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GRAVITE (CENTRE DE

Dans quelques cas exceplionncls, on peut avoir à conside'rer réollcnient la stabilité ou l'instabilité de l'équilibre : l'équilibre est stable, par exemple, pour un bomine suspendu par les mains à une barre ou à des anneaux, il est instable pour un homme qui marche sur une barre ou sur une corde. Dans ces cas, on peut, en effet, considérer que l'appui se fait suivant une ligne (bien que, en réalité, le contact se produise sur une surface, mais d'une très-faible largeur). Aussi est-il extrêmement difficile de se maintenir immohile sur un cercle et l'on n'arrive à ne pas tomber qu'à la condition d'exécuter presque constamment une série de mouvements, par suite desquels la verticale du centre de gravité passe d'un côté à l'autre de la ligne d'appui; on se maintient ainsi d'autant plus facilement que les déplacements de ce centre de gravité sont plus rapides, ce que l'on obtient par l'emploi d'un balancier, ou en étendant les bras, ce qui élève le centre do gravité dans l'un et l'autre cas. Mais il importe de remarquer qu'il n'y a pas là équilibre à proprement parler.

Si l'on considère un homme se déplaçant dans l'air, soit dans le cas d'une chute sous l'influence de la pesanteur seule, soit dans le cas d'un saut sous l'intluence de !a pesanteur et d'une vitesse initiale, comme on peut négliger la résistance de l'air qui est minime, le mouvement du centre de gravité se continuera sans modification aucune, quelles que soient les contractions musculaires pcoduites, contraclion qui aurait pour effet de déplacer les membres par rapport au tronc : ce sont en effet là des actions intérieures qui ne peuvent iniluer sur le mouvement du centre de gravité. Mais, si l'on considère non le centre de gravité, point fictif, mais un point du tronc, il n'en sera plus de même, puisque les mouvements des membres ont pour effet de déplacer le centre de gravité par rapport au tronc. C'est ainsi, par exemple, que. si l'on vient à fléchir les jambes et les cuisses sur la terre pendant une chute, ce déplacement aura pour résultat immédiat de relever le centre de gravité par rapport au tronc; comme le centre de gravité doit continuer à descendre sans changement, il faudra donc que le tronc descende un peu plus vite que si les jambes étaient restées immobiles.

Des considérations générales du même ordre sont applicables aux animaux : il n'est pas nécessaire d'insister en ce qui concerne les animaux quadrupèdes ou bipèdes qui reposent sur le sol; mais la question n'est pas la même pour les poissons ou les oiseaux.

Elle est simple pour les poissons ou les autres animaux aquatiques qui peuvent rester immobiles en équilibre au sein do l'eau. Dans ce cas, l'équilibre existe quand le centre de gravité de l'animal et le centre de poussée (centre de gravité du volume de liquide déplacé) sont sur une même verticale; de plus il est stable, si le centre de gravité est au-dessous du centre de poussée, et instable dans le cas contraire; ce dernier cas est le cas ordinaire.

Pour les animaux qui flottent à la surface de l'eau, l'équilibre correspond au cas oiJ le centie de gravité de l'animal est sur la même verticale que le centre de gravité du volume d'eau déplacé; mais la question de stabilité est beaucoup moins simple; elle dépend de la position d'un point impossible à définir sim- ])lement et auquel on a donné le nom de métacentre.

11 n'existe pas d'animaux qui puissent rester en équilibre dans l'air sans mouvement, ils sont tous plus lourds que l'air, suivant l'expression consacrée, ne peuvent se souteriir que par suite des mouvements de leurs ailes. Nous ne saurions traiter mcidemment ici la question du vol ; la position du centre de gravité y joue certainement un rôle important, mais son influence

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