GODARD
Une traduction du Vaidyaratna en langue hindi a été publiée à Agta, en
La bibliothèque de Vienne possède un manuscrit, intitulé aussi Vaidijavinoda^ qui a pour auteur, d'après le titre, Çankara, fils de Crîgandavançotlansa Crîmadanantabhatta, et que le savant Weber regarde comme un ouvrage différent du premier. Mais il est à remarquer que chacun d'eux débute par un chapitre traitant de l'examen du pouls, et que le second nom du père de Çankara pourrait bien être une altération du nom Çivanandabhatta, due à un copiste maladroit. Le manuscrit du fort William, à Calcutta, donne, pour l'auteur du Vaidyavinoda, le même Çankara ; celui du palais de Tanjore est anonyme.
G. LiÉTARD.
BiBLioGRAPHrE. — Weber. Haiidschri ftcH-Verzêichnisse der kœnigl. Bibliothek, etc., t. I. Sansc?-U-Handschriften, p. 299. cod. 975. — Oppert (G.). List of Sanskrit Matutscr. in Private Libraries of Southern India, etc. Madras, 1880, iii-8°, t. I, cod. 8260. — Dietz. Analecla medica, etc. Leipzig, 1835, in-8°, p. 134, cod. 16; p. 138, cod. 29; p. 142, cod. 36, 2. — Vaidijaratna; the Jewcl in Medicine in Hindi. Agra, 1864, in-8°. 92 p. In Tri'tbner's Record, fév. 1869, p. 579. » G. Ld.
Gon.iRD (Giillaume-L^mbert). Médecin de Verviers, membre de l'Académie de Dijon et de celle de Bruxelles, vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. 11 est l'auteur des mémoires et articles suivants insérés la plupart dans l'ancien Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacie :
I. La phijsicjue de l'âme humaine. Derlin, 1755, 2 vol. in-8° {appartient peut-être à un homonyme). — II. Observation sur une fièvre urticaire ou e'risypelateuse de la rare espèce. In Journ. de méd., chir. et pharm., 1759, t. X, p. 316 à 519. — III. Marque singulière de la grossesse du sexe. Ibid., 1759, t. XI, p. 529 à 532. — IV. Observation sur une crcroissance à la racine de la langue, extirpée par la ligature. Ibid., 1760, t. XIII, p. 66-67. — V. Histoire d'une plaie accompagnée de différents symptômes. Ibid., 1760, t. XIII, p. 250 à 264. — VI. Guérison d'une e'pilepsic qui rendait les yeux microscopiques. Ibid., 1760, t. XllI, p. 595 à 408. — VII. Histoire d'une fièvre continue qui dégénéra en intermittente anomale. Ibid., 1761, t. XIV, p. 205 à 211. — VIII. Mort subite causée pur le trop d embonpoint. Ibid., 1761, t. XIV, p. 401 à 410. — IX. Hijdropisie guérie par une attaque d'apoplexie. Ibid., 1761, t. XIV, p. 499 à 503. — X. Observation sur une fièvre cachectique. Ibid., 1765, t. XVIil, p. 324 à 329. — XI. Dissertation sur la nature, la manière d'agir, les espèces et les usages des antispasmodiques pi-oprement dits, qui a remporté le prix de l'Académie de Dijon en 1704. Dijon, 1705, in-S". — XII. Dissertation sur les antiseptiques, gui a obtenu l'accessit delà même Académie; imprimé dans lesdis^ert. sur les antiseptiques . Dijon, 1769, in-S". — XIII. Dissertation sur la vertu des noix de Galle prises intérieurement. In Journ. de méd , chir. et pharm., 1778, t. XLIX, p. 242. A. D.
GODARD (jEA>f-ERi\EST). Né le 18 août 1827 à Cognac, était le petit-fds, par sa mère, du docteur Marquel, élève favori et ami du chirurgien Desault. Son père dirigeait à Bordeaux uiie importante maison de commerce en relations avec nos diverses colonies, et sa mère, femme d'un esprit supérieur et d'une grande intelligence, s'était chargée de la première éducation de ses enfants, mission élevée des plus profitables qu'elle sut accompHr et mener à bien avec tant de sollicitude, que ceux-ci ne firent jamais rien sans son assentiment. Ernest Godard était destiné à succéder à son père, mais ses goûts l'entraînaient vers la science. A l'âge de dix-neuf ans, il vint à Paris achever ses études littéraires et prendre sa première inscription à la Faculté de médecine. Dès 1854, il se livre à peu près exclusivement à l'anatomie et à la physiologie et communique à la Société anatomique, alors llorissante, plusieurs mémoires sur des sujets de tératologie. En 1857, il communique à la Société de biologie un travail
iU GODARD.
remarqué et remarquable sur la monorchidie et la cnjptorchicUe chez Vhomme, travail dans lequel il donne, pour la première fois, une histoire complète de la cryptorchidie. Ce mémoire lui avait demandé plusieurs années; il fut récompensé de ce labeur opiniâtre par une haute récompense de l'Institut. A la suite d'une chute, Godard est atteint d'une arthrite qui l'oblige à prendre les eaux des Pyrénées. Il en profite pour visiter l'Espagne, d'où il revient avec le goût des voyages. Il passe sa thèse de doctorat en 1858, thèse originale sur l'absence congénitale du testicule. Dans ce travail, il établit d'une manière précise le diagnostic différentiel de l'anorcliidic double et de la cryptorchidie. Il part ensuite pour l'Algérie où il va étudier sur place les mœurs et les coutumes de l'Orient, et il rapporte de son voyage des notes intéressantes qui doivent être publiées un jour. Il reprend ses études de tératologie et fait paraître, en 1860, un nouveau mémoire intitulé : Recherches tératologiques sur V appareil séminal de rhomme, travail qui devait être complété par un ouvrage analogue sur les anomalies de l'appareil sexuel observées chez la femme. Il s'occupe de l'hybridité chez divers animaux et de la consanguinité, participant d'une manière toujours active aux travaux et à l'administration des sociétés dont il fait partie, notamment de la Société d'anthropologie de Paris. Son désir d'étudier, le goût des explorations, ses relations avec les savants, ses nombreuses lectures, l'incitent à un nouveau voyage en Orient, et il dirige ses pas vers l'Egypte, chargé d'une mission scientifique. Embarqué à Marseille le 3 février 1861, il visite successivement Alexandrie, le Caire, les cataractes du Nil, étudiant et observant sans cesse, jamais arrêté par les difficultés de sa mission périlleuse. C'est ainsi que le drogman qu'il a pris à son service et les matelots de la felouque qu'il a louée complotent de le voler et de l'abandonner dans le désert; et Godard, qui a surpris le complot, est obligé bientôt, le pistolet au poing, de défendre sa vie contre douze hommes. Puis le climat s'en mêle, et jusqu'à ses instruments d'optique et de physique qui se fendent et s'abîmeni sous l'influence de la cbaleur.
Il est atteint bientôt par une dangereuse affection, le bouton du ISil. Peu enclin à s'écouter et à demeurer en route, il continue ses excursions, pénétrant partout, soignant partout les autres, travaillant et dessinant sans cesse; les accidents des maux dont il est affecté s'aggravent et, après avoir visité Damiette, Jérusalem, il écrit ses diverses volontés. En septembre il se met en route pour Jaffa, incapable de marcher, et couche dans une litière portée par six hommes. Après douze jours de ce pénible voyage, il arrive dans cette ville, atteint d'une péritonite, et il écrit aussitôt à sa mère cette lettre touchante : « Reçois, lui dit-il, les adieux de ton fils mourant par zèle pour la science; « il lui manque la consolation des baisers des siens, et surtout les baisers de « sa mère. Donne un souvenir à mes amis, fais un musée de mes collections, « et plus tard donne-le, en mon nom, à la ville de Bordeaux. Donne mes « travaux en train à mon ami le professeur Robin, les autres à M. le pro- « fesseur Gosselin. Adieu, pauvre mère! je t'embrasse comme je t'aime, et je « songe à ta douleur, en te voyant privée de ton fils. » Quelques jours après, le 21 septembre 1862, il n'étaitplus. Godard était aimé de tous, maîtres, amis, camarades et collègues, et, lorsque la nouvelle de sa mort parvint en France, ce fut un véritable deuil dans les sociétés savantes dont il faisait partie ou dont il avait été lauréat. Loin d'elles, il y pensait sans cesse, et il laissait, par testament, à chacune, à l'Institut, à l'Académie de médecine, aux Sociétés d'ana-
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tomie, d'anthropologie et de biologie, de quoi fonder un prix perpétuel sur un détail de la science se rattachant à leurs programmes. Ernest Godard était un esprit droit et honnête, vers lequel on se sentait attiré, serviable sans bruit et tout dévoué à la science ; il était artiste par goût et par tempérament. Il a laissé un grand nombre de notes et de dessins qui ont servi à la publication de l'ouvrage Egypte et PaleUine. Nous connaissons de lui :
I. Sur une valvule du canal de l'urèthre. In Bull, de la Soc. nnat., t. XXIX, 1854, p. 137. — II. Testicule tuberculeux. Epdidyme paraissant complètement sain. Tubercule de la tunique albuginée. Ibid. , t. XXX, 1855, p. 428. — III, Femme ayant deux vagins séparés par une cloison verticale complète et deux cols utérins de forme et de volunv' différents. Ibid., p. 451. — lY. Vice de conformation des organes génito-urinaires. Vagin ayant 5 centimètres et demi de profondeur, communiquant avec la cavité utérine par un canal étroit de même longueur et formé par la moitié postérieure du vagin rétréci. Ibid., p. 435. — Y. Testicule tuberculeux. Ibid., p. 529. — VI. Testicule cancéreux. Ibid., p. 548. — YII. Tumeur ércctile cutanée traitée par le perchlorure de fer appliqué localement. Xote sur l'analomie, le mode de développement et le traitement des nœvi cutanés. Ibid., p. 552. — YIII. Trow cas d'atrésie du rectum. In Compf. rend, de la Soc. de biol., 1855. — IX. Sur la structure des tumeurs érectiles. Ibid., 1856. — X. Observations d'épididytnite aiguë. Ibid., — XI. Étude sur monorchidie et la cryptorchidie chez Vhomme. Paris, 1857, in-8°; €t Compt. rend, de la Soc. de biol., 18.t7. — XII. Recherches sur la substitution graisseuse du rein. Paris, 1858, in-8°. — XIII. Études sur l'absence congénitale du testicule. Thèse de Paris, 1858, in-4''. — XIV. Eecherclics téralologiques sur l'appareil séminal de l'homme. Paris, 1860, in-8°. — XV. Egypte et Palestine. Observations médicales et scientifiques. Paris, 1867, in-8% et atlas, in-4°. A. D.
CiODD.l.RD (Jo.\A.THA-x). Médecin anglais né à Greenwich vers 1017. Il commença ses études médicales à la célèbre Université d'Oxford et il les termina à Cambridge, où il fut reçu docteur en 1645. Établi à Londres, il fut nommé fellow du Collège des médecins en 1646 et fut chargé, en 1648, des Giihtonian Lectures. Entré dans le corps de santé militaire, il fut nommé médecin en chel de l'armée anglaise par Cromwell qu'il accompagna en Irlande, puis en Ecosse. Rentré à Londres, après la bataille de Worcester, il fut placé par le Protecteur à la tête du collège de Mertouet reçut le titre de docteur en médecine d'Oxford, Cromwell étant chancelier de cette Université. Celui-ci l'emmena de nouveau avec lui en Ecosse, et il fut au nombre des déléiirués charçrés de régler les détails administratifs de la réunion de ce pays à l'Angleterre. Après la dissolution du Parlement, Goddard représenta l'Université à la nouvelle assemblée législative de 1652 et il fut bientôt nommé conseiller d'Etat. Professeur de médecine au collège de Gresham depuis 1855, il tit partie de la Société royale, et on lui a attribué longtemps, dans son pays, la construction des premiez's télescopes. Lorsque Charles II monta sur le trône, Goddard perdit toutes ses places, mais il •reprit sa chaire de médecine à Gresham, où il fit ses cours avec succès. Il y mourut d'apoplexie le 24 mars 1674. Nous citerons de lui :
I. A Discourse concerning Physic and the }Ia?iy Abuses ihereof by the Apothecaries. Londres, 1G68, in-S". — II. A Discourse setting forlh Unhappy Condition of the praclice of Physic in London. Londres, 166", in-4°. — III. The CoUedge of Physicians vindicaled. Londres, 1676, in-4°. — IV. Areana Goddardiana ; inséré à la lin de la deuxième édition de la Pharrnacopœia Bateana. Londres, 1681, in-8°. A. D.
GODEFROT (LeS DEUX).
Godefroy (Yictor). Né à Rennes en 1804, reçu officier de santé dans cette ville, accompagnait, en cette qualité, une mission scientifique envovée à Manille par le gouvernement, lors de l'invasion du choléra. A peine arrivée,
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la Commission fut obligée de se démembrer, plusieurs de ses membres ayant été tués dans une émeute populaire. Là, comme ailleurs, le peuple accusait les médecins et les «avants d'avoir empoisonné l'eau. Victor Godefroy fut grièvement blessé, et l'un de ses trères, Félix, qui l'accomptignait comme naturaliste, fut tué. A. D.
Godefroy- (Auguste-César-Fp,a>çois). Frère du précédent, né à Rennes en 18U5, a été reçu docteur de la Faculté de Paris, le '21 avril 18.'6. Aussitôt muni de son diplôme, il s'établit dans sa ville natale et ne tarda pas à se livrer à la pratique des accouchements. Il acquit bientôt en obstétrique une réputation méritée et fut nummé professeur d'accouchements à l'École de médecine de Rennes. C'est en cette qualité qu'il dirigea avec succès le cours d'instruction des élèves saKes-fcmmes. Laborieux et actif, il recueillait toutes les observations intéressantes, tant de sa clientèle que de sa pr?tique d'hôpital, et il avait commencé de réunir aussi une collection de pièces ostéologiques, bassins, etc., qu'il destinait au musée de l'école. Rien quf médecin, et absorbé par sa profession, il n'accepta jamais les Ibnctions municipales ou administratives qui, à diverses reprises, lui furent offertes par ses concitoyens, et il est mort le 5 juillet 1875, dans sa soixante et onzième année, après avoir commencé un accouchemt^nt, qu'il ne put terminer. 11 a publié un grand nombre de mémoires et d'articles originaux, insérés la plupart dans la Revue de thérapeutique médicochirurgicale, de Martin Lanzer, dont il était le condisciple. >'ous citerons les principaux :
I. De l'asthme essentiel comme nc'vrose des bronches. Paris, 18ÔG, in-4°. Thèse de doct. — II. Opération césarienne avec suture de la matrice. In Journ. des connaissances médicochirinr/icales, 8^ année, 1841. t. Il, p. 145. — III. Note sur une nouvelle manœuvre applicable à quelques cas de version, année IX, 1841, t. I, p. 198 — lY. Anléveisions de matrice à quatre mois de grossesse réduites au moyen de la position seule. Ibid., t. II, p. 165. — V. Compte rendu de la clinique d'accouchements de l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Rennes, 12^ année, 1844, t. I, p. 49. — VI. Thérapeutique du thrombus vulvaire. Ibid., p. 105. — VIL Thérapeutique du croup. Ibid., 13' annt^'e, 1845, t. I, p. 10, Compte rendu de la clinique d' accouchements de l Ecole de médecine et de pharmacie de Rennes, pour l'aiiH' e 1844. Ibid., p. 92. — VIII. Du traitement de la rétroversion utérine pendant la grossesse. Ibid., 14" année, 1846, t. I, p. 54. — IX. De l'application du forceps aude'lroit supérieur, 20° ann., 1852, 2' série, t. II. p. 125. — X. Traitement des hémorrhagies par inertie de l'utérus. La main de l'accoucheur est le meilleur hémostntique. Ibid., p. 22.J et 255. — .\I. Corps étranger dans le rectum. In Revue de thérapeutique médicochirurgicale, 1855, p. 6U2. — Xli. Sur la contagion de Vecthxjma. Ibid., 1855, p. 258. — XIII. Ecthyma; développement à l' avant-bras du médecin à la suite d'un accouchement. In Gaz. médic, 1855. — XIV. Obsei-vations d'accouchements prématurés artificiels au moyen de douches d'eau à 50 degrés Réaumur. In Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, 1857, p. 044. — W, Observatio)i d opération césarienne vaginale dans l'éclanipsie des femmes en travail. Ibid., 1858, p 540. — XVI. Dijstocie par rétrécissement du vagin. Ibid., 1861, p. 564. — XVII. De la rétroversion de l'utérus au cinquième mois de la grossesse et de sa réduction par un nouveau procédé. Ibid , 1862, p. 31, 59. — XVIII. Dystocie hydrocéphalique. Ibid., p. 116. — XIX. Du fucus vesicolosus contre l'obésité. Ibid., p. 519. — XX. Des semences de citrouille contre le ténia. Ibid., 456. — XXI. Dystocie par oblitération complète du col utérin; opération césarienne vaginale. Ibid., p. 508- — XXII. Examen des organes yenitaux et du bassin de la femme vide ou grosse. Ibid., 1865, p. 91, 121, 148, 172. — XXUl. De la position à donner à la femme dans les cas ou Vart doit venir au secours de la natwe. Ibid., p. 260, 512. — XXIV. Du tamponnement du vagin et de ses indications dans les hémorrhagies utérines. Ibid-, p. 4S0. — XXV. Hygiène des femmes en couche. Ibid., 1864, p. 227, 261. — XXVI. Du forceps et deson emploi. Ibid., p. 555, 564. — XXVII. De la délivrance. Ibid., 1805, p. 88. — XWllI. Du bassin conique. Ibid., p. 541. — XXIX. Atrésie de l'anus. Ibid., p. 342. — XXX. Traitement palliatif et même curatif de la chute de la matrice par la substitution de l'éponge au pessaire. Ibid., 1806, p. 555. —
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XXXI. Hémorrhagie intva-utc'rine à huit mois de grossesse ayant déterminé V accouchement et la mort du fœtus. Ibid., p. 5tji. — XX.XU. Rétroversion utérine à quatre mois et demi de grossesse. Réduction instantanée par mon procédé. Ibid., 1867, p. 594. — XXXIII. De Féclampsie jmerpérale et de son traitement Ibid., 18(38, p. ô2, 59, 87, 115 et 143. — XXXIY. De la persistance de la membrane hymen après le coït et au moment de l'accouchement. La persistance de cette membrane peut pendant la grossesse induire en erreur touchant l'état de la peisonne visitée et être une cause de dystocie au moment de l'accouchement. Ibid., 1870-1871, p. 59 et 80. — XXXV. De l acide phénique dans la variole. Ibid., p. 515. — XXXVI. Des présentations de l'épaule et de leurs diverses terminaisons. Ibid., p 619. — XXXVII. Accouchement prématuré artificiel dans le but de pt-évenir la mort intra-utérine du fœtus. Ibid., p. 982. — XXXVIII. Grossesse double; version spontanée de l'un des foetus; version par manœuvre externe de l'autre; Accouchement spontané; dents congénitales chez les deux enfants. Ibid., 1872, p. 291. — XXXIX. Hymen persistant après cinq années de mariage. Ibid., p. 542. — XL. De l'accouchement forcé. Ibid., 1875, p. 545. — XLl. Ramollissement des symphyses du bassin pendant la g7-ossesse ; divulsion des symphyses pubiennes et sacro-iliaques piendant une application de forceps au-dessus du détroit supérieur ; mort de la femme. Ibid., p. 590. — XLII. Rachitisme et fracture congénitale. Ibid., p. 597. — XLIIl. De ï accouchement prématuré artificiel. IbiJ., 1875, p. 40. — XLIV. Dystocie essentielle du coté de la mère due à la présence dans le petit bassin de deux kystes ovariens; opération césarienne et ovariotomie; en fant vivant ; mort de la mère; études des kystes qui contiennent des monstres parasites endocymiens, du genre endocyme. Ibid., p. 515. A. D.
GÔUEV (IIans-Adolph). Médecin allem.ind, né à Fiiedland, dans le Mecklembourg, le 14 mai 1785, étudia la médecine à Gotlingue et à Berlin, et fut reçu docteur à celte dernière Université en 1800. Il exerça l'art de guérir tout d'abord à Dargun, fut en 1812 privat-docent à Berlin, se fi.xa en 1814 à Bunzlau, en Silésie, et enfin à Friedland en 1818. 11 mourut dans cette ville le 14 novembre 18"26.
« Ses ouvrages, dit Dezeimeris, écrits dans le goût de la Philosophie de la nature et d'après des principes qui lui sont propres, paraissent avoir obtenu quelque faveur en Allemagne. On les aurait accueillis moins favorablement en France. »
Citons de lui :
I. Andeulung der Idée des l.ebens. Berlin (1808), in-8''. — II. Ein Fragment zum System der Krankheiten des Menschen. Berlin, 1X00, iii-8°. — III. Théorie der Enlzundung, ein nosologisches Fragment, als Ankûndigung seines Werks ûber den Typhus. Berlin. 1811, in-8°. — IV. Ueber die Natur und Bchandlung des Typhus. Ein Yersuch in wisscnschafllich erfalirnem Sinne. Ilernusgegeben und mit einer Vorrede versehen von Dr. Ernst Horn. Berlin, 1811, in-8°. — V. Bemcrkungen ûber die Natur u id Behandlung der Ijichl. In Hurn's Archiv fur med. Erfahrung. Ed. II, i811. — VI. bemerkungen ûber die Febris nervosa epigastrica. Ibid., Bd. I, 18 12. — VU. Bemerkungen ûber das gastrische Fieber. Ibid., Bd. Il, 1812. — VIII. Bemerkungen ûber das Wesen der Bôsartigkeit im Fieber. Ibid., 1814, p. 275. — IX. Die Geschichte des ansteckenden Typhus, in vier Bûche? n, 1. Band, 4. Buch. Das Wissenschafthche. Breslaa. 18 16, iu-S". — X. Von der Arzneikraft der Phosphorsâure yegen den ansteckenden Typhus. Beilin, 1815, in-8°. — XI. Vun dem Hese/i der Medizin, eine Einladungsschri/t zu seinen Vorlesungm, etc. Berlin, 1812, in-4°. — Ml. Von der Bedeutung und Heilmelhode der Wasserscheu. Bnslau, 1816, in-8°. — XIII. Vo)i dem Wesen und Heilmelhode des Scliarlach- Fieber s. Brlin, 1822, in-8'>. — XIV. Von dem Delirium tremens. Berlin, 1826, in-S". — XV. Thomas Sydenham; ûber seine Bedeutung in der Heitkunst. Berlin. 1827, in-8°. L. Hx.
GODERXAL'X: (PouDRE Di;). La composition de cette poudre autrefois célèbre sous le nom de pondre unique n'est pas hien connue, ou, du moins, l'analyse qui en a été faite par divers cbimistes n'a pas donné toujours les mêmes résultats, ce qui peut faire présumer que sa composition a varié. On y a trouvé du mercure métallique, du calomel, de l'antimoine, du charbon. On l'employait contie les dartres, l'épilepsie, la syphilis, etc. D.
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GODI (Giovansi-Antonio). Médecin italien du dix-septième siècle, fut reçu docteur en médecine et en philosophie, en 1619, à l'Université de Bologne, où il ensei'^'na l'année suivante la logique; plus tard il obtint la chaire de médecine théorique et, probablement en 1051, celle de chirurgie et d'anatomie. Guglielmini et Mazzelti le citent comme un anatomiste vraiment distingué, ce dont fait aussi foi l'inscription suivante placée sur les murs de l'École de Bologne : D. 0. M. Quod dissecta secretioris anatomes prœcordia, lahijrinleosque recessus fideliter subjecerit oculis, et non diibio inhiantis juventœ tectui extricaverit ; quod manufacUUma, lenissimisque medelis popidatos humani cor ports artus attrectandi in pristinam salutem, ac decorem restituendi certam normam monstraverit. la. Ant. Godlum Bonon. ingenio, arte, doctrina, eloquio œvi sui philosophis ac medicis onuiibits parem ntraq. Artist. Univer. hoc grati animi monumento veneratur. An. Redempt. Orbis 1055 Mens. Decemb. (Medici).
GODIER (Frédéric). Né en 1800 à Angers, fit ses études médicales à Paris, où il fut reçu docteur en 1825. Il s'établit ensuite dans cette ville, et s'occupa surtout du traitement des déviations et défoi'mations de la taille, ayant formé l'un des premiers établissements orthopédiques. II est mort en 1842. On connaît de lui :
I. De l'érysipèle flegmoneux. Thèse de Paris, 1825, in-4°. — II. Mémoire sttr l'emploi des chlorures à l'intérieur. In Journ. géii. de me'd., 1827. — III, Mémoire sur l'emploi de r/tijdrale dr potasse à Vintér'ieur dans le traitement de la goutte. Ibid., I8'28. — IV. Chlorure d'oxyde de sodium interne et externe contre les maladies scrofuleuses. In Journal gén. de méd., 1829. — Y. Observation d'épilepsie traitée par le sedum acre, analysé par M. Caventou. Ibid-, 1850. — VI. Précis de rachidiorthosie, nouvelle méthode pour le redressement de la taille sans lits mécaniques ni opérations chirurgicales. Paris, 1842, in-S" (avec J.-N. Chailly). — VIL Conversion d'un?nédecin. Paris, 1845, in-S". A. D.
GODix (Nicolas). Médecin du seizième siècle, né à Arras, dont il était le médecin pensionné. Il est l'auteur de deux ouvrages devenus très-rares :
I. La chirurgie pratique de Jean de Yigo. Trad. du latin. Paris, 1531, in-S", Lyon, 1537. — II. La chirurgie militaire, très-utile à tous chirurgiens, composée par Nicolas Godin d'Arras, translatée du latin en françoys, par M. Jean Blondel, avec un recueil d'aucunes erreurs aijoulté par ledit Goddiu. Gand, 1555, in- 12; Anvers, 1558, in-8°. Cette dernière édition porte le nom de Jacques Blondel seul dans quelques bibliographes. A. û.
GODMAX (JoH>-D.). Médecin américain distingué, né à Annapolis, dans le Maryland, vers la fin du dix-huitième siècle. Il eut le malheur de perdre de bonne heure son père et fut rais en apprentissage chez un imprimeur de Baltimore ; mais, le métier ne lui plaisant pas, il s'engagea comme matelot, vers 1815, dans la flottille en station dans la baie de Chesapeake, et combattit bravement les Anglais sous le cominodore Barney. A la fin de la guerre, âgé seulement de quinze ans, il commença l'étude de la médecine. Il eut pour premier maître Lucket, de Lancaster, en Pennsylvanie, puis revint à Baltimore, où il se mit au service de Davidge, alors professeur d'anatomie à l'Université de Maryland. Il travailla avec une telle ardeur et se distingua à un tel point de tous ses condisciples, qu'il fut chargé, avant même d'avon- obtenu ses degrés, d'enseigner l'analomie à la place de son maître, empêché par une fracture de faire son cours. Il s'acquitta de sa tâche brillamment et peu après prit le bonnet de docteur.
GODMAN. 47l>
Godman se fixa ensuite dans un petit village d'Anne-Arundel county, dans le Maryland. Il consacra ses loisirs à l'étude des sciences naturelles, mais, ne trouvant pas le champ assez vaste pour ses études, il retourna à Baltimore et se livra avec passion à l'anatomie. Quelque temps après, vers 1821, il alla s'établir à Philadelphie, mais à peine fixé dans cette cité il reçut une invitation pressante pour occuper la chaire d'anatomie du Collège médical d'Ohio, qui venait d'être fondé à Cincinnati, mais il ne conserva ce poste que pendant un an (1822), et rentra à Philadelphie, plutôt pour continuer ses études scientifiques que pour se créer de la clientèle. Il fonda un cours privé d'anatomie qui, quelques années après, était suivi par cent élèves ; mais il ne se contenta pas d'enseigner et de passer ses journées dans la salle de dissection, il employait ses nuits à rédiger ses observations d'anatomie et de physiologie, à écrire des articles pour les journaux médicaux et scientifiques, à travailler à son histoire naturelle, etc., et par suite de ses fatigues excessives acquit le germe de la phthisie qui devait l'emporter peu d'années après.
La réputation de Godman comme anatomiste s'était étendue dans toute rUnion, de sorte qu'en 1826, quatre ou cinq ans après son établissement à Philadelphie, il fut appelé à occuper la chaire d'anatomie du Rutgers Médical Collège à New-York. Ici, comme partout oîi il passa, il acquit une extrême popularité et eut un auditoire très-nombreux d'élèves et d'admirateurs. Mais le mauvais état de santé et le climat rigoureux de New-York ne lui permirent pas de conserver ce poste pendant plus de deux ans, et il dut i-echercher une résidence dans un climat plus doux. 11 se rendit avec sa famille dans les Antilles, puis en été alla se fixer à Germanlown. C'est là et à Philadelphie qu'il passa le reste de sa vie. 11 mourut en 1850, unanimement regretté comme homme et comme savant de premier ordre,
Godman a beaucoup fait pour le journalisme médical en Amérique ; il rédigea avec Dewees et Chapman le Philadelphia Journal of the Médical and Physical Sciences^ fondé par Chapman en 1820; il conliima avec Littell le Journal of Foreign Médical Literature, fondé en 1821 par Emieu et Priée, et en 1822 fonda lui-même à Cincinnati le Western Quarterly Reporter, le premier journal qui parut dans la vallée du Mississipi ; quoique ce recueil n'ait vécu que peu de temps, il n'en fut pas moins le point de départ, dans l'Ouest, d'un grand nombre de publications similaires.
Godman est encore l'auteur d'un grand nombre d'excellents ouvrages sur l'anatomie, la physiologie, l'histoire naturelle, etc. Nous citerons :
I. Neurological Table, exhibiting a View of the Head. Philadelphia, 1825. — II. Analytic Analomy, a Lecture Inlroductory to a Course deliiered in the Philadelphia Anatomical
Rooms, Session of 1825 Philadelphia, 182i, iu-S". — IIl. Anatomical Investigations,
comprehending a Description of Various Fasciae of the Euman Body, the Discoveries on Formation ofPericardiiim by the Fascia siiperficialis, etc. Philadelphia, 1824, in-8°, 10 pi. —
IV. Analomy taught by Analysis; an Inlroductory Lecture. Philadelphia, 1826, in-S». —
V. Inlroductory Lectures to the Course of Analomy and Physiology, in Rutger Médical
Collège, delivered 1826. 1827. New York, 1827, 1828, in-S". — VI. Addresscs delivered
on Various Publie Occasions wilh an Appendix containing a Brief Explanation of the Injurions Effects of Tight Lacing iipon the Organs and Fuiictions of Respiration. Circulation, Digestion, etc. Philadelphia, 1829, iii-8°. — VII. A Sysletyi of Natural History of American Quadrupeds. Philadelphia, 1826, 3 vol. 111-8°. — VIII. Eambles of a Naturalist. Philadelphia, 18Ô0, 111-8° (posthum). — IX. Godman publia l'édition américaine d'Astley Gooper : On Dislocations. Philadelphia, 1825, iii-8°, pi. ; 2d Amer. Edit. Ibid., 1851, in-8°, et une édition de J. et Cli. Dell : The Analomy and Physiology of the Human Budy, 2 vol. in-8°. — X. Traductions : J. Goster, Manual of Surgical Opérations, Iranslaled froni the
480 GODOY (Les).
French with Notes. Philadelpbia, 1825, gr. in-12; Jul. Cloquet, Manual of Descriptive Anatomij of the Huina/i Body. Boston, 1827, Jn-4°. — XI. Noie on the Actions oftheMuscular Sijstem. In PInlad. Jouni. Acad. Nat. Se, t. I, p. 270, 1820. — XII. Some Observations on the Propriety of Explaining the Actions of the Animal Economy by the Assistance of the Physical Sciences. Ibid., t. III, p. 46, 1821. — XIII. Description of the Os hycides of the Mastodon. Ibid., t. IV, p. 67, 1824 — XIV. Contributions lo Physiological and Pathological Anatomy. In Chapman's Philad. Journ. ofMed. a. Phijs. Se, t. IX, p. 549, et t. X, p. 78, 1825, 2 pi. — XV. Note of an Interesling Fact connected with the Physiology of Vision. In Amer. Journ. of Med. Se, t. I, p. 165, 1827. — XVI. Un grand nombre d'autres articles dans les journaux médicaux et scientitiques et tous les articles d'histoire naturelle de l'Encyclopédie américaine, jusqu'à la lettre D. L. Hx.
GODO^IOLLA. Nom donné à Java à une plante qui est réputée diurétique. D'après Horsfield, ce serait une sorte d'armoise, VArlemisia maderas patana, qui fait actuellement partie du genre Grangea [voy. ce mot).
Pl.
Bibliographie. — Horsfield. Catalogue des plants de Java. — llÉnAT et De Lexs. Dictionn. mat. médicale, III, 591. Pl.
CiODOY (Les). Parmi les savants espagnols de ce nom, nous citerons :
Godo?- (JiAN-GoTiERREz de). Né à Jaen, vers la fin du seizième siècle, étudia la médecine à l'Université d'Alcala de Henares, où il fut l'un des élèves de Pedro Garcia Carrera. Il s'y fit recevoir docteur en philosophie et en médecine, puis se fixa dans sa ville natale oîi il exerça 1 art de guérir avec réputation pendant un grand nombre d'années, [l devint médecin du cardinal Don Baltasar Moscoso y Sandoval, évèque de Jaen, et plus tard médecin de la chambre du roi d'Espagne. Nous connaissons de lui :
I. Disputationes philosophicae ac medicae super libros Aristotelis de memoria et reminisceiitin, phisicis utiles, medicis necessariae, duobus libris contentae. Jaen, 1629, in-4°. — II. Très discursos para probar que cstdii cbligadus d criar sus hijos à sus pechos todas las madrés, cuando tienen buena salud, fuerzas, buen temperamenlo , buena lèche, y suficiente para alimenlarlos. Jaen, 1629, in-4''. — III. Advertencias y preceptos générales con los cuales pueden fàcilmente los mrdicos tasar cualquier recela de las boticas. Jaen, 1852, in-4°. — IV. Qiuestio medica : Utrum, in opertione fonticulorum actuali cauterio necessario perforanda sit utraque cutis; an vero sufjiciut iiiurere exlernam cuticulain? S. 1. n. d (Jaen). — '^.Quœstio medica nonvulgaris, an possibile sit in rabientium urinis canes parvos generari? S. 1. n. d. — VI. Quœstio medico-practica de ministranda aqua nive refrigerala œgrolo die expurgalionis. S. 1. n. d. L. Hn.
Godoy (Fra>cisco de). Médecin du dix-septième siècle, né à Malaga, a pratiqué son art à Séville et écrit un ouvrage curieux au sujet d'un cada\re qui se conserva sans altération durant vingt-cinq ans ; il y combat les croyances au miracle ou à une indueiice diabolique que ce fait avait fait naître, pour indiquer los causes naturelles du phénomène :
Biscurso filosofico, moral y politico, en que se describen las causas que pueden jyreseriar un cuerjio de corrujicion ; niotivado de un cadaver que despues de 25 aîios que se sepultô, el présenta de 1674 fue hallado incorruplo en la parroquia de San Miguel de esta nobilisima ciudad. i:evilla, 1675, in-4°. L. H.n.
Godoy (Pedro de). N'était pas médecin, mais mérite d'être cité pour avoir combattu à outrance et avec beaucoup d'esprit les idées bizarres d'Aldrele et sa prétendue dccouverle d'une panacée pour tous les maux.
I. Biscurso serio-jocoso sobre la nueva inveucion del agua de la vida, y sus apologias, en que, entre burlas y veras, se dicen veras y burlas, etc. Madrid, 1682, in-4°. — H. Segundo
GOELAND. -iSI
discurso serio-jocoso sobre la niieva invencion del agua de la vida, en que respondîendo à iina apologia, entre veras y hurlas, se liacen las hurlas veras, etc. 1682, 111-4°. L. Un.
eODRO\'\É (Canal) ou canal de Petit. Espace compris entre le corps vitre' et le corps ciliaire [voy. Œil). On appelle godrom les plis en forme de tuyaux qu'on imprime avec le ter chaud aux garnitures des bonnets, aux jabots, aux fraises, etc. D.
GŒBEL. Voy. GÔBEL.
GŒDART (Jean). Naturaliste et peintre hollandais, né en 1620, mort en ■ 1668. Le premier il observa avec soin et décrivit les mœurs des insectes. « Ses descriptions cependant n'embrassent que la figure extérieure des corps et ne pénètrent pas encore dans Tanatomie et le jeu physiologique des organes. Aussi a-t-il commis de graves erreurs, comme lorsqu'il établit sans en comprendre la cause que les chenilles produisent quehjuel'ois des mouches au lieu de papillons ». 11 a cependant fait un grand nombre d'observations exactes et a constaté, entre autres, le rôle des ailes dans la stridulation de la sauterelle.
Sa Description de l'origine, de l'espèce et des niétamorphoi^es des vers, etc., d'abord publiée en hollandais (Middelbourg, 3 part, in-8 sans date, avec 150 planches ; la dédicace est de i(i62), a paru en latin sous le titre : Metamorphosis et lûstoria naturalis Insectorum cuia commentario lo. de Mey, etc. (Middelb., 1662-1667), et en français sous le litre: Histoire des Insectes, etc. (Amsterdam, 1700, 5 vol. in-12). 11 en existe une traduction anglaise par Lister (York, 1682, in-4) et une édition latine par le même auteur, avec additions (Londres, 1685, in-8, 14 pi.). L. H.n.
GOÉLAND. Les Goélands, qu'on ne peut séparer des Mouettes, sont, comme chacun sait, des oiseaux de l'ordre des Palmipèdes {voy. ce mot). Us constituent la principale tribu [Larince, de la famille des Laridés [Laridce], (|ui renferme aussi les Stercoraires {Lestrinœ) et les Sternes ou Hirondelles de mer [Sterninœ), dont il est question dans une autre partie du Dictionnaire {voy. les mots Stercoraire et Sterîje).
Les Lariens [Larinœ) correspondent eu partie à l'ancien genre Larus de Linné ; ils dilfèrent des Sterniens et des Stercorariens par la ibrme de leur bec, qui n'est ni recouvert à sa base par une portion membraneuse comme chez les derniers, ni grêle et effilé comme chez les Hirondelles de mer; la mandibule supérieure, solide dans toute son étendue et crochue à la pointe, porte les ouvertures nasales peri:ées, à quelques exceptions près, dans sa portion médiane, et la mandibule inférieure présente un angle plus ou moins saillant an point de rencontre de ses branches. Les tarses, de hauteur moyenne, se terminent par trois doigts antérieurs réunis au moyen d'une membrane et par un pouce libre, inséré en arrière ; quelquefois, cependant, ce quatrième doigt est complètement atrophié. Les ailes sont pointues, et la queue, formée de douze pennes, n'affecte que très-rarement une forme conique, et se trouve presque toujours coupée carrément à l'extrémité. Le plumage, chez les individus adultes, offre constamment i-ur les parties inférieures du corps du blanc pur ou du blanc losé, et, sur les parties supérieures, du gris ardoisé ou du gris cendré plus ou moins foncé. En outre, dans quelques espèces, la. tète se couvre, dans la saison des amours, d'un capuchon de couleur sombre.
DICT. ESC. i' s. IX. i\
482 GOELAND.
Cette tribu compte des représentants sur toute la surface du globe, mais surtout dans les régions septentrionales. La plupart d'entre eux se tiennent sur les côtes ou dans leur voisinage, et, par leur présence, annoncent aux marins presque infailliblement la proximité de la terre ferme. Quelquefois ces oiseaux remontent les grands fleuves et, principalement à la suite des tempêtes, se montrent dans l'intérieur des terres; mais, nous le répétons, ce sont les rivages de la mer qui constituent leur séjour de prédilection. C'est là qu'au printemps, sans se donner la peine de faire un nid, ils déposent, sous l'abri d'un rocber ou dans une simple excavation du sol garnie d'un peu de mousse ou d'iierbes marines, trois ou quatre oeufs parsemés de nombreuses tacbes brunes sur un fond gris, brunâtre ou verdâtre. Les petits naissent couverts d'un duvet épais et sont pendant longtemps nourris par leurs parents. Ce n'est guère qu'au bout de la deuxième ou de la troisième année que les jeunes ressemblent aux adultes sous le rapport du plumage, et, quand ils sont tenus en captivité, ils prennent plus tard encore leur livrée définitive, qui est la même pour les deux sexes. Les proportions seules diffèrent, la femelle étant généralement un peu plus petite que le mâle.
Le régime des Goélands et des Mouettes est exclusivement animal. Ces oiseaux se nourrissent |)rincipalement de poissons, de mollusques et de crustacés qu'ils pccbent le long des côtes, mais ils se jettent aussi avec avidité sur les corps en décomposition que le flot ramène sur le rivage, et sur les débris de cuisine qui sont rejetés par-dessus bord. Aussi voit-on fréquemment des troupes de Mouettes volant ou nageant autour des navires à l'ancre dans le port, ou courant sur la grève où sont écbouées les barques de pêclie. Quand ces animaux voraces ont découvert quelque proie, ils se la disputent en poussant des cris aigos, qui parfois ressemblent à un éclat de rire. Aussi certaines espèces ont-elles reçu les noms de Mouette rieuse, de Goéland rieur {Larusridibundus, Larus cacinnnans) .
Les Goélands marchent à pas précipités,- ils nagent admirablement, mais ne plongent pas volontiers; leur vol est léger sans être rapide, et ils peuvent pendant des heures entières flotter gracieusement dans les airs, à la manière de certains oiseaux de proie. Quand un objet brillant attire leur attention, ils se pi'écipitent souvent avec une grande impétuosité pour l'atteindre, et c'est ainsi que dans les contrées où on leur fait la chasse on parvient à les attirer en jetant en l'air un mouchoir blanc. Une fois qu'on est parvenu à abattre un premier individu, on se sert de celui-ci comme appât et on peut ainsi descendre à coup de fusil toute une troupe en quelques instants. Ailleurs, on prend ces oiseaux dans des collets ou dans des filets, ou bien encore avec des hameçons amorcés avec du poisson. Un Goéland adulte est cependant un triste gibier, et les jeunes seuls méritent quelque estime, encore faut-il que leur chair soit bien préparée. Au contraire les œufs sont assez recherchés et entrent pour une assez lai'ge part dans l'alimentation des Norvégiens et des Groënlandais, qui se servent aussi des petites plumes des Mouettes pour remplacer l'édredon.
Un grand nombre d'auteurs se sont occupés successivement de l'étude des Lariens, et ont essayé de rendre plus facile la connaissance des diverses espèces de ce groupe en les distribuant en un grand nombre de genres formés aux dépens de l'ancien genre Larus; mais trop souvent leurs efforts n'ont contribué qu'à jeter de la confusion dans un sujet qui par lui-même était déjà très-compliqué. C'est ainsi que le prince Ch.-L. Bonaparte, dans son Tableau des Longipennes, a admis presque jutant de genres de Mouettes qu'il y a d'espèces ! De
GOELAND. 483
tous ces genres cinq seulement : Pagophila, Rissa, Larns Rhodostethia et Xema, méritent d'être conservés.
Les Pugophiles {Pagophila Kaup) ont le bec épais, robuste et beaucoup plus court que la tête, les ailes très-aiguës, avec les rémiges falciformes, la queue longue et égale, les tarses très-courts, scutellés en avant, réticulés en arrière, les doigts antérieurs réunis par des membranes profondément échancrées et armés d'ongles recourbés et le pouce lui-même rattaché au doigt interne au moyen d'une membrane dentelée. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, la Pagophile blanche (P. eburnea Phipps), qui à l'âge adulte et pendant l'été porte une livrée blanche, nuancée de rose principalement sur les parties inférieures, et qui a le bec jaune, les pattes noires, les yeux bruns, avec un cercle rouge formé par le bord libre des paupières. Celte espèce habile les régions arctiques, de la ^"ouvelle-Zemble à la baie de Baffin, et la partie orientale de l'Amérique boréale ; elle s'égare parfois jusque sur nos côtes.
Les Mouettes tridactyles [Rissa Leach) se distinguent en général des autres Motiettes, comme leur nom même l'indique, par la présence de trois doigts seument, le pouce ayant avorté. Ce caractère toutefois n'est pas constant, M. le docteur Coues s'en est assuré en examinant des centaines de Mouettes provenant des côtes septentrionales de l'océan Pacifique et de l'céan Atlantique, et quelques individus du genre Rissa ont même le pouce aussi bien développé que les Mouettes ordinaires. Néanmoins, ces individus ne sauraient être rapportés au genre Lariis proprement dit, car, d'après M. H. Saunders, ils ont, comme tous les représentants du genre Rissa, le tarse d'une brièveté remarquable, le bec fortement arqué en dessus, la queue légèrement fourchue, et dans leur jeune âge ils portent une livrée toute particulière. La Mouette tridactyle ordinaire {Plissa tridactyla L.), qui est d'un blanc de neige, avec le manteau bleuâtre, les tarses jaunâtres, les pieds noirs, le bec jaune citron, les yeux rougis cerclés de brun, habite les régions arctiques et subarctiques, et ne descend pas très-loin vers le sud sur les côtes de l'océan Pacifique, tandis que dans l'Atlantique elle s'avance, au moins pendant l'hiver, jusqu'aux Açores et aux îles Canaries. La Mouette tridactyle à bec court [Rissa brevirostris Brandi), qui se reconnaît à son manteau de couleur plus foncée, à son bec obtus, à ses pattes d'un jaune orangé, paraît confinée dans le nord de l'océan Pacifique, mais est extrêmement abondante entre l'Alaska et le Kamtsehatka.
Les Mouettes elles Goélands proprement dits [LarusL. part.), qui présentent tous les caractères distinctits de la famille , sont tantôt de taille assez forte et dépourvus de capuchon à tous les âges et dans tous les plumages, tantôt de taille moyenne et ornés à l'âge adulte et dans le plumage de noces d'un capuchon gris de fer, brun ou noir. Dans ce dernier cas on les nomme généralement Mouettes, tandis que dans le premier on les appelle Goélands; mais cette distinction ne repose que sur des caractères de bien minime importance, qu'il est même impossible de reconnaître à certaines saisons et chez de jeunes individus. Dans sa Monographie des Lariens [On the Larinœor Gulls), M. H. Saunders admet encore dans le genre Lariis quarante-trois espèces qui diffèrent les unes des autres par les proportions des diverses parties du corps, la teinte du manteau la présence ou l'absence de capuchon, la coloration de ce capuchon, le mode de nidification, la distribution géographique, etc. Quelques-unes seulement de ces espèces se rencontrent sur nos côtes. Tels sont le Goéland marin iLarus marinus L.), qui à l'âge adulte est d'un blanc de neige avec un manteau noir le
484 GOEMŒRY.
Goëland brun [Tmi'iis fusais L.), qui ressemble au précédent, mais est constamment de taille plus faible, le Goéland argenté {Larus argentatus Gm.), presque aussi gros que le Goéland marin, mais portant un manteau gris cendré, le Goéland bourgmestre {Laurus glaucus Fabr.), le Goéland cendré [Larus capus L.), le Goéland leucoptère {Larns leucopterus Faber) et le Goéland railleur {Larus qelastcs Licbt.), qui sont des formes réduites du Goéland argenté et qui offrent des teintes encore plus claires sur le dos et les ailes, le Goéland leucopblbalme [Larus leucopthalmus hichi.) et le Goéland atricille (Larus atricilla L.), au manteau d'un gris brun chez l'adulte, au capucbon gris, le Goéland icbtlivaète [Larus ichthxjactus PalL), la Mouette rieuse [Larus ridihundus L.), la Mouette mélanocépbale [Larus rnela/iocephalus Natt.), la Mouette de Bonaparle [Larus Bdnapartel Swains. el lUcli.) ou Mouette de Pliiladel|iliie [Larus Philadelphiœ Ord.) et la Mouette naine [Larus rninutus Pall.), qui ont tous le manteau de nuances claires, mais qui se distinguent les uns des autres par la teinte du capucbon, noir cliez la Mouette mélauocéphale, brun chez la Mouette rieuse, etc.
De ces différentes espèces, les deux dernières que nous avons citées, la Mouette rieuse et la Mouette à tète noire ou mélanocépbale sont peut-être les plus jolies et les plus gracieuses. La première est plus abondante sur les côtes de la Manche, taudis que la seconde est plus répandue dans la Méditerranée ; mais toutes sont fréquemment gardées en captivité dans les jardins zoologiques, où elles deviennent en peu de temps très-familières.
Les Rbodostétbies [Rhodostethia Macgill.) , dont on ne connaît qu'une seule espèce, Wwdostetliia rosea Macgill., doivent leur nom à la belle teinte rose qui s'étend sur leur gorge, leur poitrine et leur abdomen ; elles portent un manteau d'un gris perle el ont sur le milieu du cou un collier noir, étroit et incomplet. Leur bec est noir, avec les bords des mandibules d'un jaune orangé, couleur qui se retrouve sur le bord libre des paupières, et leurs pieds sont d'un rouge vermeil. Ces jolies Mouettes, que l'on trouvait jadis, paraît-il, aux îles Féroé, à Heligoland et même sur les cotes d'Angleterre, sont maintenant reléguées dans les parages de la péninsule Melville et du Groenland.
Enfin, la Mouette à queue fourchue (Xema furcatum Néboux), découverte sur les entes de Californie et retrouvée aux îles Galapagos, et la Mouette de Sabine [Xema Sabinii J. Sab.), qui vit dans l'extrême nord de l'Amérique, à l'Alaska et au Groénlai\d, sont facilement reconnai^sables à leur queue fourchue
méritent d'être placées dans un genre particulier de îa tribu des Lariens.
E. OUSTALET.
Biblioghaphie. — D' Bruch. Monographische Uebersichl der Gatlung Larus. In Journ. fur Ornilli., 1855, p 96, et pi. 2 et 3. — Du hème. Revision der Gatlung Larus. Il)id., IS.iS, p. '275, et pi. 4 et 5. — Ch.-L. Bonaparte. Tableau des Longipcnnes. In Compt. rend, de l'Acad. des se., 1855, t. XLII, et tii-nge à pai't, 1SÔ6. — Uegland et Gekde. Ornithnlogie européenne, 1" cdit., 1867, t. il, p. 401. — D' E. Coues. Monogrnph of Ihe ^oith-Americ. Laridae. In Uirds of Ihe N. W., 1874. Washington, in-S" (f/n. St. Geol. Surv. Mise. PidAic, n» 5). — H. Sau.ndeiis. On ihe jMriitae or Gulls. In Proceed. Zool. Soc. London, 1878. — Brehm. Vie des animaux, édit. Z. Gerbe, Oiseaux, t. IV, p. 799. E. 0.
GOE^IŒRY (David). Médecin hongrois, né en 1708, à Rosnau, dans le district de Goemœr, vivait encore en 1778. Il fit ses études à léna et y obtint le diplôme de docteur en 1753. Il alla ensuite se fixer à Raab et obtint en 1741 des titres de noblesse. On cite de lui :
GOFFRFS. ^83
I. Diss. de syllogismo. lenae, 1752, in-4°. — II. Disi. de peripneumonia. lenac, 1755, in-4°. — III. Sur la (jiiMson de la peste (en honp'ois). Raab, 1759, in-8°. — IV. Praxis medica usiii apothecae manuaHs pharitinceulicae accomtnodata. S. 1. n. d., in-fol. — V. Un grand nombre d'écrits sur l'alchimie et diverses sciences. L. Un.
GOERCE (IIugues-Wilhem). Médecin hollandais, mort à Middelbourg vers 1645. Une fois reçu docteur, il se fixa à Middelbourg et y acquit une grande célébrité. Goerce était en même temps théologien et linguiste distingué. H connaissait très-bien les dialectes du nord de l'Europe et les langues classiques, et dans ses loisirs s'occupait d'archéologie. On a de lui :
De Republyk der Hebreen, of (lemeene lest der Joden, etc. Amsterdam, 1682, in-12 ; aulre édition, ibid., 1701, 4 vol. in-12! Trad. en fianç., ibid., 1705, 5 vol. in-12. L. Un.
Goerce (Wilhem). Fils du précédent, né à Middelbourg, le H décembre l(i55, mort à Amsterdam, le 3 mai 1711, est, comme le précédent, cité par Eloy. Comme il n'eut pas les moyens de faire des études, il se fit libraire, ce qni ne l'empêcha pas de s'occuper avec succès de lettres, de beaux-arts, de sciences, entre autres de botanique et de médecine. Il a publié plusieurs ouvrages importants ; le seul qui nous intéresse a pour titre :
Natuurlik en schilderkunslig ontwerp der menschkunde. Amsterdam, 1704, m-'f.
Goerce eut un fils, Jan Goerce (1670-1751), qui se distingua en peinture et en littérature. L. Hi\.
GfETHE. Voy. GÔTHE.
GŒlTOT (Jea.n). Médecin du roi de France, François I", est l'auteur d'un ouvrage devenu extrêmement rare aujourd'hui et intitulé :
Summaire ires-singulier de toute médecine et cirurgie spécialement contre toutes les maladies -tourvenant quotidiennement aucorps Itumain, compose' par maistre JehotiGœulot, médecin du roij François Premier; Item un régime contre la peste. S. 1. n. d., pet. in-S" gothique {Biogr. Didol). L. H».
GOFFRES (Joseph-Marie). Chirurgien français né cà Toulouse, le 7 janvier 1808, fit ses premières études dans sa ville natale et y apprit les premiers éléments de la médecine. Il entra au service en 1828 et fut nommé élève à l'hôpital militaire d'instruction de Strasbourg; il ne tarda pas à s'y faire remarquer par son travail assidu et dès 1829 obtint une mention honorable. Nommé sous-aide en 1830, il prit part en celte qualité à l'expédition en Algérie, puis rentra en France en 1831, après les événements de Juillet. Il fut attaché à l'hôpital militaire de Calais et y resta jusqu'au 5 juillet 1852, époque à laquelle il passa à l'hôpital d'instruction de Lille. Vers la fin de la même année, il devint aide-major aux ambulances de l'armée de réserve de la Meuse et assista au siège d'Anvers, après quoi il passa au 8' régiment de dragons. Sur ces entrefaites, le 18 mars 1855, il se fit recevoir docteur à Montpellier. Nommé aidemajor en 1856. il passa peu après au 9° de hussards, puis au 1" régiment du génie à Montpellier. II y suivit les leçons de Delpech, de Lallemand, de Serre, etc. , et eu 1859 aftronta le concours d'agrégation, section de chirurgie. 11 fut nommé et obtint, deux ans après, à la suite d'un concours brillant, la chaire de médecine opératoire et de pathologie externe, vacante à l'hôpital militaire d'instruc-