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HERBORISTE

Le suc fie pulmonaire était pirscrit comme un médicament béchique. Il avait même une sorte de réputation contre les catarrhes bronchiques.

Le suc de la pariétaire possède encore aujourd'hui la renommée d'êlre un diurétique actif à la dose de 50 à 500 grammes. Sa richesse en nitrates alcalins donne la raison de cette \erlu.

Le SMC de pissenlit était conseillé comme antiscorbuliquc incisif et désobstruant. Il eritrc dans la composition du suc d"herbes officinal en sa qualité de stimulant, de stomachique et d"amer contre l'atonie des voies digestives. On le prend à la dose de 60 à 120 grammes.

Le suc de beccahunga [Veronica beccahunga) entrait encore dans la composition des sucs d'herbes comme anliscorhutiLjiie, rafraîchissant et dépuratif.

Le suc de cresson possédait les mêmes propriétés. Dans un temps rnôme on en a fait un des médicaments de la phthisie pulmonaire et des catarrhes rebelles.

Les seuls sucs d'herbes qui figurent dans les pharmacopées contemporaines sont le suc dlierbes ordinaires ou jus d'herbes et le suc antisvorbutique. Ou les prescrit comme amers, dépuratifs et toniques.

Ce suc d'herbes est retiré des feuilles Innches de chicorée, de fumelerre et de laitue, mélangées par parties égales et pilées. Le suc anliscorbulique se prépare de môme avec les feuilles de cochléaria, de cresson et de menyantlie.

Ch. Eloy.

Bibliographie. — Genestel. Bulletin de l'Académie de niérf., 1844. — Geoffroy. Matière méd., t. V, p. 511. — FoNs?AGRivES. Traité de matière médicale, 1885, pas>iin. — Cazin. Traité des plantes médicinales indigènes, 1808, passiin. — Gubler et Labbé. Commentaires thérapeutiques du Codex, 1885, p. 56 et Ô97. Gh. E.

HERBI\'I4UX. Chirurgien, accoucheur et lithotomiste (de Bruxelles), né vers 1740, est connu par sa piédilection pour l'usage du levier dans les accouchements et par les vives discussions qu'il eut à ce sujet avec Biiudelocqiie. Son plus important ouvrage a pour titre : Traités sur divers accouchemens laborieux, et sur les polypes de la matrice, Bruxelles, 1782, 2 vol. in-8° ; nouv. édit. augm. des réfutations, des critiques d'A. Leroy et Baudelocque, ibid., 1792, 2 vol. in-8». L. Hs.

IIERBIVORES. Le nom d'Herbivores a été donné parfois, en raison de leur régime particulier, aux Hippiens, aux Ruminants et aux Probosciiliens (voij. ces mois), Mammifères qui constituent trois ordres distincts. E. 0.

HERBORISTE. La profession d'herboriste, dont les récents projets relatifs à l'exercice de la pharmacie réclament la suppression, se trouve, jusqu'à ce jour, régie parles dispositions législatives suivantes: La loi du 21 gei minai an XI (art. 57) dit que : « Nul ne pourra vendre, à l'avenir, des plantes ou des parties de plantes médicales indigènes, fraîches ou sèches, ni exercer la profession d'herboriste, sans avoir subi auparavant dans une des écoles de pharmacie, ou par devant un jury de médecine, un examen qui prouve qu'il connaît exactement les pl.intes médicinales, et sans avoir payé une rétribution qui ne pourra excéder 50 francs à Paris et 50 francs dans les autres départements pour les frais de cet examen. Il sera délivré aux herboristes un certificat d'examen par

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