‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.50Chapitre 52 sur 71 · HYDROCOUMARIQUES (Acidks · texte numérisé non relu

HYDROCOUMARIQUES (Acidks

nomènes sont loin d'être const.mts. 11 en est de même de l'augmentation des urines et des effets sudoriliques. Au demeurant les propriétés physiologiques de ce végétal sont mal connues et l'administration de ses feuilles fraîches et de ses racines, plus actives que les feuilles sèches, doit être prescrite avec modération et attentivement surveillée.

Usages THiÏRArEUTiQCEs. L'hydrocotyle a passé naguère pour être efficace contre la lèpre. A cet effet Boileau la recommandait, 'mais les démonstrations de Lecocq en ont établi l'impuissance curative et même palliative pour combattre cette affection. Nonobstant les essais plus récents de Fox, il faut d'ailleurs convenir que ce point de thérapeutique a perdu tout intérêt depuis les récents travaux sur l'origine païasitaire de cette dermatose.

Poupeau, Leroux, Huntcr et quelques médecins des Indes, l'ont mise à l'essai contre les ulcérations spécifiques ou non spécifiques, ainsi que contre la scrofule et le rhumatisme. Leurs succès ne justifient pas son administration aux rhumatisants et aux scrofuleux, et, quant aux résultats obtenus par les topiques à l'hydrocotyle, on peut, à l'instar de MM. Gubler et E. Labhée, les- attribuer plus judicieusement aux vertus sédatives possédées parce végétal au même titre que la ciguë et d'autres Ombellifères. Kn tout cas, rien n'autorisait, comme on l'a écrit à tort, à regarder ce médicament comme un spéci(î(iue de la svphilis.

11 en a été de même de son emploi contre les dermatoses : J. Lecocq et Devergie en France, Andeison en Angleterre, l'ont prescrite aux eczémateux avec des résultats trop peu décisifs pour compenser les insuccès que Duchesne-Duparcq a fait connaître dans le Journal de médecine et de chirurgie pratiques de l'année 1865. Au demeurant, on ne s'expliquerait pas d'ailleurs l'action de celle plante contre des dermatoses de nature aussi diverse.

Restent ses propriétés sudorifiques et diurétiques. Elles sont aussi mal déterminées que les précédentes et, cependant, mériteraient d'être mises à l'essai.

Mode d'admimstratioiN et doses. En/?o?/rfre, les feuilles et les racines ont été prescrites à Finlérieur à la dose de 40 à 50 centigrammes que l'on répète deux à trois fois par jour.

L'extrait hydro-alcoolique est de consistance molle et d'odeur vireuse. On doit le préparer dans le vide. Il sert à la confection de pilules qui contiennent 25 milligrammes et que l'on administre à la dose de quatre à six par jour. On le prescrit encore sous la forme de sirop ou bien d'alcoolature.

L'infusion d'hydrocotyle asiatique est obtenue avec 8 à 10 parties de la racine pour 1000 parties d'eau.

A l'extérieur, on a employé les cataplasmes de feuilles d'hydrocotyle sur les ulcères syphilitiques, et on a proposé comme topique l'usage de pommades à l'extrait de ce végétal. Ces préparations sont aujourd'hui inusitées. Gh. Eloy.

HYDROCOt.^fARlXE. C'^li'^O'. Aiguilles fusibles à 222 degrés; c'est un produit de dédoublement de l'acide hydro-orthocoumarique. L. Hn.

HYDROCOU.tlARlQLES (AciDEs). C«H^"0^ Il en existe deux :

1° Acide hydro-orthocoumarique. Ce composé, encore appelé acide mélilo-

tique, existe dans le Melilotus officinalis; il se forme en outre par action de

l'amalgame de sodium sur la solution alcoolique de coumaiùne ou d'acide ortho-

coumarinique. Il est en aiguilles fines, peu solubles dans l'eau, surtout à chaud,

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très-solubles dans l'alcool et rétlier, fusibles à 82 degre's. Par distillation, il se décompose en eau et en hydrocownarine .

2° Acide hijdro-paracoumarique. On l'obtient en traitant l'acide paracoumarique dissous dans l'eau par l'amalgame de sodium, ou en décomposant la tyrosine par le suc pancréatique. Il existe dans l'urine bumaine normale et a été trouvé dans les liquides de la péritonite.

L'acide hydroparacoumarii|ue cristallise en petites aiguilles clinorbombiques fusibles à 123 degrés, solubles dans l'eau, l'alcool et l'éther. L. Hn.

Hi'nROCUini\'oii\E. G'^IP^O^ Produit de l'bydrogénation de l'aldéhyde cuminique, C^H'^O. Ce corps est analogue à l'iiydrobenzoïne. L. Il.\.

HYDROCYANALDIKE. CH'-Az*. Se forme par l'action de l'acide cyanhy. drique sur l'aldéliyde-ammoniaque, acidulée avec de l'acide chlorbydrique.

Elle cristallise en aiguilles incolores, très-solubles dans l'eau bouillante et l'alcool, à peine solubles dans l'eau froide et l'étber. Les solutions sont neutres et sans saveur. Elle fond à une température peu élevée et se sublime; chauffée trop vite, elle noircit et répand une odeur cyanhydrique. A l'ébullition avec l'azotate d'argent elle donne du cyanure d'argent, avec la potasse bouillante de la résine-aldéhyde [aldehijdharz, de Liebig)et de l'ammoniaque. L'hydrocyanaldine ne présente pas la réaction alcaline. L. Un.

HYDROCYAi^HARMALiiME. CH^^Az'O. Combinaison de l'acide cyanhydrique avec l'harnialine. Ce corps est peu connu. L. fLx.

UYDROCYAiX'OBE^'ZiDE. C^"H'''Az^. Obtenu en chauffant de l'hydrobenzamide avec Cyll et CUl. Ce corps a été peu étudié. L. ILn.

UYDROCYAXOFERRIQLE (Acide), C'est l'acide ferrocyanbydrique {voy. Ferrocyanures, p. 723). L. Hn.

HYDROCYAKOROSAiViUXE. C^HP^Az*. Se forme par l'action du cyanure de potassium sur les' sels de rosauiline. 11 est en cristaux blancs. L. Hn.

HYDRODYXAiMIQUE. L'hydrodynamique comprend l'étude des liquides en mouvement.

Cette partie de la physique mécanique est beaucoup moins avancée que l'hydrostatique, ce qui lient à l'influence exercée par certains éléments que l'on peut négliger lorsqu'il s'agit de liquides en équilibre, à savoir : la viscosité des liquides et l'action des surfaces solides en contact avec ceux-ci.

En supposant des liquides absolument fluides et ne subissant aucune action de la part des parois qu'ils touchent, on peut arriver par des considérations théoriques à exprimer les conditions de mouvement de liquides, mais l'expérience montre que les résultats pratiques ne sont pas d'accord avec la théorie et l'on est conduit pour se rapprocher de la réalité soit à introduire des coefficients de correction, soit même à substituer des formules empiriques aux formules rationnelles. Aussi ne pouvons-nous donner que quelques résultats sans traiter complètement le sujet, et en nous bornant aux questions qui présentent des applications intéressantes.

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1. Si, dans un vase contenant un liquide, on considère sur une paroi une ouverture ferme'e par un obturateur, on sait {voy. Hydrostatique) que pour maintenir l'obturateur en place il faut lui appliquer une force : le liquide exerce donc une pression sur cet obturateur. On admet, on conçoit que cet obturateur subisse ainsi l'action directe de la coucbe liquide qui est en contact avec lui, celte couche transmettant la pression exercée par le reste de la masse. Si Ton enlève l'obturateur, on supprime la résistance opposée par celui-ci; la tranche liquide n'en reste pas moins soumise à la pression qu'elle subissait d'autre part de la masse liquide et, soumise à cette seule force, elle obéira à son action, elle se mettra en mouvement et sortira hors du vase. Mais des tranches liquides viendront successivement occuper la place qu'elle occupait primitivement, subiront la même action et sortiront égjlement. Si nous admettons que le niveau du liquide reste invariable (ce que l'on peut obtenir par divers artifices), ces tranches se trouvant dans les mêmes conditions suivront toutes la même trajectoire, elles constitueront par leur ensemble un filet liquide.

11 y a utilité à étudier les conditions dans lesquelles se fait V écoulement du liquide.

Considérons d'abord le cas de l'écoulement en mince paroi, c'est-à-dire celui dans lequel l'épaisseur de la paroi est très-petite par rapport aux dimensions transversales de l'ouverture.

Nous étudierons spécialement trois points : la valeur de la vitesse que prend le liquide à la sortie du vase, le débit, c'est-à-dire la quantité de liquide qui s'écoule dans l'unité de temps, et l'inlïuence que subit le vase par suite de l'écoulement même.

Le théorème de Toricelli donne, dans ce cas, la valeur de la vitesse d'écoulement; il s'énonce ainsi :

La vitesse d'un lilet liquide s'écoulant en mince paroi est la même que celle que prendrait un corps en tombant, dans le vide, de la surface libre au centre de gravité de l'orifice.

Sans nous occuper de la démonstration théorique, nous indiquerons comment on peut arriver à une vérification expérimentale :

Lorsqu'on lance un corps pesant dans une direction oblique {voij. Pesanteur), il décrit une courbe appelée parabole, et la forme de cette courbe est liée à la vitesse que possédait le corps au départ, à sa vitesse initiale. Un jet liquide qui s'écoule d'un orifice non horizontal décrit également une parabole, car chaque tranche sort du vase avec une certaine vitesse et se trouve ensuite soumise à la seule action de la pesanteur. De la détermination de la forme de celte parabole on peut déduire la vitesse initiale du jet, et l'on reconnaît qu'elle est égale à celle que fournirait l'application de la formule de la chute des corps pour une hauteur égale à la distance verticale de la surface libre au centre de gravité de l'orifice.

L'évaluation du débit est aisée : il suffit, en effet, de recueillir le liquide écoulé pendant un temps connu, en ayant soin de maintenir invariable le niveau du liquide.

11 y a d'ailleurs une relation entre la vitesse d'écoulement et le débit; le liquide écoulé en une seconde, par exemple, a un volume égal à celui d'un cylindre qui aurait une section égale à celle du filet et une longueur égale à la vitesse, c'est-à-dire à la distance à laquelle parviendrait la première tranche

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considérée au bout d'une seconde sous l'influence de l'impulsion primitive seule.

L'expérience montre que le débit observé n'est que les 2/5 environ de celui qui correspondrait à un filet liquide ayant une section égale à l'orifice. L'examen de la veine donne l'explication de cette différence : à la sortie de la paroi, le filet liquide se rétrécit et sa section diminue jusqu'à n'être plus égale qu'aux 2/3 de la surface de l'orifice. Le raisonnement précédent doit donc s'appliquer non à la section primitive, mais à cette section contractée, ce qui rétablit l'accord entre l'expérience et les conditions théoriques^.

Le liquide du vase exerce sur la tranche qui s'écoule une certaine action ; en vertu du principe de l'égalité de l'action et de la réaction, il doit subir de la part de celle tranche une force égale et contraire qui, transmise par le liquide, manifestera son action sur la paroi. Si doue le vase est mobile, il se mettra en mouvement eu sens contraire du filet liquide; la force qui lui est appliquée est la même que celle que subit la tranche ([ui s'écoule, mais les vitesses ne seront pas les mêmes parce que les masses mues sont différentes.

Ce résultat est vérifié à l'aide des expériences classiques du chariot à réaction, du tourniquet hydraulique, etc. Il sert de base à quelques machines industrielles : les turbines, par exemple, peuvent être considérées comme en étant une application.

11 importe de remarquer que, dans le cas des contractions du cœur, quoique l'écoulement du sang dans les artères aorte et pulmonaire ne se fasse pas sous l'influence d'une pression due à une certaine hauteur de liquide, mais sous celle de l'action des parois, le résultat n'en est pas moins applicable, et que, en même temps qu'un écoulement de sang se fait dans les artères, il y a par suite de la réaction un mouvement de totalité de l'organe en sens contraire -.

L'écoulement d'un liquide ne se fait pas 'toujours en mince paroi; l'épaisseur de la paroi peut être du même ordre de grandeur que le diamètre de l'orifice, ou même un ajutage cylindrique ou conique peut être adapté à cet orifice.

Si l'écoulement se fait alors de telle sorte que le filet liquide mouille toute la surface interne de l'ajutage, on dit qu'il a lieu à giieule-bée. Les conditions d'écoulement par ajutage sont complexes; on n'a pas encore analysé complètement l'influence de la forme obligée que prend la veine en coulant à gueulebée, ni celle du frottement qui en est la conséquence. On sait seulement que :

Si l'ajutage a précisément la forme de la veine jusqu'à sa section contractée, le débit est le même qu'en mince paroi, ce débit étant calculé sur la section

* En réalité, le coefficient de réduction n'est pas 2/3, mai§ seulement 0,62. Si Q est le débit (quantité écoulée en une seconde), S la surface de l'orifice, h la distance de la surface libre au centre de gravité de l'orifice et gf.= 9"',8088 {voy. Pes4nteur) l'accélération due à la pesanteur, on a :

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