‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.50Chapitre 45 sur 71 · HURLEUR · texte numérisé non relu

HURLEUR

Breilm. \'ie des animaux, édit. franc. Oiseaux, t. II, p. 18. — Graï (G.-R.). Handlist of Gênera and Species ofBirds, 18tJ9, t. I, p. 105. E. 0.

HURA (L.). Genre d'Eui)liorbiacées uniovulces. de lu série des Excœcariées, qui a des fleurs monoïques et apétales. Les étamines y sont centrales et monadelphes, les anthères scssiles portées sur une colonne commune. La fleur i'emelle est caractérisée par un ovaire à un nombre indéfini de loges (5-20), surmonté d'un grand style dilaté en forme de trompette à pavillon frangé. Le fruit est sec, pluricoque ; il s'ouvre finalement avec élasticité, en produisant un grand bruit et eu projetant partout ses coques désagrégées. Chacune d'elles renferme une graine comprimée, immmiforme, à embryon pourvu de larges cotylédons orbiculaires. 11 y a 2, 5 Hiira; ce sont de beaux arbres de l'Amérique et de l'Afrique tropicales. Leur suc est laiteux, leur bois mou, leurs feuilles alternes, accompagnées de stipules latérales. Leurs fleurs mâles sont disposées en épis entourés d'une grande bractée, et leurs fleurs femelles sont axillaires et solitaires.

VHura crepitans L., ou Sablier élastique, est d'origine américaine; il a été transporté dans l'ancien monde. Son suc laiteux est acre, irritant, riche en caoutchouc. Son contact enflamme vivement la conjonctive. Ses graines rap[iollent beaucoup celles de la Xoix vomique. Elles cousiituent un médicament évacuant violent. Elles purgent et font \omir. On" en extrait une huile très-purgative, vantée contre les cohques saturnines. Avec un demi-embryon fiais ou avec 10 centigrammes du contenu de la graine, on peut produire une purgation abondante. L'abus de ces semences, surtout de l'embryon, est extièmemen^. dangereux. Les feuilles de l'arbre, broyées avec de l'huile, sont parfois appliquées tièdes sur les régions douloureuses et constituent, d'après Lherminier, un bon calmant. Tous les Hura ont des propriétés analogues. VH. brasiliensis W., VAssaca des Brésiliens, est vanté dans le traitement des affections psoriasiques, lépreuses, même des dermatoses syphilitiques. On emploie surtout la décoction de la racine. H. B.\.

BiBuoGRAPHiE. — L., Hort. Cliffort.. 486, t. 34. — Lamk, lllustr., t. 793. — Méb. elDK L., Dict. Mat. viéd.. lit, 553. — Gbib., Drog. simpL, éd. 7, II, 34t). lig. 4t3'2. — Rosenth., Sy.i. pi. diaplwr., 8'20. — H. Bs, El. gén. Euphorbiac, 541, t. 6, lig. 21-35; Uist. des plant., V, 137, 250, lig. 215-218; Tr. Bot. tnéd. phanér., 947. II. B.>.

HL'RLEUR. On désigne vulgairement sous le nom de Hurleurs et de Stentors des Siuges américains qui sont doués d'une voix très-puissante et qui se plaisent à faire retentir les forêts de leurs cris variés. Ce sont les Mycetes d'Ilîiger. Leur tète est relativement volumineuse et leur corps assez élancé, quoique moins svelte que celui de beaucoup d'autres Singes américains; leurs membres sont bien développés; leurs mains antérieures se terminent par cinq doi"ts ; leur queue est très longue et préhensile et leur pelage est bien fourni, particulièrement sur les cotés de la face et sur le menton, où il forme une sorte de barbe. Mais le caractère le plus remarquable des Singes hurleurs réside dans la conformation de leur larynx, Eutre les deux branches de la mâchoire inférieure est logée une sorte de caisse à parois minces et parfois cloisonnée dans son intérieur, caisse qui représente le corps de l'os hyoïde, dilaté et insufflé, pour ainsi dire, et qui reçoit une poche en communication avec la partie supérieure du tube respiratoire. Le cartilage thyroïde est également très-développé et il y a certainement une relation étroite entre les dimensions exceptionnelles de cer- DICT. ENC. 4° s. XIV, 53

5U IIURTREL D'ARBOVAL.

laines pièces de l'appareil hyoïdien et la voix retentissante de ces Singes hurleurs. La caisse dont nous venons de parler doit en particulier servir à renforcer les sons, les vibrations de Tair contenu dans la trachée-artère se transmettant à l'air qui remplit celte boîte osseuse. La complication de l'estomac des Hurleurs et l'aspect de leurs dents molaires hérissées de tubercules, qui sont disposés un peu comme chez les Pachydermes, dénotent immédiatement des animaux herbivores. Les Hurleurs en effet se nourrissent principalement de feuilles, de fleurs et de bourgeons qu'ils cueillent sur les grands arbres sur lesquels se passe la majeure partie de leur existence. A l'occasion cependant ils dévorent aussi des insectes, des œufs et même de jeunes oiseaux, mais ils ne descendent point dans les champs pour les ravager, car ils préfèrent les feuilles aux graines et trouvent en général dans les forêts tout ce qui est nécessaire à leur subsistance. Il arrive cependant quelquefois que ces Singes se trouvent réduits à la famine: c'est lorsqu'ils sont enfermés dans une île ou réfugiés sur un arbre qu'une inondation a brusquement entouré d'eau. Alors ils sont condamnés à périr, car ils ne peuvent jamais se résoudre à traverser à la nage un fleuve assez étroit.

Leurs allures n'ont rien de vif; ils grimpent lentement et, pour passer d'une branche à l'autre, se servent volontiers de leur queue : ils en enroulent l'extrémité calleuse autour du rameau qu'ils vont quitter, se laissent aller la tête en bas à la façon d'un acrobate et, faisant osciller leur corps, parviennent à saisir avec leur main une nouvelle branche. Ce même appendice leur sert aussi, diton, d'organe du tou<-,her et d'instrument de préhension.

Pendant le jour les Hurleurs se tiennent sur les grands arbres, mais, à la tombée de la nuit, ils cherchent un abri sous le feuillage des arbres moins élevés; c'est là qu'ils se livrent au sommeil, tantôt étendus, les membres ballants, tantôt accroupis la tête contre la poitrine ; mais, avant de s'endormir, comme le matin au réveil, ils ne manqueut jamais d'exécuter un de ces étranges concerts dont le voyageur Schornburgk nous a donné la description. Toute une bande de Singes semble obéir au commandement d'un chef d'orchestre, et ce sont tour à tour des grognements isolés, des cris aigus ou des chœurs formidables de hurlements qui font retentir les échos de la forêt. En dehors de ces périodes assez courtes d'excitation, les Singes hurleurs se montrent d'un caractère morose et apathique et dans les ménageries ce sont des bêtes assez désagréables.

Les Indiens de la Guyane et du Brésil font à ces animaux une chasse trèsactive et eu abattent un très-grand nombre à coup de flèches ; ils en font rôtir la chair dont le fumet est, dit-on, très-agréable, et en préparent soigneusement la fourrure, qui sert à faire des bourses, des housses de selle et de bonnets. Cette fourrure varie de couleur suivant les espèces : elle est d'un beau roux chez le Mycetes seuiculus L., de la Guyane et du Brésil, d'un brun rouge passant au roux doré sur la queue chez le 31. chrysurus J. Geofl'r., de la Colombie, d'un noir uniforme ou d'un gris rousseàtre tiqueté et varié de noir chez le M. niger Geoiï., du Brésil, de la Bolivie et de la République argentine, etc. E. Ocstalet.

Bibliographie. — Gehtais (P.). Histoire naturelle des Mammifères, 1854, t. I, p. 116. — ScMLEGEL (II.). Mus. dcs Pat/s-Bus, Simiœ, 187(}, p. 145. E. 0.

ni'ROlVS. Voy. Britassiques, p. 645, et Canada.

ULR'rftEIi d'arboval (Loi'is-HfiNRi-JosEPH). Vétérinaire distingué, né

HiJTCHINSON. 515

le 7 juin 1777, à Monlreuil-sur-Mer, étudia à Alfort. Pourvu d'un riche patrimoine, il exerça l'art vétérinaire gratuitement. Il mourut le 20 juillet 1859. Outre des mémoires sur la vaccine, la clavelée, etc., et des articles dans le Dict. abrégé des sciences médicales, il a publié : Dictionnaire de méd. et de chir. vétérinaire. Paris, 1827-1828, 4 vol. in-8'^; 2" édit., 1857-18Ô9, 6 vol. in-S"; avec atlas, 1828, in-fol. Cet important ouvrage a été traduit en plusieurs langues. L. Hm.

HCSCHKE (Emil). Né à Weimar, le 14 décembre 1797, mort à léna le 19 juin 1858, se distingua dans Panatomie et l'embryologie. Il fut nommé eu 1824 professeur extraordinaire, en 1827 professeur ordinaire à l'Université d'ïéna. Il fit des observations et des découvertes importantes en auatomie et en embryologie ; partisan de la philosophie de la nature, il se laissa quelquefois entraîner à des spéculations, comme dans son ouvrage : Schddel, Hirn und Seele des Menschen und der Tliiere. Jena, 1851, in-fol. Citons encore de lui :

I. De embrijologia hominis. lenae, 1820. — II. Eingeiveidelchre inid SinnrsorgaJie, dans la 2' édit. de V Analomie de Sommer lùig. — III. Beitr. zur Physiol. tiiid I\'aturgeschichte. Ueber die Sinnc. Weimar, 182i, gj. in-4''. — IV. Ucber Cranioscierosis totalis rachitica, etc. J«na, 1858, in-4*; etc. L. lis.

IIL'SSIAN (Raphael-F£bdi>ahb). A fait ses études médicales à Vienne où il a exercé la chirurgie ^ies yeux et les accouchements. H a été suppléant à l'Université pour la théorie de l'obstétrique, et mourut dans cette ville, le 5 avril 1869. Nous citerons de lui :

I. Anweisung zur Eriiahrung neugeborener Kinder, eine Schrift fur besorgle jEllern. Vienne, 1825, in-8°. — II. Ilandbuch des Geburlsfiûlfe. Die phijsioiogische und diâlische

Behandlung der Schwangereit, Gebârenden, Wôchnerinnen und neugeborenen Kinder.

III. Die Pathologie und Thérapie der Schwangern, etc., ensemble 2 vol., in-8°. Vienne,

1827. — IV. Darslellung der geburtshiil/lichen Operationen und ihrer Anzeigen. Vienne,

1828, in-8». — V. Der Mensck als Kind. Vienne, 1831, in-12, nouv. édii., 1842. A. D.

HUSSOX (Henri-Marie). Né à Reims, le 25 mai 1772, eut pour maître Desault et servit en 1792 comme chirurgien sous-aide dans l'armée. Reçu docteur en 1799, il devint sous-bibliothécaire à l'École de santé, en 1800 secrétaire du comité de vaccine et médecin à l'hôpital de vaccination, en 1806 médecin à l'Hètel-Dieu, où il fitîdes leçons de clinique médicale. Il mourut en 1853. Husson était partisan de Broussais. Il a laissé :

I. Essai sur une nouvelle doctrine des tempéraments. Paris, 1799, in-S". — II. Recherches historiques et médic. sur la vaccine. Paris, 1801, 1802, 1805. — III. lYo/jce sur . . . Bichot. Paris, 1802. — IV. Rapports sur la vaccine depuis 1805 jusqu'en 1850. Paris, 15 vol, in-t". V. A-iiicles dans les joui'naux et dans le DiU. des se. médic. l, u^,

nUTCHlMSOlV (John). Médecin anglais, né en 1811 à Newcastle-upon- Tyue, fit ses études à Londres et remplit pendant plusieurs années les fonctions de médecin-adjoint à l'hôpital des phlhisiques de Brompton. 11 est connu par des travaux remarquables sur la physiologie de la respiration; il a imaf^iné le spiromètre; celui-ce se trouve décrit dans l'article Tuou-ix de ÏEnctjclopaedia of Physiology. En 1852, il se rendit à Victoria, puis en 1861 aux îles Fidji où il mourut. Entre autres ouvrages, citons de lui :

I. Von der Capacitât der Lungen und von den Alhmungsfuncd'onen, etc., aus dem engl.

516 HUTIN (Les deux).

ubersetzt, etc. Braunschweig, 1849, in-8°. — II. The Spirometes, the Stéthoscope and Scalebataitce... their Value in Life Offices, etc. London, 1852, in-8°. L. llx.

iiL"rER (Les deux),

liiiter (Karl-Christoph). Accoucheur allemand, né à Melsungen (liesse), le G mais 1803, mort à Marbourg, le 18 août 1857. Reçu docteur à Marbourg en 1824, il fut nommé en 1825 aide de clinique cbirurgicale, puis privat-docent, en 1851 professeur extraordinaire, en 1855 professeur ordinaire d'accouchements et directeur de la maison d'accouchement. Il a publié des monographies importantes, un traité d'accouchements pour les sages-femmes (Marbourg, 1858; Leipzig, 1844, in-8''), et de plus : Die dynamischen Geburtsslônmgen, etc. Berlin, 1850, 2 vol. in-8". — Die Lehre von den Wôchnerinnenfiehern. Marburg, 1852, gr. in-4". — Die Pathol. der funften Gebitrtspe l'iode. Marburg, 1828, iii-8°. — Die Emhrijothlasis, etc. Leipzig, 1844, in-8°, et pi., etc. L. H.n.

Iiiiter (Karl). Fils du précédent, né à Marbourg, le 27 novembre 1838, mort à Groifswald le 12 mai 1882. En 1865, il fut aide de clinique chirurgicale à Marbourg, puis assistant à l'institut anatomo-pathologique de Berlin et à la clinique de Langenbeck, se fit recevoir privat-docent et passa en 1868 à Bostock comme professeur de chirurgie, enfin prit en 1869 la même chaire à Greifssvald. Ses ouvrages sont très-nombreux; il collobara à l'i/'c/t. f. klin. Chirurgie, au Deutsche Zeitschrift f. Chirurgie, au Handbiich de Pitha et Billrolh, etc. Ses travaux les plus remarquables sont : Klinik der Gelenlckrankheilen, Leipzig, 1870-1871, 2 vol. in-8"; 2. Auil., ibuL, 1876-1878, 2 vol. in-8". — Grundriss der Chirurgie, Leipzig, 1881, 2 vol. in-8"; 3. Aufl., ibid., 1884-1885, 2 vol. in-8". L. Hn.

UUTII\ (Les deux).

Hutin (Philippe). Né à La Neuville (Meuse) en 1802, reçu docteur à Paris en 1850, fut l'un des chirurgiens en chef de la Garde nationale. Il a écrit un Manuel de la phydologie de Vhomme, etc., Paris, 1825; 2«' édit., 1858; des Recherches d'analom. physiol. et pathologique sur la membrane muqueuse gastro-intestinale, Paris, 1825; Examen pratique des mal. de la matrice, Paris, 1840; 2« édit., 1844, etc., etc. L. Hn.

Uutin (Mathurin-Félix-Jean). Né à Edesheim (dép. du Mont-Tonnerre), le 22 octobre 180 i, fît en 1828 la campagne de Grèce comme aide-major, puis en 1850 celle d'Algérie, et gagna là lesgrades supérieurs. De 1845 à 1858 il fut médecin en chef des Invalides et depuis cette époque inspecteur du service de santé des armées et à partir de 1858 membre du Conseil de santé. Il a publié : Fragments historiques et médicaux sur Vliôtel national des Invalides, Paris, 1851, in-8", puis un mémoire couronné par l'Académie de médecine Sur la nécessité d'extraire les corps étrangers et les esquilles dans le traitement des plaies par les armes à feu (1851), des mémoires sur les hernies, etc., enfin Analomie pathol. des cicatrices dans les différents tissus. Paris, 1855, in-4°. L. IL>-.

HWÂSSER. 517

HIJ%'EL (Jean-Baptiste van). Accoucheur belge, né à Bruxelles, le 24 septembre 1802, fut professeur à l'Cniversité libre de cette ville de 1837 à 1847 et chirurgien de la Maternité jusqu'en 1860. Ses travaux sur la pelviniétrie et le forceps-scie (1840-1855) sont bien connus. Il mourut à Paris en octobre 1885. L. Hn.

HUXHAM (John). Médecin épidémiologiste distingué, né ?»' Halbcrton (Devonshire), en 1694, exerça à Plymouth, où il mourut le 12 roùt 1768. Il était membre de la Société royale de Londres et du Collège de médecins d'Edimbourg. On lui doit: Observ. de aère et morbis epidemicis. Londini, 1759- 1752, 2 vol. in-8"; Irad. en anglais, London, 1759, in-8''; un 5*" vol. a été publié par son fils. London, 1771, in-8''. — Ei^i^ay on Fevers, etc. London, 1759, in-8°; 5« édit., 1767-1769, in-S». — Med. a. Chem. Observ. on Aniimony. London, 1755, 10-8". — Diss. of the Mallgnani Sore Throat. London, 1750, 1757, in-8". Plus un nombre considérable d'articles dans Philos. Transactions. Ses œuvres complètes ont été publiées : Opéra phijsica medica, éd. G.-C. Reichel, Lipsiae, 1764, 2 vol. in-8»; edit. nova, ibid., 1775, 5 vol. in-8». L. H.N.

nuzARD (Les deux).

Huzard (Jean'-Baptiste). Vétérinaire distingué, né à Paris le 5 nov. 1755, fut professeur à Alfort dès 1772. H remplit les fonctions d'inspecteur général des écoles vétérinaires jusqu'à sa mort arrivée le 50 novembre 1838. 11 était membre du Conseil de salubrité fondé par lui avec Parmentier et Cadet de Gassicourt, membre du Conseil central de vaccine, de l'Académie de médecine, de l'Institut, etc. Ses ouvrages sont nombreux. Son ouvrage sur l'élevage des chevaux a été distribué en 60 000 exemplaires par le gouvernement. Il possédait une bibliothèque de 40 000 volumes. L. Hn.

Hnzard (Jea.n'- Baptiste). Fils du précédent, né à Paris le 5 janvier 1793, exerça à Paris, fut membre adjoint du Conseil de salubrité et se fit connaître par des ouvrages d'hygiène publique importants. Outre une série de rapports sur la vente, l'insalubrité des viandes, la pommelière des vaches, etc., il a publié : De l'enlèvement des boues et des immondices de Paris, etc. Paris, 1826, in-4». L. Hn.

HWASSER (Israël). Né le 7 septembre 1790, à Elf-Carleby, province d'Upland, en Suède. A été reçu docteur en médecine à Upsal, le 5 juin 1813, maître en chirurgie en 1815, et professeur de médecine théorique et pratique en 1817. Médecin de lazaret, membre du Collège des médecins d'Âabo, il a rempli diverses fonctions administratives et a été recteur de l'Académie d'Upsal. Il est mort à Upsal, le 11 mai 1860. Nous citerons seulement de lui :

1. Diss. de tisu halneorum in febribus curandis. Upsal, 18!ô, in-4''. — II. Disi. de typho conlagiosa. Upsal et Abv., 1816-1818, in-4°. — III. Smâe Skrifter af mediciniskt innehaall. Upsal, 1839-1842, 2 vol. in-8». — IV. Lâran om Feber. Upsal, 1859-1844, 2 vol. in-8'. A. D.

Hwasser (Adolph-Leonhard). Né à Romfertuna, dans la province de Westmanland, en Suède, le 22 février 1803, a fait ses études médicales à Upsal et

518 HYDANTOÏQUE (Acide).

à Stockholm, et a pris son diplôme de licence en médecine à Lnnd, en 1853; maître en clùrurgie en 1834, il est devenu médecin d'État et médecin de lazaret à Ntkôping. Outre sa tltèse sur le sujet suivant : Ad anginam memhranaceam epidemice in Scania grassantem observationes (Lund, 1833, in-4" [avec L. Gisfren]), De comtitutione hectica (Lund, 1858, in-8°), il a encore publie' plusieurs mémoires et dissertations insérés dans des recueils spéciaux. A. D.

IfTACiiVTitUS. Genre de plantes de la famille des Lîliacées, qui a donné son nom au petit groupe des Hyacinthées, et dont l'espèce type, H. orientaUs L., est bien connue sous le nom vulgaire de Jacinthe {vog. ce mot). Ed. Lef.

nTALITE. Voy. Corps vmiÉ.

HTitLOÎDE (Membraîje). Voy. Corps vitré et Œil.

HTDAiVTOiiVE. CHWAz^ Ce corps prend naissance quand on traite à chaud Vallantoine par l'acide iodhydriquc; de l'iode est mis en liberté et l'allantoïne {voy. ce mot) se dédouble en uréeei en hydantoïne:

C^IPO^Az* H- 2H1 = CTPAz^O^ + C^H^O^Az^

Allantoïne. Urée. Hydantoïne.

Par le refroidissement de la liqoiem* l'hydanteine cTÏstallise. On la purifie par cristallisation dans l'eau.

L'hydantoïne cristallise en prismes' accolés, anhydres et incolores, solubles diains l'eau. Sa saTeur est légèrement sucrée. Elle fond à la température de 260 degrés en un liquide incolore qui se prend par le refroidissement en une masse cristalline. Si on la fait bouillir avec de l'eau de baryte, elle frse de l'eau et se change en hydantoate de baryte :

C^H'^O'Az* H- 2H0 = C^H^O^Az*.

Ujdanloïne. Acide hvdantoïque.

L'hydantoïne prend naissance encore dans d'autres réactions : 1" en décomposant par la chaleur V acide alloxamique ; 2" par l'action de lammoniaque sur la bromacétylurée ; 5» en chauffant le glycocolle avec un excès d'urée à 125 degrés. Lutz.

niTDAi^TOiQVE (Acide). C^H'^O^Az*. (GltcoltjRiqi-e acide.) En faisant bouillir Vhydantoïne {voy. ce mot) avec de l'eau de baryte, elle fixe les éléments de l'eau et se change en acide hydantoïque qui se combine à la baryte. On décompose l'hydantoate de baryte par la quantité d'acide sulfurique strictement nécessaire, on filtre pour éliminer le sulfate de baryte, et on fait cristalliser par évaporation à une douce chaleur.

L'acide hydantoïque ci'istallise en prismes^ incolores, rhoraboidaux, volumineux, terminés par des pyramides quadrangulaires ; il est peusoluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau chaude; combiné avec les bases il forme des sels, la plupart assez facilement cristallisables, solubles dans Feau et insolub'es dans Falcool. I^utz.

UYDARTIIROSE. 519

HYD.VRTHROSE. Sy^o.ntmie. Hijdarthre, hydropisie des articulations, hydrops articidar'm.

Défisitjon. I)ans le sens véritablement étymologique du mot (j'î^jp, eau, «pôoov, firticulalion), l'hydartlirose est ui>e affection caractérisée par la présence d'un liquide séreux dans une cavité articulaire. Au ])oint de vue clinique, on doit restreindre davantage la signification de ce mot et la re'^erver à une affection chronique, à marche lente et revêtant, quelle qu'en soit la cause, les mêmes caractères. Ainsi comprise, l'hydarlhrose ne nous apparaît plus comme un simple symptôme, mais bien comme une maladie chirurgicale ayant sa physionomie, ses indications propres et passibles d'un certain raoïlc de traitement.

Il ne faut pas, en effet, confondre l'hydarthrose avec rarlhrite. Celte deniière peut, à un moment donné de son évolution, se manifester par un épanchemont séreux intra-synovial, mais cet épanchement ne persiste pas. Sous l'inlluence d'un traitement souvent fort simple, il disparaît complètement, et cette manifestation articulaire ne peut pas prendre alors le nom d'hydarthrose. Que par une cause, soit générale, soit locale, le liquide ne se résorbe pas, l'hydarthrose est alors créée et le chirur^rien se trouve en face d'une affection bien connue de lui, qu'elle soit survenue spontanément, à la suite d'une poussée rhumatismale, ou qu'elle succède à un traumatisme.

Le sujet que nous avons à traiter est donc aussi bien limité que possible, et nous ne nous occuperons nullement des arthrites ai^piës avec épanchement de sérosité. Ces manifestations articulaires ont du reste été déjà exposées par le savant professeur OUier dans ce Dictionnaire, et nous nous permettons d'y renvoyer le lecteur [voy. art. Arthrite, t. VI, p. 554).

Historique. L'hydarthrose est une maladie trop commune pour n'avoir pas été observée par les anciens chirurgiens. Ils nen font cependant pas mention dans leurs ouvrages, et il faut arriver à Ambroise Paré pour trouver cette affection désignée sous le nom d'apostènie aqueux de l'articulation. Ce chirurgien ne donne pas de description générale de la maladie, il se borne à la signaler et nous raconte qu'en donnant issue à un épanchement de cette nature au moyen d'une incision il vit un corps étranger sortir en même temps que le liquide. J.-L. Petit étudie aussi celte affection et rend la synovie responsable de la plupart des maladies des articulations, notamment des luxations spontanées et même des ankyloses. Thomas Pierson, Lieutaud, Bell, en parlent dans leurs ouvrages. Monro, Warner, Shliehting, Lassus, Savarin, Marestan, en donnent même d'assez bonnes descriptions; mais il faut arriver à Boyer pour voir l'hydropisie des articulations prendre rang dans le cadre nosologique. Ce professeur en a donné une étude magistrale dans son Traité des maladies chirurgicales. Depuis, de nombreux travaux ont paru sur cette question. Il nous est impossible de les énumérer; on en retrouvera les titres dans ['Index bibliographique placé à la fin de cet article.

Étiologie. Les causes qui donnent naissance à l'hydarthrose sont excessivement nombreuses, et nous devons cependant avouer qu'elles ne nous sont encore qu'incomplètement connues. Quand l'hydropisie articulaire est primitive, essentielle ou idiopathique, elle survient parfois sans que le chirurgien puisse en rattacher l'apparition au moindre traumatisme, à la moindre inflammation, au moindre état diathésique. Il semble y avoir là une prédisposition inexplicable encore, qui détermine chez certains individus des manifestations articulaires

520 IlYDARTHROSE.

envahissant tantôt successivement, tantôt simultanément, une ou plusieurs arliculations. Il est bien rare, il est vrai, que la présence d'un liquide dans l'intérieur de la synoviale ne s'accompagne pas d'une certaine inflammation de cette séreuse, mais on ne peut toujours l'affirmer, à cause de l'indolence de la jointure et des parties qui l'entourent. Le plus souvent on doit considérer les hyaarthroses comme consécutives, c'est-à-dire sous la dépendance d'une autre affection ou d'une cause capable d'en expliquer l'apparition. Au premier chef il faut d'abord placer les tranmatismes. Viennent ensuite les fatigues, les marches forcées, les changements brusques de température, qui sont donnés comme causes banales de toutes les maladies.

. Les grandes diathèses, tuberculeuse, syphilitique, et surtout rhumatismale, se manifestent par un épanchement de sérosité dans les articulations. Ici c'est l'affection générale qui domine la scène, et l'hydarlhrose n'est plus qu'un symptôme. Il en est de même dans les fractures du fémur, qui s'accompagnent fréquemment d'hydropisie articulaire.

La phlegmatia alba dolens est aussi, suivant Verneuil, susceptible dans certaines conditions de faire apparaître un épanchement. Celui-ci se manifeste, d'après M. Vieille, dans les jointures « qui sont sous la dépendance, par la circulation en retour, de la veine thrombosée. » Il a une marche variable et disparaît généralement en même temps que l'œdème des parties molles.

L'ostéomyélite de croissance a été signalée par M. Bouilly comme susceptible de donnner naissance à des hydarthroses. Depuis le travail de ce chirurgien, les observations se sont multipliées, et M. Longnon, dans sa thèse inaugurale, nous en cite un grand nombre d'exemples; ce sérail le processtis phlegmasiqiie diaphyso-épiphysaire qui retentirait sur l'article, en modiflcrait la vitalité et y amènerait un épanchement. Enfin la fièvre typhoïde, la scarlatine et les maladies éruptives, présentent quelquefois à leur déclin des manifestations articulaires en tous points semblables à celles que nous étudions.

Quant à l'influence de l'âge, du sexe et de la profession, sur la production des hydarthroses, elle a été étudiée par M. Grenier, qui donne dans sa thèse les conclusions suivantes : Ce sont principalement les adultes qui sont atteints de cette affection, se montrant surtout de vingt à cinquante ans. C'est en effet pendant cette période de la vie que l'homme déploie la plus grande somme d'activité et se trouve par conséquent le plus exposé aux tranmatismes. On n'observerait pas l'hydropisie articulaire avant dix ans ni après quatre-vingt ans! Le sexe masculin est, bien entendu, particulièrement atteint de cette affection, surtout fréquente chez les individus qui exercent des professions fatigantes, ou qui sont par leurs fonctions soumis à de brusques changements de température.

Les climats et les saisons paraissent jouer un bien petit rôle dans l'éclosion de l'hydarthrose. On en compterait pourtant un plus grand nombre dans les mois de juillet et d'août, constatation qui du reste a peu d'importance, et pourtant il nous semble avoir remarqué que dans les climats très-pluvieux et très-humides cette manifestation articulaire marchait moins facilement vers la guérison.

Toutes les articulations peuvent être atteintes d'épanchement séreux; on en a constaté dans les petites jointures et jusque dans les petites symphyses, mais ces faits sont relativement rares. C'est surtout au genou, à la hanche, à l'épaule, c'est-à-dire dans les articulations lâches et à grandes synoviales, qu'on rencontre

HYDARTHROSE. 521

l'hydarthrose. Le genou est pour ainsi dire le lieu d'élection de cette affection, et c'est surtout lui que nous aurons en vue dans cette étude.

Anatomie pathologique. « Comme les hydartbroses n'entraînent jamais la mort par elles-mêmes, dit Bonnet dans son Traité des maladies des articulations, on a rarement l'occasion d'examiner sur le cadavre les lésions anatomiqucs qui les caractérisent. » Cependant Boyer, Blandin, Dupuytren, Bonnet, Richet et plusieurs autres, en faisant l'autopsie de sujets morts d'une maladie intercurrente, ont pu examiner les altérations déterminées par l'hydropisie articulaire. L'arthrotomie antiseptique, pratiquée un assez grand nombre de fois pour la cure de cette affection, a permis de constater les lésions anatomiques sur le vivant et de contrôler l'exactitude des connaissances déjà acquises. Il résulte de toutes ces observations que les lésions principales siègent toujours sur la synoviale. Cette membrane est parfois ronge, gonflée, vascularisée dans ses franges et ses replis, et cette injection est tantôt générale, tantôt partielle. D'autres fois elle est très-pâle, plus blonde qu'à l'état normal, comme lavée, pour employer l'expression de Richet. Ces différences de coloration et de vascularisation en apparence contradictoires tiennent simplement à la durée de l'affection et a la transformation successive de Tmllammalion qui de subaiguë est devenue chronique. Dans quelques cas on a rencontré des épaississements partiels de la synoviale, formant une saillie assez volumineuse, pour qu'on ait pu la confondre avec un corps étranger articulaire, et Marjolin raconte ({u'un jour il arriva juste à temps pour empêcher un confrère d'aller à la recherche d'une masse fibreuse prise malencontreusement par lui pour une arthrophyte. On a aussi constaté des fausses membranes tapissant la cavité articulaire. Les parties molles périarticulaires peuvent, dans quelques cas assez rares, s'épaissir et subir un commencem.ent de transfoi-mation fibreuse.

Les capsules fibreuses et les ligaments ne sont pas intéressés au début de l'affection, mais petit à petit, quand l'épanchemeut est considérable et chronique, les liens qui maintiennent les surfaces articulaires se relâchent et se trouvent trop larges après la résorption du liquide. On constate alors une mobilité anormale qui entrave le bon fonctionnement du membre.

Les os et les cartilages ne sont jamais atteints, et c'est à tort qu'on a attribué à l'hydarthrose la résorption des extrémités articulaires et l'hypertrophie partielle des os constituant l'articulation. L'élargissement considérable de la rotule signalé par les auteurs du Compendium doit être aussi attribué à une arthrite sèche ou déformante plutôt qu'à une hydropisie articulaire simple. Le liquide contenu dans la synoviale ne présente pas toujours les mêmes caractères. Dans la majorité des cas il est transparent, de couleur citrine, et ne file point comme le blanc d'oeuf ou la synovie. Il ressemble à celui qu'on retire des hydrocèles par la ponction, se coagule par la chaleur et offre toutes les réactions de l'albumine. Dans certains cas il est trouble, légèrement visqueux, pareil à de l'huile et quelquefois mélangé à des flocons albumineux. II peut enfin présenter une coloration roussâtre due à la présence d'un petit épanchement sanguin dans l'articulation. Cette particularité se rencontre surtout dans les hydartbroses causées par un traumatisme. La quantité de ce liquide est excessivement variable. L'articulation fémoro-tibiale, par exemple, n'en contient quelquefois que quelques grammes, à peine suffisants pour permettre le choc rotulien; parfois, au contraire, on peut évacuer par la ponction 500 à 600 grammes.

SïMPTOiiATOLOGiE. L'iiydarlhrose commence ordinairement par des douleurs

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