III. i.ACT,ïiuEs dont le i-AiT est d'abord vivement coto»É
46. L DELiciosus, Linn. Chapeau chrnu. déprimé au centre ; marge nue, enroulée, ensuite étendue; devient inlundibulée (D. 6 à 12 c). Surface glabre, un peu visqueuse. Stipe, rempli, puis creux, enfin fragile (h. 2, 5 à 5 c, et D. 2), égal, atténué à la base. Lames subdécurrenLcs, nombreuses, étroites, souvint rameuses, couieur. Chapeau orange vif, dont les tons forment, des zones, nuance pâlissant et tournant souvent enhn au verdâtre. Stipe encolore et souvent gouftelé, maculé. Lames concolores, mais pâlissant et étant meurtries après s'être colorées de l'orange \if du lait, deviennent vcrdâtres. La chair, bientôt molle, est d'un orangé pâle, devient par la suite verdâtre quand elle a été meurtrie; le lait est orangé rouge très-vif, assez abondant, aromatique. Lts spores sont blanches, globuleusi'S. ce. Sous les pins.
En France on ne le trouve pas aussi délicieux que son nom l'indique; mais il est tout à fait comestible.
IV. I.ACXAIKES dont le stipe est exce.-<xisi©ue ou latéral, et poussiint sur des troncs.
L. oBLiQuus, Fr. Chapeau charnu, mais mince, plan déprimé, oblique, semi-infundibulé^ drapé, tomenteux, stipe bientôt creux, excentrique, courbé et atténué en bas (h. 5 et d. 1 c). Lames nombreuses, minces, décurrentes. coui«..r. En général blanchâtre ou janâtre. Ciiapeau se revêtant de zones grisâtres. Le lait est blanc, la chair molle et blanchâtre. Odeur pénétrante et un peu aromatique. R. R Sur le pied des hêtres.
L. LATEraiES, Desmas Chapeau compacte, presque diniidié, à stipe latéral, inégal; tous deux glabres. Les lames sont minces et nombreuses, couieur. En général, Wr/Hc rosé,- le lait blanc; la saveur un peu acre. Sur le tronc des arbres.
Propriéks alimentaires et toxiques des Lactaires. Ce groupe des AtiARiciNÉES ne renlerme que des champignons qui, par leur volume et leur tissu charnu, in-
• vitent à en faire usage comme aliment, et le lait doux ou aromatique qui pénètre la chair de quelques-ims (L. yeliitius;L. volemus; L. scbdulcis ; L. deliciosus, etc.) y sollicitent également. Aussi, ces dernières espèces enlrent-elles dans
' la consommation ordinaire. Jiais il en est d'autres chez lesquelles l'àcreté e\lrème de ce lait avertit combien le contact serait irritant et lunesle pour nos muqueuses. Cependant, l'expérience a montré que souvent la cuisson à l'eau ou siu- le gril détruit
: caticrement cette àcreté ; de sorte que les espèces les plus vénéneuses, tels que
/ L. coMnov[!:r>s(;;-., L. .\EC.vro:i, L. pipei'.atus et sans doute L. VEtXEUEUs:, peuvent alois être mjiig(>e? impunénit.it. Cette propr.été de perdre par la cuisbou leur
■àcielé et eu même temps leur qualité toxique, est-elle gciicralc à tous les Lac- '>.aires? La simple disseccation au soleil ou au four suffirait-elle? Cela est possible, présumable mèm^ ; mais il y aurait iuduclion précipitée et fort imprudeute i admettre qu'il en est ainsi et à se conduire en conséquence. Cette possibilité doit seulement engager à poursuivre des expériences dans ce sens, la phiparî, de celles qui sont rapportées par les auteurs étant sans utilité ici, puisqu'ils ne disent pas s'ils ont expérimenté avec ou sans cuisson préidable. D'ailleurs, l'hypotlièse de l'efficacité neutralisante de la cuisson repose sur deux autres points également liypothétiques : que les Lactahîes acres doivent toujours leur qualité toxique au principe acre de leur lait; et de rnufre, que ce principe acre est assez identique cliez tous pour disparaître par la cuisson comme il disparaît dans les l'aciiiesdesARUMS dont ou tire rarro\v-root,ctdes Jatropha dont on tire les tapioka. Que sont, d'ailleurs, cliimiqueuient et pbvsiologiquemoiit, ces principes acres? c'est encore un point tout à fait vierge de recherches.
Le lecteur remarquera aussi que nous n'avons indiqué les qualités alimentaires ou toxiques que pour un petit nombre d'espèces. Toutes les autres sont sans indications, parce qu'on ne sait rien sur elles ! Encore des sujets d'études.
Traitements. Il résulte de l'état peu avancé de toutes ces notions que c'est uniquement guidé par l'expérience, que le médecin doit se conduire ici. Cependant, comme il est constant que c'est surtout, et peut-être seulement, par leur principe acre que les Lactaires empoisonnent, les indications qui en ré>nltent sont un peu différentes que celles que nous avons énoncées dans l'empoisonnement par les Amanites. {Voy. ce mot.) Ici, c'est surtout un poison acre, irritant, auquel on a affaire. On débarrassera d'abord et promptement les organes digestifs de ce poison, en sollicitant des vomissements, de préférence par des moyens mécaniques ou par l'ingestion d'un peu d'huile tiède. On poursuivra, s'i/ y a lieu, le toxifère dans l'intestin par des potions, par des lavements purgal ifs huileux, associés au séné. Une fois cette première indication |romptement remplie, on se souviendra que l'on n'a plus très-vraisemblablement à guérir qu'une pldegmasie très-violente des voies digestives, et, tout en suivant aussi les indications symptomatiques, on s'appliquera à traiter cette gastro-entérite par les moyens orduuures On ne craindra pas d'employer les opiacés un peu largement, mais on les adniinistreia de prélérencLi étendus, pour (|ue leur contact n'ait rien d'irritant. Comme i'absdipLiou est fort douteuse sur ces muqueuses turgides, on pourra essayer des injections sous-cutanées ; car engourdir un peu le système nerveux sensitii', diminuer les soulïrances et, par suite, les contractions incessantes des tuniques musculaires de l'estomac et des inte-tins, sera d'un grand profit, tandis que des boissons amidonnées (eau de riz, d orge, etc.) ou un peu mueihigiiieuses et doucement astringentes, la décoction de coing, par e\emple, avec des bains, des cataplasmes et, chez les nidividus vigoureux, des émissions sanguines, calmeront l'état local. D'ailleurs, l'empoisonnement par les Lactaiiies est beaucoup plus rare et moins redoutaltle que celui par les Amamtes ; leur action toxique est promptement ressentie et amène spontanément des vomissements peu de temps après leur ingestion, de sorte qu'ils peuvent être tous rejetés avant d'être passés dans l'intestin; nous avons vu qu'il nen est pas de même pour les Amamtes; aussi, tandis que dans les empoisonnements par les Amamtes la terminaison est souvent funeste, par les I.actair!;s elle €st le plus souvent heureuse. Bepjillo.n.
•BjBLlOGllAPHIE. VOIJ. Cha.MPIGNOXS.
«6 LACTATIOi^.
liACTATES. Chimie et Piiarniaeologie. L'acide lactique étant uu acide bibasique, forme avec les oxydes métalliques deux séries de sels ; des sels neutres et des sels acides dont \oici la composition :
Lactates neutres C^H^MO^
Lactates acides C^H^APO"
Les sels neutres sont plus stables que les sels acides.
Les lactates métalliques sont caractérisés par leur solubilité dans l'eau et dans l'alcool; cependant, à l'exception des sels à base d'alcali, la plupart des lactates sont peu solubles dans ces véhicules froids. L'eau bouillante les dissout aisément; ce qui les distingue surtout, c'est leur insolubilité absolue dans l'éther.
L'acide lactique, retiré de la chair musculaire (acide paralactique) , en se combinant avec certaines bases, forme des sels qui présentent quelques différences avec les lactates ordinaires. Ces différences semblent indiquer l'existence de deux modifications isomères de l'acide lactique. Cette isomérie, cependant, ne peut être constatée dans les deux acides à l'état de liberté ; mais certains paralactates diffèrent des lactates ordinaires par la quantité d'eau de cristalhsation. Ainsi, par exemple, le pai^ilactate de chaux contient toujours 8 équivalents d'eau de cristaUisation, tandis que le lactatc en contient 10. Le paralaclate de zinc en contient 2, et le lactatc de la même base en contient 6 éq., etc.
Le lactate de zinc possède une grande tendance à cristaUiser ; pour cette raison, lorsqu'on veut rechercher l'acide lactique dans une liqueur, on commence par le con\trlir en lactate de zinc, qui se sépare alors fecilement, sous forme de cristaux, de la solution.
Préparation. On prépare les lactates, l^en saturant l'acide lactique par un. oxyde métalhque ; 2" par la décomposition d'un carbonate par l'acide lactique : presque tous les lactates sont préparés de cette manière ; 3" par la double décomposition du lactate de baryte ou de chaux par un sulfate métallique soluble ; leslactates ferreux, cuivrique, etc., soiit préparés de cette manière.
Tous les lactates étant solubles, et de plus l'acide lactique faisant partie de l'économie animale, puisqu'on le retrouve dans le suc gastrique, dans les muscles, etc., on a pensé que les oxydes métalliques seraient plus facilement assimilés, s'ils étaient combinés à l'acide lactique ; c'est probablement par cette raison qu'on emploie si fréquemment le lactate ferreux, le lactate de zinc, le lactate de chaux et plusieurs autres lactates. {Voy. Cmaux, Fer, etc.) Voyez aussi, au point de vue thérapeutique. Lactique (Acide).
C'est par la même raison que, tout récemment, on a fait dissoudre du phosphate tribasique de chaux dans de l'acide lactique; on obtient ainsi un lacto-phosi hâte de chaux soluble, dont les effets thérapeutiques sont incontestables. Lutz.
LAC'TATlorv. Suivant l'acception conminne, le mot lactation est un synonyme peu usité d'allaitement. 11 sert également à désigner la fonction qui consiste à sécréter et à excréter le lait. Les anatomistes, les physiologistes disent aujourd'hui, ce semble avec raison : les organes, les phénomènes, la fonction de la lactation. Si le mot lactare signifie proprement nourrir de lait, ce n'est peut-être pas en dénaturer le sens, mais lui donner, au contraire, toute son extension, que de supposer qu'il contient aussi la notion d'être en lait, de faire du lait.
La lactation présente un fait singulier et unique dans l'histoire des sécrétions : tandis que les produits sécrétés des au 1res glandes s'écoulent sous la seule influence