HUPPE
occupa une position élevée dans l'arme'e des Indes qu'il quitta vers 1850. 11 a jmblié des travaux statistiques et de géographie médicale sur l'indej fait l'Iiistorique du régiment de la reine de 1836 à 1842, y compris la campagne d'Afghanistan, etc., etc. L. His.
HU]\YA.D1 JAIVOS (Eau minérale d'). Voy. Ofek.
nUPPE. La Huppe vulgaire {Upupa epops L.) est un des plus jolis oiseaux de notre pays, mais elle est peu connue, parce qu'elle ne séjourne chez nous que pendant six mois de l'année, de la fin de mars à la fin de septembre, et qu'elle vit isolément dans les endroits retirés, au milieu des terrains incultes, dans les pâturages et à la lisière des bois. Elle est à peu près de la taille d'un Merle, mais plus légèrement construite, avec un bec allongé et légèrement arqué, et une jolie huppe de plumes érectiles sur le sommet de la tête. Cette huppe, auquel l'oiseau doit son nom, est formée de deux rangées de plumes, disposées parallèlement et susceptibles de se rabattre l'une sur l'autre ou de se développer en éventail. Chacune de ces plumes est de couleur rousse, avec une bande noire et un liséré blanc plus ou moins visible à l'extrémité, et des teintes analogues, c'est-à-dire du roux tirant sur certains points au rougeàtre, du blanc et du noir, s'étendent sur le reste de la tête, sur la queue et sur les ailes, en formant un ensemble des plus harmonieux. En voyant ce plumage net et lustré, imx couleurs agréables à l'œil, on ne croirait jamais que cet oiseau vit et niche au milieu des immondices. Telles sont pourtant les habitudes de la Huppe, qui se plaît et pullule particulièrement dans le nord-est de l'Afrique, où les habitants déposent toutes sortes d'ordures dans les rues des villes et des villages. Elle y trouve une nourriture abondante en récoltant les larves, les mouches et les insectes coprophages, et ne se montre point farouche comme dans nos contrées. Parfois même, en Egypte, elle vient nicher jusque dans les habitations, dans la crevasse d'un vieux mur, tandis que dans notre pays elle dépose ses œufs soit dans une fente de rocher, soit dans le creux d'un arbre vermoulu. Les œufs, au nombre de quatre ou cinq à chaque ponte, sont d'un gris cendré, rousseâtre ou verdâtre, et les petits qui en sortent se développent dans le milieu le plus infect. Aux excréments des jeunes que les parents ne peuvent enlever et qui s'accumulent dans le fond du nid se joignent en effet les matières stercoraires adhérentes aux insectes que les parents ne cessent d'apporter à leur progéniture. Aussi les Huppes adultes et jeunes exhalent-elles, [tendant toute la saison de la nidification, l'odeur la plus nauséabonde, ce qui les fait considérer comme des oiseaux impurs par les mahomélans. Cependant, à l'arrière-saison, les jeunes Huppes perdent cette odeur répugnante, et, comme elles sont très-grasses, elles constituent, dit-on, un mets des plus savoureux.
On trouve en Afrique, dans l'Asie méridionale et à Madagascar, d'autres Huppes qui ne diffèrent de l'espèce que nous venons de décrire que par des caractères de minime importance et qui constituent avec elles le genre Upupa de Linné. Ce genre à son tour est le type d'une petite famille, celles des Upupidés, qui renferme aussi les Irrisor, oiseaux africains qui offi'ent avec les Huppes de grandes affinités [voy. le mot Déodactyles). E. Ocstalet.
BiELiOGnAPHiE. — Deglaxd et Gerbe. Ornithologie europ., 2= édit., 1867, t. I, p. 193. —