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GUI

chacun de ces sépales produit, dans le parenoliyme de sa face supéiieure, un grand nombre de sacs polliniijues arrondis qui s'ouvrent isolément pu- un pore. Les Heurs femelles ont un calice obscurément quadridenté, une corolle à quatre pétales en forme d'écaillés charnues, et un ovaire infère formé de deux carpelles ouverts, concrescenls en dehors avec le calice jusqu'à la hase du stjle qui est unique et terminé par un stigmate globuleux. Les deux carpelles étant, de très-bonne heure, coiicrcscents dans toute l'étendue de leur face ventrale, il en résulte que l'ovaire est plein presque dès le début et qu'il n'y a pas d'ovules. « Ce sont certaines cellules appartenant directement à l'assise sous-épidermique de la face ventrale des carpelles soudés qui produisent, suivant la règle ordinaire, chacune un sac embryonnaire. Ces sacs embryonnaires sont variables en nombre et en position; un seul, parfois deux ou trois d'entre eux, arrivent à se développer complètement. Ainsi, de même que les sacs polliniques sont plongés dans le parenchyme des sépales, de même les sacs embryonnaires sont immergés dans le parenchyme des carpelles. Par là les Guis offrent l'exemple de la plus grande réduction possible de l'appareil sexué chez les î'hanérogames » [voy. van Tiegliem, Traité de botani(/ue, 188i, p. 1425). A la maturité, l'ovaire devient une baie globuleuse ou ovale, le plus ordinairement monosperme, à niésocarpe mucilagineux Irès-visqueux, à endocarpe membianeux, étroitement appliqué sur la graine-, celle-ci, dépourvue d'enveloppes propres, est constituée par un albumen épais, charnu, au milieu duquel se trouve un embryon solitaire, à radicule dirigée vers le point diamétralement opposé au hile, quehiuefois deux ou trois embryons convergents par leur extrémité colylédonaire.

Les Guis sont des arbrisseaux parasites, s'implantant sur le tronc ou les branches des arbres. Leur tige, plusieurs fois dichotomes est souvent articulée au niveau des nœuds ; elle porte des feuilles simples, entières, sessiles, ordinairement opposées, parfois réduites à de petites écailles. Les fleurs, peu apparentes, sont disposées en cymes pauciflores sur des axes courts, épais.

Des 80 espèces au moins qui composent le genre, une seule se rencontre en Europe. C'est le Gui blanc [Viscum album L.) ou Gui commun, Gui de chêne [Mistleioe dos Anglais, Mistel ou Eichen mistel des Allemands, Vischio des Italiens, Visco ou Muerdago des Espagnols), qui se développe sur les espèces d'arbres les plus diverses, nidlum arborum vel fruticum genus respuens, comme disait Endlicher {Enchirid., 599) il y a plus de cinquante ans. Les essences sur lesquelles il s'implante le plus communément en France sont les pommiers, les poiriers, les peupliers [Populus alba L., P. nigra L., p. tremtda L. et P. pyramidalis Roz.), les pins et les sapins {Pinus srjlvestj'is L., Abies excelsa DC et Abies pectinata DC). Il se fixe assez fréquemment aussi sur les Tilleuls [Tilia grandifolia Ebrh. et T. parvifolia Ehrh.), les Érables {Acer campestre L. et A. pseudoplatanus L.), le Robinia pseudoacacia L., l'aubépine, l'amandier, le prunier, le cerisier, etc. Mais il est extrêmement rare de le rencontrer sur les chênes [Quercus sessiliflora Sm. et Q. pedunculata Ehrh.), et jusqu'à présent on ne cite guère en France que douze ou quinze localités où son parasitisme sur ces arbres ait été constaté d'une façon certaine {voy. I)"" Bonnet, Histoire du Gui, in journal le Naturaliste, 1879-1880, p. 185, et l'abbé J. Dulac, Aguilanneuf, Paris, 1882, p. 11). Ajoutons qu'il peut se développer en outre non-seulement sur d'autres parasites, comme le Loranfhns europœus L., mais encore sur lui-même, ainsi que l'a observé Durieu de Maisonneuve (voy. Bull. Soc. botan. de France, 1857, p. 596).

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