L. Hn
KÉRATITE. KÉRATOCÈLE. KÉRATOSCOPIE. KÉRATOTOIVIIE.
Voy. CoRKÉE ou Catauacte.
KÉRATO-GI.OSSE (Muscle). Voij. Langue.
KÉRATOXl'Xis. Voy. Cataracte.
KERAL'DREX (Pierre-François). Médecin français, né à Brest le 15 mai 1769. A commencé ses études médicales à Brest, puis les a terminées à Paris, où il fut reçu docteur en 1805. Il fit partie du corps de santé de la marine, corps dans lequel il parcourut d'une manière brillante tous les degrés de la hiérarchie, jusqu'au grade d'inspecteur général. En mission en Belgique et en Hollande en 1812, il fut chargé de l'organisation de l'hôpital de Saint-Bernard et de l'installation de l'enseignement médical à l'hôpital maritime d'Enckhuisen, et il déploya dans ces divers postes de grandes qualités de praticien et d'adminisliatfur. Il a publié des Réflexions sur le scorbut (Paris, 1804), l'une des meilleures monographies que nous possédions sur le sujet; des Considérations sur la syphilis dégénérée (1811), un volume Sur les causes des maladies des marins {ISil), un bon travail Sur la fièvre jaune (1825). Keraudren est mort à Passy-Paris le 16 août 1857. A. D.
KÉRAL'I%IOSCOPIE. Voy. DlviNATION.
KERCKRIXG (Theodorus). Né à Hambourg en 1G40, étudia à Leyde, puis i=Aerça à Amsterdam qu'il quitta vers 1675, et après avoir fait un voyage en Italie se fixa à Hambourg où il mourut en 1695. H a bien décrit, sinon découvert, les valvules conni ventes de l'intestin, les vasa vasorum (des chevaux), les valvules des veines et l'ostéogenèse chez l'embryon humain. H publia Spicilegiiim anatomicum, etc. (Amsterdam, 1670, 1675) ei Anthropogeniae ichnographia, etc. (Amsterdam, 1671; Paris. 1672). Ses Opéra omnia parurent à Leyde en 1717 et 1729 (2« et o« éditions). L. Ih.
€xe
746 KÉTINES.
KEBmÈS (Chimie). Voy. Antimoine.
KERMÈS (Zoologie). (En arabe, Kermès désigne la Cochenille, mais le terme Kermès n'est pas arabe, il vient du sanscrit Karmi, qui signifie un ver). La petite coque arrondie et rougeàtie constituée par la femelle du Kermès vermillio G. Planchon, et qui se trouve sur les tiges ou les branches du Quercus coccifera, constitue le Kermès des j)liarmacopces. On dit souvent Kermès animal, par opposition au Kermès minéral, qui est un produit antimonial, un sulfure d'antimoine hydraté. Il a été question du Kermès animal à l'article CocheiMlle {voxj. t. XVIII, p. 189 et 190) ; j'y renvoie la lecteur. A. Laboulbène.
KERIM (ViNCENz, Ritter von). Né à Graz le 20 janvier 1760, fut d'abord (1797) professeur de chirurgie et d'accouchement à Laibach, puis (180.5) professeur de chirurgie et de clinique à Vienne, et mourut à Vienne le 16 avril 1829. Il a publié des ouvrages importants sur les amputations (1814, 1826), sur les calculs urinaires et la cystotomie (1826, 4828), etc. L. Hn.
KERIMER (Andreas-Justinus). Né le 18 septembre 1786 à Ludvs'igsbourg, en Souabe, fut reçu docteur en médecine à Tubingue, en 1808. Il s'établit d'abord à Wildbad comme médecin des eaux qu'il quitta pour diverses localités et enfin pour Weinsberg, où il fut nonmié médecin supérieur. Il cultivait la poésie en même temps qu'il pratiquait la médecine, mais la part active qu'il prit à la défense du mesmérisme l'ont rendu célèbre. Ou ne peut écrire l'histoire de cette doctrine sans consulter les ouvrages de Kerner, qui en leur temps eurent un grand retentissement. Nous citerons entre autres sa voyante de Prevorst, die Seherin von Prevorst (Stuttgart, 1829), histoire d'une cataleptique dans laquelle on trouve bon nombre d'incidents étudiés aujourd'hui sous le nom d'hypnotisme, de suggestions, etc. ; Geschichte zireier Somnambulen (Carlsruhe, 1824); Nochricht von dem Vorkommen des Besessenseins (Stuttgard, 1856); Fr.-A. Mesmer, der Entdecker des thierischen Magnetismus (1856). Kerner est mort le 21 février 1862. A. D.
KÉROSÉIME. Voij. Pétrole.
KÉTIXES. Nom donné à une série de bases homologues de formule générale C''H-"'^Az^ qui prennent naissance par la réduction de la nitrosoacétone et de ses homologues au moyen de sodium ou d'étain et d'acide chlorhydrique, La kétine proprement dite, C^lPAzS n'a pas été obtenue parfaitement pure; c'est un liquide huileux, bouillant vers 170-180 degrés.
La dimeïhijlkétùie, C4l'*Az-, obtenue par réduction de la nitrosométhylacétone est en cristaux incolores, fusibles à 87 degrés, solubles dans l'éther.
La diéthylkétine, G^H'^Az-, qui se forme par réduction de la nitroséthylacétone, est un liquide huileux, incolore et réfringent, bouillant à 215-217 degrés; elle s'unit au brome et forme un composé, G"'IP^\z^Br' , cristallisé, mais instable.
La dipropylkétone , C^'H'^Az-, s'obtient par réduction de la nitrosopropylacétone et constitue un liquide huileux, bouillant de 255-240 degrés, qui brunit à l'air; on connaît un composé, C'Ml-"Az-Br% jaune cristallisé, trèsinstable.