‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46Chapitre 84 sur 97 · SOURCE ANCIENNE SOURCE · texte numérisé non relu

SOURCE ANCIENNE SOURCE

on GRAVIER. NOrVELLE.

Chlorure de sodium l.Sil 1,290

— magnéiiura 0,195 0,180

lodure et bromure 0,06-i 0,04i

Sulfure de calcium 0,050 0,000

Sulfate de chaux 0, lo6 0,218

— soude 0,150 0.148

Bicarbonate de chauï 0,133 »

— magnésie 0,059 0,033

— potasse. » 0,206

Acide silicique 0,120 (

Alumine 0,049 | ^''^

Oxyde et sulfure de fer » 0,011

Matière organique 0,029 0,020

Total des matièiies fiiti 2,568 2,210

f acide carbonique ^ ... . ,

r, S ,,.| I ■ / quant, ind. quant, ind.

Car V siillliyilrique ( ' ^

( szoïe traces. traces.

Etahlissei/ient. L'établissement thermal de GréouLx est vaste, commode, et possède à peu près tous les moyens balnéaires dont les malades peuvent avoir besoin pour suivre une cure complète. Ainsi, situé à 100 mètres à peine du Verdon, dans un vallon ombreux, son rez-de-chaussée est occupé par plusieurs salons de conversation ou de jeux, par le cabinet de lecture, le calé, le restaurant et quelques chambres d'habitation. Le sous-sol est réservé aux ressources bydrothérapiques de la station. Plusieurs galeries par lesquelles passent les canaux qui distribuent l'eau de la source Ancienne, dont le griffon est sous la maison de bains, conduisent : à deux buvettes, à dix-huit cabinets de bains grands, bien éclairés et bien ventilés, ayant chacun une baignoire de marbre blanc à laquelle arrive l'eau minérale qui s'y renouvelle sans cesse ; à une piscine assez profonde et assez vaste pour qu'on y puisse nager, à une petite piscine oii il faut s'asseoir pour que tout le corps trempe dans l'eau ; à onze cabiuets pourvus de tous les appareils convenables pour l'administration des douches de tout calibre, de toute forme et d'une projection aussi variée que peuvent le désirer le médecin ou le malade ; à deux étuves dans des pièces voûtées oii se concentrent directement les vapeurs îde la source .\ncienne ; elles sont précédées d'anticliambres chauffées et à l'abri de l'air extérieur ; les malades y prennent des bains de pieds à l'eau courante et à la température native de l'eau de la source Gravier; et enfin à deux salles d'inhalation sulfureuse.

Mode d'admimstratiu>' et doses. L'eau des deux sources de Gréoulx se prend en boisson à la dose de trois à six verres le matin à jeun et de quart d'heure en quart d'heure. La durée des bains d'eau varie d'un quart d'heure à une heure, qu'ils soient prescrits dans les baignoires isolées ou dans l'une ou l'autre des deux piscines; les douches d'eau, soit en jet plein et fort, soit en lames, soit en arrosoir, s'administrent pendant un temps ordinairement de dix à vingt minutes. Les malades restent dans les étuves d'un quart d'heure à une demiheure. Le séjour dans la salle d'inhalation est d'une demi-heure à une heure. C'est la source Ancienne qui alimente la buvette principale et toutes les sections de l'établissement thermal ; son énorme débit n'est pas tout utilisé même, et

GRÉOULX (Eaux minérales de). 683

une partie se perd sans avoir servi, quoique nous ayons déjà dit que les bains de baignoires et de piscine soient pris dans de l'eau thermo-minérale toujours courante. La source Nouvelle alimente la deuxième buvette.

Emi-loi thérapeutique. L'eau de Gréoulx en boisson a une action marquée sur l'estomac, le foie, l'intestin, les reins, la circulation sanguine et l'innervation générale. Ainsi elle active les sécrétions stomacale, hépatique et intestinale ; quelquefois cependant elle donne un résultat opposé et, au lieu de favoriser le?. selles, elle les diminue et produit la constipation. Elle est le plus souvent diurétique et, quand elle ne l'est pas ou l'est peu, elle détermine une diaphorèse très-sensible. Elle augmente le nombre des pulsations cardiaques et excite d'une façon tellement manifeste le système nerveux, que le médecin est obligé quelquefois ou d'en modérer la dose ou de suspendre tout à fait la fréquentation de la buvette. Les liains d'eau produisent une légère congestion de la peau qui va même assez fréquemment jusqu'à la tuméfaction, la rougeur et la chaleur ; ils rendent les mouvements respiratoires plus fréquents, ainsi que les battements du cœur et des artères ; ils diminuent la sécrétion urinaire, déterminent la sueur et surexcitent manifestement les organes génitaux des deux sexes. Les bains généraux assouplissent l'enveloppe cutanée qui devient plus onctueuse et plus Jisse, et les organes locomoteurs sont et plus forts et plus souples. Les personnes sanguines ou bilioso-sanguines supportent beaucoup mieux les bains hyperthermaux avec l'eau de la source Ancienne que les sujets nerveux, délicats, chez lesquels ils amènent une chaleur et une sécheresse désagréables de la peau, un trouble de la respiration, une grande accélération du pouls, des tintements d'oreilles et des éblouissements. Les malades chez lesquels prédominent les vaisseaux blancs ou qui sont affaiblis par des soufl'rances antérieures ou par une sénilité précoce ou arrivant à son heure éprouvent, en sortant d'un bain, même assez court, une sensation de Iraîcheur ou de iioid et un sentiment de profonde anémie, ou au moins d'une grande lassitude, avec une lenteur du pouls qui descend souvent de vingt ou de trente pulsations. L'excitation causée par la douche avec l'eau de la source Ancienne est d'autant plus éner;^ique que l'eau est administrée en jet plus fort et plus chaud ; dans ce cas, la douche augmente la sensibilité de la peau qu'elle percute et la contractilité des muscles sous-jacents, elle active la circulation des vaisseaux, souvent au point qu'on est obligé d'en surveiller attentivement les effets. Les bains de vapeur amènent promptement la moiteur, suivie bientôt d'une sueur profuse, la peau s'injecte et devient plus sensible, le pouls s'accélère, la respiration est anxieuse, et il survient assez souvent un peu de lourdeur de tète, accompagnée de céphalalgie, alors surtout que la transpiration tarde à se produire. Les personnes nerveuses à un haut degré ne peuvent souvent rester dans les étuves de Gréoulx, la chaleur qu'elles y éprouvent, les gaz qu'elles y respirent, leur sont insupportables, leur peau prend une teinte violacée au lieu d'être rose, de devenir un peu tuméfiée et d'avoir une rougeur -plus ou moins marquée. Quand le bain de vapeur est bien supporté, au contraire, il est suivi d'un calme profond, d'un bien-être dans lequel se complaisent les malades dont les forces et l'activité physique et intellectuelle sont augmentées quelquefois à un haut degré. Un séjour assez prolongé dans les salles d'inhalation dont l'atmosphère est chargée des vapeurs et des gaz qui se dégagent de la source hyperthermale de Gréoulx détermine de la pesanteur de tête appréciable surtout pendant les premières minutes, une sensation de chaleur légère dans la gorge

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