‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.49Chapitre 18 sur 22 · Partie infc- 1 Ulérus · texte numérisé non relu

Partie infc- 1 Ulérus

rieure. .( Vagin Ulricule prostaticpte.

[ Partie supé- \ Trigone vésical \ ^''S""'^ ^^*'.<==>'- , „ . ,

Sinus uro- \ rieure . . ( Tout l'urèthre. i ^ "';"'" ^^°^^^^m^ de 1 urelhre et

, ., , < I s landes annexes,

génilal.. J rv .■ • r- I o ° I Partie infe-

( rieure. . Vestibule Portion membraneuse de l'urèthre

'"'^"^^' ) Tubercule génilal. . . . Clitoris Pénis.

Sillon génital Petites lèvres Portion spongieuse de l'urèthre.

Replis géuitaux Grandes lèvres Scrotum.

Ce tableau montre au premier coup d'œil qu'au point de vue de leur dérivation embryogénique et de leurs usages les organes de la génération peuvent être divisés en trois segments superposés : un segment profond comprenant les glandes génitales ; un moyen représenté par les corps et les conduits de WolfC et les conduits de Mûller ; un externe répondant aux organes génitaux externes. Il est \rai que vers le moment de la naissance les testicules avec leurs annexes descendent à travers les canaux inguinaux et vont se loger en dehors de l'abdomen dans les bourses; mais cette migration ne modifie en rien leur signification morphologique. Chacun de ces segments étant composé de deux parties équivalentes symétriquement disposées de chaque côté de la ligne médiane, le nombre de segments ou subdivisions anatomiques se trouve, en dernier ressort, porté à six. I. Geoffroy Saint-Hilaire, s'appuyant surtout sur ce fait que chaque partie est alimentée par des troncs vasculaires différents, a introduit le premier dans la science celte « division de l'appareil générateur en six segments principaux, correspondant a autant de centres distincts de formation, et par suite pouvant se montrer, dans certaines circonstances, indépendants les uns des autres. »

L'ébauche embryonnaire telle qu'elle vient d'être décrite est nettement bisexuelle en ce qui concerne le segment moyen oii coexistent les corps et conduits de Wolff (organes mâles) avec les conduits de Miiller (organes femelles). Au con-

Segment

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traire, les deux autres segments paraissent unisexués;on leur applique fréquemment l'épithèle d'indifférents, pour exprimer qu'ils sont susceptibles d'évoluer soit vers le type mule, soit vers le type femelle. Cependant les reclierches modernes ont prouvé, ainsi qu'on le verra plus loin, que cette indifférence n'est qu'iipparente pour les glandes génitales primitives. Ces organes présentent au contraire des caractères de bisexualité plus ou moins évidents suivant les espèces animales, caractères qui paraissent se reproduire, dans certains cas tératologiques, cliez les Mammifères et chez l'homme. En ce qui concerne lesen^ment externe, l'ébauche est réellement simple : elle ne saurait donc donner naissance simultanément à un appareil mâle et à un appareil femelle bien conformés.

On peut dire en résumé que le jeune embryon a tout ce qu'il faut pour devenir à la fois i7iâle et femelle dans le segment profond et Je segment intermédiaire (dont lu réunion répond à peu près à ce qu'on décrit en analomie sous le nom d'organes génitaux internes), mâle ou femelle seulement dans le se"-ment externe.

Partant de ce stade très-jeune on voit les sexes se différencier progressivement par la suite d'après un plan général parfaitement établi. Le diraorphisme sexuel ne porte pas seulement sur les organes génitaux, mais aussi sur l'habitus général du corps : port, barbe, voix, mamelles, conformation du squelette, du bassin en particulier, etc. La différenciation physiologique est complète après la puberté, une fois que la sécrétion du sperme d'une part, l'civulalion et les menstrues de l'autre, se montrent régulièrement. Il se fait en même temps dans la personnalité morale eles individus une différenciation, qui se manifeste aussi bien par l'orientation générale des idées, des goûts et des habitudes, que par les penchants sexuels proprement dits.

Or il n'est aucun de ces caractères soit matériels, soit psychiques, qui ne puisse se trouver modifié accidentellement de telle sorte qu'il paraisse être en désaccord avec le type sexuel de l'individu sur lequel on l'observe. De là la possibilité de certaines déviations du développement se traduisant par un mélange en proportions variables de caractères mâle et femelle sur un même individu.

Classification. Alors que les Anciens réservaient le nom d'hermaphrodites pour les individus auxquels ils attribuaient la possession sin)ultan«e d'organes mâles et d'organes femelles, avec la facuté de remplir tour à tour les fonctions de l'un et de l'autre sexe, ce ternie a pris peu à peu une plus grande extension. C'est ainsi que I. Geoffroy Saiiit-llilaire définit l'hermaphrodisme la réunion chez le même individu des deux sexes ou de quelques-uns de leurs caractères. En prenant le mot dans une acception aussi vaste on arriverait à conjprendre sous cette rubrique toute aberi'ation physique ou morale du type sexuel, depuis les modifications morphologiques et anatomiqnes de telle ou telle partie du corps jusqu'aux perversions si curieuses de l'instinct sexuel sur lesquelles l'attention a été attirée dans ces dernières années {vojj. Gley, Les aberrations de r instinct sexuel. In Bévue philosophique, 1884). Mais dans le langage tératologique usuel la dénomination d'hermaphrodisme s'applique à une catégorie de faits beaucoup plus restreinte. Aussi longtemps que l'appareil reproducteur est bien conformé et que l'anomalie sexuelle ne porte que sur les caractères secondaires de Ihabitus extérieur, de la voix, des penchants moraux, cet état ne constitue pas à proprement parler un hermaplirodisme. Gomme le dit Ahlfeld, un homme à seins développés, présentant les apparences du féminisme, une femme à barbe, une virago, ne sont pas encore des hermaphrodites. On ne leur

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donne ce nom que si les organes de la génération sont affectés en même temps de quelque vice de développement pouvant faii-e naître des doutes sur la sexualité réelle de l'organisme.

Ambroise Paré avait divisé les hermaphrodites en quatre groupes, suivant qu'ils étaient mâles, femelles, neutres ou bisexués, et Pierquin (Montpellier, i 825) a encore suivi le même procédé eu établissant les trois sections : monogames androgynes et gynanthropes, agames et digames. Depuis Meckel {De duplicitate monstrosa commenlalio. Halse, 1815. — Anat path. et Anat. générale) on avait adopté généralement la division des hermaphrodismcs en deux grandes classes : 1" hermaphrodisme vrai, réel, double ou composé; hermaphrodisme avec augmentation du nombre normal des parties ; 2" hermaphrodisme faux, apparent, pseudo-hermaphrodisme; heraiaphrodisme simple, ou avec conservation du nombre normal des parties. Ce principe, admis avec diverses variantes dans les ouvrages de Metzger (Z)ws. de monstris. Regensburg, 1793), Blum^nbach (Comment. Soc. se. Gœlting, 1813. — Hamlb. d. ^aturgerch., 1825), Dugès [Mém. sur l'hermaphrod. Éphém. méd. Montpellier, 1827), Gurlt [Hamlb. d. path. Anat. d. Haitssdiigethiere, Berlin, 1852), a servi également de base pour la classification de 1. -Geoffroy Saint-liilairc (Âc. des se, 1853. — Traité des anomalies de l'organisation chez l'homme et les animaux, II, Paris, 1830), la plus complète à tous égards qui ait jamais été donnée. Appliquant aux monstruosilés la méthode usitée en histoire naturelle, Geoffroy Saint-llilaire établit comme il suit sept ordres d'hermaphrodismes répartis en deux classes :

!,„„ , ' 1 essenUellcment niùle I. Hermaphrodisme masciitiii.

llERMArHRODiSMES SIMPLES, \ .. ,, . ,. ,. ,, ,t , ,■ y- ■ •

1 osentiellemeiu kmeJle Jl. llermdijiirodisme fenuiiiii.

ou SANS EXCES { . . .... ., . „ ,, ,,i „ , ,.

„ „ i intermeiliiure, ni inale ni leraelle.. \\l. Hermaphrodisme veut re.

DANS I.E NOMBIIE DES PAnTIES. / . ... ... ,, i,. ,, ,

, 1 , [ ea partie iiialo et en partie icmelle. IV. Hermaphrodisme nnx/e.

Appareil sexuel l

II' CLAUSE [ ., , f ,, • ,. V ir

n^„,..„ „ l maleavecpart femellessuraioulees. y . nerm. masculin com:>lcxe.

Uermapiirodijmes complexes, \ „ ,, "^ ., . . ,T, „ ^. • . ,

1 lemelleavecpart. malessurajoulees. M. Herm. femiiitii com;:icxe. ou avec EXCES \ '^ ' 1 ■ f ■

DANS LE NOMURK DES PARTIES. / double : un mâlc ct Une femelle. . VU. Herm. bisexuel '" '':"' •^' • Appareil sexuel \ ' pa.iait.

Chaque ordre est lui-même subdivisé en genres, et la nomenclature s'apjjlique à tous les cas possibles d'hermaphrodisme, soit normal, soit tératologique.

On reconnaît sans peine dans l'œuvre du grand tératologiste les préoccupations d'ordre physiologique dont s'étaient inspirés ses prédécesseurs depuis A. Paré. Nous retrouvons les mêmes tendances, encore plus accentuées, dans l'école allemande contemporaine. Jean Mùller [Entwickelungsgeschichte der Genitalien. Dùsseldorf, 1850), considérant que la caractéristique essentielle du sexe est fournie par la glande génitale, distingua trois catégories d'hermaphrodites: 1° conformation indécise des organes génitaux externes, avec des organes internes complélement mâles ou femelles ; 2" conformation indécise des organes génitaux externes avec duplicité partielle des organes internes; 5" organes internes mâles d'un côté, femelles de l'autre, hermaphrodisme latéral. ^iûUer insistait en outre sur la nécessité de pratiquer l'examen microscopiquu des organes et de n'admettre comme testicules ou ovaires que les glandes pourvues soit de canalicules spermatiques, soit de follicules de de Graaf.

C'est sur ces préceptes qu'ont été édifiées depuis lors les classifications des divers auteurs. Voici, par exemple, celle àQ\i[Qhi,{Handb. d. path. Anat., 1875), qui est généralement usitée aujourd'hui :

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, „ ... . (1° Hermaphrodisme vrai bilatéral.

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