GRAVEURS
Trousseau. C'est à lui qu'est due l'idée des postes médicaux internationaux destinés à étudier la marche et les lois des épidémies; c'est lui qui le premier décrivit le goitre exoplithalmique, etc., etc.
Graves mourut le 20 mars 1855, âgé seulement de cinquante-six ans; depuis longtemps, il souffrait de goutte atonique ; la maladie se compliqua de congestion pulmonaire intense, avec quintes paroxystiques, puis d'anasarque accompagné d'une éruption pui'puroïde. En décembre 1878, une statue lui a été érigée à Dublin.
Graves dirigea en collaboration avec Stokes à partir de 185'i le Dublin Journal
of Médical and Chemical Science, fondé quelques mois auparavant par Kane ;
il ne quitta la direction de ce journal qu'en 1842. Il y a publié un grand nombre
de mémoires et de monographies, ainsi que dans le London Médical and Sur-
gical Journal, le London Médical Gazette, les Transactions of the Irish
Academij, VEdinburgh Philosophical Journal, etc., articles qui ont été pour la
plupart réunis en un volume par William Stokes en 1865 {Studies in Physiology
and Médiane. Edit. by W. Stokes. London, 1865, in-8°). Nous citerons encore
de lui :
I. Lecture on the Functions of the Lymphatic System. Dublin, 4828, in-8°. — II. System of Clinical Mcdicinc. Dublin, 1843, in-S". — III. Clinical Lectures on the Practice of Medicine. Edit. 2, edit. by J. Moore Neligan. Dublin, 1848, 2 vol. in-8°. Trad. en iranç. par Jaccoud. Paris, 1862, 2 vol. in-8°. L. Hm.
GRAVEURS (Hygiène professionnelle). Nous ne saurions entrer dans les détails que comportent les opérations nécessitées par les divers modes de gravure. Considérées d'ailleurs au point de vue de l'hygiène professionnelle, ces opérations prêtent à un ensemble de considérations qui s'adressent à la fois à toutes les sortes de gravure. C'est ainsi que, la vie sédentaire et l'attitude avec l'application soutenue des yeux, le mouvement spécial des doigts qu'exige le travail minutieux de la gravure, constituent des influences professionnelles que l'on retrouve aussi bien chez le graveur sur bois que chez le graveur sur métaux et le graveur sur pierres.
De là une première catégorie de maladies générales ou d'affections localisées, qui sont la conséquence plus ou moins immédiate de la manière de vivre comme du travail professionnel du graveur.
Par exemple, on peut rapporter aux graveurs, en ce qui concerne la phthisie pulmonaire, tout ce qui a été observé chez les ouvriers employés dans les ateliers d'ajustage.
Lombard (de Genève) a trouvé que les graveurs fournissaient 12 décès de phthisie sur 100 malades. Dans le tableau de morbidité et de mortalité moyenne des principales professions à poussières dressé par L. llirt, les graveurs occupent le seizième rang sur cinquante pour la phthisie et le douzième pour l'ensemble des maladies de poitrine.
De Neufville (de Francfort), dans son tableau de statistique professionnelle, donne pour la durée moyenne de la vie chez les graveurs un chiffre relativement inférieur; elle ne dépasserait pas quarante ans. Hirt cependant, arrive à un chiffre de vie moyenne assez élevé : cinquante-quatre ans et sept mois.
L'attitude courbée, l'immobilité relative du corps et la vie sédentaire, doivent les prédisposer plus encore que l'inhalation des poussières à la phthisie pulmonaire. Le rôle des poussières est moins incontestable dans la gravure sur pierres ou sur coquilles. Comme conséquence de l'attitude et du mouvement profes-