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et disparaître au moment où les attaques articulaires se montrent de nouveau. Malheureusement, pas plus que les arthrilides rhumatismales, les arlhrilidcs goutteuses n'ont de caractères objectifs propres; le seul moyen d'en fixer la nature est d'établir d'une façon rigoureuse leurs relations d'alternance ou de coïncidence avec les manifestations articulaires ou viscérales de la goutte et du l'humatisme, de faire une enquête précise sur les antécédents, et de comparer les différentes séries morbides que l'on observe dans les familles.
11 n'est donc pas aisé de démontrer le caractère arthritique de certaines affections cutanées, mais il n'en est pas moins vrai que l'arthritisme ne saurait les englober toutes. L'herpétisme a-t-il une individualité suffisamment établie pour justifier la part qu'on lui a attribuée dans leur étiologie? Il importe maintenant d'envisager quelles sont les bases de cette doctrine.
La notion d'hérédité se retrouve dans toutes les définitions de l'herpétisme. Mais il faut reconnaître que, dans leurs antécédents héréditaires, la plupart des dartreux ou herpétiques présentent indépendamment des dermatoses une ou plusieurs des manifestations abarticulaires de l'arthritisme, telles que migraines, hémorrhoïdes, asthme, etc. D'autre pari, certains malades nient toute espèce d'antécédent. Quant aux causes occasionnelles de l'herpétisme, telles qu'écarts de régime, gale, syphilis, ajiplications iiritaiites sur la peau, elles mlerviennent tout aussi activement dans les dermatoses arthritiques.
Au point de vue symptomatique, les auteurs anciens paraissaient surtout frappés de la récidivité et des rétrocessions viscérales des dartres. M. Hardy insiste sur leur diffusion et leur tendance à l'extension. A ces caractères Bazin ajoutait la ténacité et Vabondance de la prolifération épidermique, ces deux caractères se manifestant avec la dernière évidence dans l'herpétide maligne exfoliatrice, aboutissant commun des herpétides [voy. art. Dartre). Faisant un parallèle de l'arthrilis et de l'herpétis : u Toutes deux, dit Bazin, ont des affections communes sur les mêmes systèmes anatomiques : l'angine et la bronchite sur les muqueuses, les migraines et les névralgies sur le système nerveux, la dyspepsie sur le tube gastro-intestinal, l'asthme sur le poumon, le cancer sur tous les organes, enfin les affections cutanées. Les affections cutanées commencent avec ces deux maladies constitutionnelles, mais chez les arthritiques on les voit habituellement disparaître dans les dernières périodes, tandis que chez les herpétiques ou véritables dartreux l'affection de la peau devenue générale persiste jusqu'à la mort et fait partie de la cachexie herpétique h {loc. cit., p. 675).
On voit sur quelle base fragile repose la distinction de ces deux maladies. A ces caractères principaux, aux signes objectifs tirés des herpétides (i^o?/. articles Dartre et Herpiîtides (coloration, troubles de la sensibilité, siège), Bazin joint, il est vi-ai, l'absence de douleurs articulaires. Mais, si nous nous en rapportons aux recherches de M. Lancereaux, ce signe négatif n'aurait aucune valeur, puisque l'herpétisme aboutit au rhumatisme chronique, comme il aboutit à Yathérome. Nous avons exposé les idées de cet observateur, et nous ne saurions les discuter sans sortir de la réserve qui nous est imposée ; d'ailleurs cette question des rapports du rhumatisme nerveux avec la goutte et le rhumatisme est remise à l'élude et demande de nouvelles recherches {voy. Goutte et Rhumatisme).
Si aux caractères qui précèdent nous ajoutons les troubles nerveux des herpétiques, phénomènes qui ont vivement frappé les observateurs depuis
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Poupai t jusqu'à Bazin et M. Lanceieaux, nous aurons rappelé les principales particularités cliniques sur lesquelles se base la conception de l'Iierpétisme.
Il faudrait auti-e chose pour en faire une maladie définie et autonome. L'anatomie pathologique elle-même ne donne à cet égard aucun critérium, car, si l'atliérorae et les scléroses se rencontrent avec une remarquable fréquence chez les malades dits herpétiques, leurs relations avec la goutte et le rhumatisme sont non moins évidentes. Quant aux lésions veineuses, aux varices que Fontan, Gigot-Suard, Lancereaux et plus récemment CoUin de Saint-Honoré, considèrent comme propres à l'herpétisme, leurs rapports avec l'artiiritisme sont depuis trop longtemps établis pour que l'on soit autorisé à les exclure complètement de son domaine.
L'épreuve thérapeutique donnerait-elle ce que ni la clinique ni l'anatomie pathologique ne peuvent établir? La spécialisation des eaux sulfureuses à l'égard des manifestations dites herpétiques n'a pas peu contribué à étayer la doctrine de l'herpétisme aux yeux des médecins d'eaux minérales. Mais c'est surtout l'arsenic que, depuis Bazin, on considère comme une sorte de spécifique de l'herpétisme. Malheureusement il n'est pas de praticien qui n'ait éprouvé à cet égard de nombreux mécomptes, et si l'arsenic et les sulfureux donnent parfois de bons résultats, ils sont non moins souvent inefficaces, sinon nuisibles.
XII. En fait, que conclure? Tout d'abord au taux scientifique du jour, c'està-dire en n'admettant un mot que s'il représente quelque chose qui se base sur des faits précis, il est impossible de légitimer le mot d'herpétisme. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait rien de vrai dans les considérations qui ont été émises depuis Lorry sur ce sujet, et qu'il n'en faille pas tenir un certain compte dans l'observation et dans la pratique. Cela veut dire seulement que de l'ensemble des idées émises il ne se dégage aucune notion assez ferme pour donner un corps à la doctrine et justifier la création d'une entité morbide naturelle et vraie, méritant une dénomination univoque. C'est ce qui apparaît, quand on examine les idées professées aujourd'hui par les dermatologistes de toutes les écoles : sans accorder plus de valeur que de raison aux critiques faites par l'École allemande aux doctrines françaises, il est impossible d'admettre que les savants de tous les pays se coalisent pour commettre un déni de justice.
C'est enfin cela qui éclate avec évidence pour quiconque a suivi l'enseignement des maîtres actuels de l'hôpital Saint-Louis (1878-1887). Tous reconnaissent qu'un grand nombre de dermatoses affectent, avec des états morbides généraux ou locaux préexistants, des rapports indéniables et d'une grande importance pratique; aucun n'a consenti à reprendre pour son compte l'herpétisme de ses prédécesseurs ; aucun n'a compliqué la situation par une théorie nouvelle.
Voilà fidèlement et impartialement exposée l'histoire succincte des doctrines qui ont pris pour titre le mot herpétisme ; au lecteur de formuler son jugement. Pour nous, nous pensons que la solution de la question ne peut être donnée aujourd'hui; c'est à la clinique contemporaine d'examiner si les conquêtes récentes de l'anatomie et de la chimie pathologique permettent de parler en termes plus précis et plus fermes. Pierre Merklen.
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"'^ IIERRLISHKIM (Eaux minérales de).
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DERPETOiv. Lacépède a désigné sous ce nom un Serpent à la tête plate, au museau tionqué, portant deux tentacules cliarnus, ayant l'apparence de lanières recouvertes de petites écailles; la queue est conique, dépourvue d'urostèges ; la dent postérieure est cannelée.
Le genre llerpeton. qui fait partie de la famille des Iloinalopsidées, ne comprend qu'une seule espèce, VHerpeton tentaculum, qui habite les eiidioits marécageux de Siam, du Cambodge, de la Cocliincliine. Cet animal est vivipare et se nourrirait, d'après Morice, non-seulement de [loissons, mais encore de plantes, ce qui est un lait unique chez les Ophidiens ; en tous cas, le tube digestif est plus long comparativement que chez tous les autres Serpents. H.-E. Sadvage.
Bibliographie. — Lacépède. Bulletin se. de la Soc. philomathique , t. II, p. 1G9, 1801. — Dauuin. Uist. Itepl., t. VII, p. 240, 1803. — Cuvier. Règne animal, t. II, p. 68, 1817. — GuÉRiN. Icon. règne animal, pi. 20, 1850. — Schlegel. Essai phys. Serpents, 1837. — DcMÉRaet BiBROx. Hist. nat. Reptiles, l. VII, p. 983, 1854. — Jas. Elenco degli ophidi, 18C5.
— MoRtcE (A.). Coup d'œil sur la faune de la Cochinchine française, 1875. E. S.
DERPI.X (Jean-Charles). Médecin français, né à Met*, le 8 avril 1798, mort à i\ice, le 17 janvier 1872. Reçu docteur à Paris en 1826 [Consid. phystol. et palhol. sur V enfance et V adolescence, in-i"), il exerça sa profession dans la capitale et publia entre autres :
I. Eludes méd sur les princip. sources d'eaux minérales de France, d'Angleterre et
d'Allemagne. Paris, 1855, in-8°. — II. De l'acide carbonique, de ses propriétés physiq., chimiq. et physiol. Paris, 1864, in-S". — III. Du raisin et de ses applic. thérap. Paris, 1865, in-12°. — IV. Etudes sur la réforme et les systèmes pénitentiaires, etc. Paris, 1868, in-12«. L. Hn.
HERRERA (Cristobal-Perez de). Médecin espagnol, né à Salamauque en 1558, étudia à Alcala de Henarès, puis pendant trois ans enseigna la médecine dans sa ville natale. Il fut ensuite médecin en chef de la marine espagnole et se distingua dans ces fonctions. Rappelé à Madrid, il y fonda un hospice et devint premier médecin du roi. On a de lui, entre autres :
I. Clypeus puerorum, etc. Valladolid, 1604, in-8". — II. Del garrolillo. Madrid, 1615, in^".
— m. — Compendium totius viedicinae ad tyrones. Madrid, 1614, in-4°, etc., etc. L. Hn.
nERRLiSHEl.U (Eaux mi.nérales de). Atkermales, chlorurées sadiques. Dans l'arrondissement et à 26 kilomètres de Strasbourg, près de Rischwiller, est une commune peuplée de 200 habitants. Aux limites de son teiTÏtoire et de