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CORDON

les jeunes Gordius abandonnent les kystes, traversent l'inleslin et arrivent, avec les lèces de leur hôte, dans l'eau. Là ils s'enferment dans la vase, et, après avoir encore cliangé de forme, acquièrent leur maturité sexuelle et s'accouplent. En général, les femelles périssent peu de temps après avoir effectué leur ponte. Les mâles, au contraire, survivent toujours à l'accouplement et ne disparaissent que beaucoup plus tard. Quoi qu'il en soit, la reproduction s'opère pendant les mois de mai, juin et juillet. C'est à cette époque qu'on trouve les Gordius, souvent en grand nombre, rassemblés par groupes de dix, vingt individus, mâles et femelles, « enroulés les uns autour des autres en pelotons inextricables, véritables nœuds gordiens, qui justifient le nom que leur a donné Linné ».

On a décrit jusqu'à présent 54 espèces de Gordius. La principale, G. aqitaticusL., est brune avec de nombreuses taches circulaires d'un blanc jaunâtre. A l'état adulte, elle peut atteindre jusqu'à 90 centimètres de longueur. On la trouve communément, en Europe, dans des eaux stagnantes ou à faible courant.

Comme les Gordius, les Mermis ont le corps filiforme, très-allongé, mais ils ont une bouche entourée de papilles et sont dépourvus d'anus. Chez le niàle, l'extrémité caudale, élargie, est pourvue de deux spicules et de nombreuses papilles disposées sur trois rangs.

Les Mermis vivent, à l'état adulte, dans la terre humide et quelquefois même sur les arbustes. Leurs œufs se développent dans la cavité viscérale des hisectes. Au bout d'un certain temps, les embryons émigrent dans la terre humide, oîi ils deviennent Mermis adultes et s'accouplent.

L'espèce tvpe, M. nigrescens Duj., émigré parfois en si grand nombre hors des Insectes, pendant les chaleurs de l'été, qu'en certains endroits la terre en est littéralement couverte : c'est ce qui a donné lieu à la fable de Vers tombés du ciel. Une espèce voisine, le M. albicans Sieb., quia été l'objet d'observations remarquables faites par de Siebold, vit principalement dans le corps de certaines chenilles, notamment des chenilles de Teignes et d'Yponomeutes.

Ed. Leflvre.

GOKDIllS. Voy. GORDIACÉS.

GORDOIX (Bernard iie). Aliàs, Bernardns de Gordonio. Un dos médecins le plus justement célèbre du moyen âge, et qui fait grand honneur à l'École de Montpellier. Lui-même nous donne quelques détails sur sa personnalité : nous savons par lui qu'il professait la médecine à Montpellier dès l'année i285, et que pendant vingt ans il y démontra tous les éléments de la médecine, qu'il concentra en 1305 dans un livre auquel il donna le nom de Liliummedicinœ, le Lys de la médecine, ((u'il divise en sept parties. Il donne même les raisons de ce titre: C'est, dit-il, « ad honorcm Agni celestis, qui est splendor et gloria Dei « Patris. In Lilio enim sunt multi flores, et in quolibet flore sunt septem folia « candida et septem grana. Similiter iste liber conlinet septem partes... » C'était du reste assez l'usage à cette époque de baptiser certains ouvrages de titres pompeux : on a ainsi un Lumen luminum, un Rosarium philosophorum, un Flos florum, un Roua anglica, etc. Ce fameux ouvrage da Lilium medicinœ a joui d'une grande réputation ; il la méritait par l'ordre qui y est adopté, par la clarté du style et par le côté éminemment pratique qui le caractérise. Sans doute l'auteur n'a pas su se soustraire à toutes les erreurs de son siècle ; sans

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