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GLU TA

grés, il se manifeste une réaction très-énergique, et la masse se colore en brun. Pour en séparer l'acide glucique, on dissout le produit dans l'eau et on précipite la solution par le sous-acétate de plomb. Celui-ci, ajouté par fractions, eu précipite d'abord les matières brunes, puis l'acide glucique.

L'acide glucique se produit aussi lorsqu'on fait bouillir le sucre avec de l'acide sulfurique étendu, au contact de l'air. On sature la solution filtrée par la craie, on l'évaporé à sec et on reprend le résidu par un peu d'eau. La liqueur brune ainsi obtenue contient un peu de sulfate de chaux, du sucre incristallisable, du glucate acide de calcium et le sel calcique d'un acide brun, V acide apoglucique. On précipite ce dernier sel par l'alcool, et on décolore la liqueur par le noir animal, puis on le neutralise par la chaux, de manière à produire le glucate neutre de calcium, précipitable à son tour par l'alcool. On le transforme finalement en sel de plomb et on décompose celui-ci par l'hydrogène sulfuré.

L'acide glucique libre est incolore, incristallisable, très-soluble dans l'eau et dans l'alcool. A l'état sec, il est hygroscopique. Il se décompose à 100 degrés en brunissant fortement. Il a une saveur acide très-prononcée. Les glucates neutres et acides sont solubles dans l'eau.

La craie ne neutralise qu'à moitié l'acide glucique pour donner le glucate acide, qui cristallise en aiguilles, he glucate 7ieutre {C^-ÏV^O^}^Ga.'-]-li^O e?,t précipité par l'alcool sous la forme d'une gelée jaunâtre, attirant l'acide carbonique, mais inaltérable à l'air après dessiccation à 100 degrés.

Le glucate basique de plomb est insoluble dans l'eau et a pour composition G'*H"-0'Pb'^-i-2IP0. Ed. Willm.

GLUCK (Friedrich-Gottfried). Médecin allemand, né à Naumburg le 24 novembre 1662, mort à Parchim le 24 février 1707. Il fit ses études à Leipzig, à Erford et à léna, fut médecin pensionné à Wurtzen en 1690, prit le bonnet de docteur à ^Yittemberg le 20 novembre de la même année, passa en 1692 à Gùstrovv avec le titre de médecin pensionné, devint en 1695 médecin du duc de Mecklembourg Gustave-Adolphe et en 1696 médecin particulier de la duchesse Madeleine Sibylle. On a de lui :

I. Disp. de mania (praes. Bergero). Lipsiae, 1685. — II. Spécimen inaugurale de flumine dysenterico. Vitebergae, 1690. L. Hs.

GLUCOSAIVE. Voy. Glïcosane.

GLUCOSE. Voy. Glycose.

GLUCOSIDES. Voy. Glycosides.

GLUTA L. Genre de plantes de la famille des Térébinthacées, série des Ânacardiées, dont les fleurs 4-6 mères sont hermaphrodites, avec un calice valvaire, inégalement rompu ; 4-6 pétales imbriqués ou tordus, dont la base s'insère de façon à laisser entre elle et le réceptacle une sorte d'éperon concave, dit adhérent. L'androcée est isostémoné, avec des anthères introrses, s'ouvrant |>ar deux fentes longitudinales. Le gynécée stipité a un ovaire oblique, un style excentrique, à sommet stigmatifère simple, et la seule loge fertile de l'ovaire contient un seul ovule descendant d'un funicule basilaire. Le fruit, baccien ou cortiqué, insymélrique, parcouru d'un côté par un sillon, renferme une graine

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à tégument épaissi, à embryon exalbuminé, avec les cotylédons connés et la radicule courte, obtuse et incurvée. Les Gluta sont des arbres de l'Archipel indien et de Madagascar, à feuilles alternes, pétiolées, simples, coriaces et oblongues, et à fleurs jaunâtres, disposées en grappes composées et très-ramifiées, axillaires et terminales.

Le Gluta Benghas h. est le Stagmaria verniciflua Jack (in Hoôk. Comp. to Bot. Mag., I, 266) et VArbor vernicis Romph. {Herb. amboin.. Il, 259, t. 86). Les Malais le nomment Kayo Bangas. C'est un arbre riche en suc acre, rubéfiant, vésicant même, mais abondant surtout en matière résineuse très-combustible. Aussi a'csl-il pas étonnant qu'on fasse des torches avec ses branches. Jusqu'à présent le suc frais, irritant, n'a servi que dans la médecine indienne; il est probable que ses propriétés sont analogues à celles du suc de certains Sumacs.

H. Bn.

BiBLiocnAPHiE. — L., Matitfss., 293. — DC, Prodr., I, 501. — Rosexth., Synops. plant, diaphor., 853. — L. March., Anacard., 141. — Lixdl., FI. medic, 286. — 11. Bn, tîîkt. des plant., V, 269, 566, 316, /Ig. 304-307. H. Bn.

GLUTAi^iiQUE OU GLL'TAmxiQLE (Acide). C''H^\zO'*. Cet acide a été obtenu pour la première fois par Ritthausen dans l'action prolongée de l'acide sulfurique sur le gluten et les divers principes qu'il renferme; il se forme en même temps de la leucine et de la tyrosine. On peut l'obtenir encore aux dépens delà caséine et il se produit en môme temps de l'acide aspartique. Enfin récemment Schulze et Barbieri l'ont extrait des jeunes pousses de courge et de vesce; il paraît se former aux dépens d'une amide, la glutamine, C^H^AzO'', AzH-, au même titre que l'acide aspartique, qui l'accompagne, se forme aux dépens del'asparagine. Jusqu'à présent la glutamineest un corps purement hypothétique.

Préparation. On épuise le gluten par l'alcool bouillant et on évapore; on fait bouillir ensuite 2 parties du résidu sec pendant vingt-quatre heures avec un mélange de 5 parties d'acide sulfurique concentré et 15 parties d'eau dans un ballon pourvu d'un réfrigérant ascendant. On neutralise la liqueur avec de la chaux ou de la baryte, on filtre, on évapore au tiers, on se débarrasse de l'excès de chaux ou de baryte par l'acide oxalique, de l'excès de celui-ci par le carbonate de plomb, et enfin du plomb lui-même par l'hydrogène sulfuré, et on fait cristalliser par cvaporalion. Les cristaux renferment de la tyrosine, de la leucine et de l'acide glutamique ; on se débarrasse de la leucine par de l'alcool à 50 pour 100 chaud, puis on traite par l'eau bouillante qui dissout l'acide glutamique et laisse la tyrosine.

Propriétés. L'acide glutamique est en cristaux blancs, brillants, anhydres, appartenant au système rhombique; il fond vers 155 à 140 degrés en se décomposant partiellement; à une température plus élevée, il se décompose avec .production de gonttelettes huileuses, jaunes, à réaction alcaline, et en répandant une odeur de corne brûlée. 11 se dissout dans 100 pai'ties d'eau à 15 degrés, dans 502 parties d'alcool à 52 pour 100, et dans 1500 parties d'alcool à 80 pour 100. La solubilité est plus grande à chaud. L'acide glutamique dévie à droite le plan de polarisation.

Les solutions d'acide glutamique offrent une réaction franchement acide, sont douées d'une saveur astringente et décomposent les carbonates. L'acide glutamique n'est précipité ni par le nitrate d'argent, ni par l'acétate de plomb, même avec addition d'ammoniaque. 11 réduit le tartrate cupro-potassique et

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