‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 54 sur 126 · CZ · texte numérisé non relu

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début de cet article, mais en les examinant il est aisé de voir, comme on devait s'y attendre, que ce sont les chiffres et les mouvements de la population agglomérée la plus nombreuse qui entraînent tous les autres; il faut surtout remarquer en outre que les mouvements s'y produisent en sens inverse des autres. Ainsi c'est à la Guadeloupe et à la Grande-Terre que se produit l'excédant de mortalité sur lequel nous avons appelé l'attenlion. Depuis 1877, par exemple, sans qu'on signale aucune circonstance particulière, aucune épidémie, l'excédant des décès sur les naissances n'a jamais t'té inférieur à 400 (5,2 pour 1000 de population générale), mais il a dépassé 2000 eu 1881 (15,2 pour 1000 de population générale). Au contraire, les petites populations «le Marie-Galante, de la Désirade, donnent un excédant constant des naissances sur les décès. Depuis quelques années, l'administration a publié un tableau qui donne les mouvements de population par commune, et l'on peut y constater que, si Ton met à part la ville de la Basse-Terre et quelques autres communes très-peu nombreuses de la Guadeloupe proprement dite, c'est sur la Grande-Terre que se produit cet excédant de la mortalité sur la natalité, et cela a lieu dans tous les qu;»rtiers ou communes sans aucune exception. Si l'on considère que c'est à la Grande-Terre que se trouvent réunies toules les conditions qui engendrent le paludisme et que c'est là d'ailleurs qu'on en observe les manifestations les plus nombreuses et les plus graves, on en arrive à cette conclusion que cette endémie est une des causes de cette moi talité élevée et. par suite, du déficit qui va s'accentuant chaque année dans la population. Cette manière de voir se trouve confirmée par cette autre observation que les communes de la Guadeloupe proprement dite qui se trouvent dans les mêmes conditions, au point de vue de la prédominance de la mortalité, sont également des localités infestées par le miasme paludéen. Pour tous ceux qui connaissent la Guadeloupe une simple comparaison du tableau mentionné plus haut et de la carte de la colonie sul'fit pour justifier ce qui vient d'être dit. C'est donc là, à n'en pas douter, l'une tout au moins des causes du fâcheux état de choses que nous avons signalé et qui menace l'avenir de la population coloniale. Cette cause n'est évidemment pas la seule, malgré son importance, mais nous devions la signaler tout particulièrement, puisque c'est celle qui rentre le plus naturellement dans le cercle de nos études.

S'il est un fait qui ressorte des études précédentes, c'est certainement le suivant. Aussi loin que remontent les documents statistiques analysés, nous ne trouvons pas un instant où la population de la Guadeloupe, considérée, soit dans son ensemble, soit dans l'un quelconque des groupes naturels ou artificiels entre lesquels on a pu la répartir, se soit augmentée par la supériorité marquée du chiffre de ses naissances sur celui de ses décès. De plus, quelque vagues que soient les diverses données statistiques dont on a pu se servir, un certain nombre de faits incontestables ont jeté un jour fâcheux sur la puissance d'accroissement de l'un et de l'autre groupe. Si nous voulions résumer les enseignements qui dérivent pour nous des travaux analysés, nous rapprocherions les chiffres suivants. En 1759, il y avait à la Guadeloupe 9645 blancs, un siècle plus tard, les patientes et inattaquables recherches de M. Wallher en ont trouvé 9725. Voilà pour la population blanche! En 1789, on trouvait dans la Colonie 5149 affranchis et 90 159 esclaves, soit 95 288 personnes de couleur. M. Walther, soixante-quinze ans après, en a trouvé 122 185 (54 556 métis et 87 627 noirs). L'accroissement total de ce groupe est donc de 28 895, soit d'en-

3fl6 GUADELOUPE (bibliographie).

viron 372 personnes par an. Je sais que vingt-cinq ans de guerre ont passé sur ces populations, mais je sais également que ces années terribles ont été suivies d'une longue et profonde paix; l'abominable institution de l'esclavage a cédé la place à l'égalité politique, les préjugés qui en étaient la conséquence ont disparu ou du moins n'ont plus de conséquences pour ceux qui les subissaient, le pouvoir politique môme a changé de mains. Certes, ce sont là des conditions où l'essor devrait se produire. Les derniers chiffres relevés sont plus désespérants encore que ceux qui le> précédaient. 11 s'ensuit donc que quatre cents ans d'efforts persévérants n'ont réussi qu'à faire subsister sur le sol de la Guadeloupe une population qui n'a vécu que d'apports extérieurs et qui, les choses restant ce qu'elles sont, diminuerait, si elle était abandonnée à ellemême. C'est donc avec beaucoup de raison que mon savant collègue A. Corre constatait qu'il ne faut plus considérer le noir comme l'élément d'avenir de la population des Antilles. Nous voyons qu'il ne s'y multiplie pas à l'état de race pure, et rien ne nous permet de penser qu'à l'état de métis il ait devant lui l'avenir. Si le groupe métis avait à la Guadeloupe la résistance et la fécondité des races appelées à vivre, il est trop nombreux pour ne pas influer grandement sur les coefficients de natalité et de mortalité. En tout cas, il est bien loin, malgré les apports de tout genre, de vérifier la loi de Malthus et d'y croître en progression géométrique. Un avenir prochain nous éclairera définitivement sur le sort qui lui est réservé.

Ce qui précède pourrait être considéré comme l'un des chapitres d'une histoire de la colonisation des j)etites Antilles. 11 y a de bonnes raisons de croire que ce qui s'est passé à la Guadeloupe ne diffère pas sensiblement de ce qui a eu lieu dans les autres îles et, sous ce rapport, les Anglais n'ont pas été plus heureux que les Français, ainsi qu'en témoigne l'état de leurs possessions dans la même zone. On ne sait pas assez en France combien ces îles séduisantes dévorent d'êtres humains, principalement ceux de notre race, renouvelant sans cesse et rajeunissant le mythe ingénieux et profond de Circé. On sait encore bien moins que la race noire, transplantée hors de ses lieux d'origine, n'échappe point aux lentes causes de destruction qui s'attaquent aux blancs dans les pays chauds. Sur la foi de théories séduisantes, on croit à l'avenir des métis : ce que nous venons de voir à la Guadeloupe n'est pas précisément encourageant. Les croisements n'ont-ils pas été suffisamment eugénésiques? le temps, ce grand facteur des transformations naturelles, a-t-il manqué pour la sélection? Toujours est-il que jusqu'ici nous ne sommes point parvenus à établir aux Antilles une population véritablement acclimatée, puisque celle qui s'y trouve n'est pas en état de s'y multiplier par ses propres forces. E. Rochefort.

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«UAGIVO OU SAI\'T-Al\TOI\E DE GL'AGI\0 (EaUX MINÉRALES De), hljper-

lliermales, sulfurées sadiques faibles, carboniques faibles. En Corse, dans l'aiionilissenient et à 63 kilomètres d'Ajaccio, à 10 kilomètres de Vico dans une vallée arrosée par le Grosso, à 500 mètres au-dessus du niveau de la Méditerranée. L'élablisseniont est entouré de montiignes élevées, boisées de leur base à leur cime, au voisinage desquelles coule le Liamone de l'est à l'ouest. Trois villages principaux sont aux alentours de Guagno : Soccia, Poggiolo et Orto; les vents qui y soufilent liabitueilement sont ceux de l'ouest qui régnent ordinairement de buit beures à neui' beures du malin, et ceux du nord ou de l'est. La brise de mer y est rarement violente, mais elle rafraîcbit l'atmosphère de midi à deux heures; elle cesse à cinq heures, et l'on jouit d'un calme complet jusqu'à huit heures du soir où s'élève la brise de terre qui dure jusqu'à cinq beures du malin, bes orages sont fréquents à Guagno. On y observe rarement des brouillards, mais, quand ils existent, leur odeur est quelquefois sulfureuse. Les venls de l'ouest amènent la pluie, ceux de l'est, au contraire, le beau temps ^t la sécheresse. La saison thermale commence officiellement à Guogno le 1" juin et finit avec le mois de septembre. La température de chacun des mois de la saison est la suivante : en juin, minima, 14 degrés centigrade, maxima, 24 degrés; moyenne, 19 degrés centigrade; en juillet, minima, 17 degrés, maxima, 27 degrés; moyenne, 22 degrés centigrade; en août, minima, 18 degrés, maxima, 28 degrés; moyenne, 23 degrés centigrade; en septembre, minima, 15 degrés, maxima, 25 degrés; moyenne, 20 centigrade. Les fièvres inlermiltentes , d'origine paludéenne, sont fi équentes dans la Corse, maison les observe très-rarement à Guagno dont le climat est agréable et sain. Les sources minérales émergent toutes à l'ouest de la Corse qui, à cette orientation, -a partout un sol granitique de formation ignée, tandis que le terrain est calcaire à l'est de l'île. Deux sources ont leur griffon à Saint-Antoine de Guagno, à 500 mètres l'une de l'autre; elles se nomment h Source Caldaneet la Soitrce des yeux, ou Petite souree, ou Source de l ouest.

GUAGNO (Eaux minérales de). 399

1° Source Caldane. Elle sort dans deux grands bassins qui sont à 10 mètres de l'établissement civil et y reste exposée à l'air, afin d'y perdre sa température native, trop élevée pour qu'elle puisse être employée de suite aux usages b.ilnéaires. Ces deux refroidissoirs contiennent ensemble GO mètres cubes d'eau thermo-minérale. L'eau de cette source est limpide, incolore, onctueuse au toucher, son odeur est sullureuse, son goût est fade et elle est difficile à digérer, elle donne des rapports, quoiqu'elle dissolve bien le savon, et cuit convenablement les légumes. Lorsqu'on la laisse séjourner pend;int un certain temps dans un vase, elle dépose des flocons blancs, ressemblant à de l'albumine que la cuisson commence à coaguler; elle sert cependant à tous les usages domestiques et culinaires. Cette eau a des propriétés très -variables : ainsi elle est plus ou moins abondante, plus ou moins chaude, plus ou moins chargée en principes fixes et volatils, suivant les heures de la journée, et surtout selon les variations de l'atmosphère. La température de l'eau de la source Caldane est de 55 degrés à 48 degrés centigrade à son griffon, et son débit habituel est de 49 litres par minute ou 71376 litres en vingt-quatre heures, sa densité est de 1071 et son analyse chimique, laite en 1845 par Poggiale, a donné par 1000 grammes d'eau les principes suivants :

Bicarbonate de soude 0,087

— chaux 0,043

— magnésie 0,053

Sulfure de sodium 0,106

Sulfdte de chaux . 0,148

— soude 0,113

— alumine 0,023

Chlorure de sodium.. . 0,242

Glairine 0,07-2

Azotate de potasse 0,019

Silice 0,048

Perte 0,027

Total des matières fixes 0,961

Gaz acide carbonique libre 0 litre 033

« L'analyse que nous rapportons, disent les auteurs du Dictionnaire des eaux minérales, est tirée de V Annuaire des eaux de la France, mais, ajoutentils avec raison, tout nous porte à croire qu'en ce qui concerne la proportion du sulfure de sodium il y a une erreur de chiffres, car d'autres auteurs indi quent seulement 0,024 au lieu de 0,106. Il n'y a pas d'eau sulfurée sodique" qui renferme plus de 10 centigrammes de sulfure de sodium par litre. »

2" Source des yeux ou Petite source, ou Source de Vouest. Elle émerge à 500 mètres environ de l'établissement civil, une simple rigole la reçoit. Son eau ne diffère de celle de la source Caldane que par son odeur qui est un peu moins sulfureuse, par sa saveur un peu plus fade, et par sa température qui n'est que de 59 degrés à 55 degrés centigrade à son griffon. Son débit en vingt-quatre heures est de 7200 litres, sa densité est de 1,0066. Son analyse chimique exacte n'a pas été publiée.

Deux établissements existent à Guagno : un établissement civil et un établissement militaire, car Guagno est une des stations oi!i nos soldats sont hospitalisés. L'établissement civil contient une buvette alimentée par la source Caldane, deux piscines pour les soldats, une petite piscine et plusieurs baignoires pour les officiers, des cabinets de douches et un bassin extérieur pour les douches locales et les lotions avec l'eau de la Petite source. L'établissement militaire a

400 GUAGNO (Eaux minérales de).

ëté construit sur une élévation à 500 mètres des thermes civils; il contient 190 lits dans de grandes salles dont les ouvertures sont trop petites et les plafonds trop bas. Deux pavillons, contenant 15 lits chacun, sont réservés aux ofûciers dont les chambres sont aussi trop petites et ont une installation par trop modeste. L'eau de la source Caldane arrive aux moyens balnéaires de l'établissement militaire de Guagno par des tuyaux de fonte scellés dans les murs, qui la versent dans des refroidissoirs alimentant les piscines, les 1"2 baignoires et les douches. Les piscines sont en maçonnerie, et 48 sous-oiïiciers ou soldats peuvent s'y baigner en même temps; les baignoires revêtues à l'intérieur de briques vernissées sont grandes, puisque chacune contient 500 litres d'eau. Les appareils des salles de douches sont insuflisants et mal installés, ainsi le douché est obligé d'arriver à un plancher établi sur le premier refroidissoir dont l'accès est ditficile, dangereux même pour ceux qui ne sont pas valides. L'établissement militaire de Guagno est trop inconfortable et Irop éloigné. Il faut souvent transporter les blessés en voiture ou dans une chaise portée par deux hommes. Comme les bains civils sont mieux aménagés que les bains militaires, certains officiers préfèrent y suivre leur cure, et alois les médecins attachés à rétablissement militaire sont dans l'impossibilité de rendre un compte exact du résultat du traitement hydrothermal dans leur rapport médical annuel. Le premier de ces rapports remonte à l'année 1856.

Mode d'admkmstration et doses. La dose de l'eau de la source Caldane en boisson est d'un verre à quatre verres pris le matin à jeun et de demi-heure en demi-heure; chez les personnes qui la supportent mal, ou pour lesquelles on peut craindre une exagération trop prononcée des phénomènes qu'elle détermine quelquefois sur les sujets éminemment excitables, on est obligé de donner cette eau par fraction et d'en faire prendre un verre seulement, en deux, trois et même qualro fois. M. le docteur de Santi a constaté à plusieurs reprises que la température de l'eau de Culdane a 48"", 5 centigrade à son arrivée à la buvette de l'hôpital militaire dont il était le médecin en chef en 1861. La chaleur de l'eau des bains est de 52 degrés centigrade en général; on coupe l'eau de la source Caldane d'eau minérale refroidie pour obtenir cette température, ou une température plus élevée, s'il en est besoin; la durée des bains en piscine ou en baignoire isolée varie d'une demi-heure à une heure. L'administration des douches dure rarement plus d'un quart d'heure. L'eau de Caldane a de 49 degrés à 50 degrés centigrade, quand elle arrive aux cabinets de douches. L'eau de la Petite source a 55 degrés centigrade à son point d'émergence, elle pourrait donc être employée en bains à sa température native, et pourtant elle ne sert qu'à alimenter la douche extérieure où elle n'a souvent que 15", 5 centif^iade, et où elle sert seulement aux lotions que se font sur les yeux ou les paupières les malades des environs et quelques soldats. Le débit de cette source lui permettrait d'alimenter 25 baignoires d'une capacité de 250 litres chacune. La source Caldane pourrait fournir l'eau nécessaire à 500 baignoires de la même

grandeur.

Emploi thérapectiqde. L'eau de Guagno en boisson n'est pas en général facilement acceptée par l'estomac, aussi cause-t-elle souvent une pesanteur et une chaleur au creux épigastrique. Cependant elle augmente quelquefois l'appétit et elle facilite la digestion, mais alors elle occasionne une diarrhée bilieuse dans les premiers jours de son emploi. Elle est plus souvent laxative, purgative même, que constipante, ce qui n'est pas habituel aux eaux sulfurées et

GUAGXO (eaux minérales de). 401

sulfureuses. Elle est diurétique en même temps que diaphorétique, ce qui n'est pas ordinaire non plus aux stations thermo minérales oii ces deux caractères s'excluent en général. Elle augmente l'activité des centres circulatoire et nerveux.

Les bains, à une température qui ne dépasse pas 32 degrés ou 53 degrés centigrade, ont une action sédative constatée par tous les observateurs sur le système nerveux, sur les battements cardiaques et artériels, et un sentiment de bien-être est éprouvé à la suite du bain tempéré, qui est regretté par presque tous les malades. Les bains à 34 degrés centigrade et au-dessus de cette température ont des effets contraires : ainsi, ils congestionnent et rougissent la peau; le pouls et les battements du coeur s'accélèrent; la face devient vultueuse; la tète est embarrassée et lourde; une sueur profuse couvre le corps pendant le bain, et deux heures souvent après qu'on en est sorti. Les bains hyperthermaux enfin donnent une sensation de fatigue et une grande excitation nerveuse; ils produisent la fièvre thermale quelquefois, et quelquefois aussi la poussée- L'action pliysiologique la plus accentuée, produite par les douches ordinaires, est la congestion du point percuté et des organes les plus importants à la vie.

Les maladies qui sont traitées avec le plus de succès par les eaux de Guagno sont les mêmes que celles que l'on envoie à Baréges; et, au dire des médecins militaires qui ont fait des rapports thermaux sur l'hôpital de Guagno, il y a très-peu de différence dans la sphère d'activité des eaux de ces deux postes thermo-sulfurés. M. le docteur Collin est le premier qui se soit élevé avec des faits à l'appui contre la prétendue similitude d'action des eaux de Baréges et de Guagno. Ainsi, il a soutenu que les eaux de ce dernier poste thermal, à l'inverse de celles de Baréges, ne peuient prétendre à aucun effet utile dans le lymphatisme, la scrofule et la syphilis ù toutes leurs périodes et quelles que soient leurs manifestations ou leurs conséquences. Nous pensons certainement que les eaux de Guagno, qui ont pourtant une place assez élevée dans le cadre hydrologique, ne peuvent prétendre à devenir les rivales des eaux de Haréges, mais il faut bien avouer aussi que, si eLes n'ont pas eu pour M. le docteur Collin toute l'efficacité qu'ont eue celles de Baréges entre les mains de l'ancien inspecteur Le Bret, qui en a publié les résultats heureux dans les accidents syphilitiques et scrofuleux, cela tient probablement à la manière différente dont ces deux médecins ont administré les eaux minérales des deux stations qu'ils ont dirigées. Les critiques de M. le docteur Collin ont besoin d'ètie ;ip|iuyées par de nouveaux observateurs, d'autant plus que le dépouillement des nombreux mémoires publiés par les collègues de M. Collin ne semble pas confirmer complètement ses idées. Tontes les maladies cutanées et surtout celles qui ont besoin de revenir à l'état aigu ou subaigu pour être guéries, comme les affections sèches de la peau, sont avantageusement combattues par l'action substitutive et excitante de l'eau de la source de Caldane. Il est besoin d'employer cette eau non-seulement en boisson et en bains, mais aussi en douches fortement percutantes. 11 en est de même dans les rhumatismes chroniques et dans les névralgies éprouvées par des sujets chez lesquels les liquides blancs prédominent et que l'on ne craint pas de stimuler violemment. Les eaux de Guagno intùs et extra sont administrées avec succès dans les suites de violences extérieures, telles que : fractures ou luxations, tiraillements musculaires ou articulaires, plaies par armes de guerre, ulcères atoniques et anciens, etc. Les médecins DICT. Ei\C. 4' s. XI. 2^

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civils et militaires de la station de Giiagno ont plusieurs fois constaté les bons effets de l'eau de la Petite source en boisson, mais surtout en lotion sur les yeux dans les cas d'opbtlialmies même récentes, et de nombreux habitants du voisinage fréquentent tous les matins la douche extérieure où ils se baignent les yeux. Ils parviennent souvent ainsi à se débarrasser d'inflammations du globe oculaire ou de ses annexes qu'ils avaient soignées depuis longtemps sans pouvoir les guérir.

La durée de la cure est d'un mois pour les soldats ; elle est, la plupart du temps, moins longue chez les malades civils.

On n exporte pas l'eau des sources de Guagno. A. Rotcreau.

BiBLioGiiAPiiiE. — MAfSETO. Rapport militaire sur les eaux de Guagno, 1859. — De Santk Rapport au Conseil de santé' des armées sur les résultats obtenus à Guagno pendant les saisons fhnmales de 1S61 . — Pomonti. Rapport médical sur les effets des eaux de Guagno pour l'année 18(52. — Buonauotti. Rapport sur l'action physiologique et thérapeutique des eaux de Guagno pour les saisons de 1868. — Costa. Rapport sur le service de santé. Saison de 1871. Ajaccio, 1873, in-18. A. R.

GU^iGUASl. Les paysans de Cuba emploient depuis longtemps la résine d'une Bixacéc, le Lcetia longifoUa Ach. Rich., dont ils connaissent les propriétés purgatives, ils lui donnent le nom de résine do Guaguasi.

Ils emploient deux procédés pour la recueillir. Qu.md ils veulent l'obtenir d'un arbre sur pied, ils font des incisions à son écorce et récoltent la résine qui s'en écoule. Lorsque l'arbre est abattu, on obtient une plus grande qunniilé de substance en enflammant le végétal par une de ses extrémités et recevant par l'autre tout ce qui en sort.

Les gens de la campagne n\ prennent pour se purger le volume d'une pièce de 50 centimes et le font frire avec de la graisse do porc. Cet agent a été expérimenté à petites doses par le docteur Oxamendi, qui a publié ses résultats dans la Crônica médico-quirûrgica de la Habana, avril 1882.

Il l'a employé dans des cas légers, comme les catarrhes des voies respiratoires et digestives ; mais l'effet énergique qu'il exerce sur le tube intestinal et peutêtre sur l'appareil rénal fait déjà entrevoir tout le parti qu'on pourra tirer d'une substance médicinale qui, vu son action drastique puissante, a tant de points de contacts avec le jalap, la gomme-gutle, la coloquinte. Cependant cette résine partage avec d'autres drastiques la singulière propriété de ne pas manifester son action purgative sur quelques individus, tandis que sur d'autres elle serait excessive.

Sui\^nt l'intensité de l'effet que l'on veut obtenir, elle s'administre chez l'adulte à la dose de 20 à 40 centigrammes, soit en poudre associée à la gomme, soit en pilules avec le savon médicinal, soit en émulsion. On en fait un élixir et une teinture parfumés à l'essence de citron. Bazile Feris.

GUAIABA. Nom donné au Brésil au Goyavier {Psidium piriferum L.), de la famille des Myrtacées. Pl.

Bibliographie. — Pison. Brasil., 75. Pl.

GUAIABAR\. Nom donné à un arbre de Saint-Domingue, dont les feuilles servent de condiment, en guise de poivre. On le nomme aussi Uvero. Pl.

Bibliographie. — Mérat et de Less. Dict. Mat. méd., III, 451. Pl.

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