GOLTZ
Francofurti ad Viadr., 1733, in-4°. — XLl. Diss. de maturatioiie hnmorum in morbh. Francofurti ad Yiadr., 1753, in-4°. — XLIl. Diss. de tendiniim adfectibus. Francofurti ad Viadr., 1734, in-4'>. — XLIII. Diss. de officio medici circa sitperstitionem œgrotarum. Francofurti ad Viadr., 1734, in-4°. — XLIV. Dissert, de morbo rucluoso Hippocratis. Francofurii ad Viadr., 1734, in-4°. — XLV. Dissert, de emeticorum usu et ahusu in praxi medica. Francofurti ad Viadr., 1734, in-4°. — XLVI. Dissert, de ossium strucfura et nsu. Francofurti ad Viadr., 1735, in-4°. — XLVH. Dissert, de chirurgiae cum medicina conjunctione. Francofurti ad Viadr., 1755, in-4°. — XLVIII. Dissert, de ileo et hernia. Francofurti ad Viadr., 1735, in-4°. — XLIX. Introductin in kistoriam litterariam scriptorum qui institutiones medicinae seu partent ejus script is suis illuslrare cordi hahuerant. Francofurti ad Viadr., 1755, in-4°. — L. Institutiones medicinae seciinduni principia mechanicoorganica reformatae. Francofurti ad Viadr., f735, in-4"'. — LI. Dissert. de singularibus hepatis humani in statu naturali et praeternaturali. Francofurti ad Viadr., 1730, in-4*. — LU. Diss. de méninge arachnoïde cerebri. Francofurti ad Viadr., 1738, in-4°. — LJII. Diss. de cacochymia plethorae pedisseqva. Francofurti ad Viadr., 1738, in-i". — LIV. Diss. de febre lactea. Francofurti ad Viadr., 1758, in-4''. — LV. Diss. de flbrae texiura, usu et affeclionibus, tam secundum quam prœter naturam. Francofurti ad Viadr., 1758, in-4''. — LVI. Diss. de ingressu aeris in sanguinem sub respiratione, etc. Francofurti ad Viadr., 1739, in-4''. — LVII. Diss. de membranae textura, usu et affectionibus tam secundam quam prœter naturam. Francofurti ad Viadr., 1759, in-4''. — LVIII. Diss. de musculorum textura, usu et affectionibus tam secundum quam prœter naturam. Francofurti ad Viadr.,
1739, in-4"'. — LIX. Diss. de onopordo carcinomatis avevrunco. Francofurti ad Viadr., 1739, in-4''. — LX. Diss. de genuino corporis organici motore. Francofurti ad Viadr., 1740, in-4°. — LXI. Brevis et succincta historia medica de hernia femorali. Francofurti ad Viadr., 1740, in-4''. — L\l]. Dissertatio de purpura alba confluante. Francofurti ad Viadr., 1740, in-4''. — LXIII. Dissert, de studio mathematico cum medicina conjungendo. Francofurti ad Viadr.,
1740, in-4''. — LXIV. Diss. de febre catarrhali petechizante nunc epidemice gransante. Francofurti ad Viadr., 1741, in-4". — LXV. Diss. de vera methodo curandi hœmorrhagias spontaneas. Francofurti ad Viadr., 1741, in-4''. — LXVI. Vtrum homo sit machina hijdraulica pneumatica necne. Francofurti ad Viadr., 1741, in-4''. — LXVII. Diss. de mesenterii adfectibus. Francofurti ad Viadr., 1742, in-4'>. — LXVIII. Diss. de consensu et dissensu mechathicorum et organicorum modoque illos conciliandi. Francofurti ad Viadr., 174'2, in-4''. — LXIX. An in médira praclico foriuna requiratur. Francofurti ad Viadr., 1743, in-4°. — LXX. Selecta medica francofurtensia anatomen practicam, chirurgiam, moteriam medicam universamque medicinam illustrantia, 1756, in-S" (Journal commencé par Golicke). L. U>-.
UOLIS (LEOPOLD-ÂNTOiN). Médecin allemand, né en 1765, fut directeur et médecin de l'hospice des Enfants Malades des pauvres de Vienne, membre du conseil sanitaire impérial et professeur à la faculté de médecine de Vienne. Il jouissait d'une grande réputation dans le traitement des maladies du premier
âge.
Gôlis mourut à Vienne, le 20 février 1827, laissant :
I. Warnung vor 'd.er hâutigen Brâune sorgfàltigen MiUtern gewidmet. Wien, 1808,
in-8''. — II- Praktische Abhandlungen ûber die voniiglicheren Krankheiten des kind/ichen Alters. VVien, 1815-1818, 2 vol. in-S". — III. Tractalus de rite cognoscenda et sananda angina membranacea. Vindob., 1817, in-S" (ouvrage présenté au concours sur le croup ouvert devant la Faculté de Paris ; il n'obtint rien, mais n'en est pas moins un travail d'une certaine valeur). — IV. Yorschlâge zur Verbesserung der kôrperlichen Kindererziehung in den erslen Lebensperioden. Wien, 1811, in-S"; 2. Aufl., ibid.,1823, in-S". L. Hn.
GOLOXDRIXA. D'après Feuillée, on donne ce nom à une plante du Pérou qu'on dit rafraîchissante et qu'on administre en décoction dans les fièvres. C'est peut-être un Opercularia. Pl.
Bibliographie. — Fedillée. Plantes médicinales, III, 23. Pi.
GOLTZ (Johann-Georg). Né à Kônigsberg, se fit recevoir docteur à Leyde en 1689 et fut nommé, en 1691, professeur extraordinaire à l'Université de sa
€54 CxOMART.
ville natale. Vingt ans après, il fut promu professeur ordinaire. Goltz mourut le 15 novembre 1720, laissant :
I. Diss. de hœmoptijsi. Regiomonti, 1690, in-4'. — II. Diss. de choiera, Regiomonti, 1691, in-4°. — III. Diss. de pleuritide. Regiomonti, 1691, in-4°. L. H\.
GOMART, f,io:Ti:TiART. Noms français des Bursera. Le type le plus complet i{ue l'on coimaisse de ce genre de Térébinthacées-Bun^érées est le B.ohtmifolia Lamk, des îles Mascareignes. Ses fleurs sont régulières et polygames. Dans celles qui sont hermaphrodites on observe un calice gamosépale, à cinq divisions en général, dont la préfloraison est valvaire ou légèrement imbriquée. Les pétales sont en même nombre, valvaires dans le bouton. L'androcée est formé de deux verticilles de cinq étamines, celles qui répondent à l'intervalle des pétales étant un peu plus longues. Toutes ont un filet libre et inséré au-dessous d'un disque hypogyne annulaire, dilaté à sa b;tsc et atténué à son sommet, qui supporte une anthère biloculairc, introrse, déhiscente par deux fentes longitudinales. Le gynécée, riidimontaire dans les fleurs mâles, se compose d'un ovaire libre, atténué supérieurement en un style dont l'extrémité stigmatifère est dilatée et partagée en cinq lobes, superposés, comme les loges, aux pétales. Dans l'angle interne de chaque logo le placenta supporte deux ovules collatéraux, descendants, anatropes, à micropyle dirigé en haut et en dehors. Le fruit, accompagné à sa base du calice plus ou moins longtemps persistant, est une drupe dont les noyaux, au nombre d'un à six, renferment cliacun une graine descendante. L'embryon, dépourvu d'albumen, a des cotylédons épais, charnus, plusieurs fois repliés sur ■eux-mêmes, et une courte radicule supère. Le B. obliii^ifvlia. dont on a fait le type d'un genre Marignia, est un bel arbre à feuilles alternes, sans stipules, composées-imparipennées, à folioles opposées. Ses inflorescences, axillaires ou supra-axillaires, sont des grappes ramifiées de cymes bipares dans lesquelles chaque fleur occupe l'aisselle d'une petite bractée. Dans certains Bursera, désignés sous le nom de Protium en Asie, et d'Icica dans l'Amérique tropicale, les feuilles sont imparipennées ou réduites à trois folioles, ordinairement entières, ou même à une seule; les fleurs sont à quatre ou à cinq parties; le fruit a un exocarpe qui se détache plus ou moins nettement en panneaux des noyaux, et ceux-ci sont unis par une columelle légèrement résistante. Dans les véritables Bursera de l'Amérique tropicale, les fleurs sont polygames, 5-5 mères; la columelle du fruit prend plus de consistance encore; l'exocarpe se détache plus nettement, en trois panneaux ordinairement; les feuilles, rassemblées vers le sommet des rameaux, ont, ou trois ou un nombre peu considérable de folioles minces et entières. Les divisions du calice, déjà profondes et plus allongées dans ces espèces, le deviennent encore davantage dans certains Elaphrium, plantes américaines, glabres ou plus souvent chargées de poils, à feuilles souvent rapprochées du sommet des rameaux, pennées et dont leslolioles, au nombre de trois, ou plus, deviennent généralement plus coriaces, dentelées, le rachis s'étalantun peu en ailes dans leurs intervalles. Ainsi constitué, le genre Gommart renferme de quarante à cinquante espèces arborescentes, balsamiques, à inflorescences plus ou moins ramifiées.
Les Bursera donnent, à la pratique, certains produits oléo-résineux, aromatiques, la plupart peu usités chez nous. Le Gomart des Antilles [Bursera gummifera L.) produit la Bésine de Gommart d' Amérique ou Gomme-Chibou , Élémi des Antilles, Tacahamaque jaune terne, Tacahamaque de Guatemala, jadis
GO. ME s. 655
préconisée comme antlielrainthique et antigonorrliéique, résolutive, céphalique; on l'appliquait avec succès sur les plaies et les ulcères rebelles. Le Marignia obtusifulia qui, nous venons de le voir, est un Gomraart des iles Mascareignes, a des propriétés analogues. Sa gomme-résine est la Colophane bâtarde, qui s'extrait principalement de l'écorce et du péricarpe, demeure longtemps fluide, sert aux mêmes usages que le goudron, s'emploie aussi à Téclairage, mais dégage beaucoup de fumée et une odeur acre et pénible.
Ala section P(0/i«/H appartient un Buvsera indien dont les indigènes mangent les feuilles et les fruits : c'est le Tingidoxy des Javanais ou B. javanica II. Bu {Protium javanicum Burm. — Amyris ProtiumL.), dont Rumpbius a traité dan.s son Herbier cVAmboine (VII, t. 25, fig. 1).
Les Gommarts de la section Icica, qui sont des plantes américaines, fournissent presque toutes des substances résineuses et aromatiques, stimulantes, et qui brûlent d'ordinaire en répandant une odeur d'encens; elles ont souvent le parfum de l'essence de citron, de la muscade, de l'essence de térébenthine, et sont souvent désignées, dans le commerce, sous les noms de Caragnes, Élémis ou Tacahamaqiies. Le B. TacaJtamaca H. Bn (Icica Tacahamaca II. B. K. — Protium Tacahamaca h. March.) produit, dans l'Amérique équinoxiale, une résine Tacahamaque. Le fi. Icicariba H. Bn [Icica Icicariba D. G. — Amyris ambrosiaca L. F.) a des fruits comestibles et très-aromaliques. Ses racines ont une écorce astringente, dépurative et antisyphililique; on lui attribue la production d'un des Elémis du Brésil. Le B. guianensis II. Ba' [Icica guianensis AcBL. — /. heptaphijUa Aubl.) ou Haiaiva^ Arouaou, passe pour être l'arbre à l'encens de Cayenne et à la Tacahamaque huileuse incolore. Les Caragnes •que l'on doit à ce genre sont : la C- brune, qui exsude du B. Carana H. B. K. [Amyris Carana Hume.), et la Gomme Carana blanche^ extraite duJ5. alti^sima H. Bn. [Icica altissima Aubl. — Amyris altissima W.), l'arbre qui, d'après Guibourt, donnerait le Bois de rose femelle de Cayenne. Il porte, dans son pays natal, le nom d'Icicjuier-Cèdre, et sert à fabriquer des meubles, des boiseries, des embarcations. Le jB. decandraXvw,. [Icica pentandra Aubl. — ?J. enneandra AuBL. — Protium decandrum March.) produit une oléo-résine qui est le Chipa des Galibis. Son odeur est celle du citron et elle forme des masses jaunes et transparentes; on la brûle dans les églises. Le B. Aracouchili Aubl. (Amyris heterophylla AY. — Protium Aracouchili March.) donne la Bésine Aracouchi •ou Aracouchili, dont on prépare un baume cosmétique et employé au traitement des plaies. H. B.\.
Bibliographie. — Rosesth., Sijnops. plant, diaphor., 863. — H. B>", Eist. des plant., Y, 260, 296, 309, fig. 265-276 ; Tr. de Bot. médic. phanérog., 949. H. Bn.
GOnBO, eo^lBEAU. Xom donné à V Hibiscus esculentusL. [Abelmoschus esculentus Med.), dont les fruits verts sont mangés en grande quantité dans les pays chauds. Cette plante rentre, avec YAmbrette, dans le genre Hibiscus ou Ketmie [voy. Ketmie). Pl.
GOMES (Berxardl\o-A>'tomo). Célèbre médecin portugais, né à Arcos (province de Minho), en 1769, mort à Lisbonne le 15 janvier 18^24. Il était fils d'un médecin fort intelligent et, sous les leçons de son père, il fît de rapides pro^-rès dans l'art de combattre les maladies. Après avoir fait ses études à Coïmbre, il fut
656 GOMEZ MIEDES.
reçu docteur en 1795 et viut à Lisbonne exercer sa profession. En 1797, il accepta un emploi dans la marine militaire, et, comme chirurgien d'un vaisseau de guerre, se rendit au Brésil. Pendant le séjour qu'il fit dans ce pays, il étudia surtout la botanique, et à son retour fit connaître les propriétés de Vipécaaianha gris, de la framhœùa, etc. Eu 1801, une fièvre typhoïde s'étant déclarée à bord de l'escadre portugaise mouillée en rade de Gibraltar, B.-.\. Gomes y fut envoyé et combattit cette maladie avec succès au moyen d'aspersions d'ea« li'oide. Il appliquait la méthode de Gurrie (il s'agissait probablement du choléra). En 1805, il fut nommé médecin de l'hôpital de la maison royale et mérita une belle réputation. Il cultivait en même temps la chimie et réussit le premier à obtenir la quinine pure, ou du moins l'extrait du chinonin qui avait déjà été reconnu en principe dans le quinquina par le docteur Duncan jeune. En 1810, B.-A. Gomes appliqua heureusement son système à Gibraltar et sauva plus de cinq cents malades. Ce fut à l'initiative de Gomes que les Portugais durent l'introduction de la vaccine. En 1817, il prit la direction de l'hôpital San-Lazaro et fit des expériences contre l'éléphantiasis. Il partit la même année pour le Brésil, chargé d'accompagner la princesse Léopoldine d'Autriche. A son retour, il entreprit de nouvelles recherches sur les maladies cutanées et signala la racine du grenadier comme un remède efficace contre les vers intestinaux et le ver solitaire {ténia). Ces différents traités lui ouvrirent les portes de l'Académie des sciences de Lisbonne et celles de plusieurs autres sociétés savantes. Sa vie l'ut abrégée par des chagrins domestiques; il fut obligé, en 1811, de faire enfermer sii femme au couvent de Sainte-Anne et depuis lors ne put exécuter aucun travail sérieux (Biogr. Didot). On a de lui :
I. Méwoire sur Vipccacuanha gris du Brésil, ou le Cipô de nos pharmaciens (avec Je docteur Brotero). Lisbonne, 1801, iii-S", 2 pi. — II. Méthode de traiter le typhus, ou les fièvres malignes contagieuses, par l'affvsion de l'eau froide, suivie de lathe'orie du typhus d'après les principes de la zoonomie cl l'explication de la manière d'agir de laffusion froide, et d'une lettre au docteur James Currie, contenant des observations et des réflexions sur cette méthode. Lisbonne, 1806, in-12. — III. Essai dermosographique, ou description succincte et systématique des maladies cutanées, d'après les principes et les observations des docteurs Willan et Batemaii, renfermant l'indication des médicaments recommandés dans ces maladies par ces célèbres auteurs et par plusieurs autres. Lisbonne, 1820, in-4'', 2 pi. — IV. Mémoire sur les moyens de diminuer l'éléphantiasis en Portugal et de perfectionner la connaissance et la guérison des maladies cutanées, etc. Lisbonne, 1821, in-8°. — V. Lettre aux médecins portugais sur l'éléphantiasis, dans laquelle on leur annonce un nouveau remède pour guérir cette maladie. Lisbonne, 1821, in-8°. — YI. Observationes botanico-medicae de nonnullis Drasiliae plantls. In Lisboa Acad. Se. Med., t. III (Corresp.), p. i, 1812. — VII. Ensaio sobre o Cinchonino e sobre sua influencia na virtude da quina. Ibid., p. 202. —VIII. Memoria sobre as boubas. Ibid., t, IV, p. 1, 1815. — IX. Cinq nouvelles espèces de ténia. In Bull. se. nat. de Férussac, t. I, p. 206, 1824. L. Hx.
GO:nES ou GO.llEZ (Emmanuel). Né en Portugal, vint s'établir à Anvers, au début du dix-septième siècle. Outre une consultation médicale sur la maladie qui régna épidémiquement à Anvers en 1622, et qui se trouva déposée aux archives communales de cette ville, il a publié un traité sur la peste :
De pestilentiae curatione methodica tractatio. Antwerpiae, 1603, in-4''. L'ouvrage, écrit en hollandais, qui parut sur le même sujet à .\nvers en 1612, in-8°, est probablement une traduction de l'opuscule latin ; il a pour titre : Tractaet van de peste inhoudende d'oorsaecken, teeckenen, remedien soo verhoedende als genesende. La Biographie méd. de Panclioucke signale encore une édition latine de Louvain, 1657, in-S". L. Hn.
GO.HEZ .iiiEDES (Bernardin). Né à Alcanize dans la province de Teruel,
GOMME-GUTTE (matière médicale). 637
évèque d'Albarracin, célèbre par ses connaissances scientifiques, mort en 1589, est cité dans les biographies médicales, en raison des ouvrages ci-après dont il est l'auteur :
I. Diascepseon de sale plnjsico, niedico, geniali et mislico. Valence, 1579. — II. Enchiridion, à manual instrumcnlo de salud contra el morbo articular que llaman Gota, y las demas enfermadades que par calarro y destibacion de la cabeza se engendran. A. D.
Gomez (Alonso). Médecin espagnol du milieu du seizième siècle, né à Séville, était le fils de D. Fernando Gomez, docteur en médecine et en philosophie. Il fit ses études à Alcala de Henarez et obtint le titre de docteur à Séville oij il pratiqua son art. 11 a publié :
De humorum prœparatione nunquam hactenus aquoquam in lucem éditas advcrsus Arabes. Séville, 1546, in-8». L. Ey.
Portai lui attribue un traité : De tumorum prseparatione ; nous croyons avec Eloi que cet ouvrage n'a jamais existé.
Goiuez de Toledo (Jorje), et non Gregorio Gomez, comme le dit la biogr. médicale copiant Nicolas Antonio. Il était de Tolède et il y a exercé la médecine au seizième siècle. 11 a écrit un ouvrage intitulé : De ratione minuendi sanguinem in motho laterali : Liber non inutilis iihi de ejusdem morhi cnratione deque aliis nonnullis ad remmedicampertinentibus copiose tractatur (Toledo, 1539, in-4). Cet ouvrage est dédié à don Manrique de Lara, duc de Aâjera. L'approbation par les médecins impériaux porte : « Hoc votiimen ex vera doctrina Hippocratis et ejus commentaloris Galeni, necnon omnium imitantium eos, scriptitm atqiie fulcitum est, et ad confundendam quamdam homicidiomm Sectam convenientissimitm. » Cet ouvrage a en effet Joui d'une grande célébrité dans la péninsule ibérique. L. Hn.
GOMME-GUTTE. § l. 9iatiëre médicale. Gomme-résine produite par un bel arbre de la famille des Glusiacées, le Garcinia Morella Desr. [voy. Garcinia), dont la variété à fleurs mâles sessiles, cultivée à Ceylan, fournit la gomme-gutte dite de Ceylan, et la variété à fleurs pédicellées, cultivée exclusivement dans la presqu'île de Cambdoge, donne deux variétés de la gomme-gutte dite de Cambodqe ou de Siam. Depuis peu d'années seulement on connaît la variété pédicellée, qui fournit la meilleure sorte.
La gomme-gutte était importée du Cambodge en Chine dès le dixième siècle ; un voyageur chinois, qui visita le Cambodge en 1295-97, la décrit et indique le moyen de l'obtenir par des incisions faites sur la tige de l'arbre ; enfin elle est mentionnée dans le fameux herbier chinois Piin-Tsao, écrit vers la fin du seizième siècle.
C'est l'amiral hollandais Van Neck qui le premier apporta cette substance de Chine en Europe, en 1605, et la communiqua à Charles de l'Écluse ou Clusius. Celui-ci la décrit [Exot., 1605, p. 82) de la manière suivante : « C'est un suc très-pur plutôt qu'une résine, qui, pour peu qu'on le touche avec de l'euu ou de la salive, se colore fortement en jaune. Il est privé de toute amertume, mais il laisse, après quelques instants, une forte âcreté à la gorge. Ce suc se nomme ghitta jemou. Les naturels s'en servent à la dose de 15 à 20 grains pour évacuer l'eau des hydropiques, et sans aucun accident. » Le ghitta jemou fio-urait dans le tarif des prix des apothicaires de Schweinfurt en 1614, et la Compao^nie
658 GOMME-GUTTE (matière mébicale).
des Indes en mettait en vente à Londres en i615; le même ghilta jemou ou guUa gamba était mentionné dans la petite pharmacopée d'Amsterdam en 1659, dans celle de Londres en 1650, dans celle de Zwelfer en 1653 et dans celle de Toulouse en 1695. Mais cette droj^ue n'était pas employée couramment par les médecins, qui redoutaient fort son action irritante et la tenaient pour dangereuse.
Longtemps on discuta sur la vraie origine botanique de la gomme-gutte. Clusius la croyait produite par une Euphorbiacée ; Bontius, qui le premier indiqua son lieu de production, pensait qu'on la tirait d'une plante voisine de VEsida indica. Paul llermann, l'auteur de VHortus malabariciis, le premier, annonça en 1677, dans une lettre à Syen, que la gonime-gutte est produite par deux arbres désignés par les indigènes sous le nom de carcapuUi et qui ne sont autre chose que le Gracinia morella et le G. cambogia actuels, ce dernier produisant, comme on le sait, une fausse gomme-gutte. A partir de Hermanu l'histoire des arbres à gomme-gutte s'embrouilla de nouveau jusqu'à Gartner, qui décrivit nettement les deux espèces ci-dessus. Nous n'insisterons pas davantage sur ce point. Pour les nombreuses synonymies d\x Garcinia morella, voy. Garcinia.
On trouve dans le commerce deux variétés de la gomme-gutte de Siam ou de Cambodge :
1" Gomme-gxdle en canons ou en bâtons {pipe Cambodge des Anglais). Elle est tirée de la presqu'île de Cambdoge et importée de Chine en Angleterre par la voie de Singapore ; mais il paraît qu'il en vient également de Bornéo d'oii elle est envoyée à Singapore et, après ]iuri(icalion, en Europe. On l'appelle gommegutte en bâtons parce qu'on la recueille à l'aide de fragments de bambous (dans des entre-nœuds de bambous) qu'on introduit entre l'écorce et le bois, l'écorce ayant été incisée en spirale sur la moitié de la circonférence du tronc. Elle vient sur les marchés en cylindres de 15 à 20 centimètres de longueur et de 3 à 6 centimètres de diamètre, portant à leur surface l'empreinte des fibres du bambou; il en est cependant qui paraissent avoir été roulés à la main. Elle est de couleur jaune-orangé, tirant sur le fauve, quelquefois pâle et laiteuse, généralement assez foncée; sa cassure est conchoïdale, lisse et demi-opaque. Elle donne une poudre d'un beau jaune doré. Sa solution aqueuse, d'un jaune magnifique, ne présente pas de trace d'amidon à l'examen microscopique. La gomme-gutte en bâtons est en effet d'une très-grande homogénéité et a dû subir une préparation très-soignée. C'est la variété la plus estimée.
Quant à sa composition, elle a été déterminée par Braconnot, qui y a trouvé environ 19 pour 100 de gomme soluble dans l'eau et 80 de résine jaune soluble dans l'alcool. La solution aqueuse de gomme ne rougit pas le tournesol et n'est précipitée ni par l'acétate neutre de plomb, ni par le perchlorure de fer, ni par le silicate ou le biborate de sodium : elle n'est dès lors pas identique avec la gomme arabique. Fondue, la résine, encore appelée acide cambodgique, est rouge, transparente, sans saveur; elle donne une belle poudre jaune. Elle se dissout dans les alcalis qu'elle neutralise, chasse à l'ébullition l'acide carbonique des carbonates alcalins, est décolorée par le chlore et se combine intimement à ce corps; dans le composé qui en résulte il n'est plus possible de déceler la présence du chlore, à moins de le détruire au feu.
Elle forme un précipité abondant avec l'acétate basique de plomb; sa solution est colorée en brun noirâtre par le perchlorure de fer. Fondue avec de la potasse, elle donne, outre plusieurs acides gras, de la phloroglucine (Hlasiwetz et Barth).
GOMME-GUTTE (emploi médical). 659
D'après Christison, les proportions de résine et de gomme sont variables; dans
deux analyses il a obtenu :