‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 71 sur 126 · GUILLAUME D'AURILLAC · texte numérisé non relu

GUILLAUME D'AURILLAC

1. De la moelle des plantes ligneuses el des cohortes folialcs- In Annal, des se. nat., 1847. — II. Formules botan'ujues, cl Mémoire sur la formation des orrjanes floraux, i8ô4, 111-4°. — III. Fragments de statistique humaine, 1855, in-8°. — IV. Éclaircissements sur les tables de survie. In Annuaire de statistique, 1854. — V. Éléments de statistique humaine, ou démograpliie comparée. Paris, 1855, '2 vol. in-8°. Etc. L. II>f.

GtlLLilUlIBE D'AURILLAC. Guillaume Banffel, onBanfet, ditd'Aurillac (Guillelmus de Aureliaco), phyùciis vUœ laudabills, et In medic'ina mvllipUce experliis (Nangis, Historiens de France, t. XX, p. 590), était natif de rAiivcrgne, et son surnom indique même que ce fut dans la ville d'Aui'illac qu'il vit le jour. Il alla étudier la iiiédecine à Paris, y obtint la maîtrise, et fut élu doyen eu 1504, en remplacement de Guillaume de Cornnbia. Médecin de Philippe le Bel dès 1288, il le fut aussi de la reine Jeanne, qui le nomma exécuteur de son testament, avec cette qualification : « Maistre Guillaume d'Aurillac, nostre physicien » [Gallia christ., t. VII, p. 121). Une autre princesse, du nom aussi de Jeanne, mariée en 1272 à Pierre comte d'Alençon, cinquième fils de saint Louis, mit pareillement toute sa confiance dans ce médecin, qui l'assista dans ses derniers moments, et le rangea parmi ses exécuteurs testamentaires. C'était en l'année 1292 [Ilist. litt. de la France, t. XX, p. 107), Bauffet était chanoine de Paris el de l'église de Saint-Quenlin (Colictlc, Hist. du Vermand., t. Il, p. 666), lorsque Simon de Buci, le quatre-vingtième évoque de la métro[)ole parisienne, étant venu à mourir, les chanoines élurent Guillaume d'Aurillac à sa place, le 22juin 1504{Guérard, Cartid.deN.-D.,t. IV, p. 91). 11 fut solennellement consacré le 17 janvier suivant. Son épiscopat fut marqué par de pieuses fondations. 11 protégea de tout son pouvoir Jean, dit Clari-Sextus, clerc du roi et chanoine de Saint-Quentin, qui avait fondé dans l'église Saint-Gervais une chapelle eu riionneur de la Sainte Trinité (Guérard, Carlid. de N.-D., t. 111, p. 110). U accorda le même encouragement à Gazoni, fils et héritier de Herbert Flaminge, qui avait institué dans la même église, le 27 août 1515, une chapelle à l'autel de Saint-Pierre (Guérard, 'Carlul. de N.-D., t. III, p. 179 et 221). Le 2i septembre loll, l'archiatre royal dota l'église Notre-Dame de douze livres parisis de rente annuelle (Guérard, t. IV, p. 158). De plus Guillaume d'Aurillac institua dans l'église Sainte-Opportune deux laïcs chargés d'avoir soin de la fabrique. Il coopéra, en 1512, à la fondation du collège de Harcourt (aujourd'hui lycée Saint-Louis) faite par Robert de Constance, e.\.écuteur des dernières volontés de Robert de Ilarconrt, archidiacre de Constance. Enfin, par lettres datées du 21 juillet 1510, il confirma l'établissement lait, par Imbert de Lyon, d'une maison hospitalière destinée à de jeunes femmes pauvres qui passeraient à Paris, et qui devaient être logées une nuit, et congédiées le lendemain « avec un pain et un denier » [Gallia christ., t. VU, p. 121).

Ce fut le 50 décembre 1519 que mourut et fut inhumé dans l'église de Saint- Victor Guillaume d'Aurillac. Cet homme illustre, une des gloires de l'épiscopat français, n'a laissé qu'un Dialogue sur les sept sacrements de l'Église (Bibliothèque natitmale Ms. fonds latin, n»« 5208, 5209, 5210, 5475, 5474). Le crédit dont il jouit à la cour de Philippe IV fut si bien établi, que ce prince voulut suivre l'exemple de sa femme en nommant son médecin l'exécuteur de ses dernières volontés (17 mai 1511) [voy. encore l'abbé Leboeuf, Histoire du diocèse de Paris, t. XIII, p. 172; Piganio) de la Force, Description de Paris, t. III, p. 245 ; Gallia christ., t. III, p. 52, 55, 68, 84, 85, 95, 220, 252). A. C.

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