LAICHE
tiarum guœ annotatu dignce in Commentariis Galeni in Hippocratem extant, Lyon, ioSl et 1554, in-8°, plus rare que le précédent. Parmi les ouvrages ori^'naux, nous devons citer: Compendium curationis . . . febris pestilentialis, 1542, in-S"; De articulari morho, imprimé à Rome en 1541, en l'honneur de Jules ITI, affecté de la goutte; Melhodus cognoscendi extirpandique nascentes in vesicrr collo carunculos. Romce, 1551 et 1555 [voy. la Bihl. chir. de Haller, t. I, p. 204); De contradictionihus quœ apud Galenum sunt, Lyon, 1554, in-S"; enfin Discurso brève sobre la cura y la preservacion de las pestilencias, Salamanca, 1566, in-8°. — Pour plus de détails sur la vie et les œuvres de Laguna, voyez Morejon, Historia bibliogra/îcade la Medicina espaTwla, 1. 11, p. 227, suiv., et Cliincilla, Uisl. de la Medicina espanola, t. I, p. 557, suiv. Ch. D.b.g.
LA. HERSE (Eaux minérales de), alhermales , ferrugineuses faibles, carboniques faibles. Dans le département de l'Orne, dans l'arrondissement de Mortagne, dans le canton de Bellème et dans la forêt de ce nom, émergent les deux sources de La Herse. Leur eau est claire et limpide, mais elle laisse déposer une couche notable de rouille. Elle n'a aucune odeur, son goût est franchement ferrugineux ; sa température est de 12°, 5 centigrade, sa densité est inconnue. M. Charrault a fait en 1 852 l'analyse chimique de l'eau de l'une des sources de La Herse ; il a trouvé dans 1,00U grammes les principes élémcutaires suivants :
Carbonate de chaux. ... I à l'état de bicarbonates . . 0,1107
— magnésie. . ( dans l'eau prise à la source. O.OUôO Chlorure de sodium i
— magnésium j >" "
— calcium 0,0'2o3
Sulfate de chaux 0,(J049
— magnésie ) ^^^^^^
Silice 0,0504
Sesquioxyde de fer, à l'état de bicarlionatc de ju'olONyde 0,0092
loduie de potassium traces.
Matière organique trace très-sensible.
Principe arsenical. . . . -. trace sensible.
Total des matières fixes 0,1943
i Acide carbonique 7,192 centimètres cubes. Oxygène 5,020 —
Azote 17,2j6 ' —
Total des gaz , 29,468 centimètres cubes.
Les eaux de La Herse sont très-peu connues et exclusivement employées en boisson. Ces sources sont visitées seulement par les personnes du voisinage aux- "i^uelles conviennent les préparations ferrugineuses. A. Rotureau.
LAIC0E {Carex Micheli). Genre de plantes, de la famille des Cypéracées, dont les fleurs unisexuées sont groupées en épis dioïques ou androgynes. Les fleurs mâles, disposées chacune dans l'aisselle d'une des bractées alternes de l'épi, sont formées de deux ou trois étamines nues, ayant chacune un filet libre et une anthère bdoculaire, déhiscente plus ou moins près des bords par deux fentes longitudinales. Les fleurs femelles sont de même solitaires et passent pour représenter chacune un épillet uniflore qui peut prendre quelquefois un développement plus considérable. Elles se composent essentiellement d'un ovaire uniloculaire, libre, contenant un seul ovule dressé, anatrope ; et surmonté d'un style à deux ou trois branches chargées, en haut de papilles stigmatiques. Un sac à deux lobes latéraux plus ou moins profonds, sur la signification morphologique duquel les
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botanistes sont partagés enveloppe la base du gynécée. Ce sac se développe souvent beaucoup autour du fruit, et prend le nom d'Utricule. Le fruit est un caryopse trigone. La graine qu'il contient renferme un embryon monocotylédoné, voisin de sa base, et un albumen farineux abondant qui remplit tout le reste de la cavité séminale. Les Laiches sont des herbes presque toujours vivaces, à souches souterraines et à rameaux aériens souvent triangulaires, chargés de feuilles alternes, engainantes, à limbe étroit et allongé, semblable à celui de la plupart des Graminées. Les fleurs sont terminales, réunies en épis sessiles ou stipités, écartés les uns des autres, retombant, ou dressés, ou rapprochés en une sorte de tête. On les trouve dans l'univers entier, surtout dans les régions froides et tempérées du globe. Elles habitent très-souvent le bord des eaux et sont ordinairement confondues par le vulgaire avec les Roseaux dont on leur donne à tort le nom. Les espèces médicinales sont peu nombreuses.
L Laiche des sables. Cette plante, appelée vulgairement Salsepareille d'Allemagne, est le Carex arenaria L. {Spec. , 1381 ). — C. repens ScHLiiicH — Vignea arenaria Rcub. C'est une espèce vivace qui est commune sur nos cotes de l'Ouest et dans toutes les dunes sablonneuses de la Hollande et de l'Allemagne. On l'y plante fréquemment pour maintenir les sables ; ce qu'elle fait à l'aide de ces énormes rhizomes traçants, en forme de cordelettes cylindriques, à tort considérés comme des racines et nommés autrefois dans les officines : liadix Cariais et Gramen rubrum. De distance en distance, ces souches présentent des nœuds desquels s'élèvent des rameaux aériens, trigones, chargés de feuilles alternes, engainantes, hnéaires, subulées, acuminées, rudes sur les bords, planes ou canaliculées. Les fleurs paraissent au commencement de l'été ; elles sont réunies eu épis terminaux décomposés, ohlongs ou allongés, formes de nombreux épillets. Les inférieurs sont conijiosés uniquement de fleurs femelles, et les supérieurs, de fleurs mâles. Mais les épillets intermédiaires portent des femelles en bas et des mâles vers le sommet. Les bractées inférieures sont brunes, carénées et prolongées en une arête dépassant souvent l'épillet. Le style est à deux divisions. Les fruits sont des achaines jaunâtres, ovales, plans-convexes, lisses, arrondis au sommet. Les utricules qui les enveloppent sont brièvement stipités, de couleur fauve, nervés sur leurs deux faces, et bordés au-dessus du milieu d'une large aile membraneuse, tronquée obliquement à sa base et dentée en scie. Leur sommet se termine par un bec bicuspidé. Les rhizomes, qui sont la partie employée, et qui se vendent parfois en bottes, comme la Salsepareille dont ils ont, disait-on, les propriétés, sont analogues à de gros brins de Chiendent, rougeàtres en dehors, blanchâtres et fibreux à l'intérieur, avec des articulations éloignées les unes des autres, mais sans nœuds saillants, entourés de fibrilles inégales qui sont des débris des feuilles ou des bractées nées au niveau de ces nœuds. Leur saveur est douceâtre, « un peu désagréable, et analogue à celle de la Fougère (Guibourt). » Leur odeur est légèrement aromatique. Willdenow trouve qu'elle sent un peu la térébenthine. C'est Gleditsch, dit-on, qui a le premier conseillé l'emplo'i de ces rliizomes dans les affection^ rhumatismales et syphihtiques, et le travail deC.-F. Merz, publié en 1784 à Erlang., a pour titre : Dissertatio de Caricibus Sarsaparillœ succedaneis .
M. Laiche iintermédiaire ou distique (C. disticha Huds., Ï\ angl., éd. 1, 403. — C. intermedia Good., in Linn. Trans., H, 154. — C. spicataVoii. — C. multiformis Tiiuill. — C arenaria Vill. , nec L.). Cette espèce, très-voisine de la précédente, et commune dans les prairies humides de toute la France, a des épillets supérieurs et inférieurs femelles, tandis que les intermédiaires sont m.des.
LAIT. liJ9
Ses rameaux dressés, hauts de 30 à 60 centimètres, sont aussi pourvus de feuilles triquètres, carénées, longuement acumiuées, et d'un vert gai. Ses souches rampantes sont employées à la place de celles duC, arenaria. Elles sont émollieutes et diaphorétiques.
III. On a également employé comme diaphorétiques les souches du C. hirta L. (Spec , 1389), espèce commune en France dans les endroits humides et sablonneux. En Laponie, le C. vesicaria L. [Spec, 1388) sert à fabriquer des chaussures hygiéniques qui absorbent la sueur dans les temps chauds. Plusieurs espèces de ce genre, qui croissent dans notre pays sur le bord des eaux, causent des coupures aux personnes, notamment aux enfants, qui veulent les arracher, les confondant avec des roseaux. Les angles de la tige et la crête des feuilles peuvent produire ces blessures quelquefois profondes. H. B.n.
IhciiELi, Nov. gen., 3ô. — L., Gen. plant., n. 1046. — Meuz, Diss. de Caricibus Sarsavarillœ mcccdaneis. Erlang., 177'2. — R. Bii. Prodr. N. Holl., 241. — Endl., Gen., n. 957. — Méii. et Del., Did., II, lOG. — Duch., Répert., "21. — Gdii;ourt, Drog. simpl,, éd. 4, II, Wi fi"^.7>. A. Ricii , Elém. hist. nat. méd., éd. 4, 1, 81. — Rosentii., Syn.pl. diaph., 72. — Cue'x. et GoDu., FI. de France, III, 385.
LAINES. Voy. Filatures.
LAIFOLR (Kau minérale de), uthermak, bicarbonalée ferrugineuse faible, carbonique faible, est un petit village du département des Ardennes et de l'arrondissement de Mézières. Le nord-est de la France n'a pas d'autre source minérale • c'est pour cela que nous l'indiquons ici. M. le docteur Amstein a lait l'analyse chimique de l'eau de la source de Ijaifour; il a trouvé dans 1,000 grammes les substances qui suivent :
Carbonate de fer 0,0400
— chaux ) ,|oy5^
— magnésie )
Sulfate de chau^ 0,0365
— magnésie 0,0-i91
Chlorure de sodium 0,0037
— calcium I 0,00)4
— magnésium = '
Acide bilicique 0,004o
Perte 0.0077
Total des matières fixes O.l'iBO
Gaz acide carbonique 0 litre 019
L'eau de Laifour est utiUsée en boisson seulement par les habitants de la contrée qui veulent recouvrer l'appétit, avoii* de meilleures digestions et voir augmenter leurs forces. A. R.
LAISSEROIV. Voy. Laitron.
liAIT. Le lait est une dissolution légèrement alcaline de matières albumineuses, de sucre de lait et de sels, tenant en suspension des globules de beurre. L importance du lait au point de vue de l'hygiène est considérable. En effet, celui que nous empruntons aux animaux forme un aliment de premier ordre^ tant par sa digestion ordinairement facile, que par les formes nombreuses qu'on peut faire revêtir aux matières alibiles qu'il contient. D'après l'Annuaire du Bureau des longitudes, la quantité de lait consommée à Paris en 1857 dépasse 250,000 litres par jour (soit 0',28 par habitant). Cette quantité tend à augpiQiiter par l'intervention des transports rapides sur les voies terrées. Depuis
^)ICT. ENC. 2°s. L 9
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l'annexion à la ville de Paris de la zone comprise entre l'ancien mur d'octroi elles fortifications, ce chiffre s'est encore accru et doit être en ce moment (1868) de 500,000 litres environ.
L'étude du lait de femme est plus importante encore pour le médecin. On sait lj?e quels périls sont menacés les nourrissons qui en sont privés. Les altérations 6ra'il subit dans certaines circonstances peuvent également devenir une cause de maladie ou de mort. Il est donc d'un grand intérêt de pouvoir les constater aar des méthodes rigoureuses, de manière à reconnaître et conjurer le danger. '. L Propriétés phïsiques. Le lait est un liquide plus lourd que l'eau. Quevenne, pendant une période de onze ans, a pris la densité de 103 échantillons de lait de vache parfaitement pur, car la traite avait eu lieu en sa présence. Il a obtenu les résultats suivants :
Minimum • 1028,8
Maximum 1036,4
Moyenne. 1052,2
A part le minimum de 1028,8; il a trouvé 6 échantillons compris entre 1029 et 1030 exclusivement. Quant au maximum, 5 échantillons seulement ont dépassé le chiffre 1035. Les 91 autres échantillons ont présenté une densité comprise entre 1030 et 1035.
La densité du lait varie suivant l'espèce de l'animal qui le fournit. Brisson a obtenu les chiffres suivants pour ceux de ces liquides dont l'usage est le plusfréquent :
Brebis 1040,0
Anesse 10ô5,5
Cavale 1034,6
Chèvre 1054.1
Vache 1032,4
Femme 1020,3 *
Il est à remarquer que c'est aux substances dissoutes que le lait doit son excès de densité relativement à l'eau. Le beurre qu'il tient en suspension tend au contraire, en raison de sa légèreté spécifique, à le rendre moins pesant que ce liquide. Il résulte de cette remarque que le lait écrémé est plus dense que celui qui n'a pas subi cette opération. On peut donc, sans altérer la densité primitive d'un échantillon de lait pur, successivement l'écrémer, puis ajouter une certaine quantité d'eau. Après cette double opération, le poids spécifique n'a pas changé, si toutefois les quantités de crème soustraite et d'eau ajoutée sont convenables. Le t'ait n'a pas échappé aux fraudeurs, et nécessite, relativement à l'emploi des pèselait, quelques précautions sur lesquelles nous reviendrons.
La blancheur du lait est uniquement due à l'état de division extrême du beurre qu'il contient. L'huile et l'eau, émulsionnées par l'agitation, présentent,
• Cette table de densités, reproduite par un grand nombre d'auteurs, est évidemment fautive en ce qui concerne la densité du lait de femme. Voici, pour ce liquide, la densité donnée par d'autres expérimentateurs :
Lhéritier 1018 à 1026
Quevenne 1032,30
Simon 1032
Clemmel Schérer 1018 à 1045
Donné 1032
Lehmann 1030 à 1054
Becquerel et Vernois 1032,67
Il résulte de l'inspection de ce tableau que la densité moyenne du lait de femme doit être fixée à 1032.
malgré leur transparence primitive, une opacité analogue. La neige, le papier, les sépales du Ijs, doivent également leur blancheur et leur opacité à l'état de division extrême de substances parfaitement limpides. Le mécanisme de la production de la couleur blanche est dans tous ces cas le même que pour le lait.
Lorsqu'on examine une goutte de lait dilué au microscope, on aperçoit une multitude de petites sphères transparentes et formées par une matière douée d'un pouvoir réfringent considérable. Le diamètre de ces globules est essentiellement variable, mais ne dépasse pas une certaine hmite. On en rencontre qui ont depuis O'^'^jOOO jusqu'à 0°"",001 et moins. Ces derniers sont vivement agités par le mouvement brownien.
Les globules du lait peuvent s'écraser entre les lames de verre. Leur surface est Usse. Quelquefois ils se soudent entre eux; mais le plus souvent ils ghssent les uns contre les autres sans contracter aucune adhérence.
Quelques micrographes ont pensé que les globules du lait étaient des êtres organisés et doués d'une vitalité propre. Turpiu déclare avoir vu ces globules se transformer en un champignon (le Pénicillium ylaucum) qui, il est vrai, se développe avec une grande facilité sur le lait aigri. Il attribue même l'engorgement des mamelles connu sous le nom de poil à la germination intempestive des globules dans les conduits galactophores. Toutes ces assertions sont erronées et justement abandonnées aujourd'hui. 11 est impossible de découvrir dans les globules laiteux aucune trace d'organisation. Ils présentent tous les caractères de petites sphères de graisse solidiflée. Je n'ai, quelque soin que j'aie apporté à cette recherche, jamais pu leur découvrir d'enveloppe. L'eau iodée ne les colore nullement, même sur les bords; toutefois il faut bien reconnaître que, mis en présence de dissolvants des corps gras, ils résistent. Cette expérience démontre qu'ils sont revêtus par une pelhcule de matière qui les protège contre l'action des dissolvants, et qui empêche qu'ils ne se soudent. Il est possible qu'en ghssant dans les conduits galactophores, ces globules, d'abord formés par de simples gouttelettes de matière grasse, se couvrent du mucus qui tapisse ces conduits, et forment ainsi une enveloppe très-fine, non visible au microscope, mais qui suffit pour empêcher leur dissolution. Dès qu'à l'aide de quelques gouttes de potasse caustique, cette enveloppe a été altérée, la dissolution s'effectue sans peine.
Indépendamment des globules butyreux, qui sont de beaucoup les plus nombreux, quelques auteurs admettent que la caséine du lait forme également des globules dont la finesse est extrême. Lorsqu'on filtre du lait saturé de sel marin, on obtient une liqueur limpide et un résidu solide qui, malgré un lavage prolongé, contient toujours une certaine quantité d'azote. Cet azote provient, soit de l'enveloppe azotée qui revêtirait chaque globule, soit des globules dits de caséine. Il est probable que c'est surtout par suite d'altérations consécutives à la sécrétion lactée, que la caséine devient ainsi partiellement insoluble .
L'odeur du lait est très-légère et agréable. La matière odorante peut être facilement isolée par le sulfure de carbone, d'après M. Millon et Commaille. Ainsi concentrée, elle rappelle l'odeur spéciale de l'animal qui a fourni le lait, et quelquefois celle des aliments dont il s'est nourri.
Sa saveur est douce et légèrement sucrée. Le lait peut bouilhr sans être altéré- Il se forme à sa surface une pellicule sohde très-azotée^ et une matière solide sera-
* Suivant Stadeler, la pellicule obtenue par l'évaporation du lait de vache contient en moyenne 15,871 pour 100 d'azote. C'est exactement la quantité d'azote conteaue é&as l'albumine pure.
blable à de l'albumine coagulée tapisse le fond du vase. Si la quantité de lait soumis à l'ébullition est trop considérable, l'épaisseur de ce dépôt peut devenir assez grande pour qu'il brûle et communique un goût désagréable à tout leliquide. D'après M. Adrian ^ 500 litres de lait abandonnent ainsi un résidu qui pèse 1200 grammes à l'état bumide, et 560 grammes lorsqu'il a été dessécbé à H0°. Ce résidu contient environ la moitié de son poids de beurre et le quart de matières albuminoïdes. Le reste est formé par du sucre de lait et des sels.
il. Propriétés chimiques. Les différentes substances contenues dans le lait sont 1° le beurre; 2° le sucre; 5° les matières albuminoïdes, et A" les sels.
1" Beurre. La préparation du beurre contenu dans le lait a été l'objet d'un article spécial, auquel nous renvoyons le lecteur.
La quantité de beurre contenue dans les différents laits varie suivant les espèces animales. Les chiffres suivants empruntés à Doyère représentent la proportion de beurre trouvée dans différents laits pour 1 00 parties.
Jument •. , 0,55
Anesse 1^
Lama 5,10
Vache 5,20
Femme 5 80
Chèvre 4,40
Brebis 7,50
Chez la femme, la proportion de beurre paraît très-variable. D'après Quevenue elle est de2,420 pourlOU. MM. Vernois et Becquerel ont analysé le lait de89nourrices saines, et ils ont trouvé en moyenne 2,606 pour 100 debeuiTe. Le maximum et le minimum obtenus par les mômes auteurs sont 5,642 d'une part, et 0,666 de l'autre. Je ne crois pas que le lait qui a fourni ce dernier chiffre puisse être considéré comme physiologique.
La proportion de beurre contenue dans le lait de vache est également variable. Voici les chiffres trouvés par différents auteurs pour 100 parties de lait.
Boussingault (moyenne de 12 analyses) 4
Quevenne {moyenne de 6 analyses) 55
Henri et Chevallier ô'i
Lecanu ' . ^'q
Haidlen
i>imon 5
(lerberger
Poggiale 4,3
Marchand (moyenne de 126 analyses laites en Normandie) . . 5',643 Minimum trouvé dans les analyses précédentes de Marchand, ô'ooS
En résumé, on peut déduire de tous ces travaux que la proportion normale de beurre contenu dans le kit de vache oscille autour du chiffre de 0,035, et ne saurait descendre au-dessous de 0,050 à l'état normal.
On a remarqué que chez la vache le lait était bien plus riche en beurre à la fin de la traite. Pour que la différence soit sensible, il faut que le lait séjourne pendant un certain temps dans les mamelles. Cette différence de composition du lait peut parfois être assez considérable, ainsi qu'on peut s'en convaincre en jetant les yeux sur le tableau suivant, emprunté à Reizet,
Péligot a constaté le même fait chez le lait d'ànesse. Il avait été également observé par Parnientier et Deyeux.
* Thèses de l'École de pharmacie de Paris. 1859.
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