HERSE^'D
celui de Sarralbe, émergent plusieurs sources dont les eaux sont claires, transparentes, inodores, traversées par un grand nombre de bulles gazeuses qui tiennent sans cesse s'épanouir à la surface et qui s'attachent à la paroi intérieure des verres en perles volumineuses et brillantes. Le goût de l'eau est piquant et salé Sa température est de i'2",4 centigrade, sa densité et son anal\se chimique ne sont pas connues. Elle est employée en boisson par les habitants du voisinage qui viennent y traiter les accidents ayant pour cause un embarras gastrique et une difficulté de digestion, accompagnés surtout d'un lymphatisme marqué ou d'im commencement de scrofule. Cette source est d'ailleurs peu fréquentée. A. R.
UERRnAXX (Les deux).
Herriuanu (Leopold-Frantz). 'Se à Vienne, le 5 juin 1785, servit dans l'armée, puis en 1814 devint médecin à l'hôpital général de Vienne, et en 1815 professeur de médecine théorique à l'Université, enfin, en 1854, professeur de pathologie et de pharmacie. Son ouvrage le plus important a pour titre : Sij^tem der praktischen Anneimiltellehre. Wien, 1824-1850, 7) volumes in-8°. L. Ih.
Herrinann (AuGusT-GcsTAv). Mort à Prague, le 7 janvier 1874, à l'âge de quarante- trois ans, était professeur extraordinaire de chirurgie à l'hôpital de Prague. Il a publié : Compendàim der Kriegs-Chinirgie. Wien, 1870, in-8«. L. H>.
HERSE. Un des noms vulgaires du Tribulus terrestris L., de la fiuiiille des Rutacées, tribu des Zygophyllées {voy. Tkibolus). Ed. Lf.f.
HERSE (La). Voy. La Herse.
HERSEXD (Femme). Dans un registre de Philippe-Auguste, conservé à la Bibliothèque nationale, on trouve une charte d'où il résulte que saint Louis, en partant pour la Palestine, admit à sa suite, en qualité de physicienne, ou de médecin, maîtresse Hersend, et que, la renvoyant en France, on ne sait pour quelle raison, il la gratifia d'une pension viagère de douze deniers parisis (environ 5^70 centimes) par jour. Cette lettre est datée de Saint-Jean-d'Acre, au mois d'août 1260. Quelle était la position de la femme Hersend à la suite de Louis IX? Remplissait-elle les fonctions de physicienne du roi? Était-elle attachée à la personne de la reine Marguerite, qu'elle a peut-être assistée dans ses couches? Ces questions sont insolubles, mais il n'en est pas moins fort curieux de la voir à la suite de saint Louis, revêtue de par le roi du titre de (( maîtresse physicienne », premier acheminement de la gent féminine dans l'exercice de la médecine, qui nécessita une ordonnance du roi Jean, ainsi qu'une lettre que la Faculté de médecine de Paris écrivit au pape, en 1546, pour le supplier d'opposer son autorité contre un tel abus. Guy de Chauliac se plaint aussi amèrement de la faiblesse des gouvernements qui laissent l'exercice de la chirurgie aux mains « de femmes idiotes qui confient la guérison de toutes les maladies à l'intercession des saints, n'existant que cet article de foi : Dieu a donné la maladie, Dieu l'ôtera quand il lui plaira. Que le nom de Dieu soit béni! Amen! » A. C.
"ÎB HERVIDEROS (Eau MiNÉfiALE de).
HERSILIE. Voy. Araignées, p. 783.
HERTIVIG (Karl-Heinrich). Né à Olilau, ea Silésie, le 10 janvier 1798, mort à Berlin le 19 juillet 1881, s'occupa avec un égal succès de physiologie et de pathologie humaine et vétérinaire. En 1823, il devint chargé de cours à l'école vétérinaire de Berlin, et en 1826 prit le grade de docteur {Expérimenta quaedam de effectihus laesionum in partihus encephali singularibus et de verosimili harum parlium fonctione. Berolini, m-i°). 11 fut nommé professeur de médecine vétérinaire en 1855. 11 a publié (1827-1829) dans divers recueils des travaux remarquables sur la rage et a beaucoup contribué à fonder la médecine vétérinaire sur des bases vraiment scientifiques. 11 créa, en 1855, avec Gurlt, le Magasin fur die gesammle Thierheilkunde, qu'il dirigea jusqu'en 1874, et qui renferme une foule de ses mémoires. L. H>.
nEUVÉ FiER4BRjkS. Médecin français du milieu du seizième siècle, exerçait sa profession à Rouen, sa ville natale. Il publia un ouvrage sur les principes de la chirurgie qui fut imprimé de\ix fois dans la même année : Méthode briefve et facile pour aisément parvenir à la vraie intelligence de la Chirurgie, etc. Paris, s. d. (1550), in-12; la première édition seule est datée. Ce livre garda son crédit pendant près d'un siècle; Jean de Montigny prétendit le rajeunir et dénatura le style original de l'auteur, substituant un pathos indigeste à la langue charmante des Belon, des Bernard de Palissy et des Ambroise Paré.
Hervé Fierabras avait étudié les Anciens sans s'être asservi à leurs principes ; il substitua l'expérience aux théories et fit la guerre aux empiriques et aux charlatans. Il n'a pas mérité d'être ridiculisé par l'auteur de Don Quichotte, qui se moque si agréablement du baume de Fierabras (biogr. Didot). L. Un.
HERVEZ DE CUÊ(>iOli\ (Nicolas-Josei'h). Né à Autrain (Nièvre) eu 1791, reçu docteur à Paris en 1816, nommé membre de l'Académie de médecine en 1823, fut médecin consultant de Louis-Philippe, médecin des hôpitaux, et mourut à Paris le 25 mars 1877. 11 a publié des mémoires sur les hernies crurales étranglées, sur lu mort après la taille, sur les polypes et les déplacements de l'utérus, les rétrécissements de l'urèthre, les hématomes, le cancer, les affections encéphaliques, la ponction de la matrice (dans un cas d'aménorrhée persistant depuis dix-sept ans), etc., dans Journal univ. et hebdom. de méd., Arch. gén. de méd.. Journal complém.. Revue méd., Mém. de lAcad. de méd., etc., et en outre :
I. Recherches sur les causes et le traitement du bégaiement. Paris, 1850, in-8°. — II. Traitement de la brûlure, etc. Paris, 1858, in-8'', etc. L. Hi».
DERVIDEROS DE B0LA.ï\'OS (Eac MINÉRALE de). Alhermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique forte. En Espagne, dans la province de Ciudad-Real, dans la juridiction de Almagro et à 4 kilomètres de cette ville, un peu à gauche de la route de Manzanares, près de la chapelle de Notre-Dame-des- Neiges, émerge une source, connue de temps immémorial, dont l'eau est limpide, claire et transparente, traversée par des bulles de gaz si nombreuses et si grosses, qu'elle semble en ébullitiou constante, ce qui lui a fait donner son nom. Elle rougit instantanément les préparations de tournesol ; elle n'a
HEKVIUKKUS (tAU minkrale de). 77
(l'autre odeur que celle que lui communique l'acide carbonique qui s'en dégage. Son goût est fade et un peu ferrugineux. Sa tempéroture est de 13", 3 centigrade. Sa densité et son analyse exacte ne sont pas connues. Elle est surtout employée en boisson, mais depuis plusieurs années un établissement dont les baignoires sont alimentées par l'eau de source préalablement chauffée qui s'y renouvelle sans cesse a été construit aux environs du bourg de Bolanos.
Ces eaux, en boisson et en bains, sont surtout employées dans les affections rhumatismales chroniques, quelles que soient leurs manifestations, paralysies, névralgies, etc. Elles sont administrées aussi dans les maladies de la peau qui doivent être traitées par des eaux assez peu actives pour ne pas provoquer un état aigu capable de les augmenter au lieu de les guérir.
La durée de la cure varie de neuf à quinze jours.
On n exporte pas l'eau de la source de Hervideros de Bolanos. A. R.
Hervideros de Garrion (Eac MINÉRALE de). Athermolt, chlorurée sodlque moye7ine, carbonique forte. En Espagne, dans la province et dans la juridiction de Ciudad-Pieal, dans la commune de Carrion, à 1 kilomètre de Cala- Irava-la-VieilIe, émerge, dans une prairie où le sol est siliceux, un griffon dont l'eau est claire et transparente, inodore, et d'une réaction franchement acide. Elle tire son nom des bulles nombreuses et grosses qui, en s'épanouissant au milieu de sa surface, la font bouillonner constamment. Sa température est de 15°, 4 centigrade. Sa densité n'est pas connue. On s'est assure qu'elle est principalement minéralisée par du cblorure de sodium et du sulfate de chaux, et que son gaz principal est de l'acide carbonique. Exclusivement employée en boisson, elle n'est fréquentée que par les habitants du voisinage qui viennent y soigner leurs maladies des voies digestives et urinaires, principalement caractérisées par de la dyspepsie, de la gastralgie, de l'embarras gastrique, des sables ou des graviers. Les buveurs ont aussi remarqué que l'usage intérieur de l'eau de Hervideros de Carrion convient surtout alors que les malades sont lymphatiques ou scrofuleux. A. R.
Hervideros de Fontillesgo (Eal'x MINÉRALES de). Alhermoles, bicarbonatées ferrugineuses faibles, carboniques fortes. En Espagne, dans la province et à 8 kilomètres de Ciudad-Real, dans la juridiction d'Almagro, sur la rive gauche du Guadiana, émergent, par plusieurs griffons, les sources de Fontillesgo. Leur eau est claire et transparente, sans autre odeur que celle de l'acide carbonique dont les bulles nombreuses crèvent à la surface. Elle rougit instantanément les préparations de tournesol. Son goût est piquant, agréable, quoique sensiblement ferrugineux. Sa température est de 18", 2 centigrade. Elle enduit les parois intérieures de sa fontaine d'un dépôt calcaire abondant, et elle a formé sur les terrains avec lesquels elle est en contact une couche de travertins tels qu'ils ont pu servir de pierres de construction à beaucoup de maisons du pavs. La densité et l'analyse chimique des eaux de Fontillesgo ne sont pas connues. Elles sont peu suivies, même par les habitants du voisinage qui en font usa^e, en boisson seulement, dans les affections dont la difficulté de digérer est le symptôme principal. A. R.
Hervideros de Fuensanta (Eau MINÉRALE de). Protothermale, bicarbonatée
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magnésienne et ferrugineuse, chlorurée sodujue moyenne, carbonique forte. En Espagne, dans la province de Ciudad-Real, aux confins et à 5 kilomètres de la plaine de Calatrava où émergent de nombreuses sources carboniques connues depuis longtemps, à 4 kilomètres de Ballestcros, à 470 mètres au-dessus du niveau de la mer. La saison commence le 15 du mois de juin et finit le 15 du mois de septembre. Le gril'fou de Fucnsenta sort de bas en liant d'un terrain coiuposé d'un sable noirâtre formant une cavité presque cylindrique, appelée le Tube, ayant 70 centimètres à sa base, 66 centimètres de hauteur et 5 mètres 31 millimètres de profondeur. Ce griffon, qui émerge avec bruit et bouillonnement constant, a la grosseur du corps d'un homme. La formation du gaz a une intermittence périodique séparée en général par 25 secondes. Il est remarquable aussi qu'à 20 mètres de la source il se dégage du sol une grande quantité de gaz acide carbonique qui, comme à la grotte du Chien des environs de Naples, asphyxie les animaux qui le respirent. L'eau est claire et transparente, mais, apiès avoir élé exposée au contact de l'air, elle précipite un grand nombre de parcelles rouge jaunâtre. Son odeur est manifestement carbonique. Son goût est très- piquant et ferrugineux. Sa température est de 22 degrés centigrade. On ne connaît pas sa densité et D. Gregorio Baùares, en 181U, a trouvé dans 1000 grammes les principes suivants :
(!lilorure (Je sodium 1.171
Bicarbonate (le magnésie I,0"8
— for o,m
— chaux 0,099
Sulfate de soude 0,li7
Total des matièiies fixes 2,912
Gaz acide carbonique lihre, 7 fois le Tolume de l'eau.
Un établissement alors, paraît-il, très-bien aménagé, a été brûlé en 1840. En tous cas, à l'époque de noire visite, les moyens balnéaires de Fuensanta étaient très-insuffisants pour la quantité de malades qui viennent y soigner chaque année, par l'eau de cette source en boisson et en bains, leurs affections rhumatismales et leurs accidents cutanés. A. Roturea.u.
Hervideros de Granatula (Eau ml\érale de). Athemiale, chlorurée sodique et sulfatée magnésique moyenne, carbonique forte. En Espagne, dans la province de Ciudad-Real, dans la juridiction de Almagro, à 5 kilomètres du bourg qui lui a donné son nom, à droite de la route de Fuensanta, au bord du Jabalon, émerge un griffon au voisinage d'un puits dont se servent les habitants du bourg, et dont l'eau a une grande analogie de composition avec celle de la fontaine minérale. Cette dernière est claire et transparente, n'ayant d'autre odeur que celle de l'acide carbonique ; elle est traversée par de nombreuses bulles de gaz qui, reçues dans une éprouvette, éteignent les corps en ignition. Sa saveur est piquante et très-agréable. Sa température est de 15% 1 cenlifrrade. Sa densité et son analyse ne sont pas connues. On sait seulement qu'elle contient, outre beaucoup d'acide carbonique, une faible quantité de chlorures de sodium et de calcium et de sulfates de magnésie et de soude.
Aucun établissement n'existe à Hervideros de Granatula, dont l'eau est consommée en boisson seulement par les habitants de la contrée, qui s'en servent comme d'une eau d'agrément. A. R.
llEhVlUhKUS (Eau minérale de). 79
Hervideros de Saladilla (SocRCE de). AlkermaJe, chloTurée soiUqiie et bicarbonatée colcique faible, carbonique forte. En Espagne, dans la province de Ciudad-Real, dans la juridiction d'Almagro, à 5 kilomètres dans la plaine de Calatrava, émerge une source bouillonnante appele'e Fuente de Saladilla ou de la Celadilla .
Son griffon donne naissance à un lac dont l'eau est laiteuse, inodore, traversée par de nombreuses bulles gazeuses, et forme un dépôt blanchâtre qui se réunit en masse efflorescente, par les temps de chaleur surtout. Sa température est de 15 degrés centigrade; sa densiié n'est pas connue et son analyse chimique n'a été faite que d'une manière approximative. On sait seulement que cette eau contient du chlorure de sodium, du bicarbonate de chaux, du sulfate de magnésie et du gaz acide carbonique. Elle n'est guère employée en boisson, mais seulement en bains pendant les chaudes journées d'été par quelques personnes des environs, et surtout par les habitants de Miguelturra. A. R.
Hervideros de Villafranca (Eau mixêrale de). Athemiale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique forte. En Espagne, dans la province de Ciudad- Ueal, dans la juridiction de Almagro, à 2 kilomètres de Hervideros de Fuensanta, au pied d'une colline qui porte son nom, émerge par plusieurs griffons au milieu d'une prairie la source de Villafranca. Elle est claire, transparente et limpide, sans odeur, traversée par de nombreuses bulles gazeuses qui, reçues sous une éprouvetle, éteignent les corps en combustion ; elles font bouillonner l'eau au centre de sa nappe et s'épanouissent avec un bruit qui s'entend à plusieurs mètres de distance. La réaction est franchement acide et la température est de 15 degrés centigrade. Le débit est peu abondant, mais il n'a jamais été apprécié d'une manière complète. On ne connaît ni la densité de l'eau, ni son analyse chimique exacte. On sait seulement que sa composition élémentaire et ses vertus physiologiques et thérapeutiques la rapprochent beaucoup de celle de Hervideros de Fuensanta.
Elle est exclusivement employée en boisson par les baigneurs de cette dirnière station et par les habitants des environs. A. R.
Hervideros de Villar del Pozzo (Eau MINÉRALE de) . Hijpothermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique forte. En Espagne, dans la province et dans la juridiction de Ciudad-Real, aux confins de la commune et à 855 mètres du petit bourg de Villar del Pozo, à 225 mètres au-dessus du niveau de la mer. L'atmosphère y est très-salubre et n'est pas chargée de l'humidité provenant du Jabalon, et si redoutée des hôtes de la station voisine de Hervideros de Fuensanta. La saison commence le 15 juin et fiait le 15 septembre. Le griffon de la source sort de bas en haut, par deux filets, d'une roche siliceuse, calcaire et ferrugineuse, compacte et d'une couleur noirâtre. Ces filets sont reçus dans des ruisseaux formés par une pierre stratifiée, dont les morceaux sont réunis par un ciment calcaire et recouverts d'une couche végétale d'une alluvion récente, d'environ 2 mètres d'épaisseur.
La fontaine est sur une colline au pied de laquelle est une petite élévation nommée Pedriza. L'eau est claire et transparente à son point d'émergence, mais elle laisse un précipité ocreux qui tapisse les parois inlérieuz'es de son bassin, et sa superficie se recouvre d'une pellicule irisée. Son odeur est ferrugineuse et carbonique; son goût est piquant et aigrelet au premier mo-
■80 HERVIDF.Ru.'s ^i^au minérale de).
ment; son principe martial le rend bientôt astringent. Sa température est de 27 degrés centigrade. On ne connaît pas sa densité. Son analyse cliimique a été fi\ite en 1822 par José Dorres, qui a trouvé dans 1000 grammes les principes suivants :
Bicarbonate de l'er 0,0i50
— magnésie.. 0,0265
— chauv 0,0198
— soude quant, iudét.
Sulfate de chaux 0,0183
Chlorure de sodium 0,0201
Acide silicique 0,0099
Matière organique irares.
Total des matières fixes 0,1375
Gaz acide carbonique libre 365"
Les eaux de llervideros del Villar sont employées en boisson et surtout en nains par les malades affectés de rhumatismes chroniques et de dermatoses, accompagnés d'appauvrissement du sang. L'installation des moyens balnéaires est d'ailleurs très-insuffisante. A. R.
Hervideros del Chorrlllo (Eaux MINÉRALES de). Aibemiales, Mcarboïiatées .sdf/ù/f/cs faibles, cdrbonùjurx fortes. En Espagne, dans la province de Ciudad- 15eal, (huis la juridiction de .\lmagro, à 1200 mètres de la station de Fuensauta, à 40 mètres de la rive droite du Jabalon, à la limite du district de Calatrava, sortent deux griffons à 50 mètres seulement de distance l'un de l'autre et à 7)2 mètres au-dessus du Jabalon. Leur eau a une clarté et une transparence complètes. Elle n'a pas d'autre odeur que celle que lui donne le gaz acide carbonique qui s'en dégage. Elle a une saveur piquante et très-agréable; elle est traversée, surtout à son milieu, par de nombreuses bulles gazeuses qui lui communiquent un bouillonnement continuel; sa température est de 15°, 5 centigrade. Elle est employée en boisson seulement. Les malades dont les affections nécessitent des bains sont obligés de se rendre àFuensanta.
L'eau des deux sources de Hervideros del Chorrillo a pour indication spéciale les affections de l'estomac, où les eaux carboniques fortes, comme celles de Selters ou de Schwalheim, conviennent surtout.
On exporte dans tous les environs les eaux de Hervideros del Chorrillo, qui sont employées pures ou coupées de vin aux repas. A. R.
Hervideros del Emperador (EaU MINÉRALE De). Hl/pothermale, chloriirée el
bicarbonatée calcique faible, carbonique forte, sulfureuse faible. En Espagne, dans la province, dans la juridiction et à 4 kilomètres de Ciudad-Real, aux confins et à 5 kilomètres de la commune de Miguelturra, sur la rive droite du Guadiana, auprès d'un moulin connu sous le nom de moulin de l'Empereur, qui a donné son nom à la source. Le griffon sort de terre avec force et émerge avec un bruit qui s'entend d'assez loin. Son eau est claire comme du cristal ; elle est inodore, son goût piquant est cependant un peu terreux et fade. Elle laisse précipiter un dépôt blanchâtre qui recouvre les parois intérieures de sa fontaine. Elle est traversée par de nombreuses bulles gazeuses de grosseur trèsinégale. L'odorat permet d'apprécier et l'expérience a plusieurs fois prouvé que les plus petites sont composées d'hydrogène sulfuré et les autres d'acide carbonique. La réaction est franchement acide au premier moment, mais les pré-
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parations de tournesol, laissées en contact avec l'air, ne tardent pas à reprendre leur coloration première. La température est de 25", 2 centigrade. La pesanteur spécifique n'est pas connue, et l'analyse ({ualitative a été faite très-vaguement par D. Nemesio de Lallana, professeur de pharmacie à la faculté de Madrid, qui a trouvé les principes suivants :
Chlorure de sodium al)on(lant.
— magnésium très-petite quantité.
Bicarbonate de magnésie quant, assez notable.
— chaux traces.
Sulfate de soude indéterminé.
Principes terreux traces.
P I acide carbonique quant, assez notable.
' ' ( — sulfliydrique indéterminé.
Établissement, L'établissement de Hervideros dcl Emperador n'a pas d'autres moyens balnéaires qu'une piscine très-bien aménagée et dont les parois intérieures sont recouvertes d'un carbonate calcaire abondant. On rencontre à chaque pas cette substance sur les rives du Guadiana oiî elle forme des travertins fréquents d'un gros volume. La piscine est alimentée par l'eau de la source protothermale dont on a élevé la température à 54 degrés centigrade. Vingt-cinq personnes peuvent s'y baigner eu même temps. Les indications principales de l'eau d'Hervideros del Emperador, employée eu boisson et en bains d'eau dans la piscine, sont particulières aux affections de l'estomac, de l'intestin et des voies urinaires, pour lesquelles un traitement hydro-minéral bicarbonaté, sulfaté calcique et carbonique, convient principalement. Les affections de la peau, dont le traitement réclame des eau.K sulfureuses faibles et peu excitantes, se trouvent bien à chaque saison des bains en commun d'Hervideros del Emperador. A. R.
Hervideros de la Fuente del Cura (E\U MINÉR.\LE de). Bicarbonatée Caîcique,
carbonique forte. En Espagne, dans la province de Ciudad-Real, dans la juridiction d'Almagro, au voisinage de la station de Fueusanta, à 350 mètres de la rivière le Jabalon, aux limites de la commune de Calatrava, émerge d'un terrain calcaire et siliceux un petit griffon nommé del Cura. Sa fontaine est entourée d'un marais où croissent des herbes et du jonc. Son eau est claire et transparente; elle n'a aucune odeur, son goût acidulé est très-agréable; elle est traversée par un grand nombre de bulles de gaz qui viennent s'épanouir avec ûruit et en bouillonnant à sa superficie. Elle rougit promptement les préparations de tournesol et sa température est de 15° centigrade. On ne connaît ni sa densité, ni son analyse e.xacte:. On sait seulement qu'elle contient en petite quantité des bicarbonates de chaux et de magnésie, du chlorure de sodium et du gaz acide carbonique en proportion considérable.
Aucun établissement n'existe auprès de la source de la Fuente del Cura ; son eau sert en boisson aux habitants de la contrée, qui viennent s'y traiter d'accidents gastriques. A, R.
BÉBY (Thierry de). Chirurgien français, connu sous le nom latin de Theodoricus, né à Paris vers 1505, mort le 12 mai 1599, d'après Devaux, en 1585 d'après Ambroise Paré. Il étudia à l'école de Saint-Louis et à l'Hôtel-Dieu. accompagna François I" en Italie, connut à Rome le traitement de la syphilis par les frictions mercurielles, et, de retour à Paris, suivit les leçons de Sailla^rd
DICT. E.NC, 4« s. XIV. 6