II.VSCHISCIII.XE. Voy. lUsCHISCH
n.vSK (Johann-Friedrich von). Né à Pyrmont le 22 juillet 1715, fit ses éludes médicales à Lcyde et à Gottingue et fut reçu docteur en médecine à Francfort en 1741. 11 pratiqua la médecine à Brème où il mourut le 28 février 1749. Nous ne connaissons de lui que sa thèse :
Dlssertatio de inflammatione sangulnea ex principiis anatomicis et mechanicis deducla, Francfort-sur-l'Oder, 1741, in-4°. A. D.
H.\!^ELBERe (Les deux).
Daseiberg (LoRENz-WiLHELM von). Né à Greifswald le 15 décembre 1764, fit ses études médicales à Gottingue, où il fut reçu docteur en 1765. Il passa bientôt hGreik\\a\dcommeprivat-(locent., fut nommé en 1788 professeur adjoint, puis professeur ordinaire. Eu 1795 il reçut le litre de médecin df^tat, et en 1799 celui d'arcliiatre ou médecin du roi de Suède. En 1800, il fut noiumé directeur du Collège de santé et :e retira en 1821, avec le titre de professeur éniérite de la Faculté. Nous citerons de lui :
I. Dissertatio inauguralis de capitis lœsionibus trepanationem exigentibus. Gottingue, 1785, iii-4°. — II. Cotnmentatio chir. in qua novam humeri ex articulo exstirpandi melhodum novumque ad ligaturam polyporum inslrumcntum proponit. Grcifswald et Berlin, 1788, in-S". — III. Etwas ûber die hiesige (Greifswaldiche) Kuhpocken-bnpfung. In Neust. krit. Nachrichten, 1801. — IV. Untcrsuchungen und Bemerkungen ûber eiiiige Gegenstànde der pract. Geburlshûlfe. Berlin u. Stralsund, 1808, in-8°. — V. Febrium intermiltentium per ullimos annos terras noslras epidemice pervagatium adumbratio. Greifswald, 1811, in-S". A. D.
Ha!$elberg (Carl-Ernst-Hei.nrich- Christian von). Né à Erlangen le 7 juin 1790, fit ses éludes médicales à Gottingue, où il fut reçu docteur en 1818. Il fit plusieurs voyages en Autriche et eu France, revint s'établir à Stralsund en 1821, où il devint conseiller sanitaire en 1851, et mourut le 19 avril 1854. Nous connaissons de lui :
HÂSER. 517
I Dissertalio inaucjiir:iHs mcdica de induralione lelœ ccllulosœ neonalorum. Gollingue, i818, in-4°. — II. Die asiatische Choiera im Iiegieru)tgsbezi)-/c Stralsuud. Slralsund, 1853, in-S". — III. Il traduibit le Traité des maladies des oreilles de 'Wilde. Gollingue, 1855. A. D.
HASE^'EST (Les deux).
nasenest (Joh.vnx-Georg). Médecin allemand, né à "Windshein, le 12 mai 18(38, fit ses éludes médicales à Altdorf el y fut reçu docteur en 1710. Deux ans après il fut nomme médecin pensionné de sa ville natale, et en 1717 médecin du prince de Hohenlohe-Scliilling ; en 1723, il passa à Erlangen eu qualité de médecin pensionné de la ville el du canton de Brandenbourg-Bayreuth. Il revint à \Vindshein en 1726, enfin se fixa à Neustadt en 1750. Ciuij ans après, il obtint le titre de conseiller et de médecin du margrave d'Anspach; il v joignit celui de médecin pensionné d'Anspach en 1756 et celui de conseiller aulinue en 1747. Hasenest mourut le 22 octobre 1771, laissant :
I. Oratio de oculi humani fabrica, etc , 1708, iii-i". — II. Diss. spec. disquisilionis anatomico-/>athologicae. Altdorlii, 1710, iii-i° (prés. Hollmann). — III. Diss. super Hippocratis aphorismos 50, seclionis V. Altdorfii, 1710, in-4° (prés. Bruno). — IV. Diss. de inlertriginc. Altdorlii, 1710, in-4''. — V. Zufluclit derer die mit Gliedergebrechen uiid mehreren Kranklieiten geplagt sind. Niirnberg, 1729, in-4°. Nouv. édit. avec préface de Spensel, ibid., 1768, in-4". — VI. Dev medicinisclic liicliter, oder acla physico-medica forensia collegû medici Onaldini, etc. Anspacli, 1755-1759, 4 parties in-4°. Ce livre a mérité les éloges de llaller et de Wachsmuth. L. Un.
Hasenest (Christoph-B.\lthasar). Fils du précédent, né à Willielmsdorf, le 13 septembre 1719, reçu docteur à Altdorf en 1745, alla se fixer à Anspach qu'il quitta par la suite pour vivre à la résidence de Langenzcnn. Il était médecin du prince de Holienlolie. Il termina sa carrière le 15 décembre 1787. On a de lui :
I. Diss. de sanguine ejusque motu. Altdorfii, 1743, in-4°. — II. Diss. de pleuritide. Altdorlii, 1743, 10-4". — III. Diss. de affectibus rheumatico-arlhriticia cilo lulogue curandis. Altdorfii, 1745, in-4'>. L. Hn.
IIASEXCEIIRL (Johann-Georg). Médecin allemand, né à Vienne le 1*"" mai 1729, fit ses éludes dans sa ville natale et y prit le diplôme de docteur en 1756. Il fut médecin de l'hôpital espagnol de Vienne, puis conseiller et médecin du grand-duc de Toscane, Léopold, plus tard proto-médecin de la Toscane. C'est lors de son séjour dans cette coulrée que van Swieten changea le nom d ' Hasenôhrl en celui de Lagusio.
L'empereur François II prit Hasenôhrl pour son médecin en 1792 et le nomma en 1795 conseiller de la cour à Vienne. Ce savant médecin mourut le 20 décembre 1796, laissant quelques ouvrages fort intéressants :
I. Diss. de abortu ejusque observatione. Vindolionae, 1756, in-4°. — II. Hisloria medica morbi epidemici sive febris pelechialis, quae ab anno fei-e flnienle 1757 ad annum 1759 Viennae grassata est. Viennae, 1700, in-S". — III. Hisloria medica trium morborum qui anno 17C0 frequentissime in nosocomio occnrrebant ; adjuncla esl nolabilium observalionum analomicarum decas. Viennae, 1761, in-8°. L. Hn.
H.isER (Heinrich). Ce célèbre historien de la médecine naquit le 15 octobre 1811 à Rome. Il appartenait à une famille de musiciens. Iliiser fît ses études médicales à léna et eut pour maîtres principalement Kieser, K. W. Stark et E. Huschke ; c'était alors le règne de la philosophie de la nature, et Ilâser comme tant
S18 IIÀSER.
d'autres en fut l'un des ardents adeptes au début de sa carrière. Aussitôt après la soutenance de sa thèse sur la gn[)pe épidémiqiici {De influentia epidemica), il entreprit un voyage destine' à comjiléter son éduc;\ tien ; il suivit quelque temps à Vienne les leçons de l'oculiste F. Jâger, puis revint à Auma (Saxe Wcimar), où il exerça la médecine dans le coin-s d'une épidémie de lypluis. L'année suivante, il soutint une thèse d'habilitation à léna et l'ut nommé privat-docent et médecin en second de la policlinique. Peu après il publia un livre remarqué sur la voix humaine {Die menschl. Stimme, ihre Organe, ihre Ausbildxinrj, etc., Berlin, 1859, in-8°, 2 pi. in-4). Mais son attention s'était surtout portée sur l'histoire des épidémies; la lecture des ouvrages publics par Sprengel et par Hecker l'y avaient engagé; le premier fruit de ses recherches dans cette direction fut : HistO' . palliol. Unlersuchungen. Als Beilràge zur Geschichie der Volkskrankheiten, Drcsden, 1859, 2 part, in-8", bientôt suivi delà première édition de son Bihliotheca epidemiographica, etc. (léna, 1845. in-8°; 2'' édit., Greifswald, 1862, in-8") ; en 1859, il fut nommé professeur extraoï'din.iire à l'Université d'Iéna.
Sa prédilection pour le passé, qui se traduisit par la suite par un grand nombre d'œuvros historiques remarquables, ne l'empêcha pas de suivre avec intérêt le mouvement scientifique; Job. Millier s'efforçait depuis plusieurs années de substituer aux spéculations de la philosophie naturelle des méthodes de recherche positives, une physiologie reposant sur des bases expérimenlales. iXasse, Krukenberg, Schôniein, avaient suivi et favorisé ce mouvement en avant. Hâser, qui s'était depuis quelques années détaché de la philosophie de la nature, fit les plus grands efforts pour vulgariser les notions nouvelles; il fonda dans ce but, en 1840, avec la collaboration de Canstatt, Stilling, Frerichs, Barensprung, une revue intitulée Archiv fur die gesammle Médicinal qui parut jusqu'en 1849; il y inséra im grand nombre d'études d'hi^^toire et d érudition, et publia en outre en 1840-1842 un Repertorium fur die gesammte Medicin; aidé par des hommes comme Schleiden, Siebert, Aug. Forster, etc., il réussit peu à peu à détrôner la philosophie de la nature, ([ui conservait encore un grand nombre de partisans à léna. Dans l'intervalle, il mit au jour la première édition de sa grande histoire de la médecine : Lehrbuch der Geschichie der Medicin und der Volkskrankheilen (léna, 1845, in-8"), ouvrage dont la troisième édition a paru récemment en 5 volumes (1875-1882, in-8).
Hâser fut nommé, en 1846, professeur ordinaire de médecine, mais les événements de 1848 eurent pour conséquence !-o i départ de léna; il passa à Leipzig, où il devint en 1849 directeur des Schmidt's Jahrhiicher, et la même année il fut appelé à occuper une chaire à Greifswald, où il exerça une très-notable influence sur renseignement, puis en 1862 à Breslau, où il passa avec le tilre de conseiller intime. C'est à Breslau qu'il fêla en 1884 le cinquantenaire de son doctorat et qu'il termina sa carrière le 15 septembre 1885. Dans les diverses chaires qu'il traversa, il enseigna avec un égal succès la pathologie générale, la thérapeutique, la pathologie spéciale, Thistoire de la médecine. Pendant les dernières années de son séjour à léna, il fonda un hôpital d'enfants. « Il jouit, dit Puschmann, du respect et de l'affection de tous ceux qui l'approchaient. Bienveillant, loyal, dévoué jusqu'au sacrifice, il était toujours prêt à pro(hguer ses conseils à ceux qui poursuivaient des études analogues aux siennes. Rien ne le rendait plus heureux que d'avoir pu amener un jeune maître à s'occuper de travaux historiques... Cet homme, qui était lui-même d'une modestie touchante,
IIASSELOVIST. 519
était toujours prêt à reconnaître et à apprécier le mérite d'autrui. Quand il avait donné son amitié, il ne la reprenait plus : la malveillance et le dénigrement n'avaient pas prise sur lui. »
Outre les ouvrages déjà cité de Hâser, nous mentionnerons :
I. De Sorano Ephesio ejusque tzsçA yj-jcuixtioiv •aàôwv libro nuper veperlo programma. lenae, 1840, ^r. in-i". — II. Ueber den geqenwârtigen Standpunkt der palholog. C/iemie des Blutes, etc. léna, 1840, in-8°. — III. Die Vaccination und seine neuesten Gegner, etc Berlin, 1854, in-S". — IV. De cura aegrotorum publica a Chrislianis oriunda. Diss. Gryphiswald., 1857, gr. in^". — V. Geschichte christUcher Krankeiipf!ege und Pflegerschaften. Berlin, 1857, in-8°. — VI. Veber dos Siltliche in dem Bcrufe des Antes. Greifswald. 1860, in-8°. — VII. Uebersic/it der Geschichte der Chirurgie, etc. In Pilha u. Billroth's Handb. der allg. u. spec. Chirurgie, 1864, et un travail analogue plus tard in Deutsche Chirurgie, Lief. 1. — VIII. Zur Geschichte der inediciiiischen FacuUât Greifswald. Breslau, 1879, in-8°. — IX. Grundriss der Geschichte der Medicin. lena, 18^'4, in-S", etc. L. Hn.
llASLAn (John). Médecin anglais, né à Londres en 1764, fit ses études dans sa ville natale et à Edimbourg et vint se fixer à Londres, où il fut attaché comme pharmacien à l'hôpital de Bethléem. Reçu docteur à Aberdeen en 1816, il se fit recevoir licencié de la Société des médecins de Londres en 1824. Il mourut à Londres le 20 juillet 1844. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l'aliénation mentale, dans lesquels il s'efforce d'éclairer l'état pathologique par l'autopsie des sujets. Voici les titres de ses principaux travaux:
I. Observations on Insanity, with Practical Remarks on the Disease and an Account of the Morbid Appearance on Dissection. I.ondon, 1798, in-S°. — H. Illustrations of Madness exhibiting a Singular Case in Insanity and a no less Remarkable Différence in Médical Opinions, developing the Nature of Assailments and the Manner of Working Events with a Description of the Tortures experienced by Bombboosting lobster, Cracking and Longthening of the Brain. Ibid., 1810, in-8°. — III. Considérations on the Moral Management ofbisane Persons. Ibid., 1817, in-8°. — IV. Médical Jurisprudence as it relates to Insanity, according to the Law of England. Ibid., 1817, in-4°. — V. A Letter to the Governers of Bethlem Ilospital, containing an Account of their Management of that Institution for the iMst 20 Years. Ibid., 1818, in-S". — YI. Sound Mind, or Contributions to the Natural History and Physiology of the lluman Intellect. London, 1819, in-8". — VII. Letter to the fiight Honorable the Lord C/iancellor, on the Nature and Interprétation of Unsoundness of Mind and hnbecilUty of Intellect. Cambridj^e, 1828, in-8°. — VIII. Oration on the Sludy ofthe Human Mind, held al the Anniversary Meeting ofthe London Med. Soc. In Lancet, vol. IX, 1826. A. D.
HASPER (MoRiTz). Médecin allemand, né à Eilenburg, le 3 janvier 1799, reçu docteur à Leipzig en 1821 {Dks. de nalura irritabilitatis), nommé en 1824 professeur extraordinaire à l'Université de cette ville, y fut également trèsrépandu comme praticien. Une affection de la moelle le força au bout de peu d'années à renoncer à la vie active et ne lui laissa que la ressource des travaux •de cabinet. Il mourut le 29 septembre 1846, laissant entre autres :
I. Bibliothek der atislândischen Literatur fur praktische Medicin, Bd. I, Leipzig, 1825, in-S". — II. Novus thésaurus semiotices patkologicae, vol. I. Lipsiae, 1825, in-8°. — III. De ■causis quibusdam incremento artis medicae amplificando, atque promovendo maxime infensis, disq. philos.-med. Lipsiae, 1826, in-8°. — IV. Ueber die Natur und Behandiung der Krankheiten der Tropenlànder. Leipzig, 1851, 2 part. in-8°. — V. Die epidemische Choiera oder die Brechruhr. Leipzig, 1851, in-8°. — YI. ^'ombreux articles dans les recueils périodiques. L. Hs.
HASSELQVIST (Fredrik). Médecin et naturaliste suédois, né le 5 janvier 1722, à Toernevalla, près Linkœping, oii son père était ministre protestant, mort le 9 février 1752 à Bogda près Smyrne. 11 se rendit à l'Université d'Upsal
520 HASSING.
on 1741, et obtint en ITiO une bourse royale. Il y publia une thèse intitulée : De virihvs jolantarum, et fut reçu licencié en me'decine en 1747. Son maître Linné exprimait souvent ses regrets de ce que l'histoire naturelle de la Palestine, qui pouvait oflrir de si grands secours pour l'intelligence de la Bible, avait été entièrement négligée. Hasselqvist prit la résolution de remplir la lacune qui existait dans cette partie de la science. Il s'embarqua pour Smyrne, où ii arriva le 26 novembre 1749. Il passa l'hiver et l'été suivant dans cette ville^ se rendit ensuite à Alexandrie, puis à Rosette, et parcourut l'Egypte. Quelquesunes de ses découvertes et de ses observations furent publiées dans les mémoires des Académies des sciences d'L'psal et de Stockholm. Élu membre de ces deux sociétés, quoique absent, il fut nommé adjoint à la faculté de médecine d'Upsal. Il quitta le Caire en mars 1751, et partit pour la Palestine. Chargé d'une riche collection d'histoire naturelle, le voyageur s'embarqua à Sidon, visita l'île de Chypre, retourna à Smyrne, et mourut peu après. Le botaniste. Jacquin a donné le nom de Hasselquitia corrlata à \me Omhellifère qui croît en Palestine. On a de Hasselqvist : Resa till Heliga Landet foerraettad fran aar \ 745 till 1752 [Voyage à la Terre-Sainte exécuté de 1749 à 1752), publié par Charles Linné; Stockholm, 1757, 2 vol. in-8". Le tome 1 *■■■ contient le journal du voyage et les lettres à Linné, le tome II, des mémoires, des remarques sur un grand nombre d'objets d'histoire naturelle. Cet ouvrage important fut traduit en allemand par Th. H. Gadebusch (Hostock. 17()2, 2 vol. gr. in-8"); en français Paris. 1702, 2 vol. in-S"); en anglais (Londres, 1707, in-8"); plusieurs mémoires (relatifs à la maladie endémique d'Alep, à la préparation du sel ammoniaque, à l'usage de manger des sauterelles en Arabie, etc.), dans les Handlingar de l'Académie des sciences de Stockholm, et dans les Acta Societatis scientiai'um Upsaliensis; enfin des pièces de vers suédois. La Flora Palestinae de Linné est basée sur l'herbier formé par Hasselqvist [Biogr. Didot). L. Hn.
IIASSELT (J.-C. van). Naturaliste hollandais, né vers 1790, fit ses études à Groningue, et après plusieurs voyages en Allemagne, en France,, etc., se décida en 1820 à entreprendre, avec Kuhl, un voyage à Java, pour faire l'exploration scientifique de cette île; il toucha à Madère et au cap de Bonne-Espérance et arriva dans les Indes néerlandaises vers la fin de l'année 1820. Il mourut malheureusement à Java le 8 septembre 1823 et fut enterré dans la propriété de Buytensorg, près de Batavia. On a de lui :
I. De metamorphosi quarundam partium ranae temporariac. Groningae, 1820, gr. in-S"» — II. De calena qua classis animalium maminaliumconjuncla est cum céleris animalihus. Groningae, 1817, iii~4"; ce travail fut récompensé d'une médaille d'or par la faculté de médecine de Groningue. — III. Avec H. Kuhl: Beitràgc zur Zoologie und vergleichende Analomie. Frankfurt a. M., 1820, iii-4°, fig. L. Hn.
UASSi:%G (MoiiTEN-MoRTENSEN). Svphiligraphe danois, né le 27 février 181Ô, à llobro, dans le Julland, fut reçu à son examen d'État en 1858. IL fut ensuite médecin assistant à V Almindelig Hospital de Copenhague, passa les années 1845 et 1846 dans les universités étrangères, enfin prit son diplôme d'habilitation en 1848 {De colica scortorum) et fut privat-docent à l'Cniversité. En 1855, il fut nommé premier médecin à la section des maladies syphilitiques et cutanées créé à l'hôpital grâce à ses efforts infatigables. Dans cette situation, il fit beaucoup pour les progrès des études syphiligraphiques. En 1858, il fonda
IIATiN (Les peux). 521
YHoqntah Tidende et eu fut pendant quelque temps le rédacteur eu chef. 11 mourut à Copenhague le '27 février 1860 (voy. Hirsch's Lexic. hervorrag. Aente, Bd. III, p. 79). L. Hn.
II4STIXGS (Charles). Né le 11 janvier 1794 à Ludlow. 11 étudie quelque temps à Stoiirport, sous la direction de Jickes et Walson, et se rend ensuite à Londres ; mais on lui offre une place d'aide-chirurgien à l'hôpital de Worcester; il est nommé et accepte. Peu de temps après, en 1815, il part pour Edimbourg, afin d'y compléter ses études. Il se livre à des travaux remarqués sur la chaleur animale, le système nerveux, etc., et il est le premier et pendant quelque temps le seul dans le pays qui se sert du microscope pour les recherches délicates en anatomie et en physiologie. Il est reçu docteur en 1818 et la même année nommé médecin de l'hôpital de \Vorcester. Ilastings fonde en 18'2S ]e Midland Médical and Surgical Reporter, et en 1 85!2 se tient à Bristol la première session de la grande Société médicale qui était son œuvre et qui prit d'abord le litre àe Provincial Médical and Surgical Association, puis en 1856 celui de British Médical Association, la plus considérable des Sociétés de médecine du monde. Le gouvernement lui offrit, lors de la création du Conseil générail de la médecine, une place qui lui était bien due, mais qu'il refusa, préférant son indépendance absolue à une position quasiofficielle. Charles Hastings est mort à Worcester le 30 juillet 1866, ayant conservé ses fonctions de médecin d'hôpital. iVous citerons de lui :
I. A Hemavkable Coïncidence of Anomalous Structure in the Drains of Two Idiots u'it/t an Extraordinarij State of Disease of the Yiscera. Iii London Médical Reposilory, vol. Vil,
1817, p. li. — H. Dissertalio physiologica inauguralisde vi conlractili vasorum. Edimbourg-,
1818, in-8°. — III. Case of Hepatitis induccd by hijury of the Scalp and by Sympathy. affecting the Mental Faculties. Ibid., p. 78. — IV. .1 Treatise on Inflammation of the Mucous Membrane of the Lungs to which is prefixed an Expérimental Inquiry respecting the Contractile Power of the Blood-Vessels, and the Nature of Inflammation. Londou, 1820, in-8°; édition allemande. Brème, 1822, in-8°. — V. On Account of the Forst Meeting of the Provincial Med. and Surg. Association Held in the Board-Room of the Worcester Infirmary. London, 1832, in-8°. — YI. ÏSombreux articles dans le Midland Med. and Surg. lieporler, les Transactions citées ci-dessus, ïe Provincial Med. and Surg. Journal, etc. A. D.
HASTIXA. REGIS. Ancien nom officinal de V Asphodclus ramosus L. {voy. Asphodèle). ' Ed. Lef.
HATAB-AUnAR. Nom arabe, suivant Forskal, du Tamarix gallica L. [voy. Tamakix). Ed. Lef.
HATi:v (Les deux).
liatin (Auguste-Félix). Médecin français, né en 1805, cà Saint-Julien-du- Sault (Yonne), fit ses études à Paris et reçut le diplôme de docteur en 1828 après avoir soutenu une thèse Sur le diagnostic des tumeurs de Vaine. Il devint médecin du bureau de bienfaisance et se livra avec prédilection à la pratique des accouchements, suivant en cela les errements de son Irère. En 1829 il publia un Mémoire sur de nouveaux instruments 'propres à faciliter la ligature des polypes qui naissent de la hase du crâne, etc. (Paris, in-S", 1 pi.), et remporta pour ces instruments un prix de 2000 francs donné par l'institut. « Félix Ilatin, dit Gaffe, d'un jugement droit, a toujours dirigé ses vues dans
522 HATVANI DE HATVAN.
<l'excellenles idées pratiques, et tout re'cemment encore il présentait à l'Académie de médecine un mémoire sur l'opération césarienne post mortem qui donna lieu à une discussion sérieuse et dont les conclusions ont été adoptées par celte compagnie savante trois jours après la mort de celui qui les avait provoquées. « Ilatin mourut à Paris le 6 mai iSCl. Outre des mémoires sur un Nouveau procédé pour la ligature des polypes de Vulérus, sur un Nouvel appareil pour les fractures de l'avant bras, sur la Cautérisation employée comme moyen curatif du croup, sur les Moyens d'améliorer l'état sanitaire de la classe indigente, sur une Épidémie de fièvre typhoïde observée à Paris chez déjeunes enfants, etc., il a publié:
I. De l'r'pilrpsie considérée dans sa nature cl dans ses causes et des moyens propres à la guérir. Paris, 1850, in-8° (extr. de V Abeille méd., 1830). — II. Rech. expérim. sur l'héma- Icucose ou coagulation blanche du sang, vulgairement appelée couenne inflammatoire. In Ésculape, 1840. Ces recherches ont reçu une mention honorable de l'Académie des sciences en 1843. — lll. Traitement du choléra- morbus asiatique. In Gaz. médicale de Paris, 1849.
— IV. De l'application du forceps avec introduction d'une seule main. Ihid., 1857. L. Hn.
llatin (JuLiîs). Frère du précédent, né vers le commencement du siècle, reçu interne des hôpitaux de Paris en 1820, docteur en médecine en 1826, se fixa dans la capitale, où il jouit d'une grande réputation comme chirurgien et surtout comme accoucheur. Il fut reçu agrégé de la Faculté de médecine en 1827, et se distingua comme professeur particulier d'accouchements et de gynécologie. Il était chevalier de la Légion d'honneur. Hatin mourut prématurément le 20 octobre 1859. Il avait créé en 1833 le journal le Nouvelliste médical, qui ne vécut que deux années. Nous citerons en outre de lui:
I. Mémoire sur un nouveau procédé pour l'amputation du col de la matrice dans les affections cancéreuses. Paris, 1827, in-8°. — II. De hernia inguinali incarcerata. Thèse d'agrég. Paris, 1827, in-4''. — III. La manœuvre de tous les accouchements contre nature. Paris, 1827, in-18; 2« édit., ibid., 1858, gr. in-32. Trad. en allem. Ilmenau, 18'28, in-12.
— IV. Mémoire sur l'injection du cordon ombilical pour opérer le décollement du placenta. Paris, 1829, in-8°. — V. P,elation hixtorirjue du choléra-morbus qui a ravagé la ville de Saint- Julien-du-Sault [départ, de l'Yonne) en mai et juin 1852, précédée de la ■topographie médicale du pays. Paris, 1832, in-8''. — YI. Chirurgie pratique, ou choix d'observations cliniques recueillies à l'Hôlel-Dieu de Paris dans le service de M. Dupuylren. Paris, 1852, in-8°. — VII. Cours complet d'accouchements et de maladies des femmes et des enfants. Paris, 1852, in-8°, tabl. ; 2» édit. Paris, 1835, in-8''. L. Hn.
ll.\TLE. C. Bauhin cite, sous ce nom, une plante de la Floride, dont la racine fournit une fécule nourrissante. Ed. Lef.
HATTAB-ACnUAR. Un des noms arabes du Tamarix gallica L., suivant Forskal {voy. Tamarix). Ed. Lef.
HATVA1\I DE DATVAIV (Étiexne). Médecin hongrois, né à Rimaszombat €n 1716, fit ses études à Losoucz, Dcbreczin et Bâle, et fut reçu docteur dans cette dernière Université. Il revint en 1750 se fixer à Debreczin et y exerça la médecine avec le plus grand succès ; il devint par la suite professeur de philosophie et de droit naturel. Il mourut le 16 novembre 1786. Outre des ouvrages philosophiques et autres, il a laissé un ouvrage intitulé Thermae Varadinenses examini physico et medico subjectae, etc. Yiennae, 1777, avec un mémoire supplémentaire : De nitro saponario Debrecinensi. L. Hn.