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LUTZ

HOmOLOCilJES (Théorie des). Voy. Anatomie philosophique.

HOMOPTÈRES. Voy. HÉMIPTÈRES.

DICT. ENC. i° s. XIV, 17

258 IIOMOTÉRÉI'HTALIQUE.

HOMOPYROCATÉCIIIIVE. C"'IFO'\ Ce corps est un homologue supérieur de la pyrocaléchine, C'^IPU'*. La partie de la créosote du hêtre, bouillant de 217 à 220 degrés, est constituée principalement par le crebso/, qui est l'éther méthylique de la pyrocatéchine. En traitant cet éther par l'acide iodhydrique, il se forme de l'iodure de méthyle que l'on sépare par distillation. Le résidu est étendu d'eau, neutralisé par le carbonate de baryte, et le liquide filtré est précipité par l'acétate de plomb. Le précipité bien lavé est ensuite délayé dans l'eau et décomposé par l'hydrogène sulfuré. Le liquide filtré laisse après évaporation l'homopyrocaléchine à l'état sirupeux. Elle n'a pas encore été obtenue à l'état cristallisé. Lutz.

HOMOPYRROL. C^lFAz = G''ir'(CH'').AzIl. C'est une huile retirée du goudron animal par Weidel et Ciamician. Il bout à 145o,5, s'altère plus facilement à l'air que le pyrrol, mais se résinifie plus difficilement par l'acide sulfurique. Il se combine avec le chlorure niercurique.

Il ne faut pas confondre l'humopyrrol avec son isomère le méthylpyrrol, CMl^.AzCir, qui s'obtient par la distillation du mucate de méthylamine et qui bout de 112 à 115 degrés. Le méthylpyrrol résulte de la substitution de CH^ dans le groupe A/.II du pyrrol, tandis que dans l'homopyrrol ce groupe est intact. On peut en effet y intioduire de l'acélyle ; le corps obtenu dans ce cas est de V acélylhomopyrwl , C^IF'.Az.C-ir'O, liquide qui se concrète au-dessous de 0 degré en une masse cristalline ; il fond entre 4 et 6 degrés.

En traitant Thomopyrrul par le potassium, on obtient Vhomopyrrol potassique, C^IF(CH"')AzK. La potusse en fusion transforme cette combinaison en deux acides carbo[tyrroliques, C^IPAzO-, isomériques, fusibles, l'un à 191 degrés et l'autre à 161 degrés ; l'existence de ces deux isomères rend aussi probable celle de deux iiomopyrrols isomères.

Effectivement, en traitant l'homopyrrol potassique par l'acide carbonique sec de 180 à 200 degrés, il fond, abandonne de l'homopyrrol en redevenant solide. II se forme en même temps deux acides homocarhopyrroliques isomériques a. et p. La distillation des sels de calcium de ces deux acides fournit les deux homopyrrols isomériques correspondants, mélangés dans l'homopyrrol retiré du goudron animal. L'a.-homopyrroI bout de 147 à 148 degrés ; le ^-homopyrrol de 142 à 143 degrés. L. Hn.

HOMOQUlNliVE. C'^H-l\z-0^ Alcaloïde découvert simultanément par plusieurs chimistes anglais dans le Quina cuprea. L'homoquinine a clé surtout étudiée par Hesse ; elle cristallise dans l'éther aqueux en prismes aplatis renfermant 2 molécules d'eau de cristallisation, ou eu lamelles ne renfermant qu'une molécule d'eau. Elle est soluble dans l'alcool et le chloroforme, peu soluble dans l'éther, fond à 177 degrés; sa solution sulfurique est fluorescente et donne avec le chlore et l'ammoniaque la réaction verte de la quinine.

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