JUJUBIER. 7H
de branches mulliples qui sont, d'après Walther aiièsc de Paris, 1884-1885) : 1° la veine mastoïdienne; 2" la veine condylienne postérieure; 5" une ou deux veines occipitales profondes; 4« des branches plexiformes, qui entourent le trou occipital ; 5° des branches émanant des veines intra-rachidiennes, lesquelles forment à ce niveau, à l'angle externe du canal rachidien, un volumineux paquet ou plexus, connu sous le nom de confluent occipito-vertébral.
Ainsi constituée, la jugulaire postérieure descend dans les gouttières vertébrales jusqu'à la partie inférieure de la nuque. S'infléchissant alors en bas et en avant, elle s'engage entre la première côte et l'apophyse transverse de la septième cervicale et vient s'ouvrir, à la partie postérieure du tronc veineux brachio-céphalique correspondant, un peu en dehors de l'artère vertébrale. Elle recueille dans son tr.ijet la plus grande partie des veines de la nuque; les autres aboutissent aux jugulaires externes, aux veines occipitales, aux cervicales profondes et aux vertébrales.
Une anastomose transversale constante réunit l'une à l'autre les deux veines jugulaires postérieures au niveau de l'apophyse épineuse de l'axis. Les jugulaires postérieures s'anostomosent, du reste, dans toute la hauteurde leur trajet, avec la vertébrale et les plexus intra-rachidieus. L. Testut.
JUJL'BIER {Zizijphus T.). Genre de Rhamnacées-Rhamnées, dont les fleurs ont un réceptacle peu profond et doublé d'un disque déprimé, pentagonal. Leur périanllie pentamère est analogue à celui des Nerpruns, avec ou, plus rarement, sans corolle. L'androcée est formé de cinq étamines superposées aux pétales, à anthère introrsc ou subextrorse. L'ovaire est à 2-4 loges, surmonté d'un style partagé, souvent dès sa base, en 2-4 branches stigmatifères. 11 y a dans chaque loge ovarienne un ovule subdressé, à micropyle inférieur. Le fruit est une drupe, accompagnée ou non d'une cupule réceptaculaire. Les Jujubiers sont des arbres ou des arbustes, qui habitent les régions chaudes de toutes les parties du globe. Ils sont dressés, couchés ou sarmenteux, souvent pourvus d'aiguillons en croc. Leurs feuilles sont alternes, entières ou crénelées, souvent coriaces, parfois membraneuses, glabres ou revêtues d'un duvet variable, ordinairement 7)-5 nerves à la Jjase. Elles sont accompagnées de deux stipules qui se modifient en épines droites ou crochues. Quelquefois l'une d'entre elles ou les deux sont caduques. Les fleurs, petites, souvent jaunâtres, sont disposées en cymes axillaires, courtes, parfois ombelliformes.
Les Jujubes employés chez nous en médecine sont les fruits drupacés du Zizyphus vidgaris Lamk. Ils sont, à leur maturité, d'une couleur rouge sombre, ovoïdes, de la forme et de la grosseur à peu près d'une olive, ou un peu plus gros. Leur base porte un reste de la portion réceptaculaire de la fleur, c'est-àdire une très-petite cupule, entourée d'une étroite cicatrice. Elle devient souvent, sur le fruit mûr, concave intérieurement, contrairement à ce qu'elle était à un âge antérieur, et son centre porte encore souvent un petit reste de pédicelle. Le sommet du fruit est surmonté d'un petit apicule rigide, reste de la base du style. Dans tout le reste de la surface, l'enveloppe extérieure du fruit est glabre, lisse. L'épaisseur et la consistance de cette enveloppe (épicarpe) est assez considérable, parcheminée; elle est assez fragile. Le mésocarpe est aussi coloré; c'est lui qui constitue la seule portion active des Jujubes. Le noyau est extrêmement épais et résistant. Il a la forme générale du fruit, avec un sommet apiculé très-atténué et très-dur. Sou tissu est ligneux, fort résistant, légèrement
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rugueux en dehors. Il est généralement creusé de deux loges, mais le plus sou vent l'une d'elles est aplatie, vide; ses parois sont presque au contact l'une de l'autre. L'autre loge renferme une graine bien développée, ou quelquefois encore le noyau contient deux semences, séparées l'une de l'autre par une cloison ligneuse complète ou incomplète. La graine est allongée, glabre. Les téguments recouvrent un albumen Jdanc, charnu, huileux, peu considérable en général, et un embryon verdàtre à cotylédons oblongs, charnus, et à courte radicule infère. La pulpe du fruit est sucrée et mucilagineuse. On croit cette espèce syrienne, mais elle est aujourd'hui cultivée pour l'usage médical dans une par lie de l'Europe méditerranéenne. C'est le Rhamnus Zizijphus L. Les pâtes et sirops béchiques dits de Jujubes ne renferment pas, dans un grand nombre de cas, la moindre trace de la pulpe de ce fruit.
Sur les côtes d'Afrique, en Tunisie et dans l'île de Jerbi, habitée jadis par des peuples dits Loto])hages, il y a un Jujubier que Desfontaines a nommé Z. Lotos et dont les fruits étaient très-estimés comme comestibles dans l'antiquité. Ils sont presque sphériques, de la grosseur d'une Prunelle, rougeàlre. Leur chair est pulpeuse, d'une saveur agréable; c'est elle qui, d'après Homère, faillit faire perdre aux compagnons d'Ulysse le souvenir de leur patrie. Ils contiennent un noyau dur, globuleux et biloculaire.
Le Z. Jiijuba Lamk est une espèce indo-chinoise, assez souvent cullivée dans nos jardins botaniques ; son écorce est astringente, et ses fruits oliviforraes sont comestibles, mais ils ne sont pas chez nous employés en médecine. L'écorce de cette espèce est réputée astringente. Le Z. chinensis Lamk a des fruits comestibles et qu'on substitue, dit-on, aux véritables Jujubes. Le Z. Spina-Christi \V., espèce d'Kgypte et de Palestine, a un fruit astringent, vanté par les Arabes comme fél>rifuge et tonique. Les Z. Napeca W., Barclei DC, Zoazeiro Mart. {Juà, Joazeiro des Brésiliens), soporifera Schult., Sowria Schult., orthacantha DC, exserta DC. (Z. trinervis Poir.], Xylopyrus W. et mauriliana Lamk, sont aussi, dans leur pays natal, des médicaments astringents, stomachiques, dépuratifs, antisyphilitiques, etc. H. Bn.
RiBLioonAPiiiE. — T., Inst., 627, t. 40j. — G^rtn., Fruct., I, 202, t. 43. — Ad. Rn., Thés- Bhanin., 47, t. 1. — Spacm. Suit, à Biiff., II, 441. — A. Gbay, Gen. illusfr., t. 165. — Payer, Organogr., 496, t. 17. — Guit., Drog. sinipL, éd. 7, III, 539. — IIosexth , Syn. pi. diap/wr., 709: — H. B.v, Hist. des pi. , VI, 57, 72, 82, ûg. 50-55; Tr. Bot. méd. phanér., 978. 11. Bx.
JL'LEP, Voy. Potion.
JULIA. DE FOXTEXELLE. Voy. FoNTENELLE.
JLXIDES. Voy' DiPLOPODES.
JULIEX (SAIXT-) OU PERRUCHES (Eau MINÉRALE de). AthermaU, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique faible. Dans le département du Cantal, arrondissement d'Aurillac, dans la vallée de Zordane, dans la commune de Saint-Julien, et près du hameau de Perruches, émerge une source dont l'eau est incolore, inodore et d'un goût légèrement ferrugineux. Elle est alcaline, et ramène par conséquent au bleu le papier rougi de tournesol; elle fait effervescence avec les acides, elle colore aussi en vert foncé, puis en noir, la décoc-
jyMENTÉS. 715
tion de noix de Galles. 1000 grammes de celte eau laissent un résidu de 2 grammes environ ; composé de bicarbonate de chaux, de soude, de fer et de chlorure de sodium. L'eau de Saint-Julien ou de Perruches est exclusivement employée en boisson par les habitants du voisinage, qui l'utilisent dans la chlorose, l'anémie, la dyspepsie et les maladies atoniques du tube digestif et des organes urinaires. A. \\.
JLx^iEAUX (de la jambe). Voy. Triceps sural.
JUMEAUX (du bassi.\). Les jumeaux du bassin, encore appelés jumeaux pelviens, jumeaux de la cuisse, ischiotrochantériens, gemini, gemelli, sont deux petits muscles légèrement aplatis d'avant en arrière, se portant transversalement du pourtour de la petite échancrure sciatique à la face interne du grand trochanfer.
On les distingue en jumeau supérieur et jum.eau inférieur.
Insertions. Le jumeau supérieur prend plus spécialement son origine sur la face externe et le bord inférieur de l'épine sci;ilique; le jumeau inférieur s'insère un peu au-dessous, sur la tubérosité de l'ischion. — L'un et l'autre, se portant horizontalement en dehors, s'adossent par leurs bords eorrespoudanls et forment ainsi une gouttière ouverte en arrière, au fond de laquelle glisse le tendon de l'obturateur interne; finalement, ils se fusionnent avec ce dernier tendon et gagnent avec lui la cavité digitale du grand trochanter.
Ces relations des deux jumeaux avec l'obturateur interne sont assez intimes et assez constantes pour que nous considérions ces petits muscles, à l'exemple de plusieurs anatomistes, Meckel et Theile entre autres, comme de simples faisceaux extra-pelviens de l'obturateur interne.
Rapports. Entre le bassin et le fémur, leurs deux points d'insertion extrêmes, les deux jumeaux reposent sur la capsule de la hanche. Us sont recouverts, en arrière, par le grand fessier, dont ils sont séparés par le grand nerf sciatique, le petit nerf sciatique et les vaisseaux ischiatiques.
Action. Considérés au point de vue de leur action, les deux jumeaux sont congénères de l'obturateur interne : ils sont rotateurs de la cuisse en dehors.
Anomalies. Le jumeau supérieur peut manquer; le jumeau inférieur peut, dans ce cas, présenter ses dimensions ordinaires ou augmenter de volume, bénéficiant ainsi pour ainsi dire de la disparition de sou congénère. L'absence des jumeaux inférieurs est plus rare : elle a été nettement constatée cependant par de nombreux anatomistes. notamment par Otto, Gautzer, Meckel, Macalister.
On a signalé des cas de dédoublement soit du jumeau supérieur, soit du jumeau inférieur. De pareils faits sont sans importance : ils s'expliquent naturellement par l'exagération d'un des interstices cellulo-fibreux dans des corps musculaires à faisceaux parallèles.
Nous signalerons enfin, comme variétés des jumiiaux : 1" l'union possible du jumeau supérieur, soit avec le pyramidal, soit avec le petit fessier ; 2° l'union du jumeau inférieur avec le carré crural, qui lui est sous-jacent et présente, à peu de chose près, la même direction. L. Testut.
JUME;vtés. L'ordre des Jumentés, tels que l'admettait M. P. Gervais [Hist. nat. des Mammifères, 1855, t. II, p. 156), comprenait les Chevaux, les Tapirs, les Rhinocéros et les Damans {voy. ces mots), mais les Damans méritent
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certainement d'occuper une place à part dans les classifications sous le nom d'IIyraciens, et l'ordre des Jumentcs, ainsi légèrement réduit, doit plutôt porter le nom d'Hippiens ou celui de Périssodactijles qui lui a été imposé par Owen.
Les Ilippiens ou Périssodactyles sont des Mammifères de grande taille, pourvus de quatre membres terminés par des sabots et disposés uniquement pour la locomotion ordinaire. Leurs doigts sont généralement en nombre impair et souvent au nombre de trois seulement, les doigts latéraux pouvant même, comme cela a lieu chez les Chevaux actuels {voy. le mot Cheval), se réduire à de simples stylets. Leurs membres postérieurs ont le fémur pourvu d'un troisième trochanter ; les métatarsiens de leurs troisième et quatrième doigts ne se soudent pas en un os unique et leur astragale présente une tout autre forme que chez les Ruminants. Leurs dents sont de trois sortes, mais les incisives sont souvent assez difficiles à distinguer des canines, au moins à la mâchoire inférieure; les canines manquent d'ailleurs quelquefois, mais, lorsqu'elles existent, elles sont toujours séparées par une barre plus ou moins longue des molaires, dont la surface présente sur sa couronne des replis plus ou moins multipliés, que l'usure de l'émail met en relief et qui fournissent des caractères pour la dislinclion des genres et des espèces. L'estomac des Ilippiens est simple et n'est pas conformé pour la rumination, et leur intestin est très-allongé et muni d'un CEecum très-développé. Le cerveau offre des circonvolutions nombreuses, au moins dans le genre Cheval ; les mamelles ne sont jamais pectorales et le placenta est polycolylédonaire.
Tous ces animaux sont herbivores, mais les uns, comme les Chevaux, vivent en troupes dans les steppes ou dans les pâturages des montagnes, tandis que les autres, comme les Rhinocéros et les Tapirs, se montrent d'humeur moins variable et ce tiennent dans les forêts humides ou au milieu des jungles. Leur aire d'habitat s'étend actuellement sur l'Asie continentale et insulaire, sur les régions chaudes du continent américain et sur une grande partie de l'Afrique. L'Europe ne possède maintenant aucun représentant de cet ordre, mais il n'en était pas de même aux époques antérieures à la nôtre, comme le prouvent les restes d'un certain nombre d'Hippiens que l'on a découverts sur divers points de notre sol et qui appartiennent soit à des genres éteints [Pal^otherium, Lophiodon, Hipparion, etc.), soit à des genres de la faune actuelle {Equiis, Rhinocéros, etc.). E. OUSTALET.
JU.\IPERUS. Voy. Genévrier.
JL'RIK.4LI. Voy. EuRlBALI.
JL'RIKE (Louis). Médecin-naturaliste suisse, né à Genève en 1751. Après avoir étudié dans sa ville natale, il est venu perfectionner ses études médicales à Paris et, de retour dans son pays, s'est occupé surtout d'histoire naturelle. On lui doit un Mémoire sur V allaitement artificiel. Genève, 1807, in-4°. La Société de médecine de Paris, ayant rais au concours Vangine de poitrine, couronna un travail de ce médecin sur le sujet (1813); ce travail est resté longtemps classique. Jurine est mort à Genève en 1819. A. D.
JURIPEBA. Nom au Brésil du Solanum panicidatum L. {voy. Morelle).