‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 58 sur 126 · GUÈBRtS · texte numérisé non relu

GUÈBRtS

ticles et de me'moires sur ce sujet, des articles Sur l'absorption de Viode par la peau, diHis la Société d'hydrologie; les articles Ascescence, Absorbants, Aci- Dur-És, Acres, Altérants, Amers, Antidotes, Antipériodiques, etc., dans notre Dictionnaire encyclopédique. 11 était rédacteur en chef du Journal de thérapeutofue, fondé par lui en 1874, et il y a semé à profusion des articles de pharmacologie qui fout autorité. Après la guerre, Gubler entreprit une véritable croisade médicale contre les eaux minérales allemandes et prouva que la France est incomparablenaent plus riche que l'Allemagne en eaux minérales. Il choisit pour sujet de ses leçons, en 1871-1872 : Parallèle entre les eaux minérales de France et celles d'Allemagne. L'un des ouvrages les plus importants de Gubler, c'est ses Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius ou Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la pharmacopée française (Paris, 1868, in-8''; 2* édit., ibid. 1874, in-S"; .V édit. par Labbée, ibid., 1884, in-8"). Cet ouvrage donne le résumé de toutes les idées de Gubler sur l'action pharmacodynamique des médicaments, et eu particulier dos alcaloïdes et autres principes actifs: il voyait dans l'emploi de ces derniers, rigoureusement dosés, un moyen de donner à la thérapeutique une rigueur scientifique véritable; mais il faut bien reconnaître que le désir de toul expliquer et de soumettre la thérapeutique à des lois précises a quelquefois entraîné son éniincnt auteur à des théories un peu fantaisistes. Malgré ces taches, que M. Labbée a fait disparaître en grande partie, ce livre restera toujours comme un monument élevé à la thérapeutique.

H faut mentionner encore ses Leçons de thérapeutique faites à la Faculté de médecine de Faris, recueillies et publiées par le docteur F. Leblanc (Paris, 1879, in-8"], et son Cours de thérapeutique professé à la Faculté de médecine (Paris, 1880, in-8°), publié après sa mort par Bordier. L. Hk.

GLTHEXBERGER ( LuDOLF ) . Médecin allemand, né à Hanovre le 25 juillet 1762, fit ses études à Gottingue et y obtint le grade de docteur en 1784. Il fut nommé, en 1787, médecin pension.'ié de la province à Frelosia» en Tauride (Russie), devint, en 1795, médecin en chef des armées du Hanovre, puis passa de nouveau au service de la Russie et fut nommé assesseur du collège impérial de Pétcrsbonrg. Il revint enfin en Allemagne et se fixa àStuttgard où il mourut le 6 février 1821, d'un cancer de la langue. On a de lui :

I. De ligatura fisluloru7n ani pro gradu doctoris disserit. Gotlingae, 1784, in-4°. Trad. en allem. dans Samnit. auserlescner Abhandl. fi'tr Wninlâz-zle, Dd. XV. — II. Sammlung tncdicinischer iind c/iirurgischer Original-Abliandlungcn aus sâmmllkhen Jalirgângen des lianiiôverschen Magazins von 1750 bis 1786, 5 Tlieile. llannover , 1786-1787, in-8°. — III. Vernunflbuchlein fi'tr Mûtler und Acrzte, oder Kunst die Abkûrzung des Lebtns zu verhindern. Franklurt a. M., 1818, iii-8°. L. Hx.

d'DlEL (Geronimo). Médecin espagnol du seizième siècle, était professeur de médecine à l'université d'Alcala de Henares, puis à celle d'Osuna où l'appela en 1852 Don Pedro Jiron, le fondateur de cette dernière. Ce savant professeur ne publia qu'un ouvrage historique :

Compendio de algunas historias de Espaha donde se tratan mitchas antiguedades dignas de menioria, etc. Alcaia, 1577, in-fol. L. Hn.

GUÈBRES ou GHEBERS. Voy. Parsis.

GUÉNAULT. 425

GlFËDE. Nom donné au Pastel {Isatis tinctoria L.), de la famille des Cruci- 1ères. Pl.

GUÈGL^ES (Les). Voy. Albame, p. 592.

GL'ÉXAL'LT (Les trois). Tous trois appartiennent à la Faculté de médecine de Paris.

Gtii^nauit (François). C'est le plus célèbre; il fat médecin du prince de Condé et d'Anne d'Autriche. On connaît ce vers de Doileau :

Guénault, sur son cheval, en passant, m'éclabousse.

Fils d'un apothicaire de Henri IV, il naquit à Pau, et reçut le bonnet doctoral le 21 janvier 1615. 11 mourut d'apoplexie, dans la rue Saint-Germani, le 16 mai 1667. C'est l'église Saint-Benoît qui reçut sa dépouille :

« Paroisse S'-Benoît. M" François Guénault, ancien docteur, professeur en médecine, et premier médecin de la Royne, fut enterré en l'église le 17'='>'^ msy mil gjx cent soixante et sept ».

François Guénault a joui d'une immense réputation qu'il dut autant à ses talents qu'à la lutte opiniâtre et courageuse qu'il soutint contre la Faculté de médecine de Paris, à l'occasion des nouvelles doctiines chimiques qui se faisaient jour. Lénifier, adoucir, tempérer, rafraîchir, purger, surtout avec le séné, et saigner à outrance, tel était, presque exclusivement, le programme thérapeutique des médecins de Paris, qui, tenant haut et ferme le drapeau de VorthodoviCy ne juraient que d'après llippocrate et Galien. Guénault se mit à la tète des antimonieurs, des éméliseiirs^ et, sur ce lerrain, il se lit un grand nombre d'ennemis, parmi lesquels Guy Palin fut le plus acharné et le plus violent. Il y a de Guénault plusieurs pamphlets, plusieurs écrits satiriques imprimés. Il y a aussi quatre thèses qu'il soutint soit comme bachelier, soit comme président d'acte. En voici les litres :

I. Estne major à parvo corde vivacitas ? (aff.), 1013. Présid. de Denis Guerin. — IF. An cordis ■ji-A/xd pUlehotumia? (aft.), 1615. Présid. de G. Gerbault. — III. An pisces saxatiles euchymi? faff.), IGU. Présid. de Nie. Piètre. — IV. An epilepsiœ œtaiis mutatio? (aff.), 1615. Bachel. Louis Robillarl. A. C.

Guénault (Pierre). Il était de Gien. fut reçu docteur, le 24 octobre 1628, professa la religion réformée, et mourut le 20 octobre 1648. Nous ne connaissonsde lui que ses quatre thèses :

I. An idraque bilis excremcnlitia, ulilis, noxia? (aff.), 1626. Présid. de C. Guillemeau. — II. An pesti sola manifesta? (aff.), 1628. Présid. de Barih. Baraiis. — III. An ex carie pudendi callosa cicalrix syphilidis signum cerlissinium? (aff), 1628. Pré.-id. de Sim. Bazin. — lY. An ij.7.'j.o:/.07xpy,Qi. inyeniosi? (ufl.), 1629. Bachel. Yict. Palu. A. C.

Guénault (A.MOisE-NicoLAs). Celui-là fut médecin du duc de Peiithièvre, et mourut dans l'hôtel de ce prince, le 9 lévrier 1773. Né à Paris en 1708, ii avait été reçu docteur le 10 octobre 1730. L'éclat dont on entoura ses obsèques dit assez le rôle considérable qu'il avait joué. Presque toute la Faculté y assista, ayant à sa tète sondoyeu, Louis-Pierre-Félix-lîené Le Thieullier. Le duc de Penlhièvre y avait envoyé son apothicaire, Ferdinand Alvarès. La cérémonie eut lieu dans l'éj^lise Saint-Eustache. Les thèses de A.-N. Guénault portent ces. titres :

424 GUÉiN'EAU DE MUSSY.

I. Conferlne ventriculi motus ad elaborationem chylif (aff.), IVSO. Présid. de D.-G. Frémoiid. — II. An opiati cibi digestio felicior? (aff.), 1729. Présid. de F. Gouel. — III. An inveteratin alvi /liixibus simarouba ? (aff.), 1730. Présid. de A. de .lussieu. — IV. Utrum ab injectionibus directa gonorrhece curalio? (aff.), 1750. Présid. de ,1.-B -T. Marlinenq. — V. An a facile perspiraiione vila longior ^(aft'.), 1751. Brachcl. J.-B.-L. Chorael. A. G.

GKÉî^EAU »E MOI^TBËLIARD (Phiubert). Naturaliste français, né à Semur (Âuxois) vers 1720, mort dans cette ville, le 28 novembre 17S5, passa une partie de sa jeunesse à Dijon et à Paris. Nous lui donnons une place ici d'abord parce qu'il continua le grand ouvrage commencé par un médecin de Dijon, Jean Berryat, sous le titre de : CûUectmi académique concernant la médecine, ranat077ile, la chirurgie, la chimie, etc., Dijon, I75i, 2 vol. in-i", et dont la suite publiée par Guéneau était en 4 volumes in-4" (Paris, 1770); ensuite, à cause de sa collaboration au grand ouvrage de Buffon; ce fut lui qui, en 1770, continua V Histoire des Oiseaux, encore à son premier volume ; Guéneau sut si bien imiter le style et la manière de BiiiTon que le public ne s'aperçut pas de la substitution ; ce ne fut qu'au troisième volume, en 1775, que le voile fut levé. Enfin, Guéneau, outre quelques mémoires pbilosopbiques et des poésies, a écrit pour l'Encyclopédie les articles Étendue et Insectes. L. Hx.

GUËIVEAI) Di>; MtsSY (François). Médecin français, dont Dubois (d'Amiens) a pu dire : Sa vie a été celle d'un sa^e, exemplaire, pieuse et bomièle; étranger à toute espèce d'ambition, dédaignant le bruit et l'éclat, il a |)orté dans le monde les habitudes d'un de ces graves solitaires de Port-Royal, dont il partagea les rigides croyances, les pratiques sévères, les sentiments élevés.

Il naquit le 11 juin 1774, à Semur, en Auxois, sur bs confins du Mo r van. Son père était, comme on le disait alors, un gentilhomme terrien, seigneur de Mussy-Lafosse, mais rattaché par les liens de la parenté à Guéneau de Montbéliard, le dévoué collaborateur de Buffou. Après avoir étudié chez les Oratoriens de Lyon, après avoir été admis, lui et son jeune frère, Philibert, qui devait devenir membre du Conseil de l'In^lruction publi(iue, et se faire connaître par un grand nombre d'articles publiés dans le Mercure de France, à l'Ecole polytechnique (7 décembre 1795), et en avoir été exclu pour ses opinions politiques (6 février 1797), il se mit sur les bancs de la Faculté de médecine de Paris, et fut reçu docteur le 14 frimaire, an Xil (6 décembre 1805). Ses débuts dans la carrière furent modestes, car il commença à être médecin de campagne dans \m village de Saône-et-Loire, et à exercer ensuite à Chalon-sur-Saôue, où il se maria avec une nièce de l'avocat Bergasse. Ce furent ses amis qui le rappelèrent à Paris, et qui lui firent donner la charge de médecin ordinaire du comte d'Artois (Charles X), et celle de médecin de la duchesse de Bourbon (1814). En 1815, nous le voyons prendre la direction de l'Ecole normale, fonctions peu médicales, sans doute, mais que pouvait exercer dignement un homme comme Guéneau, versé dans les questions littéraires, excellent administrateur, et auquel les sciences mathématiques étaient familières. Il a fallu une dissolution brutale de cette École pour l'arracher à un établissement où il avait fait tout le bien possible. Voilà Guéneau obligé, à quarante-sept ans, de reprendre l'exercice de la médecine et de se refaire une clientèle; son savoir, son aménité, sa réputation, lui ouvrirent aisément les portes, et Asselin, médecin de l'Hôlel-Dieu, étant venu à mourir, il fut désigné pour le remplacer (1826). Trois ans auparavant, il avait été nommé membre de l'Académie de médecine. Les bulletins de cette

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