GORDON
zième siècle). — Un De conservatione hwnance vitae (0971, quinzième siècle).
— Un Tractalm de sterilitate viulieriim (7066, quinzième siècle).
Le Lilium medicinœ, manuscrit du quatorzième siècle (?) que possède la
Faculté de médecine de Paris (n" 62 des manuscrits), est très-incomplet et altéré
par l'humidité ; il ne reste qu'un fragment de la première page, et il manque
des feuillets à la fin.
Parmi les plus anciens imprimés, signalons les suivants: Lyon, 1 i74, iu-S" (signalé par Haller) ; Lugduni, 2 mai 1491 ; Venetiis, 16 janvier 1496 ; Venise, 1498; Lyon, août 1495. C'est la traduction française que nous avons mentionnée.
Elle porte ce titre: « Cy commence la pratique de très-cxcellent docteur et « maistre en médecine maistre Bernard de Gordon, qui s'appelle Fleurs de lys « en médecine... )> A la fin : « Cy finist la pratique... laquelle fut accomplie « en la noble estude de Montpellier, après qu'il eust leu l'espace de XX ans, « l'an mil CCC et XII, et translaté de latin en français à Rome l'an mil « CCCLXXVII. Et imprimé à Lyon l'an mil CCCCXCV, le dernier jour d'aoust » (Biblioth. nat. T,d. 29, 56, in^"). A. C.
Gordon (John). Chirurgien et anatomiste fort distingué de l'Angleterre, mort malheureusement trop jeune pour avoir pu donner tout ce qu'il promettait. Il naquit à Forres, de John Gordon, marchand de vin et banquier, et d'Elisabeth Arnot, le 19 ami 1786. Après avoir fait ses premières études à l'Université d'Edimbourg sous de savants maîtres, tels que Hill, Dazel, Laidlaw, etc., il commença à s'appliquer à celle de la médecine, en 1801, sous le professeur Thomson, et suivit les cours de Barclay (anatomie), de Thomson (cliirurgie), de Murray (chimie), de Robinson (histoire naturelle). En 1805 le jeune homme était nommé membre de la Médical Society, société fondée eu 1 754, et qui n'a pas peu contribué à faire progresser la science et la philosophie à Edimbourg par les travaux des George Cleghorn, John Folhergill, Cullen. C'est en 1805, le 24 juin, que Gordon fut reçu docteur. Ses parents avaient formé le projet de l'attacher à quelque station médicale de la compagnie des Indes, mais il en fut détourné par son premier maître et ami Thomson, et finit par adopter l'idée de devenir professeur d'anatomie et de philosophie à Edimbourg. Aussi, dès l'hiver de cette même année 1805, il se rendit à Londres, travailla l'anatomie à l'amphilhéàtre de Windmill Street dirigé alors par Wilson, ne négligea pas la chirurgie et pouvait en 1807 attirer, à Edimbourg, autour de lui quelques amis pour un cours d'ostéologie. Encouragé par le succès qu'il y obtint, il commença ses cours publics auxquels afflua bientôt la foule des élèves. Dans les premiers temps Gordon professait concurremment en les liant l'une à l'autre l'anatomie et la physiologie. Mais il reconnut plus tard que c'était au détriment de toutes deux, et depuis 1815 il sépara ces deux cours. Au jugement de ceux qui le connurent, Gordon eut peu d'égaux comme professeur, et personne ne le surpassa ; il fut d'une rare habileté en anatomie, et en physiologie ses connaissances furent étendues et solides, ses vues justes et élevées. Cet homme distingué mourut à l'âge de trente-deux ans, le 14 juin 1818. Quelques jours de maladie avaient suffi pour le tuer. Ceux qui désireraient avoir plus de détails sur la vie trop courte de Gordon trouveront ample satisfaction dans le livre de Daniel Ellis: Memoir on the Life and Writiyigs of John Gordon. Edimbourg, 1825, in-S" avec portrait. Ouvrages de Gordon :
I. A System of Human Anatomy, t. I. Edinburgh, 1815, in-8°, une planche. — II. Ohser-^ DICT. ENC. 4° s. IX. 46