G0 GOUDRON ANIMAL
entants, Natalis Guillot contre l'eczéma des mains, Giroii de Buzareingues contre le prurigo, etc. Bouchiit se servait du glycérolé de goudron, les deux autres auleurs de pommades dont les formules sont indiquées plus haut. Dauvergne de Manosque assure avoir fait disparaître les taches hépatiques au moyen de pommades au goudron; Hardy, en donnant l'eau de goudron à l'intérieur, à la dose de 4 verres à prendre aux repas, est arrivé ainsi à empêcher la- reproduction indéfinie de furoncles qui retarde tant la guérison des maladies aiguës de la peau.
Grâce aux propriétés désinfectantes que le goudron doit à la créosote, à l'acide oxypliénique, etc., qu'il renferme, il est utile dans le pansement des plaies et des ulcères de mauvaise nature, pour combattre la pourriture d'hôpital, en injection dans les clapiers purulents, etc. On injecte aussi avec avantage l'eau de goudron dans le conduit auditif externe en cas d'otorrhées.
Mode d'administration et doses. INous connaissons déjà les formes médicamenteuses sous lesquelles s'emploie le goudron.
Veau de goudron se prend par verrées ou demi-verrées dans les intervalles des repas ou mieux en mangeant, pure ou mélangée avec du vin. Pour masquer le goîit et l'odeur du goudron, on peut édulcorer avec du sirop de tolu ou du sirop d'orgeat. Les eaux obtenues par les procédés Lefort ou Magnes-Lahens et celle qu'on prépare par digestion à cliaud en vase clos remplacent avantageusement l'eau de goudron du (iodex.
Vémulsion de Leheiif, représentant sans altération et sans perte tous les principes du goudron, peut être également sans inconvénient substituée au goudron; on la prescrit à la dose d'une cuillerée à café deux à trois fois par jour dans un demi-verre d'eau sucrée.
Mais les liqueurs concentrées de goudron, obtenues généralement au moyen du carbonate de soude, partant très-alcalines, ne présentent plus les mêmes propriétés et les mêmes qualités que l'eau de goudron qui est acide, et ne peuvent par conséquent la remplacer utilement dans tous ses usages. D'après Gubler, elles sont inférieures à l'eau de goudron pure pour l'usage interne; mais quand il s'agit de combattre, par exemple, la leucorrhée acide, les liqueurs alcalines de goudron sont préférables.
En pilules ou en capsules, le goudron s'administre en plusieurs prises par jour, à la dose de 25 ou 50 centigrammes jusqu'à -i ou 5 grammes. Il convient surtout de les prendre au commencement des repas.
Enfin, le sirop se donne par cuillerée à soupe, à la dose de 2 à 4, soit pur, soit étendu d'eau ou d'une tisane balsamique. Le sirop de Dublanc renferme le plus de matière active. L. Haun.
GOL'DROX' AIKIMAL. Sous le nom de goudron animal ou de goudron d'os, on désigne souvent l'huile animale de Dippel, résultant de la calcination des os en vase clos dans le but d'obtenir le noir animal. Ce produit est riche en bases pyridiques et quinoléiques, comme l'ont fait voir Andersen et Greville Williams.
Weidel a récemment analysé le goudron animal brut, en opérant sur 1400 kilogrammes de cette substance. A la distillation , on obtient tout d'abord des quantités considérables d'ammoniaque, puis dans le cours de la distillation du carbonate et du cyanhydrate d'ammoniaque qui obstrue les réfrigérents. Cette première distillation donne une huile colorée passant entre 80 et 250 degrés.
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qu'on divise par le fractionnement en trois parties distillant de 80 à 120 degrés, de 120 à 200 degrés et de 200 à 250 degrés. On agite chacune de ces fractions avec de l'acide sulfurique à 4 pour 100 pour dissoudre les bases et éliminer l'acide carbonique, l'acide cyanbydrique et l'hydrogène sulfuré dissous ou combinés. On obtient ainsi les produits basiques d'une part et les produits acides ou neutres d'autre part.
Les produits basiques sont soumis au fractionnement rigoureux de 5 en 5 degrés, après résinilication du pyrrol par une ébullition prolongée avec l'acide chlorhydrique et dessiccation sur la potasse. On obtient ainsi la pyridine à 114 degrés, la picoline à 130-145 degrés, à l'état de deux isomères ; la lutidijie et la qidnoléine.
Quant aux produits non basiques, beaucoup plus abondants, on les divise par le fractionnement en trois parts, obtenues la première fraction de 95 à 150 degrés, la deuxième de 150 à 220 degrés, la troisième de 220 à 360 degrés. On soumet ensuite ces fractions à un traitement spécial :
Première fraction. Par distillation avec In potasse, les nitriles gras sont décomposés avec dégagement très-abondant d'ammoniaque; on reprend par l'eau les sels d'acides gras ainsi obtenus et on constate dans la solution la présence des acides propionique, butyrique normal, vaïérianique normal et isocaprdique, en même temps que d'un peu de valéramide.
La partie insoluble dans le liquide alcalin est composée de toluène, à'éthylbenzine et surtout de pyrrol, qu'on sépare à l'aide du potassium et qui bout à 152 degrés ; les parties plus légères renferment encore divers hydrocarbures véponàanl aux îoimules CHV' [me'ladihydroéthyl toluène), bouillant à 155 degrés, et C'"!!'", deux isomères distillant l'un à 165 degrés, l'autre à 172.
Cette fraction, qui représente 15 pour 100 du goudron brut, renferme 60 pour 100 de pyrrol et 20 pour 100 de nitriles.
2" fraction. Par le même traitement que précédemment, on obtient de Yacide caproïque normal, du phénol, du diméthylpyrrol, de Vhomopyrrol et de la naphtaline.
3*^ fraction. Elle constitue environ les 70 pour 100 du goudron brut et renferme presque exclusivement les acides palmitique, capriqiie et stéarique, sous forme de nitriles.
Telle est la composition du goudron animal : nitriles résultant de l'action de l'ammoniaque fournie par la gélatine sur la graisse, pyrrols résultant de la décomposition de la gélatine, bases pyridiques dues à l'action de l'ammoniaque sur la glycérine des graisses, etc. L. Hahn.
eoi'ET. Nom donné à VAru7n vulgaire ou Pied de Veau [voy. Arum).
Pl.
<;oiiET (Lodis-Lécer de). Maître chirurgien juré, reçu à Paris et résidant à Rouen, eut à soutenir, probablement contre la communauté des chirurgiens de cette dernière ville, des discussions dont il parle lui-même de la manière suivante, dans son épître à Mareschal : « Je sais, dit-il, combien il est nécessaire que je m'appuie sur votre protection pour garantir cet ouvrage de la mauvaise critique. J'ai eu recours à votre juridiction pour être reçu dans la profession que je fais et pour être à l'abri de la calomnie d'une communauté inférieure en tout à la vôtre. On a tâché de me décrier en différents endroits, publiant partout