L. Hn
nEPTYL9i4.LO!ViQUE (Acide). C"H*»0^ On l'obtient en traitant par la potasse alcoolique l'heptylraalonate d'élhyle obtenu lui-même par action du bromure d'heptyle sur l'éther malonique, puis soumettant le produit de la réaction à l'action de l'éther après acidulation par l'acide chlorhydrique. Par évaporation, on a l'acide impur; on le lave à l'éther de pétrole.
L'acide heptylmalonique forme une masse cristalline blanche, fusible à 97-98 degrés, peu soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool, le chloroforme et l'éther. On connaît les sels d'argent et de baryum blancs, insolubles dans l'eau et dans l'alcool. L. Hx.
HERACLITE. 581
nEPTTLSL'l-FIJBlftUE (Acide). CIl'^.H.SO*. Encore appelé acide suifheptylique, se prépare par l'action d'une partie d'acide sulfurique concentré sur deux parties d'alcool lieptylique, à froid. On sature par le carbonate de baryum et par l'hydrate de baryte et on évapore. L'heptylsulfate de baryte est en petites écailles nacrées, de saveur amère, très-solubles dans l'eau. Il a pour composition : 2(G''H'^.SÛ'')Ba4-H^0, d'après Petersen. L'acide n'a pas été isolé. L. Hn.
nÉBACLÉL'iu. Voy. Berce.
HÉRACLIDE (Les).
néraciide (de Cos). Le père d'IIippocratc II, est probabemcnt l'auteur de quelques-uns des ouvrages de la collection bippocratique. L. Hn.
néraciide (d'Iléraciée). Dans le Pont, vivait au commencement du quatrième siècle avant Jésus-Christ. Il suivit les leçons de Platon, de Speusippo, d'Aristote, et étudia le système de Pythagore. 11 modilla la doctrine des atomes de Démocrite (d'après lui, la nature entière s'expliquait par la combinaison de corpuscules sans forme, variables et non similaires), et c'est telle qu'elle sortit de sa main qu'elle fut adoptée par Asclépiade (de Bilhynie). 11 ne nous appartient pas de nous étendre sur la vie et les œuvres de ce philosophe. L. Hn.
Héraclide (de Tarente). Était médecin. Il vivait dans le troisième ou le second siècle avant Jésus-Christ. Il était élève de Mantias l'ilérophilien et appartenait à la secle des empiriques dont il fut le plus illustre représentant. Il a écrit des commentaires sur llippocrate et des ouvrages sur le traitement des maladies internes, sur la matière médicale, le pouls, etc. Galien vante l'exactitude de ses observations. Celse et Ca^iius Aurelianus le citent souvent. Tous les ouvrages d'HéracIide sont perdus, à l'exception de quelques fragments. L. Hn.
Héraclide (d'Erythrée). Vivait vers 230 ans avant Jésus-Christ. Galien le désigne comme le meilleur élève de Chi-yserme et cite de lui un grand ouvrage intitulé : Uipi t/;; 'tipooilou Aîpio-ew; (de la secte d'Ilérophile) ; il écrivit en outre sur le pouls et commenta llippocrate. L. Ih.
HERACLITE. Philosophe grec, florissait vers l'an 500 avant Jésus-(>hrist; les uns le rattachent à l'école ionienne, les auti'es en font un disciple de Xénophane; il se prétend lui-même autodidacte. Les résultats de ses recherches sur la nature des choses sont réunis dans un ouvrage intitulé Musse, écrit dans un style imagé, mais plein d'obscurités, dont les fragments, réunis jadis par Schleiermacher, Bernays, etc., ont été publiés récemment dans les Acta Societatis philologicœ Lipsiensis, t. 111, Lipsiœ, 1873. Dans le système d'Heraclite, le feu est le principe de tout, de l'eau, de l'air, de la terre ; tout dans l'univers est une transformation de cet élément primordial et y retourne, d'où une sorte de flux perpétuel dominé par la nécessité ou le destin; de ce flux résultent la vie et la mort, ou plutôt la vie et la mort n'existent pas, le feu étant à la l'ois l'agent vivifiant et destructeur. Nous n'insisterons pas voy. Lassalle, Die Philosophie Ueracleitos des Dunkeln, Berlin, 1858, 2 vol. in-S"). L. Hn.
OERAMBASEXA. Médecin indien appartenant à l'âge moderne, ayant. vécu probablement dans le siècle précédent; il est l'auteur d'un livre qui a pour titre Gûdahodhaka. Ce petit traité, assez connu, ne se trouve jusqu'ici qu'a l'élat de manuscrit. Il en existe un exemplaire à Londres, provenant de la colle:tion de l'ancienne Compagnie des Indes. Un autre exemplaire a été signalé dans les Notices of Sanscr. Manuscripts de Ràjendralâla Milra. 11 comprend 145 pages de 10 lignes. Tous deux sont en caractères bengalis. Le livre débute par un éloge de la médecine avec allusions à plusieurs ouvrages assez modernes, clioisis parmi les plus répandus ; divers chapitres sont consacrés à l'emploi de l'eau considérée comme agent thérapeutique puissant, à l'étude des fièvres périodiques et à leur traitement, aux maladies des enfants, etc. Il se termine par un chapitre sur les remèdes aphrodisiaques. C'est un livre de thérapeulique plutôt que de pathologie.
Ràjendralâla Mitra. Notices of Sanscr. Manuscripts, published under' Orders of the Government of Bengal, t. I, p. 110, cod. 200. — Dietz. Analecta medica, etc. Leipzifr, 1853, in-8", p. 158, cod. XXX. G. L. D.
IIÉRA9. Médecin grec, né en Cappadoce, vivait vers l'an 50 avant Jésus- Christ. Galien cite de lui plusieurs ouvrages sur la matière médicale, dont il ne reste que des fragments. L. ILn.
HÉRAT. Voy. Iran.
HERBE. On désigne sous ce nom, en botanique, les plantes dont la tige périt au bout de quelques mois de végétation. Ces plantes peuvent èlre annuelles, hisanmielles ou vivaces, selon que leurs racines ou leurs souches persistent une, deux ou plusieurs années.
A l'époque où la botanique était peu avancée et oiî les plantes n'étaient souvent connues que i)ar leurs vertus, on appelait mauvaises herbes les plantes qui étaient considérées comme sans utilité ou qui étaient reconnues nuisibles à l'agriculture. Par contre, les plantes employées soit en médecine, soit dans l'économie domestique, étaient désignées par le mot herbe, suivi d'une épilhèle rappelant en général leurs propriétés ou bien la station, l'apparence ou quelque particularité de la plante. Parmi ces appellations anciennes, qui sont fort nombreuses et dont quelques-unes sont tout au moins singulières, quelquesunes sont encore usitées de nos jours dans le langage vulgaire. Ainsi on appelle notamment :
Herbe aux abeilles, la Reine-des-prés {Spirœa ulmaria L.).
Herbe à l'ambassadeur, le Tabac {ISicotiana Tabacum L.).
Herbe d'amour, le Driia média L. et le Reseda odorata L.
Herbe aux ânes, l'Onagre {Œnothera biennis L.) et le Cirsium lanceolatum Scop.
Herbe à l'asthme, à la Guyane, le Nonatelia officinalis Aubl., de la famille des Rubiacées.
Herbe à l'ail, le Sisymbrium Alliaria Scop.
Herbe à balais, en France, VErica scoparia L. ; à Gayenne, le Sida rhombifolia L. ; aux Antilles, le Scoparia dulcis L.
Herbe aux brûlures, à Cayenne, le Bacopa aquatica Aubl., de la famille des Scrofulariacées ;
Herbe à cailler, le Galium verian h.
Herbe an cancer, le Plumbago europœa L.
Herbe au centaure, VEnjllirœa centauriam L. ou Petite centaurée.
Herbe à cent goûts, l'Armoise {Artemisia vulgaris L.).
Herbe aux cent maux ou aux cent maladies, le Lysimachia nummularia L.
Herbe à cent nœuds ou Centinode, le Pohjgonum aviculare L.
Herbe aux chancres, l'Héliotrope sauvnge {Heliotropium europœum L.).
Herbe aux chantres, le Sisymbrium officinale Scop.
Herbe aux charpentiers, VAchillœa millefolium L.
Herbe aux chats, le Nepeta cataria L- et le Valeriana officinalis L =
Herbe à Chiron, la Petite centaurée.
Herbe à cloques, le Coqueret {Physalis alkekengi L.).
Herbe de Clytie, le Tournefortia tinctoria H. Bn.
Herbe à cochon, le Polygonum aviculare L.
Herbe aux cors, la Joubarbe des toits.
Herbe à coton, les diverses espèces du genre Gnaphalium.
Herbe à la coupure, VAchillœa ptarmica L. et le Sedum telephium L.
Herbe aux cuillers, le Cochlearia officinalis L. »
Herbe aux cure-dents, VAnimi visnaga Lamk.
Herbe à dartres, dans l'Inde, le Cassia alala L.
Herbe à l'éclairé, la Chélidoine.
Herbe aux écrouelles, la Lampourde {Xanthium strumarium L.) et le Scrofularia nodosa L.
Herbe à écurer, les Chara fœtida h. et Ch. vulgaris L.
Herbe aux écus, le Lysimachia nummularia L. et le Tldaspi arvense L.
Herbe aux engelures, V Hyoscyamus niger L.
Herbeà l'épurge, VEuphorbia Lathyris L.
Herbe à reiquinancie, VAsperula cynanchica L.
Herbe à éternuer, V Artemisia ptarmica L.
Herbe étoilée, VAsperula odorala L.
Herbe aux femmes battues, le Tanius communis L.
Herbe h la fièvre, la Petite centaurée.
Herbe du foie, le Marchantia pot ymorplia L. et V Anémone hepatica L.
Herbe aux goutteux, V JEqopodium podagraria L.
Herbe à la gravelle, le Saxifraga granulata L.
Herbe aux gueux, la Clématite sauvage [Cleniatis vitalba L.).
Herbe aux hémorrhoïdes, le Cirsium arvense Lamk.
Herbe aux hernies, les Herniara glabra L. et H. hirsuta L.
Herbe à la laque, le Phytolacca decandra L.
Herbe au loup, VAconitum lycoctonum L.
Herbe aux magiciens, le Datura stramonium L. et la Mandragore.
Herbe aux magiciennes, la Circée (Circœa lutetiana L.).
Herbe au mal de ventre, le Jatropha gossypifolia L., de la famille des Euphorbiacées.
Herbe à mille trous, le Millepertuis {Hypericum perforatum L.).
Herbe aux mites, le Verbascum blattaria L.
Herbe du musc, VAdoxa moschatellina L.
Herbe du nombril, VOmplialodes verna Mœnch, de la famille des Borraginacées.
Herbe aux oies, le Potenlilla anserina L.
Herbe à l'ophthalmie, V Eiiphrasia officinalis L.
Herbe à la ouate, ÏAsclepias syriaca L.
Herbe à pain, VArum maculatum L.
Herbe atix panaris, le Paronychia verticillata L.
Herbe aux panthères, le Doronicum Pardalianches L.
Herbe à la paralysie, le Coucou [Primula officinalis L.).
Herbe an pauvre homme, la Graliole.
Herbe aux perles, le Lithospermum officinale L.
Herbe à la pcf^te, le Tufsilayv petasites L.
Herbe à pisser, le Pirola vnihellala L.
Herbe à la pituite, la Slapliisaigre.
Herbe aux pouilleux, le Delphinium staphisagria L.
Herbe aux poumons, le Pulnwnaria officinalis L., le Marchantia polymorpha L. et un Lichen, le Siic/rt pulmonacea Ach.
//er/>e «wr ;;o;/j:, le Pedicularis paluslris L. et le Delphinium staphisagria L.
//erie a»x puces, le Mentha puleyium L., le Plantayo arenaria L. et le Plantago Psyllium L.
Herbe aux punaises, le Conyza squarrosa L.
Herbe à la piirgation, au Pérou, le Boerhaavia tuberosa Lamk, de la famille des Nyctuginacces.
Herbe à Robert, le Géranium Bobertiamim L.
Herbe sacrée, le Verbena officinalis L. et le Melittis melissophylliim L.
Herbe de Saint-Benoît, la Benoîte (Geum urbanum L.).
Herbe de Saint-Christophe, VActeea spicata L.
Herbe de Saint-Fiacre, VHeliolropium europœum L.
Herbe de Saint-Jacques, le Senecio Jacobœa L.
Herbe de Saint-Jeaii, le Glechoma hederacea L. eiVHypericuni perforatum L.
Herbe de Saint-Joseph, le Scabiosa succisa L.
Herbe de Saint-Julien, l6 Barbarea vulgaris DG.
Herbe de Saint-Rock, VInula dysenterica L.
/lerfce f/e Sainte-Barbe, le Barbarea vidgaris DC.
Herbe sang-dragon, le Rnmex sanguincus L.
Herbe sans couture, VOphioglossun vulgalum L.
Herbe au scorbut, le Cochlearia officinalis L.
Herbe aux serpents, V Aristolochia serpentaria L., et le Dorstenia contrayerva L.
Herbe à sétons, YHelleborus viridis L.
Herbe du soldat, le P/per angustifolium R. et Pav.
Herbe aux sorciers, le Datura stramonium L,
Herbe aux tanneurs, le Coriaria myrlifolia L.
Herbe aux teigneux, le Tussilage petasites L. et la Bardane (i)C/tM?n happa L.).
//erèe ai/.r teinturiers, le Genista tinctoria L.
//eri^ À /o»s /es maux, VAnamirta cocculus Colehr. elle Lysimachia excelsah.
Herbe de la Trinité, Y Anémone hepatica L.
Herbe aux varices, le Cirsium arvense Scop.
fferèe oîa ^;ew^ la Pulsatille (anémone Puhatilla L.).
^erte om^ verrues, la Chélidoine.
Herbe à vers, le Tanacehim vulgare L.
Herbe de vie, ï'Asperiila cynanchica L.
Herbe aux vipères, VEchium vulgare L.
Herbe vulnéraire, YAnthyllis vulneraria L. Ed. Lef.
HERBES (Sucs d'). Sous ce nom et sous celui plus vulgaire de jus d'herbes on emploie et surtout autrefois on prescrivait les parties vertes des plantes herbacées, feuilles ou tiges fraîches, contuses et pilées au mortier. Le suc obtenu par expression était filtré et administré aux malades soit pur, soit additionné d'eau.
L'usage des sucs d'herbes a été populaire dans l'ancienne médecine, et il conserve encore aujourd'hui une partie de cette popularité. Parmi eux nous citerons les suivants :
Le SMC d' armoise (\u on administrait à la dose quotidienne de 2 à 4 grammes, à titre d'emménagogue et que Cazin conseille aux femmes dysménorrliéiques à l'approche (le la période menstruelle et au moment du molimen hemorrhagiciim.
Le suc de bette, que Simon Paulis employait à l'extérieur contre les ophthalmieset auquel Olaiis Borrichius attribuait des propriétés sternutntoires en vertu d'une prétendue action irritante sur la muqueuse pituitaire.
Le suc de bourrache, qui possède des propriétés miicilagineuses et une consistance sirupeuse et que, mélangé à un 1/16 de poids d'eau, on administrait en boisson pour provoquer la diurèse.
Le suc decotylet, extrait du Cotylum umbilicus, plante communément désignée sous le nom de nombril de Vénus, a été recommandé par Salter et BuUac, et depuis par Foiissagrives, pour combattre l'épi lepsie. Ce dernier observateur le faisait ingérer à la dose quotidienne d'une cuillerée à bouche et prétendait en obtenir quelques favorables effets.
Le suc de chausselrape [Centaurea calcitrapa) est amer. On en a fait un fébrifuge indigène. Berlin, de Montpellier, et M. Cazin, en prescrivaient 100 à 150 grammes par jour contre les fièvres intermittentes.
Le suc de chélidoine possède des propriétés caustiques bien connues que la médecine populaire utilise pour la destruction des verrues.
Le suc d'iris posséderait des vertus purgatives et hydragogues et, à la dose de 5 à 50 grammes, a été prescrit contre les hydropisies. On comptait ainsi tirer parti de son action drastique sur l'intestin.
Le suc de la grande joubarbe passait pour faiblement astringent. On en faisait ingérer quotidiennement une à deux cuillerées à café comme dépuratif aux individus atteints d'affections cutanées.
Le suc de lierre terrestre était administré à la dose d'une à deux cuillerées à bouche comme béchique, expectorant et tonique. C'était, paraît-il, un remède tout-puissant pour soulager les asthmatiques et guérir les bronchites chronii]ues.
Le suc de la petite joubarbe possédait une certaine réputation contre l'épilepsie, par prises quotidiennes de deux à quatre cuillei'ées à bouche. On le considérait encore comme un médicament désobstruant et incisif.
Le suc de l'ortie brûlante s'obtenait en pilant les feuilles de ce végétal après les avoir humectées d'eau. A la dose de 30 à 120 grammes, on le considérait comme un hémostatique actif. En 1844, Ginestet l'a recommandé et récemment on en a signalé l'utilité contre des hémoptysies.