LANDOUZY
Chlorure de sodium ^'^
Carbon.ite de soude ^j*
Sulfate (le soude '-^
Matière extiaciive de l'humus "•"
Substances soluldis dans l'.au ^0,5
— insolubles dans l'eau 9TJ,0
Tom ''OOO'O
L'action physiologique des boues consiste dans une grande excitation des systèmes nerveux et sanguin. Il faut se garder d'en prescrire l'usage aux malades très-irritables ou prédisposés aux hémorrhagies. On ne se contente pas seulement d'administrer les eaux minérales pures ou coupées de lait, on peut suivre encore à Landeck un traitement par le petit-lait de vache, de brebis ou de clièvre. Ce sont surtout les phlhisiques et les dyspeptiques qui se soumettent à la cure par le petitlait ; nous n'avons rien de particulier à dire du traitement séro-lacté fait à cette station minérale.
Durée de la cure, un mois en général.
On n exporte les eaux d'aucune des sources de Landeck. A. Rotdreau.
Bibliographie. — Bannekth. Giinsburg's Zeitschrift fur clinviche Mcdicin. — Helft (H.). Handbuch der Balneotherape. Terlin, 1857, in-8», pages 50, 81 et 512. — Seegen (.loseph). Comijendium der allgemeinen und speciellen Heilqucllenlehre . Wien, 1857, in-8», p. 3jd.
LANDOUZY (Marc-Hector), né en i812 à Épernay, où son père exerçait la médecine. Après un brillant internat dans les hôpitaux de Paris, pendant lequel il se fit remarquer par de nombreux articles dans la presse médicale, Landouzy, reçu docteur en 1839, retourna dans sa province et s'établit à Reims. Son mérite ne tarda pas à lui faire là une brillante position. Entré à l'école secondaire de cette ville, ses cours attiraient de nombreux élèves. Tout le monde connaît son excellent travail sur l'hystérie, couronné par l'Académie de médecine, et qui lui valut le titre de membre correspondant; ses recherches sur l'amaurose albuminurique, entrevue mais non encore complètement décrite; enfin, ses études si consciencieuses, si ardemment suivies sur la pellagre, qui l'entraînèrent à divers voyages, dans le midi de la France, en Espagne et en Italie. Landouzy soutenait contre de nombreux contradicteurs, et avec raison selon nous, que la pellagre ne dépend pas exclusivement de Taction du maïs verdéramé.
Landouzy présenlait, depuis quelque temps, une singulière exaltation, quand se déclarèrent les accidents d'une affection cérébrale, qui l'emporta au bout de quelques mois, le 1" mars 1864.
Parmi les nombreuses publications de Landouzy, nous citerons les suivantes :
\. Mém. anatomique et physiologique sur une corne h wn aine. Varia, 1835,^-8°. — II. Considérât, anat. et physiologique sur un cas d'hermaphrodisme masculin. In Journ. des conn. mcd. prat., t. IV, p. 20i, fig. Paris, 1857. — III. Du varicoccle, et, en parliculisr de la cure radicale de cette affection. Paris, 1858, in-8°. — IV. Observât, de communication anormale entre les cavités du cœur. In Arch. gcn. de méd., 5« série, t. III, p. 436; 1858. —V. Essai sur l'hémiplégie faciale chez les enfants nouveau-nés. Th. de l'aris. 1859, n" 296. et Gaz. de Paris, p. 497, 1859. — VI. Histoire de l'épidémie de suette m'iiaire quia régné dans plusieurs communes de l' arrondissement de Coulommiers (avec Barthez et Queneau de Mussy). In Gaz. méd., 1859. — Vil. Mém. sur les procèdes acoustiques de l'auscultation et sur un nouveau mode, etc. Reims et Paris, 1811, in-8». — VllI. Mém. sur une épidémie de typhus carccral qui a régné à Reims, etc. In Arch. gén. de med., 3° sér., t. Xlll, p. 1, 506; 1842. — IX. Sur les productions poly pi for mes de la langue. Ibid. 4» sér. suppl., p. 102: 1840. '- X. Traite complet de Vhijslerie (m^m. cour, par l'Acad. de méd.).