ÉCLAIRS
kci.ahis
ET TiiN.NERItE.
Janvier
Février
Mars.
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août. . . . ,
Septembce
Octobre
Décembre
TOTADX
J'ai fait également sur la forme des nuages des observations qui n'auraient pas beaucoup d'utilité pour le médecin.
Botanique. La flore de la Guyane est d'une richesse telle que je ne saurais .avoir la pensée même d'énumércr toutes les espèces qui se disputent son sol- Qu'il me suffise de dire que Lindley a pu, pour la Guyane anglaise seule, en ■réunir plus de 6000.
Aussi me contenterai-je, après en avoir donné un aperçu générai, de citer les plantes alimentaires et les médicinales ou toxiques.
Les trois embranchements du monde végétal sont richement représentés à la €uyane. C'est à M. Leprieur qu'on doit les travaux les plus importants sur les
Acotylédoiies. Il a fait pour la cryptogamie ce que Dalton avait fait pour les deux autres embranchements.
Il a pu envoyer, de 1835 à 1849, à la Société de géographie de Paris, trois collections successives de Mousses et d'Hépatiques qu'il avait recueillies pendant son premier voyage en-. -.pris à travers la Guyane centrale à la recherche des sources du Maroni. Sur les 724 espèces dont se composaient ses trois collections, il y avait : 76 Algues dont 56 nouvelles, 7 Collémacées dont 2 nouvelles, 179 Lichens dont 50 nouveaux, 179 llyménomycètes dont 86 nouvelles, 20 Gastéromycètes dont 9 nouvelles, 124 Pyrénomycètes dont 80 nouvelles, 24 Discomycèles dont 16 nouvelles, 65 Hépatiques dont 24 nouvelles, et 55 Mousses dont il nouvelles. En tout 555 espèces nouvelles dont ce savant infatigable a enrichi la science, auxquelles il faut encore ajouter un certain nombre de Cryptogames vasculaires appartenant tant aux Fougères qu'aux Lycopodiacées et aux Polypodiacées.
Ces différents végétaux sont répandus sur tous les points de la Guyane, et si, pour quelques-uns, l'habitat est assez restreint, pour beaucoup, au contraire, il est général.
C'est à propos de l'habitat que Leprieur a découvert un fait des plus intéressants et jusqu'à présent resté sans explication. C'est l'existence insolite de quelques Floridées dans les eaux douces et courantes des criques qui descendent des montagnes du Mahury et de Kaw. On le sait, en effet, les Fucacées, et tout particulièrement les Floridées, ne vivent que dans les eaux salées ou tout au moins sauniàtres. Or, Leprieur a recueilli dans les eaux courantes des criques Cacao et Gravier, affluents la première du Maliury, et la seconde du Kaw, trois Bostrichia, un Gymnogongrus et deux Ballia.
Il y a lieu de remarquer de plus, ce qui ajoute à ce que cette découverte a d'important, que ces espèces sont nouvelles et qu'on ne les rencontre nullement sur le littoral.
Les Monocotylédones ne sont pas moins nombreuses ; ce sont elles qui peuplent surtout les terres basses, les vallées et le bord des criques et rivières. Beaucoup, de même que pour l'embranchement précédent, sont épiphytes.
Je citerai, comme leur appartenant, des Scitaminées, des Marantacées, des Musacées, des Amaryllidées, des Broméliacées, des Orchidées sans nombre, des Palmiers, des Liliacées, des Dioscoriacées, des Aroïdées et enfin des Graminées.
Mais des trois embranchements, c'est de beaucoup celui des Dicotylédones qui, soit comme nombre de sujets, soit comme nombre de familles, est le plus important.
Plus de JOO familles y sont largement représentées. Parmi elles, celles qui méritent le plus notre attention, par le nombre de leur représentants ou par l'importance de quelques-uns d'entre eux, sont : les Amomacées, les Myrtacées, les Cactées, les Papayacées, les Malvacées, les Euphorbiacées, les Simaroubées, les Légumineuses, les Laurinées, les Sapotacées, les Rubiacées, les Bignoniacées, les Solanées, les Vochysiacées et les Bhizophorées.
Contrairement aux deux embranchements précédents, les Dicotylédones préfèrent les terres hautes. Ce sont elles qui, d'une manière presque exclusive, fournissent les espèces forestières, et les bois durs les plus estimés.
Plantes alimentaires. Arbre à flèches (Maranta arundinacea) ; ses tubercules fournissent l'arroAV-root. Arbre à pain ou Jaquier {Artocarpus integrifolia) ; arbre à pain à graines {Artocarpus incisa], arbre à pain igname ; pro-
GUYA^'ES (LES). ''15
duit des fruits comestibles, après la cuisson. Bananier [Musa paradisiaca) ; offre de nombreuses variétés utilisées cuites ou crues. Barlon (Uraria guyanensis vulgo Balouroii) ; les Indiens mangent ses graines rôties. Basilic ou grand basilic (Ocymum), condiment. Maïs [Zea mais); peu employé à la Guyane dans l'alimentation de l'homme. Manioc [Jatropha manihot), aliment remplaçant le pain pour toute la population vivant à la créole ; fournit la cassave, le couac et le tapioca. Patate [Convolvuhis batatas); ses tubercules se mangent comme la pomme de terre {Hibiscus esculenius vulgo Grombo) ; se mange en salade ou dans une sorte de mets connu sous le nom de calalou. Igname {Dioscorea bulbifera), deux espèces l'une Manche et l'autre noire, se mange comme la pomme de terre. Riz {Oriza sativa), vient très-bien dans les terres basses. Voyère {Voyria rosea), cuite sous la cendre, a le goût de la pomme de terre. Acajou [Anacardium occidentale), acajou savane ou à pommes ; ses pédoncules charnus sont mangés crus ou en confitures; ses noix sont mangées le plus souvent rôties, mais peuvent être employées comme garnitures. Ananas [Bromelia ananas), fruit d'une saveur exquise; on en rencontre plusieurs variétés; on en fait des conserves, une bière et un sirop. Avocatier {Persea gratissima), fruit excellent, ayant toutes les apparences d'un corps gras. Manguier {Mangifera terebinthe), fruits savoureux et des plus variés. Mélastome {Melastoma amara) ; ses fruits comestibles sont connus sous le nom démêles. Oranger {Cilrus aurantium), très-répandu dans le pays; ses fruits y sont exquis. Palmier; plusieurs espèces fournissent des fruits bons à manger. Papayer {Carica papaya) ; les fruits sont comestibles, mais peu estimés dans le pays; cet arbre a pris de l'importance depuis que l'on a découvert lapapaïne. Citronnier {Citrui^ limonum), sert de condiment ; est très-abondant dans le pays. Corossolier [Anona muricala), produit un fruit que l'on mange le matin. (]ouratari (Lecythis grandi (lora) et Lecythis zabucago), donnent des amandes comestibles. Goyavier (Psidium grandi florurn), donne un bon fruit qui sert à faire d'excellentes confitures. Pomme de Cythère {Spondias Cytheria) . produit un fruit acidulé très-estimé. Pomme rosa (Eugenia angustifolia), fruit très-parfumé, mais de peu de goût. Saouari (Car?/oca?' glabrum); l'amande du fruit est agréable en cerneaux. Sapotillier [Achras i^apota), fruit exquis. Cacayoer {Theobroma cacao), son fruit forme la base du chocolat. Caféier iCoffea arabica); celui de la Montagne d'Argent est le plus estimé. Canne à sucre {Saccharum officinarum), fournit le sucre; vient dans toute la Guyane. Maniguette [Uvaria zeilanica), poivre d'Ethiopie; condiment. Muscadier {Myrisiica aromatica] ; son fruit, la muscade, est l'objet d'un commerce assez important. Gingembre [Amomum zingiber), employé comme condiment dans les mets. Giroflier [Caryophyllus aromalicus), condiment très-employé et donnant lieu à une culture assez étendue. Jejéiicou {Scylopia frufescens) ; ses graines servent d"épices. Piment [Capsicum frutescens), condiment; présente à la Guyane de nombreuses variétés. Poivre {Piper), condiment; a été l'objet d'une culture assez étendue. Sésame {Sesamum); sa graine fournit une huile qui, fraîche, est bonne à manger. Vaniller {Vanilla aromatica), croît spontanément dans toutes les forêts de la Guyane ; est peu cultivé maintenant. Pareira brava {Abuta frutescens), liane qui sert à faire une liqueur qui se répand beaucoup en Amérique. Calebassier {Crescentia cujète) ; la pulpe de son fruit sert à faire du sirop.
Plantes médicinales ou toxiques. Ayapana {Ëupatorium ayapand) ; ses feuilles infusées forment une des tisanes les plus employées dans nos hôpitaux el
dans la pratique civile, comme excitant diffusible. Casse du Para {Cassia Javanica), mêmes usages que le cassia ordinaire. Citronelle {Andropogon schœnanthus), sudorifuiue. Coachi {Qiiassia amara), tonique et astringent. Conami (Conami Guyanensis) ; ses feuilles [lilées servent aux nègres pour enivrer le poisson. Copahu {Copaifera officinalh), donne par des incisions le baume de copahu. Ipccacuanha {Boerhavia diandra) vomitif, et purgatif. Hicin [Ricinus communis), très-commun; purgatif. Salsepareille {Smilax salsaparilln), sudorifique. Simarouba {Simaruba officinaUs), astringent et tonique. Tamarinier [Tamarindus indicus), fruit laxatif. Amblanier {Ambelania acida); sa confiture est employée contre la dysenterie. Amourette [Medicago arhorea) ; ses feuilles, employées en infusions, ont des propriétés purgatives. Carmcntin {Justicia pecloralla) ; infusions pectorales. Centaurée : deux espèces, la blanche {Catuubia spicata) et la purpurine (Cramosa) , plantes amères, stomachiques, vermifuges et fébrifuges.
Cléome {Cleome fniteAcens) ; ses fruits, écrasés, remplacent les cantharides. (aèle de coq (Ilt'liotro(JUim indiciim), antiliénionliagique. Herbe à brûlures [Bacopa aquatica); ses feuilles sont employées en application contre les brûlures. Lianes, llerbe-Notre-Dame, Liane-à-Cœur, Liane à serpent, Liane-mousse, Liane gmlinguée, Liane pareira-brava; leurs racines et leur bois sont considérés conune tonicpies ou diuréticpies. Liane à enivrer le poisson {Robmia nicou). jAIélastome (Mclaaluma amara): l'infusion de ses feuilles sert à laver les ulcères ou les pi((ûres. Millepertuis [Uijpericum sessilifulium), suc résineux purgatif, employé contre les fièvres intermittentes. Psicholre violette, ou bétoine {Psichotria herbacea Aublelis), astringent et apéritif. Remire maritime [Bemirea marilima), sudorifique et diurétique. Aracouchini {Icica aracouchini) ; son suc balsamique a été employé contre l'éléphantiasis. Azier {Nonatalia officinaUs) ; ses feuilles sont e.mployées en infusion contre l'asthme. Montyolliy {Varonia-globosa) : s'emploie contre l'anasarque. Potalie amère [Potalia. amara Aubletii), agréable en infusions légères ; à forte dose, elle est vomitive et jouit de la réputation d'être un contre-poison du Manioc.
Zoologie. Quand ou parcourt les forêts sans fin de ce pays, on est frappé de la grande disproportion de nombre entre les représentants du monde animal et ceux du monde végétal. La vie animale y est moins active. Elle y a plus d'espace. Le combat pour la vie paraît y être moins ardent. Ce petit nombre d'animaux est surtout saisissant au milieu des forêts et loin des grands cours d'eau. La vie semble se concentrer le long des rivières et des fleuves, dans l'épais fourré qui les boide. C'est là, en effet, que l'on trouve, en plus grand nombre, les Insectes, les Reptiles, les Oiseaux et même les Mammifères. Tous, même ceux qui sont en lutte constante, y vivent à côté les uns des autres, et font •de ces épais massifs de feuillages, de ces lacis inextricables de racines adventives «t de lianes, leur séjour préféré.
Prolozoaires. Vivent en quantité innombrable dans toutes les eaux des marais et des fleuves, mais n'ont pas encore été étudiés.
Vers trématodes. Distoma lanceolatum. — Vers nématoïdes : ascarides lombricoïdes excessivement fréquents, mémo chez les grandes personnes ; oxyures vermiculaires, ankylostome duodénal très-fréquent. — Annélides. Lombrics terrestres. — Crustacés : écrevisse {Astacus), crevette, homard, crabe de mer, langouste, crabe des palétuviers [Telphusa serrata), tourlourou. — Arachnides : Mygale ou araignée-crabe [Theraphosa avicularia), très-fréquente ; sa morsure
donne la lièvre. Araignée noire {Aranea mactam). Araignée argentée [Mijrmecia fulva). Scorpion. Quelques acarus. Pou de bois {îxoiles americanus). Rouget {Trombidion). — Myriapodes: Scolopendre {Scolopendro cjigantea), lulo, l'un el l'autre très-fréquents. — Insectes. Parmi les Coléoptères : Lampyris splendidiila, Etaler noctiluclm: Lytta cinerea, violacea, veslcaloria, ptisens; Atiobium striatum, Bitprestù capris sacer, Cetonia aurala, Tenehrio molitor ; Calandra granaria, Curculio pnlmarum, dont la larve est très-eslimée. Parmi les Orthopières : Blatta orientalls; Locia^ta viridixsima, cjrkea, verntcinosa ; Gryllus do)iiedicus, campeslris. Parmi les Hémiptères : Cimex lectulariiix, la cochenille {Cocm), Fulgora lateriiaria; Apliidiens. Parmi les Névroptèros : Termes bellicosiis, puhatorium; Libellula depressa, Mymelcon formicariim. Parmi les Lépidoptères : Papllio Machaon, Pieris brassicae, Heliconhis ricini, Carlnia pallaria. Parmi les Hyménoptères : Apis mellifica, Upsa lechlguana, Myrmica riibra, Ponera elevala ; Formica nigra, ceplialates; Vespa vul~ garis, crabro. Parmi les Diptères : Tipula, Si»iulia pertinax, Ciilex, Lucilia hominivorax, ver macaque {Cuterebra noxialis), Mouclie à dague {Cliryai^ aculeato). Parmi les Suceurs, surtout la Ch'u\ue [Bhynchoprion penelrans).
MolIasi|ues. dastéropodes : Siiccinea riibcscrna, ^rroprimpia ; Zonites Cayennensis, decoloratiis : Hélix pellis serpenlis, bifnrcata, auriculina, lepnensi, nux, denlic.ulala, denticm, Isabelln, badia, orbiciilata, discolor, aspera ; Slreptavif! Deplanchei; Biiliniits allongus, perverms, pnpyraceus, multifaxciatm; Gnllina xuttana; Zébra undatus et vegina; Achatina flammigera, variegata, virginea, slriala, fulminen et Jamellata ; Piipa Eyriesd ; Melampm pusillus et flavus; Cyclophorus Cayennensis ; Ilelicina pelliicida, seriaca ; Planorbis lugubris; AmpuUaria giiyanenais, fasciala, oviformis, effusa, luleostoma, puncticulata, Welioilschiana, Sinamarina ; Melania atra et de- <;ollala ; Nerilina zébra, lanceolata et virginea. — Acéphales : JJnio granosus ; Ostrea.
Poissons. Squalus carcharias, maximus, prislis ; Exocœtus evolans ; Gyninotus electricus et albifrons; Osphronemus olfax, Naucrates ducior ; Trtraodon erythrinus ; Loricaria calaphracta et plicostomiis ; Silurus Parkeri ; Anableps tetrophthatmus ; Silurus callichthys ; Centropomiis undicimalus ; Salmo friperica, Perça sonatelUs.
B.vTUACiEss. Le Pipa {Pipa americana), les lîainettes {Hyla arborea et U. bicolor), plusieurs variétés de Crapauds, dont quelques-unes de très-grande taille.
Reptiles. Chélonie.ns. Les Tortues de mer sont: la tortue franche {Testiido midas) et le caret {Testiido imbricata). Les Tortues d'eau douce comprennent : \^ des Émides, dont les principales variétés bont le Thoiiarou et le Matamata ; 2° des Tortues à boîte. Enfin les Tortues de terre sont représentées par plusieurs variétés, qui presque toutes sont bonnes à manger.
Sauriens. Le principal est l'Iguane {Iguana americana).
Crocodiliens. Le principal est le Caïman à lunettes {Alligator Sclerops).
Ophuiiens. Us sont nombreux et parmi eux quelques-uns sont venimeux. Je •citerai: le Serpent à sonnettes {Crotalus durissus), le Serpent gvage {Trigonocephalus), le Serpent corail {Scytale coronatum), le Serpent liane, le Serpent chasseur et plusieurs variétés de Boas.
Oiseaux. Oiseaux de proie. Le grand Aigle {Fakoharpya), le vultur papa ; l'Urubu (Fî(/(«r joffl) ; le Grand-duc {Stvyx bubo];h Chevêche fauve {Stryx
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Caijennensis). — Passereaux. Les Pies-grièches {lanius excuhitor), la Bécarde [Lanius ajanm), la Mouclierolle à huppe {Todm regius); le Cotinga rouge [Coracias militaris) ; le Coq de roche [Pipra rnpicola), l'Engoulevent [Caprimnlgiis Cayennensh), les Oiseaux-mouches [Trochiliis pella, muUkolor et furcahis). — Grimpeurs. Les Toucans {Wiamphnstu?^) , les Perroquets {Psittacus), les Aras, les Perruches. — Gallinacés. Le llocco [Crax alector], la Marail [Pénélope leucolophos), la Perdrix rouge [Tetrao riifus), la Perdrix grand-bois {Tetrao monlanns). — Échassiers : les Pluviers [Charadriua), l'Agami (Psophia crepitans), la grande Aigrette blanche [Ardea alba), l'Ibis ronge {Scolopex ruhrn). — Palmipèdes: le Cormoran, les Frégates [Tachijpeles a qui la).
Mammifèiîes. Quadrumanes : Le macaque, représente' par quatre espèces : le caparou, le grisou, le sajou et le sajou cornu, le tamani (Simia midaft);le coata {Ateles paniscus), le singe ronge, comprenant deux espèces : le Stentor ursinus et le Semiculu^. — Cheiro[)tères : le yiin\]^\re. [Vespertilio ^)ectrum}. — Carnassiers : le tigre à peau tigrée [Felia leopardus^), le tigre rouge (Couguar), le tigre noir, le tigre niargay [Félin ligrinns), le jaguar [Felis onca), dont plusieurs variétés. — Rongeurs : le coendou {Sijnetheres prehensilis) ; le hérisson [Erinaceus); l'agouli (Cavia aguti) ; l'acouchi [Cavia acuschy) ; le packa {Ccnîogeny>i) ; le cabiaï [Hydrochœrus), le coati [Nasua). — Marsupiaux : plusieurs variétés de sarigues ; le crabier ; le raton -ciabier ; le quatreœils et le caryopolin; l'écureuil [Sciurus palmarum). — Édeutés : le tamanoir, le tamandua, le fourmilier, l'unau [BradypuR didaclyliis), l'aï [Bradypus tridactylus), le tatou [Dasypiis). — Pachydermes : le pécari [Dicotyles toriptatus), le cochon marron, le maïpouri [Tapirus americanus) . — Ruminants: la biche des palétuviers, la biche rouge, le kanacou. — Cétacés : le lamantin [Manalus americanus).
Superficie et population. Guyane anglaise. La Guyane anglaise a luie étendue de côtes de 570 milles et une superficie de 198 840 kilomètres carrés. Sa poj)ulation, en 1861, était de 148 026 personnes, dont 79644 hommes et 68 382 femmes. Mais dix ans après nous trouvons cette population déjà considérablement accrue. Elle arrivait en effet, en 1871, à un total de 195491 personnes, dont 108 792 hommes et 84699 femmes. Enfin en 18781e recensement a donné 252 636 personnes, sur lesquelles il faut compter 60 089 immigrants, composés de 53 786 Hindous, 5204 Chinois et 5099 Africains.
Les principales villes sont Georgetown, chef-lieu do la colonie, ayant une [lopulation de 30 0001iabilanls,situéedans le comté de Demerary.à l'embouchure de la rivière de ce nom, et i\ew-Amsterdam, sur la rivière Barbice.
Guyane hollandaise. La superficie totale de cette colonie s'élève à 28 1 2 lieues géographiques carrées {.Meiwil de Carnbée), sur lesquelles 700 lieues seulement sont connues. Sa population, non com[)risIes Indiens, les nègres marrons et les lépreux, était, le l'"" janvier 1875, de 48 275 personnes, ainsi réparties: 44 785 n'appartenant pas aux immigrants et 5490 immigrants.
Le premier groupe comprenait 21 857 hommes et 22 948 femmes; dans le second, vu son mode de recrutement, les hommes l'emportaient de beaucoup sur les femmes. Ces dernières ne figuraient que pour 993 et les hommes pour 2497. Il faut de plus ajoutera cette population environ 12 000 peaux-rouges ou nègres des bois. C'est donc une population totale de 60 000 habitants environ. Sur cette population 6480 sont protestants, 13 000 catholiques, 665 juifs
GUYA.NES (LKS). 717
néerlandais, 662 juifs porUigais ; 2600 suivent le culte évangélique luthérien, et 21 654 appartiennent à la confrérie des frères Moraves.
Guyane française. Notre Guyane a, du Maroni à la rivière Vincent-Pinson, une étendue de côtes de 500 kilomètres et une superficie totale de 115000 kilomètres carrés. Sa population totale, le l''"' janvier 1880, s'élevait seulement à 26116 personnes, sur lesquelles 17 301 constituaient la population fixe. Celte population elle-même se composait de 8082 hommes et 9219 femmes.
Quant au reste de la population, ses principaux groupes étaient les suivants: race américaine, 2000 environ, militaires de toutes armes 1000, immigrants africains 300, immigrants indiens 2900, Chinois 170, Annamites 380, et transportés hors pénitenciers 1400.
Notre colonie ne possède qu'un centre de population méritant le nom de ville : c'est Cayenne, qui est son chef-lieu et dont la population est de 10 000 habitants environ. On trouve, déplus, dans la colonie quelques villages, dont les principaux sont Mana, Guysambourg et Saint-Laurent,
Démographie et anthropologie. 1" Mouvement général de la population et divisions. L'étude de la population des Guyanes, si diverse d'abord par ses origines, et plus tard par ses mélanges, est pleine de diflîcultés. Ce ne sont pas seulement, en effet, une ou deux couches de population qui sont venues se superposer l'une sur l'autre, mais toutes les races, et pour chacune d'elles plusieurs de leurs variétés, qui s'y sont rencontrées ; et, circonstance qui augmente encore les difficultés, aucune d'elKs n'y est arrivée dans des conditions égales de lutte et de résistance soit vis-à-vis de la nature, soit vis-à-vis de ses semblables. Aussi toutes les questions de résistance aux climats, de mortalité, de naissance et de longévité, etc., se compliquent-elles d'autres tenant à la différence de conditions sociales, différence que l'on ne saurait négliger, si l'on ne veut arriver à des conclusions erronées.
En outre, je n'ai pu trouver des documents détaillés et suffisants que pour notre Guyane, mais, les conditions climatologiciues étant les mêmes pour toutes, comme on vient de le voir, et les trois colonies ne pouvant présenter que les différences peu sensibles provenant de celles des nations colonisatrices, je pense que l'on peut appliquer aux deux autres les conclusions que les faits nous permettront de tirer pour la nôtre.
2'^ Origine de la popidation actuelle. A l'arrivée des Européens à la Guyane, des tribus d'Indiens assez nombreuses occupaient ses rives et celles de ses fleuves, mais l'intérieur était moins peuplé: aussi est-ce tout au plus à 50 000 indigènes que l'on put évaluer sa population. Toutes ces peuplades, du reste, vivaient indépendantes l'une de l'autre et souvent même en état de guerre. Ces populations étaient-elles les premières qui eussent occupé le pays? Je ne le pense pas. Je suis porté à croire que l'arrivée de l'homme à la Guyane se perd dans la nuit des temps, et qu'il a même assisté au grand mouvement des eaux qui l'ont couverte de sa couche aurifère. J'ai présenté, en effet, à la Société d'anthropologie de Paris, en 1878, plusieurs haches trouvées soit au-dessous, soit dans l'épaisseur <le cette couche, et cela sur .un point qui sûrement n'avait subi aucun rema niement. Enfin, depuis j'ai pu m'assurer que ces objets, et tout particulièrement l'un d'eux, n'ont aucun rapport, non-seulement avec certains autres recueillis à la Guyane, mais aussi avec tout ce que j'ai vu à la Guadeloupe ayant appartenu aux Caraïbes, dans les riches collections du musée Lherminier et dans celles de M. Guesde et de M. Mazé.
Quelle que soit l'origine de ces objets, on ne 'saurait douter qu'ils remontent de beaucoup avant l'époque de la découverte. Les Indiens se servaient déjà de flèches, de massues en bois dur ou d'instruments de jet, comme ils le font encore aujourd'hui.
La tribu qui occupait le littoral, de l'Orénoque à l'Oyapock, à l'arrivée des Européens, était celle (jue les voyageurs ont désignée tantôt sous le nom de Caraïbe, tantôt sous cehii de Galibi qu'on lui donne de préférence aujouid'hui. C'est elle que les Européens rencontrèrent tout d'abord, et la seule à laquelle ils eurent quelquefois à disputer le sol.
Toutefois, il n'y a jamais eu, de leur part, une résistance à notre occupation. La Guyane n'a pas été le théâtre d'une lutte semblable à celle des Antilles. Si les lloUamiais et nous-mêmes avons eu à combattre les indigènes, ce n'est qu'après les avoir révoltés par nos exactions et surtout par notre prétention de les réduire en esclavage.
Après cette population que nous pouvons considérer comme indigène, la première qui aborda les Guyanes, fut com[ioséed'Anglo-Saxonset des représentants des divers peuples néo-latins. Avant peu même le terrain sur lequel ils firent leurs tentatives de colonisation se délimita, les premiers occupant le pays à l'ouest du Maroni et les autres le reste.
Les peuples envahisseurs s'allièient ils avec les indigènes? Il doit y avoir eu (les exemples de ces alliances, mais elles furent peu fréquentes, et jamais assez pour constituer une race digne d'être étudiée au point de vue pratique.
Ce ne fut qu'assez longtemps apiès la découverte que la race éthiopienne apparut dans le pays; elle y fut conduite comme esclave. Les deux colonies de Surinam et de Cayeniie suivirent la même voie, et en peu de temps ce fut la race la plus nombreuse. Dès 1695, notre colonie comptait déjà 1047 esclaves et seulement 400 blancs, et en 1814, 1 '2 000 esclaves pour moins de 900 Européens. Dès lors, cet élément de population fut considéré comme indispensable à la prospérité du pays, et la traite se chargea de le fournir. Ce n'est pas cependant qu'une si grande agglomération d'esclaves, en présence du petit nombre d'européens, fût sans inconvénient et même sans danger. Si, en effet, notre colonie est restée sans trouble jusqu'en 1789, notre voisine vit plusieurs fois dans le cours du dix-septième et du dix-huitième siècle ses progrès entravés et même son existence compromise. C'est à ces révoltes, ayant pris l'importance de guerres véritables, que remontent les divers groupes de nègres boschs qui occupent le haut Maroni et que la Hollande n'a pu calmer qu'en leur assurant leur indépendance. Jusqu'en 1851 ces trois races, sauf quelques Chinois, furent les seules en présence, et même, les Indiens ne s'alliant pas à leurs conquérants, on peut dire que les noirs, les Européens et leurs métis, furent les seuls sur lesquels pesa tout le poids de la colonisation. Pendant longtemps, leur situation respective fut bien délimitée : à quelques rares exceptions, les Européens étaient propriétaires du sol, les noirs esclaves et les affranchis se recrutaient parmi leurs métis. Mais peu à pences situations changèrent et leurs rapports se modifièrent, jusqu'à ce qu'enfin l'égalité fut proclamée dans notre colonie parla République de 1848 et dans la Guyane hollandaise par le décret de 1866; la Guyane anglaise jouissant des mêmes avantages depuis 1834.
Dès lors, le travail ayant été abandonné par les noirs, il fallut, pour ne pas assister à la ruine complète des colonies, chercher des bras ailleurs.
Les trois colonies, à des époques différentes, suivirent la même voie et firent.
GUYÂNES (LES). 71»^
les mêmes tentatives. Ce fut d'abord aux populations européennes qu'elles s'adressèrent, et dans ce sens ce fut la France qui fit l'essai le plus sérieux avec la transportalion. Mais celte émigration ayant été ou insuffisante ou sans succès, on s'adressa aux grands centres de population, tels que l'Afrique, l'IIindoustan et la Chine.
L'Afrique fournit les premiers immigrants, et seules, ainsi, les conditions du recrutement des travailleurs changeaient. La colonie restait, comme par le passé, cultivée par des noirs, et cela à son grand avantage. Mais les puissances européennes, craignant que cette immigration ne perpétuât les guerres qui décimaient l'intérieur de ce vaste continent et dont les prisonniers alimentaient les marchés, y renoncèrent d'un commun accord en 1861 , sous la garantie que leur donna l'Angleterre de permettre l'émigration d'un certain nombre de sujets hindous.
Depuis plus de vingt ans l'IIindoustan est donc devenu pour les trois colonies la source principale de l'immigration, source à laquelle sont venus s'adjoindre, pour chacune d'elles, quelques Annamites et des Chinois, et pour la nôtre, en. particulier, quelques Arabes.
3" Etude de la population actuelle. Race américaine. Peuplades occupant les Guyanes au moment de l'arrivée des Européens.
Une carte que j'ai trouvée au Conseil privé de Cayenne, porte le titre de- Copie d'une carte manuscrite de la Guiaiie dresaée par les jésuites en I54I (je crois qu'il faut lire 1641), communiquée par M. Buache en 1787. Elle est loin d'être parfaite, mais déjà tous les cours d'eau y sont portés à leur place. D'après cette carte, les peuplades indigènes de notre colonie à cette époque étaient les suivantes : 1° les Galibis sur le littoral entre le Maroni et l'Approuack (Appronague) et sur la rive gauche du Maroni, mais s'étendant peu dans l'intérieur; 2° les Karicouchiannes sur l'Aroua, aflluent du Maroni, 3" les Armagoutous ; 4° les Amicouanes ; 5° les Noyennes ; Q" les Orokoyennes échelonnés sur un affluent du Jari ; 7° les Ouens; 8" les Acoquas entre le haut Maroni et le haut Oyapock ; 9" les Pirioux entre l'Approuack et rOyapock ; 10° les Palanques ; 11° les Tapiris dans le haut- Oyapock entre le fleuve et son affluent le Camoupig (Camopi); 12° les Karanarions; 15" les Counairies entre le Caehipour et l'Oyapock; 14° les Onages: 15° les Oûrampis sur la rive droite du haut-Oyapock; 16° les Mages; 17° les Palicours entre le Conartie (Connarie) et le Cachipour ; 18° les Itontanes dan& le haut de ce dernier fleuve; 19° les Couffaris entre le Counani et le Mayaquari (Maïacari) ; 20'* les Ouranayous sur un affluent de gauche de l'Aouanairie désigné sous le nom de Mana et qui doit être le fleuve Maiiaïe dont ils ne connaissaient pas bien le cours; 21° dans la Guyane portugaise comprise entre VAonnairie et le Jari, on trouve les Maraonnes sur la rivière de Mariabo ; 22° la mission des Arouagais sur le Buri et 23° celle des Tocoyennes sur la rive gauche du Jari. C'est donc en tout vingt-trois peuplades différentes sur nos terres et trois dans la Guyane portugaise, aujourd'hui brésilienne. Nous sommes moins bien renseignés sur les peuplades qui occupaient la Guyane hollandaise; quelques-un>es seulement nous sont connues ; ce sont : les Ayaracoulets entre la rive gauche du Maroni et son affluent le Tapanahui; les Trios dans le haut de cet affluent, les Guacabayas dans le haut du Saramaca. Enfin dans la Guyane anglaise : les Waïkas sur les bords du Mazaruni, les Atorais, les Tafournas dans le haut de l'Esséquébo. Ce sont là pour les possessions hollandaises et
anglaises les seules qui aient survécu. Mais, quand on voit le grand nombre de peuplades qui occupaient la nôtre vers le milieu du dix-septième siècle et le peu qu'il en reste, il est naturel d'admettre qu'il en a été de même des autres et que, si aujourd'hui on n'en trouve que quelques-unes, c'est que les autres ont disparu. Sur les vingt-trois peuplades qui occupaient la nôtre, seuls les débris de quatre ou cinq subsistent. Des autres il ne reste plus de trace. Ces tribus avaient-elles la même orij^ine? Il est difficile de le dire. Les renseignements que nous ont laissés les premiers explorateurs sont confus et bien incomplets à ce sujet. Cependant, vu les différences de mœurs qui caractérisaient quelques-unes d'entre elles, et l'état de guerre presque permanent dans lequel elles vivaient, je suis porté à croire qu'elles devaient avoir des origines différentes. Les unes en effet, tels que les Ayacuulets, les Oùrampis, les Acoquas, étaient anthropophages, tandis que beaucoup d'autres ne l'étaient pas. Les Galibis ou Caraïbes étaient belliqueux et nomades, tandis que les Arouacks, par exemple, étaient pacifiques et sédentaires, etc. D'oii sont venues ces peuplades? Je pense qu'elles ont suivi deux voies, l'une par terre en remontant d'abord les différents affluents de l'Amazone et en descendant ensuite les cours d'eau des Guyanes, et l'autre en suivant la côte maritime depuis l'Orénoque. Les relations fréquentes qui ont régné, de tout temps, entre le bassin de l'Amazone et le haut du fleuve, témoignent en laveur de la première de ces hypothèses. Ces peuplades ont disparu, je l'ai dit, et il serait bien dilficilc de donner sur elles les moindres renseignements.
AMHrioroMÉTRiE. Ne voulant pas prolonger outre mesure cette partie d'une étude qui, vu le nombre de peuples à examiner, sera forcément un peu étendue, je ne donnerai que les tableaux anthropométriques de deux squelettes que j'ai rapportés de la Guyane, l'un aracouyenne, l'autre galibi, et les moyennes d'observations faites sur les galibis vivants soit par moi, à la Guyane même, soit par le docteur Manouvrier, sur ceux qui ont été conduits au Jardin d'acclimatation en 1882.
MESSDRATIOKS PRISES SUR LES SQUELETTES Pour la télé.
Aracouyenne. Calibi.
Courbe occipitale frontale du uasion au biegma. , . 0,120 0,150
— du na$ioa au lambda. . . 0.-250 0,2473
— du iiasioL à l'inioQ. . . . 0,205 0,520
— du naïioii à lopi^thion. . 0,5473 0,573 Courbe horizontale totale 0,520 0,o2o
— transversale bi-auriculaire 0,5tW 0,520
Dinmèlres.
Antéro-postérieur 0.172 0,188
Transvei-sal maximum 0,142 0,130
Vertical 0,122 0,13.8
Frontal minimum 0.092 0,102
— sup rieur 0,104 0,110
Bizvfîomaiiciue 0,158 0,112
Capacité cràuienne 1,323 1,497
Orbite, diamètre transversal 0,042 0,342
— — vertical 0,055 0,056
Orifice nasal, diamètre transversal 0,027 0.029
— — vertical 0,035 0,054
Angle facial de Jacquart 720 *
Membres supérieurs.
Huraérui (maximum) 0,523 0,5173
lladius (maximum) 0,235 0.242
Aracoujenne. Galibi.
Clavicule (masimurn) 0,155 0,161
Omoplate, indice scapulaiie 70,27 »
— — sous-cpineux 94, S4 »
Membres infiiriews.
Fémur (maximum) ^ 0,440 0,457
— en position 0,455 0,155
Tibia (maximum) 0,589 (),36"
Calcanéum tolMl 0.078 0,078
— de la t'ai:c posiéi'ieure au bord antérieur
de la suilace articulaire 0,052 0,054
— de la face po-tèiieure au bord postérieur
de cette même surface » 0,035
Résumé des hommes galihis. Taille, 1",584; les cheveux sont lisses, le nez est de forme pyramidale, un peu plat. Les lèvres de grosseur moyenne et non renversées en dehors, les dents incisives sont verticales; ni tatouage, ni cicatrices de brûlure.
Mesures de la tète. A. Crâne. 1" Diamètres : anléro-postérieur maximum, 0,187; transversal maximum, 0,149; frontal minimum, 0,1101; — 2" Courbes : occipito-l'rontale totale, 0,olo; horizontale totale, 0,548; transversale bi-auriculaire, 0,5452. — B. Face. 1° Atigle et triangle facial : base du triangle facial, » ; longueur de la ligne faciale, 0,0717; angle facial de Jacquart, 71°, 45'; angle facial alvéolaire, » ; — 1° Distance du point sousnasal : au point sous-mental, 0,0688; à la racine du nez, 0,0525; à la racine des cheveux, 0,1228; — 5° Distance transversale des deux pommettes, 0,125. Tbonc et membres. 1" Hauteurs au-dessus du sol : du conduit auditif, 1,466; de l'acromion, 1,542; de l'épicondyle, 1,025; de l'apophyse styloïde du radius, 0,752; du bout du doigt médius, 0,584; de l'ombilic, 0,958; de l'épine iliaque antéro-supérieure, 0,959; delà ligne articulaire du genou, 0,450; du sommet de la malléole interne, 0,0673; — 2° Membre supérieur : la grande envergure, 1,677; le petit empan, 0,698; — 5" Membre inférieur : longueur du pied totale, 0,2494; longueur du pied prémalléolaire, 0,177; — 4" Hauteur du vertex au-dessus du sol, le sujet étant assis, 0,7969; indice céphalique horizontal, 79,54; longueur de l'humérus, 0,519; longueur du radius, 0,269; longueur de la main, 0,168; longueur du membre supérieur, sans y comprendre la main, 0,589; distance de l'épine iliaque antéro-supérieure à l'apophyse styloïde du radius, 0,1874; distance de l'extrémité du radius à la ligne articulaire du genou, 0,134.
Résumé des femmes galibies. Taille, l'",458; cheveux lisses, nez de forme pyramidale, un peu plat, lèvres fines ou moyennes, droites; les dents incisives sont verticales, pas de tatouage, pas de cautérisation, épingle dans la lèvre inférieure, deux jarretières au-dessus et au-dessous du mollet.
Mesures de la tête. A. Ci^àne. 1° Diamètres : antéro-postérieur maximum, 0,1752; transversal maximum, 0,1408; transversal frontal minimum,. 0,1056; — 2» Courbes : occipito-frontale totale, 0,2964; horizontale totale, 0,3548; transversale bi-auriculaire, 0,556. — - B. Face. 1° Angle et triangle facial : base du triangle facial, 00; longueur de la ligne faciale, 0,692; angle facial de Jacquart, 71 degrés; angle facial alvéolaire, 00; — 2"^ Distance du point sous-nasal : au point sous-mental, 0,0622; à la racine du nez, 0,0484; à la racine des cheveux, 0,1098; — 5" Distance transversale des deux pommettes, 0,1172.
mcT. ENC. i° s. M. 40
lâi GUYANES (LES).
Mesures du tronc et des memrres. l" Hauteurs au-dessux du sol : du conduit auditif, l,r)458 ; de l'acromion, l,22ûi; de l'épicondyle, 0,9556; de l'apopliysc styloïde du ladius, 0,696; du bout du doigt médius, 0,550; de l'ombilic, 0,861 ; de l'opiné iliaque antéro-supérieiu-e, 0,85i; de la ligne articulaire du genou, 0,578; du sommet de la malléole interne, 0,058; — 2° Membre supérieur : la grande envergure, i,b'20; le petit empan, 0,177; — o" Membre inférieur : longueur du pied totale, 0,2154; longueur du pied prémalléolaire, 0,1560; — 4" Hauteur du vertex au-deasus du sol, le sujet étant assis, 0,7452; indice céplialique horizontal calculé avec les moyennes, 80,50 ; longueur de l'humérus, 0,2898 ; longueur du membre supérieur sans v comprendre la main, 0,5274; longueur du radius, 0,2596; longueur delà main, 0,146; diamètre bi-iliaque (d'une épine iliaque antéro supérieure à l'autre), 0,226; hauteur du mamelon au-dessus du sol, 1,050; distance intermainelonnaire, 0,252 ; distance de l'épine iliaque antéro-supérieure à l'apophyse styloïde du radius, 0,158 ; distance de l'extrémité du médius à la ligne articulaire du genou, 0,164; circonférence de la jambe sur les jarretières, au-dessus du mollet, 0,228 ; circonlérence de la jambe sur les jarretières au dessous du mollet, 0,160; longueur posl-malléolaire du pied, 0,0574.
Les tableaux suivants résument les observations de Maiiouvrier sur les Galibis venus à l'aiis en 1881 :
OBSERVATIONS AKTIIROl'OLOGIQUES