‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46Chapitre 41 sur 97 · G RAY · texte numérisé non relu

G RAY

n'est pas assez bien définie pour que nous puissions nous arrêter à la pre'ciser. C.-M. Garirl.

GRilY. Nom de plusieurs savants anglais ou américains parmi lesquels :

Gray (Stepheis). Physicien anglais, né vers la fin du dix-septième siècle, mort à Londres le 15 février 1756. Il vivait à Londres.

Gray était membre de la Société royale de Londres. Il découvrit dès avant 1733 le moyen de communiquer de l'électricité aux corps qui n'en possèdent pas naturellement, en les mettant en contact avec des corps électrisés, et entrevit les faits de condensation électrique, mis en lumière pour la première fois par Muschenbroeck, l'inventeur de la bouteille de Leyde. On a de Gray divers mémoires insérés dans les Philoxophical Transactions {\ 69641 7}C}); on les trouvera énumérés dans le Biographisch-Uterarisches Handworterhuch de Poggendorff.

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lipsij (JoH.\). Chirurgien et voyageur anglais, né à Duns (Berwickshire), en 1708, mort à Londres le 20 mars 1825. En 1788, il suivit les leçons du chirurgien Morris à Londres, fut nommé en 1790 aide-chir.u'gien de la marine anglaise et fit plusieurs campagnes. De 1797 à 1800, il fut employé successivement aux hôpitaux militaires de Lisbonne, de Gibraltar et de Malte. Après divers voyages, il fut en 1805 chargé de l'inspection supérieure des hôpitaux de Gibraltar, et en 1809, à son retour à Londres, fut nommé médecin de l'hôpital royal d'IIaslar. Gray a écrit des mémoires fort intéressants, à en juger par les extraits donnés par les journaux, mais qui sont malheureusement restés inédits.

Gray (Samuel-Frederick). Médcciu et professeur de matière médicale, vivait à Londres, paraît-il, au commencement du siècle actuel. 11 fut l'un des principaux rédacteurs du London Médical Repository depuis 1819. Gray est connu surtout par les ouvrages suivants :

I. A Supplément to the Pharmacopœias Including not oiily Ute Drugs and Compounds which are used by Professional or Privale Praclilioners of Medicine, but alsn tliose w/iich

are sold by Chemists, Drugists London, 1818, in-S" ; Edit. 5, ibid., 18'iô, in-8°. New

Edit., ibid., 1831, in-8°. — II. A Natural Arrangement of Briti&li Planta accordinq to their Relations to each other, as pointed ont by Jussieu, De Candolle, etc. London, 1821, 2 voL in-S". — III. Eléments of Pharmacy and Chemical History of the Materia medica. London, 1825, in-S". — IV. Traité pratique de chimie, appliqué aux arts et manufactures, à Vhygiène, etc. Trad. de l'angl. par T. Richard. Paris, 1828-1829, ô vol. in-8% atlas de 100 pi. Trad. en allein. Weimar, 1829, gr. Jn-8°; H' édit. angl. London, 1831 (1830), in-8°. — V. Articles dans divers recueils. L. Hn.

Gray (Johx-Edward). L'un des plus célèbres naturalistes de notre époque, était le fils du précédent. Né à Walsall, en 1800, il se livra d'abord à l'étude de la médecine, puis publia, en 1821, au nom de son père, la flore d'Analeterre basée sur le système naturel, enfin en 182a fut attaché au Musée britannique. Â partir de ce moment sa vie tout entière se résume dans les ouvrages qu'il a publiés et dans les soins qu'il a donnés aux collections zoologiques du Musée. Il fut membre et même membre fondateur d'un grand nombre de sociétés savantes. Ce savant illustre mourut à Londres le 7 mars 1875,

Les catalogues qu'il a faits des collections du Brilish Muséum ne consistent pas en une simple énumération ; on y trouve des remarques précieuses sur les mœurs, les caractères et les synonymies d'un grand nombre d'espèces. Parmi ses travaux, jui se composent d'une quantité prodigieuse de mémoires, nous

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sio-nalerons entre nutres le Zoological Miscellany, recueil publié de 1835 à 1845, comprenant la description de nombreux mammifères, et ses travaux sur les mollusques, qui ont rendu de grands services à l'anatomie de ces animaux; les mémoires qu'il a publiés à ce sujet s'élevaient en 4852 à cent dix-neuf, parmi lesquels nous devons signaler son Systematic Arrangement of Molliiscous Animah, wilh Characters of Families. Nommons encore : Illustrations of Indian

Zoology (London, 1850), Spicllegia Zoohgica, or Original Figures ofNew

and Unfigured Animais (1828-1830), une fouie d'articles dans Annals and Magazine of Natural History, Proceedings of the Zoological Society, Philosophical Transactions, etc. (Biogr. Didol).

Gray (George-Robert). Frère du précédent, presque aussi célèbre naturaliste que lui, vint au monde le 8 juillet 1808 à Litlle Cbelsea, étudia la zoologie, et en 1831 fut attacbé au British Muséum. Il mourut à Londres le 5 ou le 6 mai 1872.

Gray s'est voué spécialement à l'élude de l'entomologie et de l'ornilliologie et a contribué surtout beaucoup aux progrès de cette dernière. Il prit part en outre à la publication de l'édition anglaise du Règne animal de Cuvier. Outre une multitude de mémoires publiés dans les recueils scicntiliques, on a de lui, entre autres grands ouvrages, un List of the Gênera of Dirds (London, 1841), un Gênera of Birds (London, 1837-1849, 3 vol., avec 350 pi.), ouvrage capital, enfin un Handlist of the Gênera and Species of Birds, où se trouvent énuraérés 2915 genres et plus de 11 000 espèces d'oiseaux.

Gray (IIexp.y). Professeur d'anatomie au Saint-George' s Hospital, chirurgien assistant au même hospital, fellow de la Société royale et du Collège de chirurgie de Londres, examinateur pour la chirurgie aux hospices Saint-Georges et Saint- James, mourut à Londres en juin 1801, âgé seulement de trente-six ans. Il avait obtenu en 1849 le prix triennal du Royal Collège of Surgeons Engl. pour son mémoire On the Anatomy and Physiology of the IServes of the Human Eye, en 1855 le prix Astley Cooper de 300 guinées pour sa Dissertation on the Structure and lise of the Spleen. En 1855, il publia son irniié à'andiiomïe [Descriptive and Surgical Anatomy. London, in-S").

Gray (Asa). Célèbre médecin-botaniste américain, né le 18 novembre 1810 à Utica, suivant les uns, à Oneida County (New-York), suivant les autres. A l'âge de vingt et un ans il fut reçu médecin au Collège de Fairfield et exerça pendant quelque temps l'art de guérir; mais il ne tarda pas à abandonner la pratique médicale pour se livrer exclusivement à l'étude de la botanique sous la direction du professeur Torrey de New- York.

En 1834, Gray fut attaché en qualité de botaniste à l'exploration scientifique alors projetée par le gouvernement américain, mais, celte entreprise tardant trop longtemps à se réaliser, Asa Gray résigna son emploi en 1857. Plus tard, ei\ 1842, il devint professeur d'histoire naturelle à l'université américaine de Cambridge et fit alternativement des cours tiès-suivis dans cette ville, à New-York et Boston. Il fit deux voyages en Europe, l'un en 1838-1839, l'autre en 1850- 1851. Il abandonna l'enseignement en 1873 et s'occupa alors à classer le riche herbier de Harward Collège. Enfin, en 1874, il succéda à Agassiz comme régent de l'Institut sraithsonien. L'Académie des sciences de Paris le nomma correspondant, le 29 juillet 1878, peu avant sa mort arri-ée en 1870 «

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Gray avait commencé en 1858 avec le professeur Torrey The Flora of Norlh America (New-York, 4858-1842, 5 vol.); mais en présence de l'nnmense accumulation de matériaux provenant du Texas, de l'Orégon et de la Californie, les auteurs durent se borner à une simple énumération des espèces qu'ils avaient découvertes. Outre une foule de mémoires publiés dans les recueils scienlifiqucs on a de lui :

I. Eléments of Botany. New- York, 1836, in-12; reproduit avec des additions sous le titre de : Tlie Botanical Texl-Book, etc. Isew-York, 1842, in-8". Cet ouvrage a obtenu depuis de nombreuses éditions. — II. Manual of Botany for the ?iort>iern United Slatcs. New-York, 1848, 1868, in-8°. — III. Gcneia Boreali-Ainerkana. ?sew-YorU, 1848-1849, 2 vol. in-8°. — IV. Botaïuj of the United States Exjjloring Expédition under Caplain Wilkes. New-York, 18o4. — V. Plantée Wrightiame Texano-Neo?ne.ricanae. New-York, 1852-1853. — VI. Darwiniana. Essays perlaining lo Darwinism. New-York, 1876. — YII. Synoptical Flora ofNorlk America. New-York, 1878. Etc., etc. L- l'^'-

CiiREAStE. Voy. Vaccin, Yacclnatiok.

«REATRAKES (YALEiNTiN). Célèbre thaumaturge, né à Affane, ou Irlande, le 14 février 1028. A l'âge de treize ans, il dut se réfugier avec sa mère en Angleterre pour fuir la rébellion, et six ans après, lors de son retour en Irlande, il s'enferma dans le château de Goperquin et se livra pendant un an à une vie purement contemplative. 11 servit alors dans le régiment du comte d'Orrery, contre les rebelles, et en 1056, lors du licenciement de l'armée, se retiradans son lieu natal où il remplit divers emplois civils. Lors de la restauration, il perdit ces emplois et reprit ses habitudes de contemplation. Il ne tarda pas à éprouver des hallucinations et se crut appelé à guérir la scrofule, et plus fard toutes les maladies, par la seule apposition de sa main. Les malades accoururent en foule. Des démêlés avec l'autorité ecclésiastique le déterminèrent à se sauver en 1666 en Angleterre, oîi l'appelait du reste le comte d'Orrery, qui était plein de confiance dans ses talents surnaturels. Le roi lui-même le fit venir à Whitchall, Il ne resta cependant qu'un an à Londres et retourna subitement eu Irlande, oii il vécut dorénavant dans le plus profond oubli. On ne sait même pas la date de sa mort.

Ce qu'il y a de plus étonnant, c'est que des hommes comme Bayle et Stubbie et des médecins estimés aient soutenu et appuyé de leur crédit et de leurs certificats cet illuminé ou ce charlatan, comme on voudra; Deleuze l'a également présenté sous un jour favorable. Mais Lloyd et Saint-Évremont n'eurent aucune peine à le mettre à sa place et il perdit bien son temps à se défendre dans une brochure qu'il publia contre Lloyd, en 1066 (London, 'm-¥). L. Hn,

«REAVES (Edward). Frère des deux célèbres orientalistes de ce nom, est né à Croyden, dans le comté de Surrey, vers 1015. Il fit ses premières études à Oxford, étudia ensuite la médecine, et fut reçu docteur en médecine de celte Université, en 1641. En 1645, il devint premier professeur, mais la guerre civile ne tarda pas à éclater, l'Université avait pris fait et cause pour Charles 1*^'. et Greaves quitta Oxford pour habiter Londres, afin de se livrera la pratique de la médecine. Il fut bientôt admis au Collège des médecins (1655), et en devint felloio en 1657. A la restauration, Charles II le nomma son médecin ordinaire et le créa baronnet. Il est mort à Londres le 1 1 novembre 1680. On cite de lui :

I, Morbus epidemicus anni 1645. Oxford, 1644, in-8\ — II. Oralio habita in œdibus Collegii medicorum Londinensium 25 junii 1661 die, Harvaù tnemoriœ dicata. Londres, 1667, in-4''. A. D,

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