‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.52Chapitre 27 sur 67 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

ITAPYKUVIQL'E (Acide). C^IFO'. Homologue de l'acide pyruvique, se forme dans la distillation sèche de l'acide itafartrique ; cette de'composition forme exactement le pendant de celle de l'acide tartrique se décomposant en acide pyruvique {voy. Tartrique, p. 80).

L'acide itapyruvique est très-soluble dans l'eau et dans l'alcool ; il commence à bouillir vers d'io degrés, et à une température plus élevée se décompose; cependant, chauffé avec précaution, il se volatilise. * L. H.n.

ITA.RD (JeaiS-E. -Marie-Gaspard). Médecin français, né à Oraison (Provence), mort à Paris le 5 juillet 1834. Nommé en 1786 au concours chirurgien aidemajor du Val-de- Grâce, il devint en 1789 médecin de l'Institution des sourdsmuets. En mourant il légua une grande partie de sa fortune à cet établissement. Ses travaux sur les maladies de l'oreille et les instruments qu'il imagina lui ont valu vme réputation européenne. 11 ne réussit pas cependant à faire parler le sauvage de VAveyron parce qu'il élait idiot. Outre deux opuscules sur ce malheureux (Paris, 1807, in-S"), sur le pneumothorax (1805), sur le bégaiement (Journ. itniv. des se. méd., t. VU), il a publié : Des maladies de l'oreille et de r audition. Paris, 1821, 2 vol. in-8". L. Hn.

iTATAR'rKiQtiE (Acide). OIIW. Homologue supérieur de l'acide tartrique, se forme en décomposant une solution d'acide itadibromopyrotartrique (obtenu par addition de brome à l'acide ilaconique) par l'oxyde d'argent, ou bien en traitant par l'eau la combinaison des acides itaconique et hypocliloreux.

L'acide libre forme une masse sirupeuse, d'aspect vitreux, très-déliquescente, difficilement cristallisable; il est sensiblement volatil avec la vapeur d'eau; par ébullition de sa solution concentrée, il se dédouble en acide carbonique, eau et acide itapyruvique.

C'est un acide énergique, tétratomique et bibasique. II est isomérique avec l'acide citralartrique, exactement comme l'acide itaconique lest avec l'acide citraconique, L. Hn.

IULES. Voy. Myriapodes.

IVAÏUE. C-4P0"'(?) . Matière amère, extraite de l'iva [Achïllea moschata)^ où elle accompagne l'achilléine et la moschatine, principes également amers. Elle forme une masse jaunâtre, visqueuse, semblable à la térébenthine, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, qui sert à l'extraire de la plante; elle brûle sur le platine avec une Uamme fuligineuse. L. Hx.

IVÂTVDA (Ead minérale d'). Athemiale, sulfatée sodique et calcique forte, chloimrée magnésienne moyenne., carbonique faible. En Hongrie, dans le Banat-Greuze, à 16 kilomètres de Temeswar, Ivânda n'a qu'une seule source dont l'eau est claire, sans odeur, et dont le goût est salé, légèrement amer et

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beaucoup moins désagréable que celui de la plupart des autres sources sulfatées. Ragsky en a fait l'analyse en 1851. Il a trouvé dans 1000 grammes d'eau les principes suivants :

Sulfate de boude 13,1257

— chaux 3,0058

— potasse 0,0135

Chlorure de magnésium l,6i5o

Carbonate de ch-.vux 0,2>i03

— magnésie 0,0iT6

Azotate de magnésie • 0,3620

Phosphate de fer 0,0104

Matières organiques 0,0110

Silice 0,0190

Total ees matières fixes 18,5029

Gaz acide carbonique libre lo8i cent, cubes.

L'eau d'Ivânda contient en proportion notable, du sulfate de soude et du chlorure de magnésium : aussi a-t-elle une propriété laxative marquée, bien que moins énergique, que la plupart de ses congénères. Elle diffère de toutes les eaux sulfatées fortes par l'absence de sulfate de magnésie, ce qui lui donne \me place à part. Les médecins de Vienne et de Pesth s'en servent fréquemment dans toutes les maladies des enfants qui nécessitent une action répulsive sur l'intestin. L'eau sulfatée sodique d'Ivânda est très-utilement prescrite à ceux qui ont ou qui ont eu des fièvres intermittentes. Tous ceux qui en ont parlé sont unanimes à lui reconnaître cette vertu. Elle est exclusivement employée en boisson, à la dose de 1 à 4 verres, pris le matin à jeun, à un quart d'heure d'intervalle. Cette quantité convient aux adultes. Les enfants, qui la boivent sans répugnance, doivent en prendre une dose moins considérable, suivant leur âge et suivant leur force.

On exporte chaque année plus de 100 000 bouteilles de l'eau d'Ivânda. Il est fâcheux qu'elle ne soit pas plus connue à Paris, car elle serait souvent préférée aux eaux amères laxatives de Hongrie et de beaucoup d'autres parties de l'Europe. A. R.

IVAOL. C^^H^^O*. Partie de l'essence d'iva distillant de 180 à 190 degrés; c'est une huile jaunâtre douée d'une odeur agréable et d'une saveur chaude et amère.

L'essence d'iva elle-même constitue un liquide vert-bleuàtre, d'une odeur et d'une saveur de menthe, de densité 0,9546 à 15 degrés, distillant entre 180 et 210 degrés, laissant un résidu résineux soluble dans l'éther. L. Hn.

IVETTE. Nom vulgaire de VAjuga chamœpity s Scbr eh. [Teucrium chamsepitys L.), petite plante de la famille des Labiées, commune dans les moissons maigres des terrains calcaires. C'est une herbe annuelle, velue-glanduleuse, à odeur peu agréable, dont la tige, divisée dès la base en un grand nombre de rameaux ordinairement simples, ascendants et disposés en touffe, porte des feuilles tripartites, à divisions linéaires. Ses petites fleurs, de couleur jaune, sont solitaires à l'aisselle des feuilles, qui les dépasse longuement. Toute la plante figurait jadis dans les officines sous la dénomination à'Herba champœpityos s. Ivœ arthriticx. Elle était préconisée comme diaphorétique et diurétique contre la goutte et le rhumatisme.

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