
Glil'CIXlL'M (Syn. Béryllium). C'est à Vauquelin que l'on doit la découverte de l'oxyde de ce métal, la gliicine, qu'il a isolée en 1797 de l'émeraude de Limoges. Le métal lui-même a été mis en liberté par M. Woehler en 1827.
Pour extraire la glucine de l'émeraude de Limoges, ou fond ce minéral, bien porphyrisé, avec trois fois son poids de carbonate de potasse. On dissout la
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masse fondue dans l'acide clilorhydrique, on évapore à sec la solution, de manière à rendre la silice insoluljle; on redissout le résidu dans l'acide clilorhydrique et l'on précipite l'alumine et la glucine par l'ammoniaque. On fait ensuite digérer le précipité, bien lavé, avec une solution de carjjonate d'ammoniaque, qui dissout la glucine et laisse l'alumine insoluble. Par l'éliuUition de la solution, le carlionate ammonique se dégage et la glucine se précipite. Pour l'avoir pure, il faut renouveler plusieurs fois le traitement parle carbonate ammonique. Ce procédé est dû à Berzelius. M. Debray recommande, comme l'avait fait Berthier, d'attaquer l'émeraude par la chaux, dans un fourneau à vent. On redissout alors le produit de la fusion dans l'acide azotique ; on évapore à sec la solution, on calcine légèrement le résidu, qui renferme alors de la silice, de l'alumine, de la glucine, de l'oxyde de fer, de la chaux et de l'azotate de calcium. On le fait bouillir avec une solution de sel ammoniac pour dissoudre la chaux : l'alumine et la glucine, restées insolubles avec la silice, sont séparées de celle-ci par dissolution dans l'acide azotique, puis l'une de l'autre par le carl)onate ammonique.
Berthier a proposé pour cette séparation de dissoudre l'alumine et la glucine dans l'acide sulfureux : par l'ébuUition de cette solution, l'alumine se précipite seule, mais ce procédé est très-imparfait.
Un autre procédé indiqué par M. Debray repose sur l'insolubilité du soussulfate d'alumine, tandis que le sulfate basique de glucine est soluble dans l'eau. On produit ces sulfates basiques en traitant la solution des sulfates neutres par le zinc. Pour séparer ensuite le zinc de la glucine, on le précipite par l'hydrogène sulfuré en présence d'acétate de sodium, puis l'on fait cristalliser le sulfate de glucinium.
M, Woehler a obtenu le glucinium libre, sous la forme d'une poudre d'un gris foncé, en réduisant le chlorure de glucinium par le potassium. M. Debray emploie le sodium et opère la réduction dans un tube de verre traversé par un courant d'hydrogène et renfermant une nacelle de porcelaine pour recevoir le chlorure de glucinium et une seconde nacelle contenant le sodium. On chauffe la première, de manière à volatiliser le chlorure de glucinium, dont les vapeurs rencontrent le sodium fondu. Celui-ci est l'emplacé peu à peu par un mélange volumineux, noirâtre, composé de chlorure de sodium et de glucinium métallique en paillettes ou en globules.
MM. Nilson et Petterson réduisent le chlorure de glucinium par le sodium dans un cylindre de fer, fermé par un boulon à vis. Lorsque la réduction a lieu au rouge sombre, le glucinium est mélangé au chlorure de sodium sous l'apparence d'un lacis de cristaux microscopiques. Si l'on atteint le rouge blanc, on trouve au fond du tube une masse cristalline constituant un alliage de fer et de glucinium.
Le glucinium est un métal blanc, léger. Sa densité est égale à 2 environ; néanmoins, en tenant compte des impuretés qu'il contient, MM. Nilson et Petterson ont trouvé le nombre 1,64. 11 peut être forgé et laminé à froid. 11 fond à une température un peu plus basse que l'argent. H reste inaltéré lorsqu'on le chauffe au rouge dans un courant d'oxygène, de sulfure de carbone ou de vapeur d'eau. Il n'est pas attaqué par la vapeur de soufre, mais se combine, avec l'aide de la chaleur, au chlore et à l'iode. Les acides le dissolvent avec dégagement d'hydrogène.
Poids atomique et équivalent de glucinium. On est d'accord sur Véqidva- DICT. ENC. 4» s. IX. 20
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lent du glucinium, qui est égal à 4,6 (H =: 1), mais non sur son poids atomique. Berzelius rapprochait ce métal de l'aluminium et assignait par suite à la glucine la ibrmule Gl-0% ce qui donne pour le poids atomique Gl = 13,8, soit la moitié de celui de l'aluminium. Néanmoins l'analogie avec l'aluminium est très-restreinte et les sels douldes notamment sont complètement diflérents : le glucinium ne fournit pas d'alun et ses chlorures doubles n'ont pas la formule générale qu'on observe pour les composés correspondants de l'aluminium. Aussi les travaux postérieurs de MM. Awdejew, Debray, Scheffer, Klatzo, ont-ils conduit ces chimistes à représenter de préférence la glucine par la formule GIO, avec le poids atomique 9,2. Tout récemment pourtant MM. A^ilson et Petterson, s'appuyant sur de nouvelles déterminations de la chaleur spécifique du glucinium et de ses composés, et sur les analogies qu'il pi'ésente avec les métaux de la gadolinite (cerium, lanthane, didynie), dont les oxydes ont pour formule M-0^, ont remis en avant la formule Gl-0^ pour la glucine, mais sans pour cela assimiler cet oxyde à l'alumine. La question n'étant pas tranchée d'une manière irréfutable, nous adopterons dans la description des composés du glucinium la diatomicité de cet élément, c'est-à-dire la formule GIO pour la glucine; GlGlpour le chlorure, etc.
Chloudre de GLUci.MuM. GlCl*. Ou le prépare en traitant par le chlore sec un mélange intime de glucine et de charlion, introduit sous forme de boulettes agglutinées par de l'huile et calcinées dans une cornue en grès, à laquelle s'adapte une allonge pour recevoir le chlorure sublimé. Ce chlorure se dépose en cristaux blancs, déliquescents, fumant à l'air. 11 est fusible et volatil au rouge sombre, mais moins que le chlorure d'aluminium. Cette différence de volatilité permet de préparer le chlorure de glucinium eu remplaçant la glucine par l'émeraude. Il se forme dans ces cas du chlorure de silicium très-volatil, du chlorure d'aluminium et du chlorure de glucinium; ces deux derniers se déposent dans des parties différentes de l'appareil.
Le chlorure de glucinium est très-soluble dans l'eau. Le chlorure hydraté qui se dépose par l'évaporation renferme G1C1*-|-411^0 et se décompose sous l'influence de la chaleur en glucine et acide chlorhydrique.
Le chloroplatinate PtCl*,GlCl' -t-8H*0 cristallise en prismes orangés déliquescents (J. Thomsen-; A. "NYelkow).
Le chlorure de glucinium s'unit aussi aux deux chlorures de palladium (Welkow) et au chlorure mercurique (Atterberg).
Bromure de GLuewioi. GlBr-. Longues aiguilles fusibles et volatiles, trèssolubles dans l'eau.
loDDRE DE cLDCiNiuM. GlI". Ou l'obtieut cu traitant le glucinium par l'iode au rouge sombre; il est moins volatil que le chlorure. L'oxygène en déplace facilement l'iode (Debray).
Fluorure de glccimum. GIFP. On ne l'a obtenu qu'à l'état hydraté, par dissolution de la glucine dans l'acide fluorhydrique. C'est une masse incolore perdant de l'eau à 100 degrés et se décomposant partiellement à une température plus élevée.
Fluorure de glucinium et de potassium. G1F1-2KF1. Se précipite en écailles cristallines anhydres, peu solubles dans l'eau froide. Le composé sodique, encore un peu moins soluble, forme des cristaux grenus orlhorhombiques ou des piismes clinorhombiques. Le composé ammoniacal est isomorphe avec le sel potassique (Marignac).
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Oxyde de glucinihm ou gltjcine. GIO. On a vu plus haut les procédés à suivre pour l'extraire de rémeraude. C'est une poudre blanche, insoluble dans l'eau. La glucine est infusible au chalumeau oxyliydriqiie, mais se volatilise un peu à cette température. Même calcinée, elle est facdemenl soluble dans les acides, la potasse et même le carbonate de potasse, mais non dans le carbonate ammonique.
Ebelmen a obtenu la glucine cristallisée par dissolution dans l'acide borique fondu; M. Debray, par la calcination du carbonate double deghicinium et d'ammonium.
Glucine hydratée. Précipitée par l'ammoniaque et séchée à 100 degrés, elle renferme GlO.H-0. Elle e>t soluble dans la potasse, mais s'en précipite de nouveau par l'ébullition. L'hydrate qui se précipite ainsi a pour composition oG10.4H-0 (Alterberg).
La glucine hydratée attire l'acide carbonique de l'air; elle se dissout facilement dans 1« carbonate ammonique et se précipite par l'ébullition. Elle déplace l'ammoniaque des sels ammoniacaux, mais non lorsqu'elle a été calcinée.
SuLFCRE DE GLCciMU.M. Ou u'a aucunc donuéc précisc sur ce composé. Le précipité obtenu par l'addition de sulfure ammonique ù un sel de glucine paraît être de l'hydrate de glucine.
Azotate de gluci.\uim (AzO^)-Gl. Sel déliquescent, insoluble dans l'alcool. il cristallise difficilement et renferme alors 5H-0 ; il fond à 60 degrés. Unedessic-. cation prolongée à 100 degrés le transforme en sel basique (Az0''j-G1.G10 -h 511-0 (Ordawy).
Carbonate de gluci.mum. Le précipité produit par les carbonates alcalins tixes dans les sels de glucine renferme G0^G1,2G10 -f- 5H'0 (Schaffgotsch), comme celui qui se dépose par l'ébullition de la solution de glucine dans le carbonate ammonique. Ces précipités sont solubles dans un excès de carbonate alcalin.
M, Klatzo a obtenu le carbonate neutre C0"'G1 -h 4H^0 en traitant le carbonate basique, en suspension dans l'eau, par un courant prolongé d'acide carbonique. La solution obtenue l'abandonne sous la forme de pellicules cristallines par l'évaporation sur l'acide sulfurique.
Carbonate ammoniaco-glucique. La glucine et son carbonate basique se dissolvent facilement dans le carbonate ammonique. L'addition d'alcool à la solution en sépare des cristaux limpides, très-solubles dans l'eau froide, altérables par l'eau bouillante, qui ont pour composition 3 [C0''Gl,C0''(AzH*)-] + G10H^0 (Debray). On obtient de même le carbonate double potassique, avec la composition correspondante.
OxALATE DE 8Lcci>iuM. Massc gommeuse transparente. L'o.ra/afg a??imoniaco- (jhicique C^0'G1,C^0* (AzH^)^ se présente en cristaux orthorhombiques.
Sulfates de glccimdm. Le suZ/a/e ne;/i/e SO'Gl h- 4H^0 cristallise en octaèdres quadratiques, efflorescents, fusibles dans leur eau de cristallisation. Il perd tout son acide au rouge, en laissant un résidu de glucine. 11 est très-soluble dans l'eau; l'acide sulfurique en excès, ainsi que l'alcoÔl, diminuent sa solubilité.
Lorsqu'il cristallise en présence d'un excès d'acide, il est en prismes clinorhombiques renfermant 7H^0.
Sulfates basiques. En faisant dissoudre à chaud du carbonate glucique dans la solution du sulfate neutre, on obtient par l'évaporation une masse gommeuse du sous-sulfate S0''G1,2G10. Si, avant l'évaporation, on a étendu la solution avec de l'eau, le produit renferme SO^GI.GIO.
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Sulfate de glucinium et de potassium. (SO*)-GlK2 + 2H-0. Sedéposepar la concentration en croûtes cristallines, ou sous la forme d'une poudre cristalline, lorsqu'on ajoute de l'acide sulfurique à la solution concentrée des deux sulfates. II est peu soluble dans l'eau froide (Debray).
Sulfate sodico-glucique. 5SÛ'^G1.2SO^Na--|- 12H-0. Aiguilles étoilées, perdant TH^O à 100 degrés.
Le sulfate double ammoniacal offre la composition du sel potassique.
Sulfite de glucinium. Le sel neutre est très-soluble et se décompose à l'ébullition en donnant un sel basique.
Séléxiate de glucinium. SeO''Gl-l-4H-0. Sel très-soluble.
Sélénite de glucimlm, La solution de glucine dans l'acide sélénieux est incristallisable. Traitée par l'ammoniaque, elle fournit le sel basique 2SeO''Gl.G10.H*0 4-5rP0 (Atterberg).
Phosphates de glucinium. Le précipité obtenu par le phosphate disodique dans un sel de glucine a pour composition PO*GlII-f-H-0. En présence du sel ammoniac, on obtient le pliosphate triple, grenu et cristallin (PO*)-GlNa-(AzfP)- H- TIPO.
Le phosphate glucique ci-dessus est soluble dans l'acide phosphorique ; l'addition d'alcool à cette solution y produit un précipité gommeux qui renferme 5[(PO*j-GlH*]H-2PO*GlH-|-H-0 et que l'eau décompose en phosphate acide qui reste dissous et phosphate neutre insoluble.
Silicates de glucinium. Parmi les nombreux silicates naturels renfermant du glucinium, nous citerons la phénacile, qui représente l'orthosilicate SiO*Gl-, et l'émeraude, qui constitue le silicate alumino-glucique oSiO'Gl (Sirp)l41^
Caractères des composés de glucinium. Les sels de glucinium sont incolores; ils possèdent une saveur douce et astringente.
Les alcalis et les carbonates alcalins produisent dans les solutions gluciques des précipi^tés blancs, solubles dans un excès de réactif; ces solutions se troublent à l'ébullition. Le précipité d'hydrate de glucine est insoluble dans l'ammoniaque, mais soluble dans le carbonate ammonique. On utilise cette réaction pour la séparation de la glucine.
L'hydrogène sulfuré ne précipite pas les sels de glucine ; le sulfure ammonique agit comme l'ammoniaque. Les sels de glucine additionnés d'acétate de sodium laissent précipiter la glucine par l'ébullition. L'acide tartrique n'empêche pas cette précipitation. Ed. "NVillm.
Bibliographie. — Woehleb. Ann. Chim. Phys. (2), t. XXXIX, p. 77. — Awdejew. Idem (5), t. YII, p. 155. — DEDiiAY. Idem (3), t. XLIV, p. 5. — Sciieffer. Idem (5), t. LVI, p. 112. — G. Klatzo. Zeitschr. Cliem., t. V, p. 129. — Schaffgotsch. Poggend. Annal., t. L, p. 183. — Atterbeug. Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 497. — Nilson et Pettersox. Annal. Chim. Phys. (5), t. XIV, p. 426. E. W.
GLUCIQI'E (Acide). C'-H^^O^ Cet acide résulte d'une déshydratation de la glycose sous l'influence des alcalis. Il a été étudié par M. Péligot {Annal. Chim.. Phys. (2), t. LXVll, p. 15-4) et par M. Mulder [Annal, der Chem. u. Pharm., Bd. XXXVI, p. 245).
Lorsqu'on abandonne à elle-même une solution de glycose saturée par la chaux ou la baryte, elle perd sa réaction alcaline et l'acide carbonique n'en précipite plus la base. Elle renferme alors de l'acide glucique, précipitable par le sous-acétate de plomb.
Si l'on ajoute une solution chaude de baryte à de la glycose fondue à 100 de-