‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.53Chapitre 22 sur 74 · LAGUNA · texte numérisé non relu

LAGUNA

Espèce des Alpes à la limite des neiges éternelles, et des Pyrénées. La chair en est très-estimée. (Voy. Oiseaux et Viande.) A. Laboui.kène.

LAGOPIITIIALIMIE (œil DE lièvre), disposition de la paupière supérieure, par suite de laquelle le globe oculaire ne peut être recouvert entièrement. (Voy. Paupières.)

LAGOPUS. Sous ce nom, les anciens médecins désignaient plusieurs végétaux, les uns mucilagineux, pectoraux, adoucissants, les aulres astringents. Plusieurs d'entre eux ont conservé chez nous le nom vulgaire de Pied-de-lièvre. Ce sont, ou des Plantains, tels que le Planlago Lagopus L., ou des Légumineuses, comme des Trèfles, Jes Trifolium arvense L., pratense L., médium L. Le Lagopus de Dioscoride paraît être plutôt le Pied-de-chat ou Gnaphalium dioicum L. H. Bn.

LAGOPYRE ou Blé-de-lièvre. Nom donné par Hippocrate au Pied-de-rhat, ou Gnaphalium dioicum. [Voy. ces mots, et Aintennaire, V, 245.) H. Bn.

LAGUI>IA (André), on écrit quelquefois ce nom Lacdna, un des plus célèbres médecins érudits du seizième siècle, naquit à Ségovie en I4i99; son père était également médecin. André se livra de bonne heure à l'étude des langues anciennes dans sa ville natale, puis il alla faire son cours de philosophie à l'université de Salamanque; bientôt son père l'envoya, pour se perfectionner, à Paris, où François I®'' avait convié les savants de presque toutes l'Europe. Laguna publia dans cette ville une traduction de la Physiognomonie d'Aristote, et une compilation sous le titre de Méthode anatomigue ; en 1536 il rentrait en Espagne, où son nom était déjà connu. Il continua à s'exercer dans les traductions, et prit, en 1539, à Tolède, le grade de docteur en médecine. Appelé par Charles-Quint, il se rendit dans les Pays-Bas, exerça sa profession à Gand; mais bientôt il fut nommé médecin public à Metz, où il sut se concilier l'estime et l'affection générales par s s services et par l'aménité de son caractère. Il se distingua particuhèrement dans l'épidémie de 1542. Très-disposé à la vie errante que menaient alors la plupart des savants, Laguna se rendit en Italie, où sa réputation de savoir et d'éloquence l'avait précédé, visita les principales universités, se lia avec Columbo et autres savants, et arriva à Rome, où le pape Paul III lui conféra, en 1545, les titres et ordres de soldat de Saint-Pierre, chevalier de l'éperon d'or et comte palatin. Laguna resta douze ans à Rome, pratiquant, enseignant; il y pubha ou prépara divers ouvrages, entre autres une édition de Dioscoride. Jules III le nomma son médecin en 1550, et le chargea de missions importantes. Durant ces douze années, il ne fit qu'un court voyage en Allemagne; mais, après la mort de Jules, il se rendit de nouveau en Lorraine, qui était ravagée par la peste, et ne quitta le pays pour retourner en Espagne (1557) qu'après la cessation du fléau. Il succomba, épuisé bien plus par les fatigues que par l'àge, dans les premiers jours de l'année 1560. Laguna est surtout un traducteur, un commentateur et un compilateur ; il tient un des premiers rangs dans la période érudite de l'histoire de la médecine. On lui doit, entre autres ouvrages Concernant la médecine : des traductions de Dioscoride en espagnol et de Galien en latin, une Vie de cet auteur, des Annotations sur les anciemies versions de ses œuvres, et surtout les deux ouvrages suivants, les plus connus, et les plus utiles : Galeni omnium operum exceptis iis quce in Hippocratem composuit, epitome, Basilesc, 1551, in-fol., et souvent réimprimé. Epitome omnium rerum et senten-

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