H8 GLAS
[Glandes]) ; de Coivper ou de Me'ry [voy. URÈTiinE) ; — de Havers [voy. Synoviales) ; — de Littre [voy. Uiîèthre) ; — de Meibomius {voy. Paupières) ; — de Naboth [voy. Utérus); — dePeyer {voy. Intestin); — pinéale {voy. Cerveau ; — pttuitaire {voy. Cerveau) ; — salivaires {voy. Sai.ivaires) ; — sébacées {voy . Sébacées); — sudoripares [voy. Sudoripares). — Voy. aussi au cours de l'article Glandes. A. D.
GLA.I\DORP (Les deux).
Ciiandorp (Mathias-Ludwig). Né eii 1595, à Cologne, était, le fils de Ludwig Glandorp, habile chirurgien, originaire de Brème. Il fit ses études successivement à Cologne, à Brème et àPadoue, où il eut pour maîtres Fabrice d'Aquapendente, Spieghel et Sanctorius, et fut reçu docteur en 1617. Il vint ensuite se fixer à Brème et acquit en peu de temps une brillante réputation. Il l'ut nommé premier médecin de l'archevêque et médecin pensionné de la république en 162& et mourut en 1656.
Glandorp avait exercé avec un égal succès la médecine et la chirurgie; il prêta même une attention particulière à cette dernière, car tous ses ouvrages trailentde sujets chirurgicaux, iioiï Spéculum chirurgicum, qui est particulièi'ement remarquable, s'occupe presque exclusivement des plaies; le chapitre relatif aux plaies de tète surtout mérite d'être signalé, à cause des importantes observations qu'il renferme {voy. l'analyse rapide qu'en donne Dezeimeris dans le Dictionnaire historique de la médecine).
I. Speculutn chirurgicutn , in quo quiil in unoquoque vulncre facicndum, qitidve omiltenduni, pracmissa parti)! affeclae anatomica cxplicalione, observât ionibusqnc ad unumquodque rulmis pertincntibus adjunclis, conxpicitur ac pei'lraclur. Bremae, 1610, iii-S". — II. Tractaius de jwlypo nariuni, affectu graviasimo, observationibiis illudratus. Bremae, 1628, in-4°. — m. Melliodus mcdendac paronyclàae; accex.sit decas observalionum. Bremae , 1623, in-8° (excellent mémoire sur le panaris et sur son traitement). — IV. Gazophijlaciuin pohjphisium fonticulorum et selaceorum. Bremae, IGôj, in-4". — Y. Opéra oinnia. Londini» 1729i in-4° (précédé d'une courte notice biographique sur Glandorp). L. 11>.
Glandorp (Paul). Fils du précédent, naquit à Brème, le 17 septembre 1G26. A l'âge de vingt et un ans, il alla étudier la médecine à Leyde, d'où il se rendit à Franeker en 1648. 11 revint dans sa ville natale eu 1650, pour retourner deux ans après prendre le bonnet de docteur à Leyde.
Vers 1655, Glandorp fut nommé professeur ordinaire de médecine à Binteln ; mais il ne conserva sa chaire qu'une dizaine d'années et revint à Brème prendre la place plus lucrative de médecin pensionné. 11 mourut dans cette ville le 5 novembre 1696, laissant :
I. Dissert, de lienteria. Lugduni Batav., 1652, in-4°. — II. Panegyricus in ohitum ^yilhelmi Yl. Hass. Land. 1603. Dans Fûrst. Ehrenyedàchtniss, Th. II, p. 535. L. IIk.
GLAKS UXGUERITARIA. On désigne SOUS ce nom la noix de Ben {voy. ce mot). Pl.
GLAS (Olof). Né le 18 novembre 1815, à Umeaa, fit ses études médicales à Upsal en 1851, et fut reçu candidat en médecine en juin 1856. Il passa la licence qui donne le droit de pratique en mai 1857, et fut promu docteur
GLASER (Lks). 11'*
en médecine et maître en chirurgie le IT» juin 1858. H se voua au professorat, fut nommé professeur adjoint de médecine théorique et pratique à l'Université d'Upsal en 1859 et professeur ordinaire de médecine pratique en 1850. Il suppléa le professeur Bergstrand dans sa chaire de chirurgie et d'ohstélriqne et lui
succéda en 1851. • r • i
Glas avait voyagé en Angleterre et en France aux frais de l'Académie d'iipsal, afin d'y étudier l'organisation de la médecine, et il remplit dans son pays diverses fondions administratives de l'ordre scientifique. Il est mort à Upsal en 1866. Nous connaissons de lui, outre divers articles de journaux :
I. Om periodisk Nevralgi i Kjffi-lal. Upsal, 1857, in-8°. — II. De luberculosi pulmonum. Upsal, 1830, ia-8°. A- ^•
CiLASER (Les).
«laser (ChristopiiI. Célèhre chimiste du dix-septième siècle, natil de Bàlc, que la nature de ses travaux rend intéressant pour les médecins. 11 remplaça dans la place de démonstrateur du jardin du Roi, à Paris, Nicolas Lefèvre, qui vers 1664 fut appelé par Charles II, roi d'Angleterre, à diriger le laboratoire de Sainrt- James. Grâce à la recommandation de Yallot, premier médecin de Louis XIV, il cumula la place de démonstrateur avec celle de pharmacien de la cour ; il fut en outre pharmacien du duc d'Orléans.
Impliqué dans le fameux procès de la marquise de Brinvilliers, l'empoisonneuse, Glaser dut quitter la France. Il avait eu pour élève iN'icolas Lémery, (jni ne tarda pas à surpasser son maître.
Glaser avait adopté le système de Paracelsc pour ses écrits, qui étaient Irèsestimés en leur temps. Il doit être considéré comme l'inventeur du nitrate d'argent fondu dans les lingotières ; son procédé est encore employé aujoujd'luii. C'est à lui aussi que nous devons la connaissance du sulfate de potasse fondu, appelé alors sel on pierre de prunelle, à cause de sa prétendue efficacité contre les fièvres prunelles ou ardentes; ce sel fut nommé plus tard $el poUjchreste de Glaser, avant la réforme de la nomenclature chimique. On a de Glaser :
Traité de la chimie, contenant une niélkode claire et facile d'obtenir les préparations de cet art les plus nécessaires dans la médecine. l'aris, 1065, 1667, in-S"; Lyon, 1C70, iii-8° ; Paris, 1673, in-12 ; Bruxelles, 1670, in-S" ; Paris, 1088, in-8°. Trad. en allem. par Jean Menudier : Hodegus chymicus oder Chymischer Wcgweiser, etc. léna, 1084, 1096. in-12. ïrad. enangl. par G. llarris. Londres, 1677, in-8°. L. Hn.
Glaser (.loHANis-HEiNrjcH). Médecin allemand, naquit àBâlele 6 octobre 1629. Il prit le titre de maître ès-arls en 1848, puis étudia la médecine et alla visiter Genève, Heidelberg et Paris, où il fit un séjour prolongé. De retour dans sa patrie, après neuf ans d'absence, il fut reçu docteur en 1661,
En même temps que la médecine, Gkser cultiva les belles-lettres et la philosophie et obtint en 1665 la chaire de langue grecque. Deux ans après il quitta ce poste pour prendre la chaire d'anatomie et de botanique. Il mourut le 5 février 1675, laissant, outre un petit traité sur le cerveau, un certain nombre d'opuscules académiques :
I. Diss. de rheiunatisnio. Basileae, 1601, in-i°. — II. Diss.de respirations Basileae, 1661, in-4». — III. Diss. de similitudine et diffcrentia, quae proli cuni parentibus intetccdif'. Basileae, 1661, in-4°. — lY. Thèses oplicae. Basiloae, 1604, in-4°. — Y. Oralîc de sludii
■IJO GLASER (Les).
firacci uliidale algue necessilale. Basileae, 1665, in-4». — VI. Thèses ex arlibus inslrumen- Inlibiis desumtae. Rasileae, 1005, in-4°.— VII. Oralio funebris inobilumHieroinpni Bauhini. Basileae, 1607, in-4°. — VIII. Casus niedicus de mensium suppiessione carumqiie per aures excrrlione, ut et frbre terliana curala. Basileae, 1675, iii-i». — IX. Traclatus de cerebro. Basileae, 1680, in-8° (publié après la mort de Glaser par J. J. Slelielin). L. ILn.
eiaser (GoTTHARD-JofrANN). Médecin allemand, né à Riga, fit ses études médicales à Icna et prit le bonnet de docteur en 1772. Il se fixa aussitôt à Fellin, où il devint, en i783, médecin de canton et mourut le 24 févriei- 1815 dans sa soixante-quatrième année.
On n'a de Glaser que sa dissertation inaugurale :
Diss. inaiig. medica de febribus malignis (praes. E. A. Kicolaï). lenae, 1772, m-i".