‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.50Chapitre 33 sur 71 · II ONE IN · texte numérisé non relu

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benzine. Il constitue une poudre jaunâtre, insoluble dans la plupart des dissolvants, infusible et sublimable. L. Hn.

HOMOTOLUIQUE OC HYDROCIIXÏV'AMIQIIE (âcide). C'^H'^O'. Cet acide est l'homologue imme'diatement supérieur de l'acide toluique, G'^IPO*. Erlenmeyer l'a obtenu en fixant 2 équivalents d'Iiydrogène sur l'acide cinnamique, €^•^11*0% au moyen de l'amalgame de sodium. Il se forme de l'homotoluate de soude que l'on décompose par l'acide sulfurique. L'acide homotoluique se précipite sous forme d'une huile; on le purifie par distillation.

L'acide homotoluique fond à 47 degrés et bout à 280 degrés, sa vapeur se condense en un liquide qui ne se solidifie qu'à une température inférieure à 25 degrés et constitue alors une masse rayoïmée composée de longues aiguilles très-cassantes. Il se dissout dans 168 parties d'eau à 20 degrés et distille avec la vapeur d'eau. Il est trè»-soIuble dans l'alcool, mais il se forme en même temps que la solution de l'éther éthyle homotoluique ; il est très-soluble aussi dans l'éther, le chloroforme, la benzine et le sulfure de carbone. L'acide chromique le transforme en acide benzoïque et en aldéhyde beuzoïque. Lutz.

HOmovAXiLiiiQUE (Acide). Voy. Vanillique [Acide).

iio:novÉR4TRiQUe (Acide). C*''II'''0*. Cet acide, par sa composition, est l'acide homodiméthylprotocatéchique . On obtient son éther méthylique en chauffant à 150 degrés l'acide homovanillique avec l'iodure de méthyle, la potasse et l'alcool méthylique.

L'acide libre forme de fines aiguilles blanches, efflorescentes, fusibles à 98 et 59 degrés, solubles dans l'eau, dans l'alcool et dans l'éther. L. ILx.

HONDURAS. Voy. Centre-Amérique.

BOXEITM (hen Ishoq). Honein est la plus grande figure du neuvième siècle en Orient, La plus grande part lui revient dans cette merveilleuse révolution qui fit des Arabes les héritiers de la science grecque.

Il naquit à Ilira en 809 de notre ère, suivant l'opinion la plus répandue, d'une famille d'Arabes chrétiens. Il se porta d'abord vers l'étude des langues, passa deux années en Grèce, se rendit à Alexandrie et à Bassora, et finit par posséder parfaitement le grec, l'arabe, le syriaque et le persan, puis il se mit à traduire. Ses premières traductions lui conquirent l'amitié de Jean, fils de Mésué.

Il fut chargé par le calife Mamoun de traduire les Grecs en arabe, et de réviser les traductions de ses collaborateurs. Ses traductions lui étaient payées au poids de l'or. Plus tard, le calife Moutaouak kel le nomma chef des médecins à Bagdad. 11 mourut en 873 de notre ère.

Honein pratiqua la médecine, forma des élèves, et publia de nombreux ouvrages originaux, mais son rôle le plus important et le plus fécond fut celui de traducteur. Il occupe sans conteste la première place parmi ses nombreux émules, par l'étendue, la variété et la valeur de ses traductions. Ce rôle rappelle celui de Gérard de Crémone, qui fut le Honein du moyen âge, aussi dévoué, mais bien inférieur comme savant et comme traducteur. Les traductions de Honein portèrent sur toutes les sciences. 11 a traduit Platon, Aristote, Archi-

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mède, Euclide, Autolycus, Menelaus, Nicolas (de Damas), Alexandre d'Aphrodisias, Porphyre, Themistius, etc., enfin la Bible.

Les traductions en matière de médecine furent les plus nombreuses. D'Hippocrate il traduisit les Apkorismes, les Pronostics, les Épidémies, VAir, les Eauxei lesLieiix, les Maladies aiguës et quelques autres encore. Mais il s'occupa surtout de Galien, dont il traduisit une cinquantaine d'ouvrages, entre autres les Commentaires sur Hippocrate. 11 traduisit aussi Oribase et Paul d'Égine. Enfin son nom reste attaché à plusieurs traductions qu'il révisa, notamment celle de Dioscoride.

Les écrits originaux de Honein se montent à une centaine. Un assez grand nombre portent sur les écrits de Galien, sans tenir compte de son travail sur les XVI livres arrangés par les Alexandrins pour l'enseignement de la médecine, qu'il refondit et rédigea ])ar demandes et par réponses. Ce sont encore des commentaires, des abrégés publiés sous le titre de Fruit, etc.

Le plus célèbre de ses ouvrages est celui des Questions, Massaïl, disposé sous forme de demandes et de réponses. Il jouit chez les Arabes d'une grande réputation et servit à l'enseignement comme les XVI livres. Les Questions, comme l'indique le sous-titre, sont une introduction à la médecine. Elles sont le prototype de la traduction latine connue sous le nom d'Isagoge Johannitii, les traducteurs ayant rendu le nom de Honein par Johannitius. On peut suivre le développement de Vlsagoge sur l'original arabe, qu'il reproduit plus ou moins exactement. Vlsagoge se présente aussi sous la forme d'Isagoge in artem parvam Galeni, addition dont nous ignorons l'origine et la légitimité. Nous croyons aussi que Wiistenfeld distingue à tort les Questions de Vlsagoge.

Honein jouit d'une certaine réputation comme oculiste, et composa plusieurs écrits sur les maladies de l'œil. L. Leclerc.

HOXFLEUR (Station marlne). Dans le département du Calvados, à 8 kilomètres de Pont-I'Évêque, à l'embouchure et sur la rive gauche de la Seine, entre le Havre au nord, Villerville et Trouville au sud, Honfleur est une petite ville d'environ 9000 habitants, bâtie en amphithéâtre et dominée par la Côte-de-Gràce. Le port s'ensable malgré les dragages, et l'eau de mer est fortement mêlée d'eau de Seine. Aussi, comme nous l'avons vu pour Royan, à l'embouchure de la Gironde, les bains sont bien moins actifs qu'aux autres stations du littoral. A. R. ^

HOl^GROTEURS. Voy. PeauX.

HONKEKTA. Genre de plantes de la fiimille des Caryophyllacées, établi par Ehrhart {Beitr., II, 180), mais dont on ne fait plus aujourd'hui qu'une section du genre Arenaria L.

L'H. peploides Ehrh. {Arenaria peploides L.) est une petite plante vivace, remarquable par ses feuilles charnues disposées en croix et par ses capsules globuleuses contenant un petit nombre de graines très-grosses et piriformes. Elle est commune dans les sables maritimes des côtes septentrionales et occidentales de l'Europe et des côtes orientales de l'Amérique du Nord. Suivant de Candolle, les familles pauvres de l'Irlande s'en nourrissent après l'avoir soumise à la fermentation. Ed. Lef.

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