L. Hn
GfJBLER (Adolphe). De son véritable nom Goblet, naquit à Metz, le 4 avril 1821. Il vint faire ses études médicales à Paris et, en 1844, obtint le premier prix de l'École pratique ; la même année il fut reçu interne au concours ; il obtint en 1847 la médaille d'argent et il prit en 1848 le diplôme de docteur. C'est pendant son internat qu'il faillit périr de la main d'un jeune malade qu'il avait accompagné en Italie et qui lui envoya une balle en pleine poitrine. En 1850, il fut nommé chef de clinique du professeur Bouillaud, mais la même
GUBLER. iU
année concoiinit pour le Bureau central. Il fut admis après un concours des plus brillants, où les élus furent avec lui Aran, llérard et Bernutz, les ajournés des hommes tels que Beigeron, Delpecli, Moutard-Martin, Uulmont, etc. Lauréat de l'Institut en 1855, il concourut avec succès pour l'agrégation la même année.
En 1862, Gubler fut élu vice-président de la Société botanique de France et il commença dès 1864 à se spécialiser dans la thérapeutique. Le 24 mai 1865, il fut élu membre de l'Académie de médecine dans la section de thérapeutique et d'histoii'e naturelle, en remplacement de Pâtissier. Enfin, le 15 décembre 1868, il fut nommé professeur de matière médicale et de thérapeutique à la Faculté de médecine, en remplacement de Germain Sée qui avait été appelé à occuper la chaire de clinitjue médicale. Gubler avait épousé la fille du sculpteur David d'Angers. 11 était chevalier de la Légion d'honneur, membre de la Société de thérapeutique, de la Société de biologie, etc.
Gubler mourut prématurément à Toulon, le 20 avril 1871). La science a perdu en lui la personnification la plus complète des théories thérapeutiques modernes.
Il a publié un grand nombre de mémoires originaux sur divers points de pathologie obscurs et sur lesquels il est parvenu à faire la lumière. Sa thèse de doctorat {Sur les glandes de Mérij, vulgairement glandes de Couiper, et leurs maladies chez l'homme. Paris, 1849, in-4'') constitue Thisloire la plus complète des glandes bulbo-uréthrales et de leurs maladies; Gubler y restitue au chirurgien Méry l'honneur de leur découverte.
Ses travaux sur les affections du loie méritent une mention toute spéciale. Son mémoire : Sur une nouvelle affection du foie liée à la syphilis héréditaire chez les enfants du premier âge. Paris, 1852, in-8"), récompensé pai" l'Institut ■en 1853; sa thèse d'agrégation : Établir d'après les faits cliniques et microscopiques jusqu'ici connux la théorie la plus rationnelle de la cirrhose (Paris, 1855, in-8'', 1 pi.); son travail intitulé : Sur l'ictère qui accompagne quelquefois les affections syphilitiques précoces (Paris, 1853, in-8°) et celui Sur l'ictère hémaphéique, qu'il a communiqué en 1857 à la Société médicale des hôpitaux, tous ces travaux, riches en faits nouveaux, témoignent de l'ardeur avec laquelle il s'est occupé des maladies dont l'organe hépatique est le siège ou le point de •dépari .
On doit aussi à Gubler des recherches intéressantes sur le lait (1856), l'hémiplégie alterne envisagée comme signe de la lésion de la protubérance annulaire, etc. (1856), y angine maligne gangreneuse (1857), sur Vherpès guttural (1857), sur les paralysies alternes (1859), sur les épistaxis utérines simulant les règles au début des pyrexies (1862), sur la maladie bronzée sans lésion des capsules surrénales (1861), sur le rhumatisme cérébral atrophique (1859), sur les paralysies dans leurs rapports avec les maladies aiguës (1860-1861), V insuffisance aiguë transitoire de l'orifice aortique {Arch. gén. de méd., 1865), sur \ albuminurie [Bulletin de thérap., 1865), etc., etc.
Son maître Rayer lui avait inspiré le goût des études de médecine comparée; il avait acquis en outre des connaissances très-sérieuses en botanique qui lui ont permis de publier de précieux travaux sur le muguet {Étude sur l'origine £t les conditions de développement de la mucédinée du muguet, oidium albicans. Paris, 1858, in-S").
Dujouroùil s'est spécialisé dans la ttiérapeutique, il a publié une foule d'ar-