‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 69 sur 126 · GUIDI · texte numérisé non relu

GUIDI

Domenico. Après avoir exercé quelque temps la médecine dans sa patrie, il passa en France, peut-être, comme le conjecture Frabbrucci, à la sollicitation de son compatriote LuigiAlamanni, qui y jouissait des bonnes grâces de François I". Ce dut être vers 1542, car il existe une lettre écrite à Guidi par Cl. Tolomei au mois de mai de cette année, dans laquelle cet ami se félicite de l'accueil que lui a fait le roi de France, d'un présent qu'il en a reçu, des appointements annuels qui lui ont été assurés, et des espérances encore plus éle\ées qui lui ont été permises. Benvenuto Cellini dit l'avoir connu à Paris, et le dit dans les termes les plus flatteurs pour notre médecin : Molto prima jodoveva ricordare dalla guadagnata amicizia del più virtiioso, del più amorevole e del più domestico twmo dabbene ch'io conoscessi mai al mondo. Qtiesto si fii Me$?,er Giiido Guidi, excellente medico e dotlore e nohil citladino Fiorentino, etc.

Guidi fut professeur public de médecine ou Collège de France et premier médecin de François ^^ Après la mort du roi, en 1547, il fut appelé en Italie par le ducCosme I, qui le choisit pour son premier médecin, et nommé professeur à Pise, d'abord de philosophie, et ensuite de médecine. Il occupa ce poste pendant vingt années, honoré en même temps par Cosme de dignités ecclésiastiques et de bénéfices, Guido Guidi mouiut à Pise le 26 mai 1569. Son corps fut transporté à Florence et inhumé dans l'église de l'Annonciation. On doit à Salvino Salvini, auteur des fastes consulaires de l'Académie de Florence, un catalogue détaillé des nombreux ouvrages de Guido Guidi. La plupart ne furent imprimés qu'après sa mort, par les soins de Guido Guidi, surnommé le Jeune, son neveu, qui fut comme lui professeur de l'Université da Pise, et qui eut le titre de médecin de la reine de France. Ce long retard mis dans la publication des ouvrages de Guidi rend fort difficile de distinguer ce qui appartient à l'auteur de ce qu'il a emprunté d'écrivains plus jeunes que lui. Ainsi l'anatomie de Guidi contient tout ce qu'il y a de neuf dans celles de Vésale et de Failopio, et, quand il ne les cite pas, il n'est pas absolument certain qu'il ne soit point question de découvertes qui lui appartiennent et qu'il avait enseignées avant qu'ils eussent écrit. Toutefois, il ne saurait être mis, comme anaiomiste, sur la même ligne que ces deux grands hommes, et, dans les cas douteux, il est plus sur de prononcer en leur faveur. Guido Guidi rendit des services importants à la chirurgie en mettant la chirurgie grecque à la portée de ceux qui ignoraient la langue d'Hippocrate (Dezeimeris).

I. De febribus libri septem. Quibus accédant Institutionum medicinalium lib. très. Florentiie, t585, in-i". Ticini, 1391-1595, in-4°, avec le traité de Louis Mercado : De febre puncticulari, elle Compendiuni de febribus, de Matthias Corte. — II. De curatione geiieratim, pars prima. In qua rerutn praeter naturam ad humnnum corpus pertinentiuni cognitio ac curatio in universum melhodo exaclissima traditur. Florentice, 1587, in-4''. — III. De curatione generalim partis secunda sect. duae, in quibus methodo exactissima traditur cognitio ac curatio omnium affeclunm praeter naturam ad quascumque humani corporis parles pertinentium. Florentice, 159i, in-fol. — IV. Decuratione generalim, partis secundae, sectio secunda, diligentissiniè à Vido Vidio juniore i-ecognita seorsim excusa. Venetii?, 1586, in-4°. — V. Chirurgia è graeco in lalinum à se conversa, cum commentariis propriis et Galeni. Paris, 1544, in-fol. Les ouvrages contenus dans ce recueil sont : 1° Hippocratis libri de ulceribus, de vulneribus capitis, cum VidiVidii in singulos commentariis ; 2° llippocratis de fracturis, cum tribus Galeni commentariis ; 5° De officina medici ejusdem tribus commentariis; ¥ De articulis, cum ejusdem quatuor commentariis ; o° Galeni de fasciis liber; 6° Oribasii de laqueis et ynachinamentis. Quae Vidus omnia transtulit. — y. De anatomia corporis liumani libri VII. Yenetiis, 1611, in-fol. — VII. Ars mcdicinalis. In qua cuncta quae ad humani corporis valetudinem praesentem tuendam et absentem rcvocandam pertinent methodo exactissima explicantur. Quae per Vidum Viditim juniorem diligentissinic recognila, ac multis, quae ad eam pcrficiendam desiderabanfur, par-

GUILANDINUS. ^59

lihus aucta, dicigue expedita, mine p^'ii>tum Iota simul in lucem prodit, Venctiis, apud Juntas, 1611, 3 vol. in-fol. ; Francoforti, 1G26, 1645, in-fol. ; ibid., 1607, in-fol., sous ce litre : Opéra omnia medica, chirurgica, anatomica. L. Un.

Gl'lDOT OU GUIDOTT (Thomas). Médecin anglais, né en 1638, à Lamiiigton, dans la province de Soulhampton. Il fit ses études à Oxford et, après avoir été reçu docteur en médecine dans cette université, alla se fixer à Bath.

C'est Guidot qui a fait connaître les vertus remarquables des eaux de Bath, c'est de lui que date la célébrité de ces eaux. Elles étaient bien employées avant lui, dès le seizième siècle, mais n'avaient pas encore suffisamment attiré l'attention des médecins.

Nous ignorons l'époque de la mort de Guidot. On a de lui :

I. An Appendix concerning Ihe Antiquilij of Balh, and an Account of thc ^salure of the Hot Waters tliere. JyOïidon, 1669, in-8°. — II. A Querie concerning drinking Balhwaters renolved. London, 1675. — III. Observalionslatcty made at Balh. London, 1074, iii-4°. — IV. Discourse of thc Bath, and the Hot Waters (hère, with saine Inquiries into the Nature of the Waters of St.-Vincent Rock near Bristol and that of Castle Carg. To which is added a Century of Observations ; with an Account of the JAves and Characler of the Phijsiciatis of Bath. London, 107'), iii-8°. — V. Liber de Thermis Britannicis, acccdunt observationes hydrostaticfie, chroma ticac et misccllancae unius cujusque balnei apud Batoniani, nalurae ornatius exhibenles. Londini, 1684, 1691, in-4°. — VI. On Jsliiiglon Waters. London, 1684, in-4°. — VII. The Ftegistcr of Balh, in 200 Observations, containing an Account of Cures perfornied, and Benefit received by the Use of the Fanions Ilot Wells nf Bath. London, 1094, 1097, iii-8°. — YMI. Balh Menioirs, or Observations made in 43 Years Practice at the Balh: what Cures hâve been there wrought, by bathing and drinking Ihose Waters, by God's Blessing on the Directions of Robert Pierre. Brislol , 1697 , 1725, in-S". — IX. Theophili de urinis libellas. Thomas Guidolius innumeras quibus hactenus scatuit, niendas suslulit, hiulca supplevit, de novo vertit et notas adjecit, etc. Lugd. Datav., 1705, 1751, in-S". — X Apology for the liath ; being an hiquiry in to the Righl Uses and Abuses of the Baths in England, so for as May concern the flot Walers of the Balh, ivitli some Be ficelions on Cold Bathing in Sca Waters, and Dipping in Baptism. London, 1705, 1718, in-8°. — XI. Collection of Treatises concerning the City and Waters of Balh. London, 172-5, iii-8°. L. IIn.

GUIEXICOROJA. On donne ce nom, d'après Pison, à un arbre du Brésil, dont les fruits, plus gros qu'une pomme, tachés de noir, sont mangés dans le pays et renferment, sous la chair comestible, une noix très-astringente, employée dans le pays contre les flux de ventre. Pl.

Bibliographie. — Pison. Brasil., 67. — JIérat et de Lens. Dict. Mat. médic, III, 458.

Pl.

GUIGNE Fruit du Gii/^/iî'er (i;oî/. Cerisier). Pl.

GUILAIVDIXA (L., Gen., n° 517). Genre de Légumineuses, considéré aujourd'hui (II. B.\", liist. des plant., II, 78) comme ne formant qu'une section du génie Brésillet {Cœsalpinia). Ce sont deux espèces de cette section, les G. Bonduc et Bonducella qui produisent les graines nommées Bondîic. Leur nom vulgaire est Cniquier [voy. ces mots). Bn.

GUILAIXDIXL'S OU GUILA1ID1!VI (Melchiok). Célèbre naturaliste allemand, dont le vrai nom était Wieland, né à Kœnigsberg, au commencement du seizième siècle, mort le 25 décembre 1589. Né de parents pauvres, il se livra avec ardeur à l'étude, apprit le grec et le latin, suivit un cours de philosophie et, passionné pour l'histoire naturelle, il partit pour l'Italie. Il était à

4G0 GUILBERT (Les dkux).

Rome, dans une extrême détresse, vivant du produit de la vente de quelques herbes médicinales, lorsque l'ambassadeur de Venise le prit sous sa protection. Ce seigneur pourvut aux besoins du jeune naturaliste, et l'emmena avec lui lorsqu'il retourna dans sa patrie. Guilandinus trouva un autre protecteur dans le sénateur Marie Cabello, un des directeurs de l'Université de Padoue. Celui-ci lui procura les moyens d'exécuter un voyage en Asie et en Afrique. 11 revenait chargé des productions les plus curieuses, lorsqu'un corsaire s'empara de son vaisseau, près de Cagliari. Emmené comme esclave en Barbarie, il y resta longtemps. Enfin, Gabriel Fallope en paya la rançon. De retour à Padoue, Guilandinus obtint, en 1.^61, la direction du Jardin botanique. A la mort de Fallope, la chaire de botanique lui fut confiée. Il conserva cette place jusqu'à sa mort, qui fut causée par l'administration d'un purgatif trop violent. 11 légua sa bibliothèque à la république de Venise [Biogr. Didot). On a de lui :

I. De Slirpinm aliquol iwmiiubus velusti'x ac novis quae muHis jam saccuHs aut ignoraninf jiieriici, vcl de Us dul>itantnl, ni sunt vianiiras, moles, oloconiles, doroiiicnm, etc. Casileae. ir)57, iii-i". — II. Ajiolnf/iac adrcmis Pclrum-Andrcnm Mathiolum JAber prtmus qui inscribilur Tlieon; ilem de slirpibua epistolac cjuinquc ; praeterea manucodiatac, hoc est, aviculae Dci dcscriptio. l'adnac, ir)')8, in-4°. — 111. Papyrus, hoc est, commenlarius in tria Caii Plinii Majot-is de papijro capita. Venetiis, 1572, \n-¥. Amberg-i, lOlô, in-8°.

Guilandinus avait entrepris un travail dans lequel il cherchait à établir la correspondance des noms vulgaires des plantes avec leurs noms grecs. J.-G. Schenetz l'a fait paraître longtemps après la mort de Guilandinus sous ce titre ; Conjectanea si/nonj/mira l^lantarnm, ciinihorti Patnvini catologo sub anmim 1501. Francofurti, 1G00, in-8". Linné a consacré à ce savant botaniste le genre Guitandina. L. H>.

GUILBERT (Les dedx).

Giiilbcrt (Alguste-Marie-Denis). Professeur distingué de pharmacie. Il naquit à Saint-Denis, près de Paris, le 15 février 1782, d'un notaire de l'endroit. Commissionné comme officier de santé, en 180!2, il suivit pendant huit années les armées en Allemagne; attaché au corps du général Bernadolte, il fut particulièrement charge du service dans les hôpitaux du Hanovre; celui de Landshut, où s'était déclaré une épidémie de typhus, fut un théâtre oii Guilbert déploya le plus grand zèle et le plus grand dévouement. En quittant le service, il vint s'établir à Paris où il exerça successivement la pharmacie dans deux officines. En 1851, il prit à Paris le grade de docteur en méilccine ; les pauvres conserveront longtemps le souvenir de son dévouement à leurs souffrances ; pendant l'épidémie de choléra de 1852, il trouva particulièrement l'occasion de l'exercer. A.-M.-D. Guilbert est mort à Paris, le 29 octobre 1855, laissant les ouvrages suivants :

J. Du soufre et de ses usages dans l'art de guérir. Th. de Paris, doctorat, 9 mai 1851, in-S». — II. Vart de guérir et d'éviter les maladies. Ouvrage utile aur. mères de famille et à tous ceux qui, par état ou par dévouement, s'occupent de l'amélioration de l'espèce humaine, tant an moral qu'au plnjsiqKe. Paris, 1852, in-8°. — III. De la cause des maladies, des moyens de s' en délivrer et d'éviter les maladies chroniques. Paris, 1854, in-8°.

Guilbert (Je.\x-Nicolas). Par ordonnance royale du 1" juin 1822, l'abbé Frayssinous ayant été nommé grand-maître de l'Université, un véritable système d'épuration de la. Faculté de métlecine de Paris fut mis en. action, et quelques

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