‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.53Chapitre 21 sur 74 · LA FA Y K · texte numérisé non relu

LA FA Y K

an XI. — ni. Note sur l'arachnoïde intérieure ou sur la portion de cette membrane, etc , ILid , t. V, p. 254, an XI. — lY. Propositions sur la doctrine vicdicalc d' Illppocratc relative à la mcdccinc pratique. Th. de Paris, 1804, n° 2il. — Y. Mémoire sur les vers vésiculaircs, contenant la description de plusieurs espèces nouvelles et celles des maladies et des altérations organiques, etc. In Mcm. de la Soc. de la Fac. de méd. de Paris (Ce vol. que possède la bibliothèque de la Facult- de méd n'a pas été publiée). Taris, 1805, in-i°, p 1-178 et édit. in-8». — YI Mcm. sur Vanatomic pathologique (lu à la Soc. de méd., etc.). In Journ. de Cori'isart, t. IX, p. 500, an XIII et est dans la ISibl. mcd., t. VII, p. 278, et Béponsc aux observations de M . Dupuytren {question de priorité); ibid., t. VIII, p. 190. — Yll. E.xtrait d'une note sur une dilatation de la valvule mitrale (avec Fizeau). In Bullct. de la Faculté de méd., t. I, p. 207, an XIII, et Bibl. méd., t. XI, p. 113 ; 1806. — YIII. Extrait d'un mémoire sur les mclanoses. In Bullct. de la Faculté de médecine, t. I, p. 2i; IHOli, et Jiiùt. méd., t. XII, p. 102; 1800. — IX. Extrait d'un mémoire sur le distonius hitersectus, nouveau genre de vers intestinaux. In Bullet. de la Faculté, t. I, p. 9; 1807 — X. Obs. sur un anévnjsme de l'aorte qui avait produit la compression du canal thoracique. \n Journ. de mcd. de Curvisart, t. \U; ISOG, et Bibl. méd., t. XIV, p. 236; 1809. — XI. Obs. sur les fièvres intermitt. vermineuses survenues pendant la convalescence à la suite d'autres maladies. In Journ. de Corvisart, t. XIY, p. 3; 1807. —XII. Sur une nouvelle espèce de hernie, à la suite du Traité des hernies de Scarpa, tr. par Cayol. Paris, 1812, in-S". — XIII. De l'auscultation médiate ou traité du diagnostic des maladies des poumons et du cceur établi, etc. Paris, 1819, 2 vol. in-S», 2° cdit. intitulé : Traité de l'auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur. Paris, 1826, 2 vol. in-8°; 3° édit. par Mériadec Laennec. Taris, 1851, 3 vol. in-8'; 4» édit. par Andral. Paris, 1857, 3 vol. in-8°. — XIV. Laennec avait, en outre, donné au Dictionnaire des sciences médicales les articles Anatoinie pathologique, Ascarides, Eneéphalo'ide, etc., et dans le Journal de Corvisart, un grand nombre d'extraits €t d'analyses d'ouvrages. E. Bgd.

L.ETï.*. Genre de plantes, de la famille des Bixacées, donl les fleurs herniaplnodites ont un calice à quatre ou cinq sépales niibriqués, des étamines livpogynes en nombre indéfini et un ovaire uniloculaire avec trois placentas pariélaux multiovulés. Le fruit est une baie. Ce sont des arbustes de l'Amérique tropicale, à feuilles alternes, à fleurs réunies en cymcs axillaires. Ces plantes paraissent constituer des purgatifs énergiques. Le L. apetala Jacq. sert à cet usage à Cuba. Le L resinosa Merc. est un drastique puissant. Cette dernière espèce doit son nom à ce qu'elle contient une sorte de résine. Dans le L. apetala, cette substance est balsamique ; mais lorsqu'elle a été placée quelque temps au contact de l'air, elle devient semblable à la sandaraque, et sert dans son pays aux mêmes usages.

La plante de Maurice, à écorce vomitive qu'on a appelée Lcetia theœfonnis est nn Aphloia. [Voy. ce mot). H. Bx.

Lœfling, Iter, 252. — L., Gcn., n. 651. —Jacq., Americ, 167, t. 108, 185, fig-. 60.— Sw.. FI. ind. occid., Il, 950. — H, B. K., Nov. gen. et Spec. pi. œquiu, V, 555.— DC, Prodr., 1, 230. — ÏIart. et Zucc, Nov. gen. et spec, II, 77, t. 163. — Benth. et IIook., Gen.,- 126, n. 0. — E.\BL., Gen., n. 5071. — UosiiNTH., Sijnops. plant, diaphor., 664.

ïvAFAYE (Georges), l'un des chirurgiens les plus méritants du dix-huitiè^ie siècle, natif de Paris, est mort dans cette ville le 17 aoiit 1781. Ses Principes de chirurgie, imprimés pour la première fois en 1759 (Paris, in-i2), traduits dans presque toutes les langues, et même réimprimés en 1811 par le docteur Mouton, sont écrits avec ordre, avec précision, et ont valu à l'auteur un légitime succès. Lafaye a fait plus encore. Le Cours d'opérations de Dionis, qui a vu le jour en 1707, avait vieilli; il ne répondait plus aux besoins de la science. Lafaye, pour le maintenir dans son état de réputation primitive, eut l'heureusi! ' idée, non-seulement de le rééditer, mais encore d'y ajouter de judicieuses notes, (lui en firent un livre nouveau par l'énoncé des découvertes modernes. Cette édition porte ce titre : Cours d'opérations de chirurgie, par Dionis, avec des notes, Paris, 17L6, in-8". Enfin, il a donné plusieurs mémoires importants, insérés parmi ceux de l'Académie de chirurgie. A. G.

122 LiVFOSSE (les).

LA FERRIÈRE (Eau MINÉRALE de), athermale, amétallite, carbonique, a%otée et sulfureuse faible. Dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement et à 58 kilomètres de Grenoble, émerge du schiste talqueux, à peu de distance du placier de La Valloire, la source minérale de La Perrière. Cette eau est limpide et claire, son odeur est sensiblement hépatique, sa saveur est légèrement ferrugineuse ; des bulles de gaz, d'un volume différent, la traversent et viennent s'épanouir à sa surface; sa température est de 9", 4 centigrade; sa densité n'est pas

connue.

M. Niepce a trouvé dans 1000 grammes de l'eau de la source de La Perrière les

principes suivants :

Chlorure de sodium 0,515

— calcium 0,034

— magnésium 0,003

Sulfalc de magnésie 0,149

— soude 0,058

— chaux 0,017

Carbonate de chaux 0,0^7

— magnésie 0,009

fer 0,002

Iode 0.007

Glairine indéterminé.

Matière bitumineuse traces.

Total des matières fixes 0,809

( Acide carbonique 0,06221 litre.

Gaz l — sulfhvdrique libre et combiné 0,01948 —

( Azote 0,0091)0 -

Total DES gaz 0,09069 litre.

L'eau de La Perrière est exclusivement employée en boisson par les habitants des pays voisins, qui l'ingèrent à la dose de trois à six verres par jour, afin de recouvrer leurs forces, de guérir leurs maladies d'estomac ou leurs affections cutanées. A. ROTUREAU.

LAFLIZE (Dominique), né à Nancy en 1756, étudia dans le collège médical de cette ville ; et, par son mérite, parvint à la dignité de président de ce collège, .de chirurgien en chef des hôpitaux, de professeur de pathologie et d'opérations chirurgicales. Il était membre associé de l'Académie de chirurgie de Paris, etc. Il mourut le 23 janvier 1793. On lui doit les écrits suivants :

I. Dissert, phijsiologica sistens rarain j^lacentce supra caput adhesioncm. Nancy, 1769, in-4">. — \\. De aquis nanceianis.lh'xà, 1770, iii-4''. — III. Quest. med. an in morbis acutis exanthemata critica? Ibid., 1771, in-4''. — IV. Quelleest, dans le traitement des maladies chirurgicales, l'influence des choses nommées non naturelles (mém, cour. parl'Acad. decliir. en 4775). In Prix de VAcad., t. Y, p. 127. Paris, an YI, in-4°. — Y. Sur l'emploi des aliments dans les maladies chirurgicales (mém. cour, en 1779); ibid. p. 482. — YI. Trad. de l'ouvr. de Plcnk sur la Méth. d'administrer le merc. Nancy, 1770, in-8°. — YII. Un assez grand nombre d'observations dans divers recueils. E. Bgd.

LAFOSSE (Les). Deux vétérinaiies extrêmement distingués, un médecin non moins célèbre, tels sont les trois personnages qui doivent prendre place ici. Occupons-nous d'abord du médecin :

Lafosse (Jean), né à Montpelher, le 13 novembre 1742, mort dans cette même ville le 22 février 1775, et qui, reçu docteur en 1764, fit presque sans interruption, et jusqu'à sa mort, des leçons fort suivies sur l'anatomie, la physiologie et la matière médicale, a vécu trop peu de temps pour donner tout ce qu'on attendait de ses talents et de sou instruction. Mais son nom est très-étroitement et très-ho-

LA GADINIÈRE (eau minérale de). 123

iiorablemeiit attaché à la navrante affaire de Calas, et se trouve comme soudé avec celui de Yoltaire. Lafosse a pris en main, en effet, la cause posthume, hélas! de la pauvre victime. Reprenant le rapport si mal rédigé des médecins commis par la justice, il en a fait ressortir l'insuffisance et les nombreux desiderata. C'est ce travail de Lafosse que Voltaire s'empressa de se procurer, et qu'il envoya à Liège pour y être publié sous ce titre : Du suicide considéré relativement à la médecine, avec un abrégé des rapports qiion doit faire en justice. Ce livre, arrêté par des ordres supérieurs, n'a jamais, que je sache, été imprimé; mais notre médecin eut un certain dédommagement, lorsque, conduit par une précieuse invitation, il put aller à Ferney, et serrer la main du grand homme. Quant aux vétérinaires :

Lafosse (Étienne-Guillaume) était maréchal des écuries du roi, et mourut dans un âge avancé, en 1765, laissant plusieurs ouvrages, parmi lesquels on distmgue :

I Trailé sur le véritable siège de la morve des chevaux. Paris, 1749, in-8\ — II. Observations et découvertes faites sur les clievaux, avec une nouvelle pratique de la ferrure. Paris, 1754, in-8°.

Lafosse (Philippe-Étienne), fils du précédent, mort à Villeneuve-sur- Yonne, en juia 1820, occupe un rang très-distingué dans l'art vétérinaire, connue inspecteur des remontes de la cavalerie (1791); c'était un homme actif, vigilant, probe, tenant en haute estime sa profession ; il fut l'un des premiers correspondants de l'institut. Son nom se rattache aussi à la prise de la Bastille; le 14 juillet 1789, il était un des premiers à se porter sur le dépôt d'armôs des Invalides, et à marcher contre le vieux château bâti par Charles V ; il fut commandant de section, officier municipal et membre du comité militaire où il travailla à l'organisation de la garde nationale.

Voici la hste des ouvrages qu'il a publiés:

I. dissertation sur la morve des chevaux. Paris, 1761, in-12. — II. Le guide du maréchal, avec un traité sur les ferrures. Paris, 1766, in-i», etc., etc. — III. Cours d'Iiippiatrique, ou traité complet de la médecine des chevaux. Paris, 1774, in-fol. — IV. Dictionnaire raisonné dhippiatrique , cavalerie, manège, maréchalerie. Paris, 1775 et 1776, 2 vol. in-8°. . A. C.

LA. CtADlXlÉRE (Ead MINÉRALE de), othermalc, sulfatée calcique et magnésienne moyenne, ferrugineuse faible, carbonique moyenne . Dans le département du Gers, à 2 kilomètres de Saint-Rambert-en-Bugey, émerge la source de La Gadinière. Son eau est incolore et inodore, sa saveur est légèrement ferrugineuse ; des bulles assez grosses et assez rapprochées la traversent et viennent crever avec un certain bruit à sa surface. Sa température est de 11", 9 centigrade; sa densité n'est pas connue. M. Sauvaguau a trouvé dans 1,000 grammes de l'eau de la source de La Gadinière, les principes suivants :

Sulfate de chaux 0,8S45

— magnésie 0,"ù53

Carbonate de chaux 0,'iti83

— magnésie 0,O'282

— oxyde de fer 0,0140

Chlorure de sodium 0,0300

— magnésium 0,01bO

Alumine 0,0j60

Total des matières fixes 2,0015

Gaz acide carbonique 0,021 litre = 0,4500 gramme.

124 LAGINEAU.

L'eau de La Gadinière est employée en boisson par quelques personnes de la contrée. Elle réussit surtout dans l'anémie et la chlorose ; sa vertu laxative et reconstituante est précieuse dans le traitement de ces deux états pathologiques, presque toujours accompagnés d'une constipation opiniâtre. A. Rotureau.

LAGEXACA. L'un des noms donnés par Pline au Borrago officinalis L., d'après Mérat et Dclens (Dict., IV, 19). {Yoy. Dourrache ) H. Bn.

S.AGE:^'.^BêlA. Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées, qui renferme plusieurs espèces de Courges ou Gourdes, Coiigmirdes, autrefois recherchées pour la production d'une des quatre Semences froides. [Voy. Courge.)

H. Bn.

LAGINEAU (Louis-Vivant). Un des syphiliographes les plus distingués de notre temps. Il naquit à Chàlons-sur-Saône le 8 novembre 1781, et vint à Paris en 1798 pour étudier la médecine. De rapides progrès, de brillants concours lui ouvrirent les portes de l'école pratique, puis des hôpitaux, en qualité d'interne. C'est à ce titre qu'il entra dans le service du célèbre Cullerier (l'ancien) et qu'il se livra à une étude approfondie des maladies vénériennes, dont le traitement fut choisi par lui comme sujet de sa dissertation inaugurale. Il fit voir que le traitement ne doit pas être absolu et toujours identique, qu'une foule de circonstances d'âge, de sexe, de constitution, de complications, etc., doivent le modifier. Au sortir des hôpitaux, Lagncau entra dans la médecine militaire, d'abord avec le grade de :;ous-aide, puis d'aide-major, et enfin de chirurgien-major dans la garde impériale. Lagneau a suivi toutes les grandes guerres de l'Empire; en onze années il compta vingt-deux canqiagnes et une blessure. Au combat de lu Fère-Champenoise, il eut un cheval tué sous lui au milieu du carré d'un régiment de creiiadiers. Rentré en France après la malheureuse journée de Waterloo, il quitta le service militaire et se livra à la pratique civile. Sa thèse avait été très-remarquée et réimprimée plusieurs fois, ses campagnes l'ayant empêché d'y faire les additions nécessaires ; rendu au repos il l'augmenta successivement de manière à la transformer en un traité des maladies vénériennes, et, fidèle aux anciennes doctrines, il soutient l'unité du virus syphilitique. Pendant près de vingt ans, cet ouvrage demeura classique et valut à son auteur une position brillante comme spéciahste que, chose malheureusement trop rare, il sut maintenir pure et. honorable pendant un demi-siècle. Lagneau avait déjà depuis quelque temps quitté la pratique quand il s'éteignit doucement dans sa quatre-vingt-septième année, en janvier 1868. Chevalier de la Légion d'honneur en 1808, il avait été promu au grade d'officier en 1826 ; membre adjoint de l'Académie de niédechie en 1825, il devint ensuite titulaire; enfin il avait rempli pendant longtemps les fonctions de chirurgien-major d'une légion de la garde nationale de Paris.

On a de lui:

l. Dissertation sur le traitement de la maladie vénérienne. Ih. àeV&Yis,, un W, n° '27}, in-S". Réimprimé sous ce même titre en 1801 et en 1?09. — II. 4° édit. très-augmeiitée, sous ce titre : Exposé des sijmplônics de la maladie vcncricnnc. Paris, 1812; 5° édit.. 1818; et 6= édit., ibid., 1826, 2 vol., in-S°. — III. Lagneau a publié, dans le Dict., en 2i vol. et dans la 2= édit., en 50 vol., les articles relatifs à la syphilis et à la chirurgie militaire; et, ù r.\cademie, un certain nombre de rapports sur des sujets aftéi'ents à ses études spéciales. E. Bgd.

a^AGOECEA L. Ombellifère herbacée, qui forme à elle seule ce genre, et que Linné a nommé L. cunlinoides. Un seul mot suffit à caractériser cette sin-

LAGOPÈDE. liJo

guïière plante : seule, dans la famille à laquelle elle appartient, elle a un ovaire uniloculaire et un seul acliaine pour fruit. C'est une petite iierbe annuelle qui croît sur les bords de la Méditerranée. Elle s'emploie, d'après Lémery [Dict., 242) comme » apéritiveet digestive, incisive et résolutive. » Ses propriétés doivent être à peu près celles du Cerfeuil. H. Bn.

L., Gen-, n. 285. — DC, Prodr., IV, 233.— Sidtii., Flor. grœc, t. 2i5. — Endl., Gcn., n. 4518. — MiiR. et Del., Dict., IV, 19. — Benth. et IIook., Gen., 1881, n. 25.

LAGOPÈDE {lagopus, pied de lièvre, pied velu). Genre d'oiseaux de l'ordre des Gallinacés et de la famille des Tétraonides, à chair comeslible, habitant les régions les plus élevées des montagnes de l'ancien et du nouveau monde. Ce genre est caractérisé par un bec court, garni de plumes jusqu'au milieu de la mandibule supérieure; narines à la base du bec, oblongues, cachées par les plumes du front; une bande charnue et papilleuse au-dessus des yeux; ailes courtes, arrondies, un peu obtuses; queue courte, arrondie, à quatorze rectrices; tarses et doigts emplumés, les plumes décomposé.'s en lanières; ongles larges, obtus, creusi's en dessous.

Les Lagopèdes se plaisent dans las régions glaciales ; leur plimiage épais, et qui varie suivant les saisons de l'année, leur permet de résister au froid le plus vif; ils se tiennent sur la neige comme les Palmipèdes sur les eaux, et ils ne quittent que pour peu de temps les régions dans lesquelles ils semblent coiifmés, alors que l'accumulation trop ^ande des neiges les empêche de trouver leur nourriture.

Ces oiseaux vivent en troupes de septembre eu a\ril; à cette époque ils forment des groupes monogames. La femelle niche à terre dans un creux de 20 centimètres de diamètre. Les œufs sont au nombre de 7, 8 ou 12; les petits quittent le nid après l'éclusion et se développent très-vite.

L'âge et surtout les saisons font varier le plumage des Lagopèdes. Pendant l'hiver le plumage est d'un blanc pur (excepté chez le Lagopède d'Ecosse). Pendant l'été les plumes sont \ariées de brun et de roux. La nourriture de ces oiseaux consiste eu baies, en bourgeons, en feuilles de plantes et en insectes. Leur chair, celle des jeunes surtout, est excellente.

Il existe en Europe trois espèces de Lagopède.

l°Le ldigo\)hàe à' Ecosse {Lagopus Scotlcus Briss.), ayant en toutes saisons le plumage varié de roussàlre et de noir brunâtre, à rémiges brunes, les rectrices noirâtres, terminées de brun roux, les tarses gris. Taille 43 à 44 centimètres. L'albinisme hivernal est très-rare dans cette espèce, qui est exclusive à la Grande- Bretagne et à l'Ecosse.

2" Le Lagopède blanc (Lagopus alhus, Vieillot), qui en été varie extrêmement de coloration d'indisidu à individu, à plumage taché de roux, de jaune et de non-; blanc en hiver; avec les ongles un peu arqués et blanchâtres, sans bande noire sur les yeux daus aucun sexe, à rémiges blanches, rectrices noires, terminées de blanc. Taille 59 à 41 centimètres. Espèce propre au nord de l'Europe et de l'Amérique; très-commune en Laponie et en Suède.

3° Le Lagopède muet ou alpin, ou Ptarmigan, Gélinote blanche ou Lagopède [Lagopus mutus Martin, Lagopus vulgaris Vieillot), varié de gris-brun, de jaunâtre et de noir en été; blanc en hiver; à ongles bien arqués, noirâtres, une bande noire au-dessus des yeux du mâle en toute saison ; rémiges blanches à rachis noirâtre ; rectrices noires, terminées de blanc. Taille 35 à 36 centimètres.

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